DE­MAIN, C’EST L’EN­TRE­PRISE PRI­VÉE

La Presse Business (Tunisia) - - FOCUS -

abou­ti, à la fois, à une dé­cla­ra­tion so­len­nelle af­fir­mant l’en­ga­ge­ment des dif­fé­rentes par­ties pre­nantes à unir et conju­guer leurs ef­forts pour créer et pro­mou­voir l’em­ploi, et à un en­semble de me­sures ur­gentes qui ne peuvent qu’in­ver­ser la courbe du chô­mage, la­quelle, mal­heu­reu­se­ment, n’a ces­sé de grim­per du­rant ces der­nières an­nées à cause de la crise éco­no­mique qui conti­nue à se­couer le pays. Mieux en­core. Le Dia­logue na­tio­nal sur l’em­ploi au­ra per­mis de dé­ve­lop­per une vi­sion com­mune mal­gré une cer­taine di­ver­gence de points de vue entre les par­ties pre­nantes ; une di­ver­gence que Hou­cine Abas­si, se­cré­taire gé­né­ral de l’Ugtt (Union gé­né­rale tu­ni­sienne du tra­vail) a che­min à suivre pour sor­tir de la crise éco­no­mique et ré­pondre aux exi­gences et aux be­soins so­cioé­co­no­miques de la pro­chaine pé­riode. Ce che­min ne peut être ba­li­sé que par des en­tre­prises pri­vées rayon­nantes avec des in­di­ca­teurs au vert et qui in­ci­te­ront le pays à ac­cé­lé­rer sa marche vers un mo­dèle éco­no­mique plus so­lide et plus co­hé­rent, en­gen­drant suf­fi­sam­ment de ri­chesses et plus de jus­tice so­ciale. «Le sec­teur pu­blic n’est pas la so­lu­tion. Il faut comp­ter sur le sec­teur pri­vé pour ré­soudre le pro­blème du chô­mage et ga­ran­tir plus de dé­ve­lop­pe­ment pour le pays» , in­siste, d’ailleurs, Guy Ry­der, di­rec­teur gé­né­ral de l’OIT (Or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nal du tra­vail). «Nous de­vons ra­tion­na­li­ser l’em­ploi dans le sec­teur pu­blic. Les re­cru­te­ments doivent être ef­fec­tués se­lon les be­soins réels» . Pour Ha­bib Essid, chef du gou­ver­ne­ment, il est temps de tran­cher. Avec plus de 600.000 em­ployés, le sec­teur pu­blic est au­jourd’hui pa­ra­ly­sé. Sur­char­gé d’em­ployés, il est de­ve­nu lourd et même in­ef­fi­cace au point d’être qua­li­fié par les ex­perts comme un frein au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique du pays. Et la charge sa­la­riale qu’il re­pré­sente est de­ve­nue me­na­çante pour l’équi­libre fi­nan­cier du pays. De­main, c’est donc sur l’en­tre­prise pri­vée qu’il faut comp­ter. Et Essid n’hé­site pas à l’an­non­cer que ce soit à tra­vers les dé­ci­sions qu’il a prises ou dans son dis­cours. «Il faut al­lé­ger les pro­cé­dures ad­mi­nis­tra­tives pour créer un cli­mat pro­pice à l’in­ves­tis­se­ment…Nous de­vons ga­ran­tir un cli­mat d’af­faires fa­vo­rable…Nous de­vons amé­lio­rer la com­pé­ti­ti­vi­té de notre sys­tème de pro­duc­tion et boos­ter la pro­duc­ti­vi­té…» . Pour ré­soudre le chô­mage on ne peut y al­ler par quatre che­mins, sur­tout que, comme le pré­cise Ban Ki-moon, se­cré­taire gé­né­ral de l’ONU (Or­ga­ni­sa­tion des Na­tions unies), «les jeunes, hommes

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