“LA TU­NI­SIE NE S'EN­DETTE PAS POUR PAYER LES SA­LAIRES”

La Presse Business (Tunisia) - - CAHIER A - SLIM CHA­KER MI­NISTRE DES FI­NANCES

De­puis qu’il est aux com­mandes du mi­nis­tère des Fi­nances, Slim Cha­ker sym­bo­lise tout au­tant l'es­poir des Tu­ni­siens as­phyxiés par les ef­fets des an­nées de dé­pres­sion éco­no­mique et ce­lui des prin­ci­paux bailleurs de fonds du pays pour qui l'ef­froi d’une dette qui ne cesse de s’am­pli­fier de­vient in­sou­te­nable. C'est dans ce cli­mat élec­trique que Slim Cha­ker, na­tif de Sfax, d’une grande fa­mille au pas­sé mi­li­tant, a choi­si de faire face au dé­fi et de le re­le­ver en pro­vo­quant de nou­velles sy­ner­gies à même de ral­lu­mer les mo­teurs d’une éco­no­mie en panne et de faire re­bom­ber le torse à un site que les in­ves­tis­seurs fuient, comme le diable l’eau bé­nite. Il a pui­sé dans son men­tal de spor­tif et son ai­sance avec les mé­dias pour pro­po­ser les ré­formes les plus au­da­cieuses et ten­ter des me­sures d’austérité ju­gées im­po­pu­laires. An­ti­thèse de son bouillon­nant pré­dé­ces­seur aux sor­ties to­ni­truantes, Slim Cha­ker, qui pro­cè­de­ra à un chan­ge­ment de style ra­di­cal au mi­nis­tère des Fi­nances, aime jouer ses par­ti­tions plus dis­crè­te­ment sans, tou­te­fois, être en re­trait des lignes de feu. En ef­fet, mal­gré le ca­rac­tère in­grat d’un por­te­feuille mi­nis­té­riel qui fait grin­cer des dents des plus pe­tits com­mer­çants aux plus grands…, ses pro­pos de mi­nistre, tou­jours en quête de nou­velles res­sources fi­nan­cières pour le bud­get de l’État, sont ai­mables, dé­li­cats, me­su­rés, sans ar­ti­fices ni af­fec­tion. Le sou­rire ne quitte ses lèvres que pour re­pa­raître plus franc, plus fin et plus sé­dui­sant. Car, même si avec lui le ton a chan­gé et est de­ve­nu plus po­li­cé, les dis­cus­sions qu’il mène n'en se­ront pas moins dif­fi­ciles et que l’em­ploi des phrases chocs, fi­gure for­cé­ment à l’ordre du jour d’une éco­no­mie en berne. Il n’em­pêche, son prag­ma­tisme et son ha­bi­li­té à trou­ver, à at­ti­rer et à uti­li­ser les com­pé­tences, sa maî­trise des dos­siers et son ap­ti­tude à contrô­ler l'évo­lu­tion de ses pro­jets, forment quelques-uns des atouts qui forcent l’es­time. On le cô­toyant, on dé­couvre un se­cret la­tent de la per­son­na­li­té de cet homme dont la vo­lon­té est constam­ment ten­due vers l'ac­tion et la créa­tion. L’his­toire re­tien­dra son pas­sage à la tête de ce dé­par­te­ment et en­re­gis­tre­ra son em­preinte in­dé­lé­biles. Du pro­jet des caisses en­re­gis­treuses, au sta­tut de la Banque cen­trale, on le trouve en amont et en aval des grands com­bats qui vont trans­for­mer la Tu­ni­sie. Ce ma­thé­ma­ti­cien est un mi­nistre à l’équa­tion juste. Il donne, dans l’en­tre­tien ci-après, un éclai­rage sub­til et proche de tous les ac­teurs s'in­té­res­sant à cette pré­cieuse dy­na­mique qu'il sou­haite mettre en oeuvre pour en­trou­vrir toutes les lu­carnes es­sen­tielles à la re­lance éco­no­mique et fi­nan­cière du pays.

