Les chô­meurs doivent bou­ger, cher­cher de l’em­ploi, ne ja­mais bais­ser les bras.

La Presse Business (Tunisia) - - EMPLOI -

moins la tu­telle. Plus per­sonne ne semble ca­pable de dé­fi­nir les règles et la voie, de dire non aux abus, de tra­cer les che­mi­ne­ments…

Que faut-il faire?

L’uni­ver­si­té doit être ré­for­mée en ur­gence. Toute ré­forme ne se­rait ce­pen­dant en­vi­sa­geable sans la tu­telle. C’est son rôle. Ce sont ses pré­ro­ga­tives… Sans une tu­telle pré­sente, forte, ca­pable de faire son tra­vail, d’im­po­ser des choix, de veiller et de prendre toutes les me­sures pour mon­trer la voie, pour in­ter­ve­nir, sanc­tion­ner… au­cune ré­forme ne se­rait pos­sible. La re­mise en ordre, le contrôle, le re­ca­drage des po­li­tiques, bref, le ma­na­ge­ment des uni­ver­si­tés est une prio­ri­té et est et de­meure l’oeuvre pre­mière du MES… Les di­plômes uni­ver­si­taires dé­li­vrés au­jourd’hui et de­puis plu­sieurs an­nées, me pa­raissent, dans l’en­semble, sans grande va­leur sur le mar­ché du tra­vail. Ce sont, comme disent cer­tains, ré­vo­lu­tion et avec la mon­tée en puis­sance des syn­di­cats et l’im­puis­sance des pou­voirs pu­blics, les en­tre­prises, pu­bliques et pri­vées, vivent des dif­fi­cul­tés de plus en plus grandes. Outre les grèves à ré­pé­ti­tion et autres per­tur­ba­tions so­ciales ain­si que le dé­ve­lop­pe­ment de la contre­bande, l’éco­no­mie tu­ni­sienne est au­jourd’hui en ré­ces­sion, en pleine crise. En rai­son, de la non-vi­si­bi­li­té ac­tuelle, de l’in­sé­cu­ri­té am­biante et du ter­ro­risme, la Tu­ni­sie est lour­de­ment fra­gi­li­sée. Le gou­ver­ne­ment ne­sait­plu­soù­don­ner­de­la­tête.Les­hommes d’af­faires, dans la tour­mente, craignent pour leur ar­gent et re­chignent à in­ves­tir pour créer des em­plois. L’Etat est pris à la gorge. Ses re­cettes fis­cales ré­gressent, sa marge de cré­dit aus­si. Il ne peut plus in­ves­tir et sa pré­oc­cu­pa­tion ma­jeure, à pré­sent, est de plus en plus sé­cu­ri­taire. Quant aux in­ves­tis­se­ments di­rects étran­gers et au re­gard de ce que nous vi­vons pré­sen­te­ment comme tur­bu­lences et

Jus­te­ment, comment y par­ve­nir?

Pre­miè­re­ment, l’uni­ver­si­té, en ré­vi­sant to­ta­le­ment son mode de fonc­tion­ne­ment et en amé­lio­rant la qua­li­té de sa pro­duc­tion. Les pro­fes­seurs uni­ver­si­taires doivent être non seule­ment for­més mais aus­si «contrô­lés» au ni­veau de leur ap­port et au ni­veau de leur com­pé­tence et de leur out put. Le mar­ché de l’em­ploi doit être re­vu pour per­mettre une meilleure flexi­bi­li­té et in­ci­ta­tions à la créa­tion d’em­plois. En­fin, les chô­meurs doivent bou­ger, cher­cher de l’em­ploi, ne ja­mais bais­ser les bras. Ils doivent ac­cep­ter tout tra­vail dis­po­nible, même s’il n’est pas en rap­port avec leurs as­pi­ra­tions et leurs di­plômes. Il ne doivent pas faire la fine bouche ou s’ins­crire fa­ci­le­ment dans la contes­ta­tion ; plu­tôt, ils doivent se le­ver tôt et cou­rir pour ar­ra­cher un pre­mier em­ploi. Ils doivent aus­si cher­cher à être­re­for­més,àac­qué­rird’au­tres­com­pé­tences et qua­li­fi­ca­tions… Voi­là ce que je crois.

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