JE N’ÉTAIS PAS L’HOMME LE PLUS HEU­REUX

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCIAL TIMES -

«Si vous aviez vu mon vi­sage quand je l’ai ou­verte, je n’étais pas l’homme le plus heu­reux d’avoir à dire que c’était le Qa­tar. Ab­so­lu­ment pas». La dé­ci­sion a in­di­gné même ceux qui ne suivent pas le foot­ball. «Nous étions dans une si­tua­tion où per­sonne ne com­pre­nait pour­quoi la Coupe du monde al­lait à l’un des plus pe­tits pays au monde», dit-il. Sepp Blatter lance en­suite une bombe : il a en ef­fet ten­té de ma­ni­pu­ler le vote, mais pour les États-Unis, pas pour le Qa­tar. Il y avait bien un «gent­le­man’s agree­ment», me dit-il, entre di­ri­geants de la Fi­fa : que les Coupes de 2018 et 2022 iraient aux «deux su­per-puis­sances», la Rus­sie et les États-Unis ; «C’était en cou­lisses. C’était or­ga­ni­sé di­plo­ma­ti­que­ment pour en ar­ri­ver là». Si sa ma­ni­pu­la­tion du vote avait réus­si, il se­rait tou­jours aux com­mandes, dit-il. «Je se­rais [en va­cances] sur une île !» Mais au der­nier mo­ment, le «deal» a ca­po­té, à cause de «l’in­ter­fé­rence de M. Sar­ko­zy», qui, se­lon Blatter, a en­cou­ra­gé Mi­chel Pla­ti­ni à vo­ter pour le Qa­tar. «Juste une se­maine avant le vote, j’ai re­çu un ap­pel de Pla­ti­ni et il a dit, ‘Je ne suis plus dans votre camp, parce qu’un chef d’État m’a dit que nous de­vrions ré­flé­chir à… la si­tua­tion de la France.’ Et il m’a dit que ce­la al­lait af­fec­ter plus d’un vote parce qu’il avait avec lui un groupe d’élec­teurs». Blatter ne s’épanche pas sur les mo­tifs. Il dit qu’il a par­lé seule­ment une fois à Sar­ko­zy de­puis

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