En quelques an­nées, En­ron s’em­pare du quart du mar­ché éner­gé­tique aux Etats-Unis avant de prendre d’as­saut les mar­chés dé­ré­gle­men­tés de Scan­di­na­vie, d’Al­le­magne et de Grande-Bre­tagne.

La Presse Business (Tunisia) - - SCANDALES FINANCIERS -

re­vendre avec une marge. A l’ins­tar des autres ma­tières pre­mières, les prix du gaz na­tu­rel va­rient énor­mé­ment. Pour as­seoir sa part de mar­ché, En­ron ga­ran­tit donc, grâce au jeu com­plexe des pro­duits dé­ri­vés, des prix à long terme à ses clients. Fort d’un pre­mier suc­cès, En­ron pro­pose de faire la même chose avec l’élec­tri­ci­té dès 1994. Mais celle-ci ne se stocke pas : elle part et ar­rive ins­tan­ta­né­ment du pro­duc­teur à l’uti­li­sa­teur. En­ron n’est pas un pro­duc­teur et ne peut donc adap­ter son offre à la de­mande. La so­cié­té est ain­si en équi­libre in­stable. D’au­tant qu’elle s’at­taque au char­bon, à l’alu­mi­nium il a dé­te­nu jus­qu’à 30 % des po­si­tions sur le Lon­don me­tal ex­change , le cuivre, la pâte à pa­pier, la bande pas­sante té­lé­com, les dé­ri­vés mé­téo­ro­lo­giques. Pour faire bonne me­sure, il se lance sur les dé­ri­vés de cré­dit, comme une vé­ri­table banque. Pour ac­cé­lé­rer en­core les tran­sac­tions, le groupe dé­cide, en no­vembre 1999, de trans­fé­rer toutes ces ac­ti­vi­tés sur En­ronOn­line, une place bour­sière en ligne. Les échanges s’élèvent ra­pi­de­ment à 10 mil­liards de dol­lars par jour, soit deux fois plus qu’à la Bourse de Pa­ris.

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