pay­sage ban­caire tu­ni­sien. Cette me­sure vise, éga­le­ment, à ou­vrir les portes à tout le monde et non seule­ment aux plus gros in­ves­tis­seurs, ne pas pro­té­ger les banques qui sont ac­tuel­le­ment sur le mar­ché en met­tant un ti­cket d’en­trée très éle­vé (ne pas pro­té­ger des banques au dé­tri­ment d’autres qui veulent ve­nir in­ves­tir en Tu­ni­sie) et, en­fin, faire de la Tu­ni­sie une place fi­nan­cière in­ter­na­tio­nale. Pour at­teindre cet ob­jec­tif, il ne faut pas que le coût d’en­trée soit rédhi­bi­toire. Mais il est à si­gna­ler que le ca­pi­tal ini­tial n’est que le ti­cket d’en­trée. Ce qui est im­por­tant ce sont les fonds propres qui sont gé­rés par les ra­tios pru­den­tiels et qui sont fixés se­lon les normes in­ter­na­tio­nales (Bâle I, Bâle II, Bâle III), une af­faire contrô­lée et su­per­vi­sée par la Banque cen­trale. Le qua­trième point s’in­té­resse à la banque quand elle fait face à des dif­fi­cul­tés. Dans ce cas, il y a des pro­cé­dures qui se mettent au­to­ma­ti­que­ment en place et ce, en fonc­tion de la gra­vi­té de cette dif­fi­cul­té. L’ob­jec­tif es­comp­té est de sau­ver cette ins­ti­tu­tion fi­nan­cière avant qu’elle ne fasse faillite. Pour ce­la, tout un pro­ces­sus a été mis en place pour pro­té­ger le sys­tème fi­nan­cier tu­ni­sien contre les risques et les crises sys­té­miques. La cin­quième me­sure dans cette loi concerne les dé­po­sants tu­ni­siens. Un ci­toyen qui vient de dé­po­ser de l’ar­gent dans une banque risque d’un jour à l’autre de le perdre. Or, il n’a au­cune res­pon­sa­bi­li­té si la banque fait faillite. Pour ce­la, on a créé un fonds de ga­ran­tie qui va per­mettre à la Banque cen­trale et au mi­nis­tère des Fi­nances de pro­té­ger les ci­toyens qui dé­posent leur ar­gent dans les éta­blis­se­ments ban­caires. Le der­nier point concerne la fi­nance is­la­mique. En ef­fet, la banque is­la­mique existe en Tu­ni­sie de­puis 1983. Il y a au­jourd’hui trois banques is­la­miques ; Al Ba­ra­ka Bank Tu­ni­sia qui date de 1983 (l’Etat est pro­prié­taire de cette banque à hau­teur de 20%), Banque Zi­tou­na créée en 2010 (l’Etat dé­tient 69% de son ca­pi­tal) et Wi­fack In­ter­na­tio­nal Bank « WIB » créée en 2015. Le nombre des banques is­la­miques se­ra ré­vi­sé à la hausse vu leur im­por­tance à l’échelle in­ter­na­tio­nale. Mal­gré cette im­por­tance, il n’existe pas au­jourd’hui en Tu­ni­sie des ré­gle­men­ta­tions pou­vant don­ner les ou­tils né­ces­saires à la BCT pour les sur­veiller et s’as­su­rer si ces banques obéissent ou non à la loi en vi­gueur. Pour ce­la, on a mis en place les textes ré­gle­men­taires qui vont per­mettre à la BCT d’exer­cer son droit de contrôle.

Il n’y a pas une fi­nance pa­ral­lèle ! Je l’ai dé­jà dit et je le ré­pète, nous sommes en train de faire un arbitrage entre avoir des banques qui ne font que de la fi­nance is­la­mique, ou bien ou­vrir le champ à toutes les banques de la place. Quand on a ré­flé­chi (tous en­semble, y com­pris l’op­po­si­tion) la Com­mis­sion de la fi­nance, à l’ARP, on s’est mis d’ac­cord que la fi­nance is­la­mique est un pro­duit fi­nan­cier comme tous les autres. Donc, n’im­porte quelle banque de la place a le droit de vendre et de com­mer­cia­li­ser ce pro­duit et de le mettre à la dis­po­si­tion de sa clien­tèle. La vraie ques­tion qui se pose est la sui­vante : qui doit su­per­vi­ser ce pro­duit fi­nan­cier ? La ré­ponse est claire : en Tu­ni­sie, il y a une seule struc­ture de contrôle, qui est la BCT. Cette der­nière va exer­cer son droit de contrôle comme elle l’exerce pour n’im­porte quel pro­duit fi­nan­cier en Tu­ni­sie. En ce qui concerne la po­lé­mique au­tour du Fonds de ga­ran­tie pour la pro­tec­tion des ci­toyens, le pla­fond fixé est de 60 mille di­nars. En cas de faillite de la banque, ce fonds rem­bourse les ci­toyens dans un dé­lai de 20 jours. D’ailleurs, avec 60 mille di­nars (un chiffre énorme), on couvre dé­jà 95% de la po­pu­la­tion tu­ni­sienne. Pour les per­sonnes ayant dé­po­sé plus, elles vont re­ce­voir 60 mille di­nars comme tout le monde, puis elles re­ce­vront le reste après li­qui­da­tion de la banque et paye­ment des sa­laires. Car, après la li­qui­da­tion, on va com­men­cer par in­dem­ni­ser les em­ployés de la banque, puis ses clients.

