Vous ve­nez de si­gner avec notre par­te­naire fran­çais un pro­to­cole d’ac­cord très pro­met­teur. Est-ce que la France est par­ti­cu­liè­re­ment en­ga­gée dans ce dos­sier au­près de la Tu­ni­sie, avec des moyens, des com­pé­tences... ?

La Presse Business (Tunisia) - - EN COUVERTURE -

En tous cas, je peux vous dire que nous au­rons un par­te­na­riat mu­tuel­le­ment fruc­tueux avec la France et par­ti­cu­liè­re­ment avec “France Stra­té­gie”, qui est l’an­cien Com­mis­sa­riat gé­né­ral au Plan et qui est une ins­ti­tu­tion di­rec­te­ment rat­ta­chée au Pre­mier mi­nis­tère fran­çais. Nous al­lons mettre en place un par­te­na­riat d’abord pour connaître les bonnes pra­tiques fran­çaises en la ma­tière. La Tu­ni­sie s’ins­pire beau­coup de ce qui se fait en France. C’est un as­pect im­por­tant. Un autre as­pect tout aus­si es­sen­tiel : c’est de pou­voir user de l’ex­pé­rience fran­çaise pour for­mer des pros­pec­ti­vistes tu­ni­siens, des ex­perts en études stra­té­giques... Il est au­jourd’hui très im­por­tant que nous soyons conscients de la né­ces­si­té dans ce do­maine de la pros­pec­ti­vi­té et de la stra­té­gie d’avoir nos propres com­pé­tences. Mal­heu­reu­se­ment, ces com­pé­tences ne sont ac­tuel­le­ment pas lé­gion et l’un des rôles de ce par­te­na­riat est jus­te­ment de don­ner l’oc­ca­sion à des Tu­ni­siens, qu’ils soient dans l’Ad­mi­nis­tra­tion, à l’Uni­ver­si­té ou même dans le sec­teur pri­vé, de pou­voir pro­fi­ter de cette for­ma­tion que nous al­lons es­sayer d’ex­ploi­ter au maxi­mum avec la France. Mais il n’y a pas que la France. Il y a d’autres écoles de pen­sée stra­té­gique et pros­pec­tive et nous al­lons éga­le­ment es­sayer d’ex­plo­rer les mo­da­li­tés et les moyens pour pou­voir nous inspirer des ex­pé­riences scan­di­naves, an­glo­saxonnes, asia­tiques... Il existe au­jourd’hui des ex­pé­riences très proches des nôtres qu’il fau­dra s’at­te­ler à com­prendre et des­quelles il fau­dra ti­rer les meilleures pra­tiques.

Les re­la­tions que vous avez dé­jà avec la co­opé­ra­tion al­le­mande et leurs as­so­cia­tions fort ré­pu­tées en Tu­ni­sie vont-elles être spé­cia­le­ment mises à contri­bu­tion à la fa­veur du che­min que par­cour­ra pro­gres­si­ve­ment l’étude du­rant ces 8 mois de haute pres­sion et au bout des­quels vous nous li­vre­riez au moins votre pre­mière mou­ture ? H.B.S. :

Je suis fier de dire que nous al­lons être réel­le­ment sou­te­nus dans l’ob­jec­tif de mettre sur pied notre stra­té­gie na­tio­nale par la fon­da­tion Kon­rad Ade­nauer et nous comp­tons beau­coup sur le sé­rieux al­le­mand et la co­opé­ra­tion al­le­mande pour don­ner le plus de chances pos­sible à cette étude d’être par­fai­te­ment opé­ra­tion­nelle et d’avoir un vrai im­pact sur l’ave­nir de la Tu­ni­sie. Je suis très heu­reux de dire que l’Al­le­magne, par

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.