“Quatre banques fran­çaises sont par­mi les dix les plus ex­po­sées. Cré­dit Agri­cole, dont l’ex­po­si­tion de 29,8 mil­liards de dol­lars, est la se­conde en im­por­tance en Eu­rope”

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCIAL TIMES -

Stan­dard & Poor, l’agence de no­ta­tion, éva­lue les en­tre­prises sur la base d’un prix moyen du brut de 40 dol­lars cette an­née. Avec ce cri­tère, aux États-Unis, 40 % des pro­duc­teurs et so­cié­tés de ser­vices pé­tro­liers sont no­tés B-moins, ou pire. “B-moins est une note très faible”, sou­ligne Tho­mas Wat­ters de S&P. “Vous n’avez pas beau­coup de marge de ma­noeuvre.”

DE MINCES COM­PEN­SA­TIONS

Les so­cié­tés plus pe­tites, celles qui ont conduit la ré­vo­lu­tion du schiste, ont dé­jà cou­lé ; 52 se sont dé­cla­rées en faillite de­puis le dé­but de 2015, se­lon Haynes and Boone, un ca­bi­net ju­ri­dique. Linn Ener­gy, l’un des vingt pre­miers pro­duc­teurs amé­ri­cains, a aver­ti la se­maine der­nière qu’il s’at­ten­dait à ne pas pou­voir res­pec­ter les clauses ados­sées à ses em­prunts. Sa dette nette s’élève à 3,6 mil­liards de dol­lars, et sa ca­pa­ci­té d’em­prunt n’est plus que d’un mil­lion. Le pla­fond d’em­prunt des pro­duc­teurs amé­ri­cains est main­te­nant cal­cu­lé sur la va­leur de leurs ré­serves, dé­ter­mi­née par leurs banques. La va­leur de ces ré­serves fond, ce qui si­gni­fie que leur ca­pa­ci­té d’em­prunt se ré­duit et que cer­tains n’au­ront plus les li­qui­di­tés né­ces­saires pour faire face. Quand les so­cié­tés pé­tro­lières font faillite, leurs créan­ciers trouvent ra­re­ment de quoi se dé­dom­ma­ger. L’an der­nier, Quick­sil­ver Re­sources, un pro­duc­teur de gaz du Texas en­det­té à hau­teur de 2,4 mil­liards de dol­lars, s’est mise en faillite et s’est pla­cé sous la pro­tec­tion du Cha­pitre 11 [pro­cé­dure qui per­met à l’en­tre­prise de pour­suivre son ac­ti­vi­té tout en sus­pen­dant les ac­tions des créan­ciers, ndt]. Cette an­née, la so­cié­té a an­non­cé la vente de ses ac­tifs aux États-Unis pour seule­ment 245 mil­lions de dol­lars, et de cer­tains ac­tifs au Ca­na­da pour 79 mil­lions de dol­lars. Ses créan­ciers sont bien par­tis pour faire une croix sur en­vi­ron 2 mil­liards de dettes. En­core plus re­ten­tis­santes, les pertes qui pour­raient mi­ner cer­tains grands groupes pé­tro­liers na­tio­na­li­sés, dont Pdv­sa au Ve­ne­zue­la et Pe­tro­bras au Bré­sil, se­lon l’autre agence de no­ta­tion, Moo­dy’s. Les deux groupes ont des échéances qui tombent en 20162017 : 12,6 mil­liards pour Pdv­sa et 23 mil­liards pour Pe­tro­bras. Aux États-Unis et en Eu­rope, les banques ont vite ré­agi pour ras­su­rer les in­ves­tis­seurs, as­su­rant que si ces pertes gros­sissent, elles sont néan­moins tout à fait gé­rables. Quatre

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