à un nou­veau mo­dèle. Nous sommes ac­tuel­le­ment dans une phase de tran­si­tion du­rant la­quelle tous les chiffres sont au rouge (baisse de crois­sance, baisse de l’in­ves­tis­se­ment…). Ré­sul­tat : baisse des res­sources de l’Etat contre une aug­men­ta­tion des dé­penses. Ce qui si­gni­fie un gap entre les re­cettes et les fi­nances qu’il va fal­loir fi­nan­cer à tra­vers l’en­det­te­ment. D’où, la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale doit sou­te­nir la Tu­ni­sie en lui oc­troyant des dons pour qu’on puisse com­bler une par­tie de ce gap. Pour la par­tie qui n’est pas cou­verte par les dons, il fau­dra al­ler la cher­cher sur le mar­ché fi­nan­cier, avec des ga­ran­ties, qu’elles soient amé­ri­caines, eu­ro­péennes, ja­po­naises… pour que nous nous en­det­tions avec des coûts très bas, parce que le risque Tu­ni­sie est au­jourd’hui éle­vé à cause de l’in­sé­cu­ri­té et de l’in­cer­ti­tude, d’où la grande dif­fé­rence entre sor­tir seul sur le mar­ché ou avec une ga­ran­tie. L’ob­jec­tif est de gar­der les équi­libres ma­croé­co­no­miques sains pour ne pas com­pro­mettre l’ave­nir de la gé­né­ra­tion fu­ture. Le der­nier type de sou­tien sou­hai­té est ce­lui d’in­ci­ter les in­ves­tis­seurs étran­gers à ve­nir en Tu­ni­sie. Ils doivent pa­rier sur notre pays. Pour ce­la, la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale doit com­mu­ni­quer avec et sur la Tu­ni­sie, ras­su­rer ces in­ves­tis­seurs et les convaincre que la Tu­ni­sie est un pays qui se dé­ve­loppe et qui mé­rite ce sou­tien.

Vous avez po­sé la bonne ques­tion ! D’ailleurs, dans ce même contexte, j’ai une bonne nou­velle à an­non­cer. Le nou­veau code d’in­ci­ta­tions aux in­ves­tis­se­ments est prêt et il a été sou­mis à l’ARP. Il com­prend deux par­ties : «ré­gle­men­ta­tions et in­ci­ta­tions fi­nan­cières à l’in­ves­tis­se­ment» et «in­ci­ta­tions fis­cales». On a es­sayé de mettre en place des in­ci­ta­tions fis­cales très at­trac­tives. En Tu­ni­sie, on a deux zones de dé­ve­lop­pe­ment ré­gio­nal : zones éloi­gnées de la cote et celles non éloi­gnées. Si on in­ves­tit dans les zones non éloin­gées, on au­ra une exo­né­ra­tion d’im­pôts pen­dant cinq ans, et par la suite, on ne paye que 10%. Pour la deuxième ca­té­go­rie : pen­dant 10 ans, on paie 0% d’im­pôts sur les so­cié­tés et par la suite, on ne paye que 10%. On ajoute à ce­la que, pour ces deux ca­té­go­ries, on ne paie pas de TFP (Taxe à la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle) ni de Fo­pro­los. Par ailleurs, quelle que soit votre lo­ca­li­sa­tion géo­gra­phique, si vous êtes dans l’agriculture, vous payez 0% et par la suite vous ne payez que 10%. Autre spé­ci­fi­ci­té : si vous n’êtes pas en zone de dé­ve­lop­pe­ment ré­gio­nal et si vous n’êtes pas dans l’agriculture (dans l’ar­ti­sa­nat par exemple), vous ne payez que 10% d’im­pôts sur les so­cié­tés. Ain­si, si vous êtes dans les ac­ti­vi­tés de sou­tien (cultu­relles, spor­tives, d’édu­ca­tion, de san­té…), l’im­pôt sur les so­cié­tés, c’est uni­que­ment 10%. En ce qui concerne la créa­tion des PME hors ré­gions dé­fa­vo­ri­sées ( dans la ca­pi­tale, par exemple), pour la pre­mière an­née de votre in­ves­tis­se­ment, vous payez 0% d’im­pôts sur les so­cié­tés, la deuxième an­née vous ne payez que le quart de l’im­pôt que vous de­vez payer, la troi­sième an­née vous ne payez que la moi­tié de l’im­pôt, la qua­trième an­née vous ne payez que le trois-quarts de l’im­pôt, et vous ne payez à 100% l’im­pôt qu’à par­tir de la cin­quième an­née. Il y au­ra aus­si des pri­vi­lèges pour les en­tre­prises ex­por­ta­trices. Elles ne paient que 10% d’im­pôts. Pour prou­ver notre sou­tien à ces en­tre­prises, jus­qu’à 2025, tous les bé­né­fices ré­in­ves­tis dans les so­cié­tés ex­por­ta­trices sont exo­né­rées d’im­pôts et de taxes. L’ob­jec­tif est d’avoir plus d’équi­té et de jus­tice fis­cale pour en­cou­ra­ger le ci­toyen à payer ses im­pôts. Tous les ci­toyens sont égaux de­vant la loi.

