FI­NANCE IS­LA­MIQUE”

Le pro­jet de la nou­velle loi ban­caire vient d’être fi­na­li­sé. Ce e nou­velle loi com­por­te­ra, pour la pre­mière fois en Tu­ni­sie, un cha­pitre consa­cré à la fi­nance is­la­mique.

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCE -

Au titre du nou­veau bud­get de l’Etat, l’ac­tuel gou­ver­ne­ment table sur une émis­sion de su­kuks d’un mon­tant de 1.000 mil­lions de di­nars. Pour mo­bi­li­ser ce fonds, un nou­veau pro­jet de loi ban­caire vient d’être fi­na­li­sé et se­ra exa­mi­né, dans les jours qui viennent, dans le cadre d’un Con­seil mi­nis­té­riel res­treint (CMR), avant d’être exa­mi­né lors d’un Con­seil mi­nis­té­riel et d’être sou­mis, par la suite, à la Com­mis­sion des fi­nances, de la pla­ni­fi­ca­tion et du dé­ve­lop­pe­ment re­le­vant de l’As­sem­blée des re­pré­sen­tants du peuple (ARP) pour adop­tion. C’est ce qu’a an­non­cé Ched­ly Aya­ri, gou­ver­neur de la Banque cen­trale de Tu­ni­sie, en marge d’une confé­rence de presse or­ga­ni­sée, par la Banque Zi­tou­na, afin de pré­sen­ter ses mo­dèles ré­cents de su­kuks sou­ve­rains et pri­vés. Se­lon Aya­ri, cette nou­velle loi com­por­te­ra, pour la pre­mière fois, un cha­pitre consa­cré à la fi­nance is­la­mique. «Le nou­veau code ban­caire se­ra com­po­sé de 207 ar­ticles. Pour la pre­mière fois en Tu­ni­sie, il com­por­te­ra tout un cha­pitre consa­cré au thème « Les banques is­la­miques »... La fi­nance is­la­mique au­ra, en­fin, un cadre lé­gis­la­tif!», a-t-il ajou­té. Aya­ri, qui a mis l’ac­cent sur la né­ces­si­té de sou­te­nir ce pro­jet, a in­di­qué que les su­kuks is­la­miques ont plu­sieurs avan­tages dans la me­sure où ils se­ront au ser­vice du dé­ve­lop­pe­ment de l’éco­no­mie tunisienne. «Dans plu­sieurs pays du monde en­tier, non mu­sul­mans et non arabes, tels que la Côte d’Ivoire, les Etats-Unis ou la Grande-Bre­tagne, la fi­nance is­la­mique est en me­sure de mo­bi­li­ser les res­sources fi­nan­cières né­ces­saires per­met­tant d’ap­por­ter une crois­sance du­rable. Notre pays a be­soin, au­jourd’hui, de quelques mil­lions de di­nars pour fi­nan­cer son dé­ve­lop­pe­ment au mo­ment où le dé­fi­cit bud­gé­taire ne cesse d’aug­men­ter. Ain­si, avec l’usage de la fi­nance is­la­mique, la Tu­ni­sie sou­haite sor­tir de la spi­rale de la dette et op­ter pour une fi­nance plus équi­table, lui as­su­rant un dé­ve­lop­pe­ment du­rable. Ce­la ne si­gni­fie pas que la fi­nance is­la­mique peut ré­soudre tous les pro­blèmes éco­no­miques du pays, mais elle est ca­pable de sti­mu­ler notre éco­no­mie et re­le­ver sa crois­sance», a-til in­di­qué. Ched­ly Aya­ri a, éga­le­ment, pré­ci­sé qu’il est temps, au­jourd’hui, de dé­ve­lop­per ce concept en Tu­ni­sie, tout en en li­mi­tant les coûts pour ga­ran­tir un fi­nan­ce­ment is­la­mique com­pé­ti­tif. «Il faut le dire, ce nou­veau mo­dèle consti­tue un mode de fi­nan­ce­ment al­ter­na­tif pour les en­tre­prises. L’ob­jec­tif est de mo­bi­li­ser l’épargne na­tio­nale et boos­ter, par consé­quent, l’in­ves­tis­se­ment. Mais vu les dif­fi­cul­tés ren­con­trées, cette ex­pé­rience ne peut être réel­le­ment lan­cée qu’en 2016», a ajou­té le res­pon­sable.

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.