IL EST BIEN­VEILLANT ET SUS­CITE L’ADHÉ­SION

La Presse Business (Tunisia) - - COACHING -

L’idée re­çue per­siste : un bon chef ne doit pas s’at­ta­cher aux membres de son équipe. Mais il n’y a rien de pire qu’un ma­na­ge­ment froid. S’in­té­res­ser à cha­cun de ses col­la­bo­ra­teurs, leur mon­trer que vous êtes at­ta­ché à eux fait pas­ser une belle éner­gie. En lais­sant par­ler ses émo­tions, on ac­cen­tue son lea­der­ship. En ma­na­ge­ment, il est aus­si ques­tion d’amour et d’em­pa­thie. À l’écoute des autres, le res­pon­sable doit sa­voir don­ner du sens au tra­vail de ses su­bor­don­nés. Ac­com­pa­gner plu­tôt que di­ri­ger. Gé­né­rer l’en­thou­siasme plu­tôt que

la peur. Mais aus­si en­cou­ra­ger, dire mer­ci, com­pli­men­ter… Or, les re­tours po­si­tifs res­tent bien plus rares que les cri­tiques. Un ma­na­ge­ment dur est certes ren­table au dé­but : les col­la­bo­ra­teurs ont peur du chef et pro­duisent plus. Mais, à long terme, ça ne fonc­tionne pas : ils se­ront de moins en moins créa­tifs et fi­ni­ront par tom­ber ma­lades. Les études ne cessent de le dé­mon­trer : un en­ca­dre­ment bien­veillant fa­vo­rise le bien-être des sa­la­riés et la pro­duc­ti­vi­té de l’en­tre­prise. Mais si le mot est à la mode, la bien­veillance pro­fes­sion­nelle n’en est qu’à ses dé­buts.

IL SAIT S’EN­TOU­RER ET FAIT CONFIANCE

Un bon chef est ain­si quel­qu’un qui n’a pas peur des autres, pas peur que les autres soient grands. Il sait s’en­tou­rer des bonnes per­sonnes, aux pro­fils et aux re­gards dif­fé­rents des siens, qui peuvent le chal­len­ger. Il sait les faire tra­vailler en­semble et mettre les ta­lents de cha­cun à pro­fit, l’ame­nant à se dé­pas­ser. Il donne de l’au­to­no­mie, res­pon­sa­bi­lise les membres de son équipe et les laisse or­ga­ni­ser leur tra­vail. Faire confiance à quel­qu’un, c’est lui lais­ser la pos­si­bi­li­té de se ré­vé­ler, car il pour­ra

don­ner le meilleur de lui-même.

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