Avec deux tiers de Tu­ni­siens non en­core ban­ca­ri­sés, l’in­clu­sion fi­nan­cière est une op­por­tu­ni­té et une né­ces­si­té, mais elle se trouve néan­moins frei­née par plu­sieurs dé­fis, plus par­ti­cu­liè­re­ment par une ré­gle­men­ta­tion un peu trop pru­dente. Ain­si, tout ce qui est mi­cro­fi­nance (mi­cro­cré­dit mais éga­le­ment mi­cro-as­su­rance) doit être en­cou­ra­gé. Pour at­teindre ces ob­jec­tifs, nous sommes en train d’éla­bo­rer toute une stra­té­gie sur l’in­clu­sion fi­nan­cière qui de­vrait être prête avant la fin de l’an­née en cours.

L’ab­sence des ins­tances char­gées de la pro­mo­tion de l’in­clu­sion fi­nan­cière en Tu­ni­sie ex­plique son re­tard. Pour ce­la, notre dé­par­te­ment s’est oc­cu­pé de cette af­faire. Pour les grandes lignes de cette stra­té­gie, elles visent le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et so­cial, le bon fonc­tion­ne­ment de l’éco­no­mie so­ciale et so­li­daire, la créa­tion d’em­plois, l’ac­cès des PME et TPE aux fi­nan­ce­ments… ce qui per­met­tra la créa­tion de nou­veaux em­plois et la réa­li­sa­tion de la crois­sance, es­sen­tiel­le­ment dans les ré­gions dé­fa­vo­ri­sées et loin­taines dans les­quelles le fi­nan­ce­ment conven­tion­nel est ab­sent. Donc, je vous donne un ren­dez-vous avant la fin de l’an­née 2016 pour vous pré­sen­ter les prio­ri­tés, ob­jec­tifs et les plans d’ac­tion de cette stra­té­gie. des so­cié­tés d’as­su­rances) et le CGA (Co­mi­té gé­né­ral des as­su­rances). Notre dé­par­te­ment a de­man­dé, il y a deux se­maines, à la Ftu­sa et au CGA, d’étu­dier la pos­si­bi­li­té de li­bé­ra­li­ser le sec­teur de l’as­su­rance au­to­mo­bile. Les so­cié­tés d’as­su­rances nous de­mandent d’aug­men­ter le prix de l’as­su­rance au­to­mo­bile. Le mi­nis­tère a re­fu­sé cette pro­po­si­tion et re­fuse aus­si que ce­la reste tout le temps ad­mi­nis­tré. Au­jourd’hui en Tu­ni­sie, il y a suf­fi­sam­ment d’as­su­rances, donc le sec­teur est concur­ren­tiel et peut être com­pé­ti­tif. Pour ce­la, nous avons dé­ci­dé de li­bé­rer les prix l’as­su­rance au­to­mo­bile. J’ai de­man­dé à la Ftu­sa et au CGA d’étu­dier cette ques­tion, mais on va al­ler, pe­tit à pe­tit, vers la li­ber­té des prix chez les dif­fé­rentes as­su­rances. quel­lesque soient son ac­ti­vi­té et sa po­si­tion dans la so­cié­té, s’ac­quitte de son de­voir fis­cal. Ce tra­vail est le fruit d’une col­la­bo­ra­tion avec la Fé­dé­ra­tion na­tio­nale des mé­tiers. Donc, nous sommes en train de mettre en place beau­coup de ré­formes et l’une d’entre elles est la mise en place de la Caisse en­re­gis­treuse fis­cale (CEF). La dé­marche que nous avons adop­tée est la sui­vante : sé­lec­tion d’un échan­tillon de 200 à 300 uni­tés de consom­ma­tion pour les équi­per de caisses en­re­gis­treuses d’une fa­çon gra­tuite, et le mi­nis­tère veille­ra à as­su­rer le sui­vi et l’ac­com­pa­gne­ment né­ces­saires. Les uni­tés qui sont sou­mises aux ré­gimes réel et for­fai­taire sont concer­nées. À la fin de l’an­née, nous al­lons faire notre bi­lan, et en fonc­tion des ré­sul­tats ob­te­nus, nous al­lons fixer la dé­marche pour l’an­née pro­chaine afin d’élar­gir le nombre des concer­nés, tout en sa­chant que sur les 32 mille uni­tés de consom­ma­tion re­cen­sées, il n’y en a que 8 mille (25%) qui sont dans le ré­gime réel, et 24 mille (75%) dans le ré­gime for­fai­taire. Il est à sou­li­gner qu’à par­tir de 2017, cette me­sure se­ra obli­ga­toire.

