AN­TI­CI­PER

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCIAL TIMES -

« Le sen­ti­ment gé­né­ral est sou­vent qu’un sé­mi­naire du co­mex consa­cré à pré­pa­rer la crise est une perte de temps » , té­moi­gnait ré­cem­ment, lors d’une confé­rence sur le su­jet, Pierre-Hen­ri Gour­geon, an­cien DG d’Air France-KLM. Pour­tant, lorsque la crise sur­vient, « les di­ri­geants se re­trouvent très di­mi­nués» . Dé­fri­cher les scé­na­rios per­met d’ache­ter du temps et d’ac­ti­ver illi­co une cel­lule avec di­rec­teur de crise, ligne bud­gé­taire, choix de lieux - y com­pris pour ac­cueillir la presse - et éven­tuel­le­ment liste des per­son­nels vo­lon­taires. Le 25 juillet 2000, dans les deux heures qui ont sui­vi l’ac­ci­dent du Concorde, une cen­taine de sa­la­riés ger­ma­no­phones

RE­PÉ­RER LES SI­GNAUX

La phase est dé­li­cate car il n’y a pas de mo­dé­li­sa­tion en la ma­tière. Un «bad buzz» sur les ré­seaux so­ciaux ne consti­tue pas une crise et 80% de celles qui sur­gissent re­tombent au bout de trois jours. Mais, se­lon Be­noît Via­la, di­rec­teur gé­né­ral de Ha­vas Pa­ris, «lors­qu’un grand mé­dia traite votre su­jet, vous avez pas­sé le mur du son » . Autre mar­queur à consi­dé­rer : l’im­pact de l’évé­ne­ment sur le « contrat de base » qu’a pas­sé l’en­tre­prise avec ses clients. En outre, les dos­siers à écho dans l’opinion (em­ploi, pa­trio­tisme éco­no­mique, ré­mu­né­ra­tion des di­ri­geants...) ne doivent pas être sous-es­ti­més. « Cer­tains si­gnaux faibles peuvent de­ve­nir forts » , rap­pelle Be­noît Via­la.

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