IL N’EST JA­MAIS TROP TARD POUR CHAN­GER DE CAP

Le col­lec­tif d’en­tre­pre­neurs qui visent les mar­chés afri­cains comptent s’ap­puyer sur le ré­seau ban­caire le plus éten­du dans la sous ré­gion de l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique aus­trale en vue de réa­li­ser sa mis­sion de base «In­tro­duire et ren­for­cer la prés

La Presse Business (Tunisia) - - BUSINESS - Par Rid­ha Maamri

Hor­mis quelques ex­pé­riences in­édites d’en­tre­pre­neurs qui ont for­cé le des­tin, en ca­va­lier seul, les en­tre­prises tu­ni­siennes conti­nuent à ac­cu­ser du re­tard sur les mar­chés de l’Afrique sub­sa­ha­rienne. En ef­fet, pros­pec­ter un mar­ché ex­té­rieur est un exer­cice à haut risque au­quel les chefs d’en­tre­prises de­vraient consa­crer de gros moyens et mo­bi­li­ser le maxi­mum de par­te­naires afin de dé­jouer les pièges in­hé­rents à une telle aven­ture et fa­çon­ner les bons mon­tages des af­faires. La conven­tion de par­te­na­riat pour ac­com­pa­gner des en­tre­prises tu­ni­siennes en Afrique si­gnée ré­cem­ment, entre le Tabc et At­ti­ja­ri Bank, re­pré­sen­tée res­pec­ti­ve­ment par Bas­sem Lou­kil et Hi­chem Sef­fa, s’ins­crit dans cette pers­pec­tive de stra­té­gie ga­gnant-ga­gnant, dans la­quelle cha­cun trouve son compte. En termes simples, le col­lec­tif d’en­tre­pre­neurs qui visent sur les mar­chés afri­cains comptent s’ap­puyer sur le ré­seau ban­caire le plus éten­du dans la sous ré­gion d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique aus­trale en vue de réa­li­ser sa mis­sion de base «In­tro­duire et ren­for­cer la pré­sence des hommes d’af­faires tu­ni­siens en Afrique », rap­pelle le pré­sident du Tabc, Bes­sam Lou­kil, «bien que que nous n’avons pas l’in­ten­tion de conqué­rir tout le Con­tinent», re­la­ti­vise-t-il. Mé­con­nues des banques lo­cales dans les pays sub­sa­ha­riens, l’en­tre­prise tunisienne est sou­mise à un par­cours de com­bat­tant pour le­ver les fonds né­ces­saire et bou­cler les mon­tages fi­nan­ciers et nouer des af­faires. De toute évi­dence, les ban­quiers sur place se­ront ten­tés de pra­ti­quer des ta­rifs ex­ces­sifs pour ce nou­veau client, l’en­tre­prise tunisienne en l’oc­cur­rence, et exi­ger des ga­ran­ties que l’homme d’af­faire tu­ni­sien n’est pas en me­sure de four­nir ou même re­je­ter sys­té­ma­ti­que­ment la re­quête.

Au-de­là de l’ac­com­pa­gne­ment fi­nan­cier

Par­tant de ce constat, en­core une fois avé­ré lors de la der­nière mis­sion du Tabc au Ma­li, M. Lou­kil a ré­af­fir­mé que les en­tre­prises ont be­soin d’un ac­com­pa­gne­ment ban­caire. Fort de sa pré­sence dans 15 pays, le groupe At­ti­ja­ri­wa­fa bank est en me­sure de jouer ce rôle d’ac­com­pa­gna­teur, ce qui jus­ti­fie le choix de cette banque pour une telle conven­tion. Un rôle qui ne se li­mite pas à ce­lui de bailleur de fonds, pré­cise l’homme d’af­faires. Car, au-de­là des fonds, l’en­tre­prise qui compte évo­luer sur de tels mar­chés au­ra be­soin d’in­for­ma­tions ex­haus­tives sur la de­mande, des ren­sei­gne­ments spé­ci­fiques sur les clients po­ten­tiels, d’une as­sis­tance tech­nique pour se confor­mer à toutes les exi­gences lé­gales, du net­wor­king... Les agences de l’en­seigne At­ti­ja­ri pour­raient four­nir ce pré­cieux ac­com­pa­gne­ment aux adhé­rents de Tabc, confor­mé­ment à cette

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