SUR LE POINT DE LAN­CER UN

Ren­con­tré en marge du Con­grès ré­gio­nal du Cjd (Centre des jeunes di­ri­geants), l’an­cien mi­nistre et ex-gou­ver­neur de la Banque cen­trale de Tunisie, Taou­fik Bac­car, a an­non­cé, dans une dé­cla­ra­tion ex­clu­sive à La Presse Bu­si­ness, le lan­ce­ment, très bien­tôt,

La Presse Business (Tunisia) - - ONG - Par Me­riem KHDIMALLAH

A ce stade, a-t-il in­di­qué, il s’agit d’un think-tank qui au­ra pour mis­sion d’en­ga­ger des ré­flexions stra­té­giques sur l’ave­nir de la Tunisie à moyen et à long termes. Ce la­bo­ra­toire d’idées se pen­che­ra, éga­le­ment, sur l’éla­bo­ra­tion d’études pros­pec­tives et stra­té­giques dans les do­maines du dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et so­cial. La date de l’an­nonce of­fi­cielle de ce nou­veau-né se­ra an­non­cée dans les jours qui viennent».

POUR­QUOI UN THINK-TANK?

D’après Taou­fik Bac­car, dans tous les pays du monde, ces «ré­ser­voirs d’idées», où co­ha­bitent grands pa­trons, cher­cheurs et lea­ders d’opi­nion, af­fichent une in­fluence de plus en plus forte sur les grands dos­siers éco­no­miques et po­li­tiques. «L’ob­jec­tif de cette ‘’source d’in­fluence’’ est bien d’ana­ly­ser la si­tua­tion so­cioé­co­mique et d’en dé­duire des pré­co­ni­sa­tions de po­li­tique éco­no­mique. Il s’agit d’in­for­mer et de pro­po­ser sur­tout des ana­lyses in­dé­pen­dantes des faits et des in­for­ma­tions, tout en exa­mi­nant de fa­çon cri­tique la po­li­tique éco­no­mique et en pro­dui­sant force notes et ana­lyses», a-t-il ex­pli­qué. L’an­cien gou­ver­neur de la BCT, qui était très pru­dent et sur­tout très dis­cret, a re­fu­sé de don­ner plus de dé­tails sur les mon­tants in­ves­tis dans cette ini­tia­tive et les membres qui com­posent ce think-tank, qui pour­rait pré­pa­rer l’éven­tuel re­tour de l’an­cien mi­nistre sur la scène po­li­tique na­tio­nale.

LA PO­LI­TIQUE, PUIS L’ÉCO­NO­MIE ET LES AF­FAIRES...

Pour Taou­fik Bac­car, pen­dant les cinq der­nières an­nées, l’éco­no­mie tu­ni­sienne n’a pas bé­né­ci­fié de l’in­té­rêt qu’elle mé­rite pour avan­cer et dé­pas­ser le stade de l’après-ré­vo­lu­tion. «La po­li­tique truste tou­jours la pre­mière place, puis viennent l’éco­no­mie et les af­faires, alors que le contraire se­rait sans doute plus per­ti­nent. Per­sonne ne peut nier l’im­por­tance de la sé­cu­ri­té pour la sta­bi­li­té du pays. Ce­pen­dant, la pour­suite de l’em­bra­se­ment de l’éco­no­mie

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