LE PRO­MO­TEUR UN PEU TROP À L’AISE

La Presse Business (Tunisia) - - LE CHIFFRE -

«La somme de 150 mille di­nars (le seuil du champ d’ap­pli­ca­tion des me­sures : Ndlr) est un mon­tant consi­dé­rable» , a-t-il es­ti­mé. A l’an­nonce de la dé­ci­sion, l’ex­pert avait sup­po­sé qu’il s’agis­sait d’une me­sure au pro­fit des pe­tits pro­jets, de 5 à 20 mille di­nars d’in­ves­tis­se­ment. A cette ca­dence, le nombre de bé­né­fi­ciaires de ces mé­ca­nismes se­ra vrai­sem­bla­ble­ment plus im­por­tant, a-t-il pour­sui­vi, d’où un rythme plus ra­pide de créa­tion d’em­plois di­rects. Car, pour que des in­ves­tis­se­ments à 150 mille di­nars com­mencent à por­ter leurs fruits, il fau­drait at­tendre les dé­lais d’exé­cu­tion du pro­jet, les dé­lais du cycle d’ex­ploi­ta­tion, ain­si que l’at­teinte de l’équi­libre fi­nan­cier pour pou­voir par­ler de postes d’em­plois stables, se­lon l’ex­pert-comp­table. Une telle mis­sion né­ces­site un en­ca­dre­ment per­son­na­li­sé et un contrôle mi­nu­tieux aux dif­fé­rents stades du pro­jet a-t-il in­di­qué, chose qui n’est pas à la por­tée de la BTS, à dé­faut de mé­ca­nismes né­ces­saires. Ce n’est pas le rôle de la BTS, a-t-il re­la­ti­vi­sé, mais ce­lui des Si­car’s qui fi­nancent les fonds propres et se com­portent en tant qu’as­so­ciés dans le pro­jet, plu­tôt qu’un bailleur de fonds clas­sique. Dans le même ordre d’idées, il re­vient sur la pre­mière dé­ci­sion qui exempte le pro­mo­teur de l’ap­port de l’au­to­fi­nan­ce­ment. «Si le pro­mo­teur n’est pas as­so­cié à la prise de risque, il se­ra peu sen­sible au de­ve­nir du pro­jet, même aux scé­na­rii les plus sombres» , d’après M. Ben Sa­lah. «Le pro­mo­teur est trop à l’aise dans cette confi­gu­ra­tion» , a-

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