UN AC­CORD DE LI­BREÉ­CHANGE S’AVÈRE IN­DIS­PEN­SABLE

La Presse Business (Tunisia) - - BUSINESS -

Mais il n’y a pas que l’ex­por­ta­teur qui doit ; le gou­ver­ne­ment, lui aus­si, doit oser prendre des risques. Se­lon Adel Moh­sen Chaabane, char­gé des re­la­tions ex­ternes à l’Am­Cham Tu­ni­sia (Chambre amé­ri­caine de com­merce), les re­la­tions com­mer­ciales entre les deux pays sont, au­jourd’hui, gé­rées par la Ti­fa (Ac­cord-cadre sur le com­merce et l’in­ves­tis­se­ment) qui, même s’il offre un cer­tain nombre d’avan­tages pour la Tunisie, reste li­mi­té et ne peut boos­ter les ex­por­ta­tions des deux pays. « Nous de­vons si­gner un ac­cord de libre-échange pour ac­croître nos ex­por­ta­tions et at­ti­rer le plus pos­sible d’in­ves­tis­seurs amé­ri­cain. Avant, sous Ben Ali, les Amé­ri­cains sor­taient la carte des droits de l’Homme, mais au­jourd’hui rien n’em­pêche de si­gner un tel ac­cord », ajoute-il. Il est vrai qu’un ac­cord de libre-échange avec des pays aus­si puis­sants que les Etats-Unis n’est pas sans risque. Mais qui ne risque rien n’a rien. Avec la si­gna­ture de l’ac­cord de libre-échange avec l’Union eu­ro­péenne, plu­sieurs voix se sont éle­vés pour dire que le pays se­ra in­dus­tria­li­sé au bout de quelques an­nées seule­ment, mais c’est l’in­verse qui s’est pas­sé. Le pays a re­mar­qua­ble­ment ren­for­cé son in­fra­struc­ture in­dus­trielle et a mul­ti­plié ses ex­por­ta­tions en la ma­tière. Il est vrai que la donne n’est pas la même, mais tout ac­cord se né­go­cie; il suf­fit d’avoir une vi­si­bi­li­té et une stra­té­gie.■

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