L’Etat doit as­su­mer son rôle et ré­duire l’in­cer­ti­tude pour les in­ves­tis­seurs et d’être le ga­rant d’une lé­gis­la­tion stable qui cadre bien avec les proces- sus d’in­ves­tis­se­ment à long terme

La Presse Business (Tunisia) - - FOCUS -

et rec­ti­fier le tir. Le dé­ve­lop­pe­ment de l’éco­sys­tème en­tre­pre­neu­rial est éga­le­ment très im­por­tant. Le dé­ve­lop­pe­ment de l’es­prit cri­tique et de l’es­prit en­tre­pre­neu­rial com­mence dès l’école pri­maire. Heu­reu­se­ment que le pri­vé et les par­te­naires étran­gers de la Tu­ni­sie ont com­men­cé à s’in­ves­tir sur ce cré­neau. Ce­la fa­vo­ri­se­ra la quan­ti­té et la qua­li­té des pro­jets qui cher­che­raient des ca­pi­tal-ris­queurs pour les ac­com­pa­gner et crée­ra un cercle ver­tueux dans le­quel « le suc­cès ap­pelle le suc­cès ». Il faut dé­ve­lop­per le ca­pi­tal re­tour­ne­ment via la re­struc­tu­ra­tion fi­nan­cière des en­tre­prises exis­tantes qui com­mencent à mon­trer des signes de fa­tigue, sa­chant qu’une bonne par­tie des en­tre­prises qui forment notre tis­su éco­no­mique est sous-ca­pi­ta­li­sée. Les dis­po­si­tions de la loi des fi­nances com­plé­men­taires pour l’exer­cice 2015 qui per­mettent aux ca­pi­tal-in­ves­tis­seurs de fi­nan­cer la re­struc­tu­ra­tion fi­nan­cière, le stade le plus ris­qué du ca­pi­tal in­ves­tis­se­ment, doivent être re­nou­ve­lées au-moins pour un cycle de 5 ans, car nous ne pou­vons pas contri­buer au sau­ve­tage de nos en­tre­prises en une an­née.

Qu’en est-il de la for­ma­tion ? N’y a-t-il pas un dé­fi­cit de res­sources hu­maines qua­li­fiées ?

Il y a un dé­fi­cit de com­pé­tences par­mi nos membres et c’est notre rôle en tant qu’as­so­cia­tion pro­fes­sion­nelle qui dis­pose de son centre de for­ma­tion dé­dié (le Ce­fic) de le com­pen­ser. Nous avons

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