DÉ­GA­ZAGE CONFIR­MÉ POUR LE CARTHAGE

La Presse Business (Tunisia) - - ON EN PARLE -

La Cour d’ap­pel d’Aix-en-Pro­vence a confir­mé, le 8 fé­vrier, la condam­na­tion de la com­pa­gnie tunisienne de na­vi­ga­tion (CTN), suite à une plainte dé­po­sée par France na­ture en­vi­ron­ne­ment (FNE), la Ligue de pro­tec­tion des oi­seaux (LPO) et Sur­fri­der en 2009. L’in­for­ma­tion a été rap­por­tée par le site d’ac­tua­li­té éco­no­mique en Mé­di­ter­ra­née «éco­nos­trum» qui a pré­ci­sé qu’au cours d’une opé­ra­tion de sur­veillance au-des­sus de la Mé­di­ter­ra­née or­ga­ni­sée dans le cadre du pro­gramme eu­ro­péen Os­car-Med*, un avion es­pa­gnol avait ob­ser­vé une pol­lu­tion aux hy­dro­car­bures de 1,58 km². En dé­cembre 2012, le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Mar­seille avait dé­jà consi­dé­ré que ce e pol­lu­tion avait été pro­vo­quée par le Carthage, qui ef­fec­tue ré­gu­liè­re­ment la liai­son entre Mar­seille et Tu­nis pour la CTN. La com­pa­gnie, de son cô­té, pré­ten­dait que le na­vire n’avait fait que tra­ver­ser une nappe dé­jà pol­luée. La Cour d’ap­pel a confir­mé le ju­ge­ment de pre­mière ins­tance à l’en­contre de la CTN,condam­néeàu­nea­men­dede500.000eu­ros.L’amende in­fli­gée au com­man­dant du Carthage est certes ré­duite à 50.000 eu­ros, mais il de­vra s’en ac­qui er seul alors qu’il avait été­con­dam­néen2009à­paye­ru­nea­men­dede150.000eu­ros dont 125.000 à la charge de la com­pa­gnie.

Pour­voi en cas­sa­tion ?

La CTN dis­po­sait de cinq jours pour se pour­voir en cas­sa­tion. L’avo­cat de la com­pa­gnie, Me Marc Ber­nié, consi­dère que plu­sieurs as­pects du dos­sier mé­ri­te­raient d’être ana­ly­sés par la haute cour : «La com­pé­tence de la jus­tice fran­çaise dans ce e af­faire, la re­ce­va­bi­li­té des ob­ser­va­tions d’un avion es­pa­gnol en France, ain­si que les nom­breuses ré­ou­ver­tures d’in­for­ma­tion qui ont conduit la Cour d’ap­pel à cet ar­rêt pour­raient jus­ti­fier un pour­voi en cas­sa­tion», es­time l’avo­cat, pré­ci­sant que la CTN n’a pas dé­ci­dé pour le mo­ment de la suite à don­ner. Pour FNE Pa­ca, cet ar­rêt en­voie «un si­gnal fort aux ar­ma­teurs et ca­pi­taines de na­vire dans le but de me re fin à de telles pra­tiques, dé­vas­ta­trices du mi­lieu ma­rin».

* Opé­ra­tion de sur­veillance co­or­don­née aé­rienne des re­jets de na­vires

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