et de la com­mu­ni­ca­tion, pour avoir des bases de don­nées per­met­tant de sa­voir où se si­tue le risque. Il s’agit de pas­ser d’un sta­tut de ré­ac­ti­vi­té à une ap­proche de proac­ti­vi­té, de dé­ma­té­ria­li­ser les pro­cé­dures. Cette me­sure vise à fa­ci­li­ter les pro­cé­dures aux en­tre­prises pour qu’elles puissent tra­vailler cor­rec­te­ment et ra­pi­de­ment. Pour ce­la, nous sommes en train de mettre en place le sta­tut d’opé­ra­teur éco­no­mique agréé (OEA). Jus­qu’en 2010, on n’avait que neuf opé­ra­teurs éco­no­miques agréés ; d’ici à la fin du mois de juin, on en au­ra 25. Nous avons dé­jà iden­ti­fié les en­tre­prises et nous sommes en train de faire l’au­dit né­ces­saire pour nous as­su­rer que ces en­tre­prises sont sé­rieuses et qu’il n’y a pas de risque de fuite ou de tra­fic. Et, d’ici fin juin, nous al­lons don­ner le sta­tut d’opé­ra­teur éco­no­mique agréé à 16 nou­velles en­tre­prises. Le deuxième ob­jec­tif concerne l’or­ga­ni­sa­tion et les res­sources hu­maines au ni­veau de la douane. Celle-ci a été ré­or­ga­ni­sée et de nou­velles fonc­tions sont ap­pa­rues, telles que la ges­tion des risques et le sys­tème d’in­for­ma­tion… Par ailleurs, nous al­lons ou­vrir un bu­reau de la douane dans chaque gou­ver­no­rat (contre 8 ac­tuel­le­ment, ba­sés prin­ci­pa­le­ment sur les points fron­ta­liers) et il va y avoir un dé­ploie­ment des forces de la douane sur tout le ter­ri­toire et pas uni­que­ment dans les ports et sur les fron­tières. Grâce à ce­la, nous avons pu faire face à la contre­bande et au com­merce pa­ral­lèle parce que ce phé­no­mène ali­mente le ter­ro­risme. Donc, nous sommes sur la bonne voie dans le trai­te­ment du com­merce pa­ral­lèle en pas­sant d’une dé­marche ba­sée sur une ap­proche so­ciale et éco­no­mique vers une nou­velle ap­proche ba­sée sur la pro­tec­tion du ter­ri­toire contre le ter­ro­risme, donc une ap­proche sé­cu­ri­taire parce qu’au­jourd’hui, c’est l’exis­tence de l’Etat qui est re­mise en ques­tion. Notre der­nier ob­jec­tif est de don­ner les moyens à la douane pour qu’elle puisse tra­vailler dans des condi­tions op­ti­males : voi­tures, mo­tos, armes, or­di­na­teurs, ser­veurs…C’est pour ce­la qu’on a es­ti­mé à 500 mil­lions de di­nars l’in­ves­tis­se­ment sur cinq ans, mais, en contre­par­tie, nous avons dé­jà les pre­miers ré­sul­tats : les droits de consom­ma­tion ont grim­pé. Au pre­mier tri­mestre 2015, ils étaient de 1,1 mil­lion de di­nars. Ils ont été mul­ti­pliés par deux pour at­teindre, au pre­mier tri­mestre 2016, 2,4 mil­lions de di­nars. Donc, le fait de ré­duire les taxes ne si­gni­fie pas un manque à ga­gner pour les caisses de l’Etat. Ce­la si­gni­fie moins de fuite, moins de tra­fic, moins de contre­bande, moins de com­merce pa­ral­lèle…et plus de re­cettes pour l’Etat. Outre les droits de consom­ma­tion les sai­sies de la douane ont aus­si grim­pé : nous avons ré­cem­ment mis la main sur à peu près 2 mil­lions d’eu­ros, 180 mille car­touches de ci­ga­rettes, 2 mille ki­los de co­raux… La douane de­vient ain­si plus per­for­mante, grâce à ces in­ves­tis­se­ments. L’es­sen­tiel ce n’est pas com­bien ça coûte, mais com­bien ça rap­porte. La Tu­ni­sie de­vient ain­si un Etat mo­derne et nous pou­vons ar­rê­ter le ter­ro­risme car le ter­ro­risme et la contre­bande tra­vaillent main dans la main. En conclu­sion, le mi­nis­tère des Fi­nances a en­ta­mé un grand chan­tier qui touche plu­sieurs sec­teurs lié l’un à l’autre. Pour at­teindre ses ob­jec­tifs, notre dé­par­te­ment tra­vaille sur l’amé­lio­ra­tion de sa com­mu­ni­ca­tion et la qua­li­té de ses pres­ta­tions. Notre ob­jec­tif est de di­gi­ta­li­ser le mi­nis­tère d’ici à 2020 avec zé­ro pa­pier à cette échéance et de ba­ser notre ac­tion sur la science (nou­veaux ou­tils, sys­tèmes d’in­for­ma­tion…), sur la confiance (en énon­çant clai­re­ment les droits et les obli­ga­tions de cha­cun, en don­nant des ga­ran­ties aux contrô­lables qui ne se­ront pas lé­sés mais pro­té­gés par la loi ) et sur la trans­pa­rence (en ou­vrant le mi­nis­tère des Fi­nances à tous).

