ET­DES­LETTRES

La Presse Business (Tunisia) - - BUSINESS SPORT - Par : Ra­fik EL HERGUEM

de Flo­ren­tin Pe­rez qui pul­vé­rise les re­cords et qui en­flamme le mer­ca­to avec le trans­fert de Zi­dane en 2001, es­ti­mé à 75 mil­lions de dol­lars. Au­jourd’hui, ça ne res­semble plus à ce qui s’est pas­sé au dé­but des an­nées 2000 pour deux rai­sons : ce ne sont plus les mêmes ac­teurs et la même de­mande (les Ita­liens ont quit­té la course de­vant les An­glais et les Es­pa­gnols et les bailleurs de fonds Kha­li­jis, et Chi­nois). En plus, le dé­ve­lop­pe­ment tech­no­lo­gique avec l’es­sor d’in­ter­net et les nou­veaux sup­ports vir­tuels et à forte au­dience a fait mon­ter ces chiffres. L’ac­qui­si­tion d’un joueur de haut ni­veau est une pure opé­ra­tion d’in­ves­tis­se­ment : il y a un coût et des re­ve­nus pro­bables ac­tua­li­sés et qui vont gé­né­rer un cash-flow . On paye cher pour ré­cu­pé­rer, plus tard, non seule­ment sur les per­for­mances spor­tives (l’ex­ploi­ta­tion) liées au sa­voir tech­nique d’un joueur, mais aus­si sur les droits de l’image, la vente des ac­ces­soires (maillots) du joueur lui-même. Ro­nal­do (18 mil­lions d’eu­ros par an), Mes­si (35 mil­lions d’eu­ros), res­tent, néan­moins, les deux joueurs les plus chers au monde. Les An­glais de Man­ches­ter Ci­ty sont eux aus­si à l’af­fût. Le club di­ri­gé par le ty­coon émi­ra­ti Khal­doun Mou­ba­rek est aus­si concer­né par Ney­mar et se trouve prêt, se­lon les ob­ser­va­teurs du mar­ché, à lui of­frir la ver­ti­gi­neuse somme de 60 mil­lions d’eu­ros (132 mil­lions de di­nars) comme sa­laire pour le ra­me­ner à Man­ches­ter. C’est fou, un mar­ché à la li­mite du dé­rè­gle­ment avec ce genre de trans­ferts non pas de va­leur spor­tive mais de spé­cu­la­tion entre des ma­gnats et des clubs-Etats. Il n’y a au­cune règle éthique, au­cune règle de concur­rence pure et par­faite (qui peut ren­trer sur ce genre de course), ni de trans­pa­rence (on se sou­vient des sanc­tions de l’Uefa contre le PSG et Ci­ty à pro­pos du fair-play fi­nan­cier). Une «taxe To­bin» (du nom de l’éco­no­miste lau­réat de No­bel) pour li­mi­ter ces trans­ferts fi­nan­ciers de spé­cu­la­tion et cette bulle vir­tuelle est né­ces­saire pour re­don­ner plus de sens et

d’«hu­ma­ni­té» à ce mar­ché. Na­cer Al Kha­li­fi, pré­sident du PSG, offre à Ney­mar, se­lon cer­taines in­dis­cré­tions, un sa­laire annuel de 40 mil­lions d’eu­ros (88 mil­lions de di­nars, soit 7,3 mil­lions de di­nars par mois et 280 mille di­nars par jour !)

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