dé­ci­deurs. «Nous en sommes en­core au stade du ten­dan­ciel», a-t-il-dit. Quant à l’uni­ver­si­taire et éco­no­miste Ha­che­mi Aleya, il consi­dère qu’à dé­faut d’un bon diag­nos­tic, l’éco­no­mie du pays ne peut être re­lan­cée. Aleya re­lève que ce diag­nos­tic n’a pas été hé­las en­core fait et que les pro­blèmes aux­quels se heurte l’éco­no­mie tu­ni­sienne de­meurent ré­cur­rents de­puis l’ac­cès du pays à l’in­dé­pen­dance, c’est-à-dire de­puis que «l’Etat a dé­ci­dé de tout éta­ti­ser, de tout or­ga­ni­ser, de tout au­to­ri­ser et de tout contrô­ler». Plus sim­ple­ment, il es­time que le diag­nos­tic qu’il sou­haite ne se­rait bon que lorsque le rôle «écra­sant» de l’Etat clien­té­liste dans la ges­tion de l’éco­no­mie et de la so­cié­té se­ra re­mis en ques­tion et que lorsque le ta­bou sur cer­tains dos­siers comme la pri­va­ti­sa­tion des en­tre­prises pu­bliques et la gra­tui­té de l’en­sei­gne­ment, et en par­tie des soins de san­té, se­ra le­vé et dé­bat­tu. Sur la base de ces trois points de vue, le dé­bat a été en­ga­gé sur le rôle de l’Etat dans la ges­tion de l’éco­no­mie et sur le nou­veau mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment à adop­ter. Il en res­sort que la Tu­ni­sie est pas­sée du stade de « l’éta­ti­sa­tion to­tale » du­rant l’ère de Bour­gui­ba (trois dé­cen­nies) à ce­lui de «l’éta­ti­sa­tion mi­ni­male» au temps de Ben Ali (deux dé­cen­nies). Le mo­ment est ve­nu pour re­pen­ser l’in­ter­ven­tion de l’Etat. Loin de re­mettre en cause l’uti­li­té de l’Etat, le dé­bat a été axé sur les moyens de confé­rer à son ac­tion l’ef­fi­cai­té re­quise. Le pre­mier prin­cipe est d’ame­ner, do­ré­na­vant, l’Etat à adap­ter ses ac­ti­vi­tés à la ca­pa­ci­té dont il dis­pose. Car, on a re­mar­qué que dans de nom­breux pays «l’Etat cherche à trop en­tre­prendre avec des res­sources mo­destes et des moyens ré­duits». L’idée re­te­nue est la sui­vante : l’ac­tion de l’Etat ga­gne­rait en ef­fi­ca­ci­té en se concen­trant da­van­tage sur le noyau d’ac­ti­vi­tés pu­bliques dont le rôle est dé­ter­mi­nant pour le dé­ve­lop­pe­ment (san­té, in­fra­struc­ture, édu­ca­tion, ré­gle­men­ta­tions…). Le se­cond prin­cipe est, de mettre en place des ins­ti­tu­tions cré­dibles et des mé­ca­nismes à même d’amé­lio­rer la ca­pa­ci­té d’ac­tion de l’Etat. L’ac­cent a été mis sur les in­ci­ta­tions à ins­ti­tuer en fa­veur des agents de l’Etat afin de les en­cou­ra­ger à s’ac­quit­ter comme il se doit de leur mis­sion et d’évi­ter toute com­pro­mis­sion dans des af­faires de cor­rup­tion. Quant au nou­veau mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment dont le pays au­rait be­soin, les par­ti­ci­pants ont été una­nimes pour in­sis­ter sur le be­soin de pas­ser d’un mo­dèle ti­ré, jusque là, par la de­mande, à un autre, ti­ré par l’offre. Dans cette pers­pec­tive, la Tu­ni­sie ga­gne­rait beau­coup, se­lon eux, à va­lo­ri­ser le po­ten­tiel dont elle dis­pose, par­ti­cu­liè­re­ment, en ce qui concerne l’agriculture et l’agroa­li­men­taire, les éner­gies vertes, la Sa­ha­ra, les ri­chesses ha­lieu­tiques, les nou­veaux pro­duits tou­ris­tiques (ar­chéo­lo­giques, éco­lo­gique…), l’éco­no­mie nu­mé­rique, l’éco­no­mie so­li­daire et so­ciale… A cette fin, la Tu­ni­sie au­rait be­soin non pas de plans de dé­ve­lop­pe­ment quin­quen­naux mais d’une vi­sion de long terme, a-t-on mar­te­lé.■

elon les pre­mières es­ti­ma­tions, la ré­colte cé­réa­lière pour la sai­son 2015/2016 de­vra at­teindre 14 mil­lions de quin­taux, contre 13 mil­lions en­re­gis­trés la sai­son der­nière, a dé­cla­ré le sous-di­rec­teur de la di­rec­tion gé­né­rale de la pro­duc­tion agricole au mi­nis­tère de l’Agriculture, Mo­ha­med Ali Ben Romd­hane. Une éva­lua­tion fi­nale de la ré­colte cé­réa­lière se­ra réa­li­sée à la fin du mois, a sou­li­gné le res­pon­sable, rap­pe­lant qu’au cours du mois d’avril, le mi­nis­tère de l’agriculture a pro­cé­dé à une éva­lua­tion pré­li­mi­naire en se ba­sant sur les fac­teurs cli­ma­to­lo­giques. La mois­son dé­marre la pre­mière se­maine du mois de juin, en pre­nant en consi­dé­ra­tion deux fac­teurs es­sen­tiels : à sa­voir l’hu­mi­di­té dans les champs et l’ac­cé­lé­ra­tion de la ré­colte, a pré­ci­sé Ben Romd­hane, ajou­tant qu’eu égard aux condi­tions cli­ma­tiques, la su­per­fi­cie to­tale qui se­ra ré­col­tée s’élève à 810 mille ha sur un to­tal de 1 mil­lion 200 mille hec­tares em­bla­vés, contre 935 mille ha em­bla­vés la sai­son der­nière. Ben Romd­hane a af­fir­mé que les quan­ti­tés de pluies en­re­gis­trées, au cours des mois d’avril et de mai, ont contri­bué à l’amé­lio­ra­tion de la si­tua­tion dans les su­per­fi­cies culti­vées dans la plu­part des ré­gions du nord-est et du nord-ouest. Se­lon les don­nées sta­tis­tiques, le taux de cou­ver­ture plu­vio­mé­trique, de­puis le dé­mar­rage de la sai­son jus­qu’à la mi-mai, a at­teint 78% (372 mm) au nord-est et 87% (415 mm) au nord-Ouest du pays, alors que pour le centre et le sud, hor­mis les pé­ri­mètres ir­ri­gués, la si­tua­tion est ju­gée dif­fi­cile. Le res­pon­sable a in­di­qué que la ré­colte d’orge a dé­jà tou­ché près de 18 mille ha dans les dif­fé­rentes ré­gions. Concer­nant les pré­pa­ra­tifs lo­gis­tiques et ma­té­riels de la sai­son de mois­son, Ben Romd­hane a fait va­loir que le nombre des mois­son­neuses-bat­teuses a at­teint 3.553 ma­chines dont 3.100 mo­bi­li­sées pour les gou­ver­no­rats du nord, ajou­tant que des com­mis­sions ré­gio­nales ont été dy­na­mi­sées pour le diag­nos­tic des centres de col­lecte de cé­réales. Il y a ac­tuel­le­ment près de 209 centres per­ma­nents d’une ca­pa­ci­té de col­lecte de 7,7 mil­lions de quin­taux, ré­par­ties sur 15 so­cié­tés de col­lecte dont 2 coopératives cen­trales et 12 so­cié­tés pri­vées outre l’Of­fice des cé­réales. La com­mis­sion cen­trale a ap­prou­vé 200 centres de col­lecte per­ma­nents et 30 la­bo­ra­toires d’agréage après leur diag­nos­tic. Ben Romd­hane a fait va­loir que les be­soins de la sai­son en ma­tière de fil de fer sont es­ti­més à la lu­mière des in­di­ca­teurs de la pro­duc­tion à 13 mille tonnes dont 3.750 tonnes des­ti­nées aux pailles et le reste aux foins contre 15 mille tonnes de pro­duc­tion four­nies par les six en­tre­prises in­dus­trielles exis­tantes. De son cô­té, le di­rec­teur gé­né­ral de l’Ins­ti­tut na­tio­nal des grandes cultures, Ous­sa­ma Kh­ri­ji a dé­cla­ré que la qua­li­té des cé­réales se­ra sa­tis­fai­sante du point de vue pu­re­té et poids spé­ci­fique avec une ré­duc­tion si­gni­fi­ca­tive du taux de mé­ta­di­nage et d’im­pu­re­té. Il a fait ob­ser­ver que plus le taux de mé­ta­di­nage di­mi­nue, plus l’im­pact se­ra po­si­tif sur le ca­li­brage. L’agri­cul­teur peut du coup ti­rer pro­fit du ca­li­brage en rap­pro­chant de plus en plus sa pro­duc­tion du prix maxi­mal (70 di­nars pour le quin­tal). Kh­ri­ji a rap­pe­lé qu’en pré­vi­sion de la sai­son de la ré­colte, l’ins­ti­tut a or­ga­ni­sé des cycles de for­ma­tion et des jour­nées de sensibilisation à la ré­pa­ra­tion des mois­son­neuses-bat­teuses en vue de ré­duire le taux de perte es­ti­mée à 6%. D’autres jour­nées de sensibilisation ont été or­ga­ni­sées pour in­ci­ter les agri­cul­teurs à prendre des me­sures pré­ven­tives en vue de pro­té­ger les champs des cé­réales contre les in­cen­dies et d’as­su­rer la ré­colte.

avant tout. Les prix pro­po­sés par les agences de voyages en ligne sont consi­dé­ra­ble­ment moins chers que les prix pro­po­sés par les uni­tés hô­te­lières. Le dé­ca­lage peut at­teindre même plus de 40%. D’où on a as­sis­té ces der­nières an­nées à une vé­ri­table ruée vers les sites spé­cia­li­sés. Et les pro­fes­sion­nels du voyage n’ont pas tar­dé à com­prendre que cette nou­velle niche est por­teuse, et pré­sente un fort po­ten­tiel de dé­ve­lop­pe­ment. C’est ce qui ex­plique à la fois la pro­li­fé­ra­tion des sites spé­cia­li­sés (Plus de 50% du nombre to­tal des sites mar­chands en Tu­ni­sie à fin 2015) – un fac­teur qui a fa­vo­ri­sé da­van­tage la baisse des prix et l’émer­gence d’une nou­velle culture de consom­ma­tion – et la dy­na­mi­sa­tion du tou­risme in­terne. Concur­rence oblige, les pro­fes­sion­nels ont mul­ti­plié les offres pro­mo­tion­nels et les prix ont conti­nué à bais­ser pour le bon­heur du consom­ma­teur. Contrai­re­ment aux pro­fes­sion­nels du tou­risme, ceux du com­merce semblent en­core hé­si­ter ou peu convain­cus par le com­merce élec­tro­nique jus­qu’à au­jourd’hui, la vente des biens sur In­ter­net de­meure in­si­gni­fiante mal­gré le nombre im­por­tant des sites mar­chands. Et une des prin­ci­pales rai­sons de cette donne s’avère être l’in­ter­ac­ti­vi­té des pro­duits pro­po­sés et leurs prix. En fait, in­ver­se­ment à ce que l’on a ten­dance à croire, le Tu­ni­sien est dis­po­sé à ache­ter sur In­ter­net et la culture d’achat existe et les chiffres réa­li­sés par les sites de ser­vices tou­ris­tiques le confirment. Mais ce qui n’existe pas en­core, c’est le pro­duit in­té­res­sant avec un prix at­trayant au­quel s’ajoute l’ab­sence d’un « ca­pi­tal confiance ». Car si la qua­li­té du ser­vice tou­ris­tique ache­té en ligne est ga­ran­tie à la fois par l’agence de voyages et par l’hô­te­lier, la qua­li­té des mar­chan­dises ex­po­sées sur les sites d’e-com­merce ne por­te­rait au­cune ga­ran­tie. De plus, le consom­ma­teur conti­nue à craindre un re­tard de li­vrai­son, chose qui n’est pas pro­bable pour les ser­vices tou­ris­tiques, et l’in­ca­pa­ci­té de chan­ger le pro­duit en cas de pro­blème de taille, de cou­leur ou autres. Au-de­là des pro­blèmes conjonc­tu­rels d’ordre psy­cho­lo­gique, le com­merce élec­tro­nique souffre d’un réel pro­blème struc­tu­rel qui consiste en l’ab­sence des moyens de fi­nan­ce­ment des sites In­ter­net de ma­nière gé­né­rale et des sites mar­chands en par­ti­cu­lier. Ce­la re­vient à la culture des banques tu­ni­siennes qui n’ac­ceptent tou­jours pas de prendre le risque de fi­nan­cer un pro­jet in­no­vant, ne pré­sen­tant pas de ga­ran­ties réelles, et qui re­fusent de consi­dé­rer un site mar­chand comme une en­tre­prise com­mer­ciale. Or, sans moyens de fi­nan­ce­ment, le com­merce élec­tro­nique ne peut dé­col­ler, car pour pal­lier les pro­blèmes de dé­lais et de « ca­pi­tal confiance », cette en­tre­prise com­mer­ciale est dans l’obli­ga­tion de mettre en place un sys­tème lo­gis­tique per­for­mant, c’est ce qu’ont prou­vé plu­sieurs « succes stories », telles que le géant « ali­ba­ba » ou « ama­zone ». Si la ré­ponse au fi­nan­ce­ment ne se trouve pas au­jourd’hui au­près des banques, il fau­drait bien que les pro­fes­sion­nels du e-com­merce la cherchent au­près des Si­cars dont le mode de ges­tion est le plus adap­tés aux pro­jets in­no­vants.

adh (Uni­ver­sal au­to dis­tri­bu­tors hol­ding) pour­suit la conso­li­da­tion de sa po­si­tion sur le mar­ché bour­sier, au bon­heur de ses ac­tion­naires, qui per­ce­vront 2.4 mil­lions de di­nars de di­vi­dendes au titre de l’exer­cice 2015, soit trois fois plus que pré­vu et an­non­cé lors de l’in­tro­duc­tion en Bourse de ce conces­sion­naire au­to­mo­bile des marques Ci­troën et Maz­da en Tu­ni­sie, en mai 2015. Branche au­to du groupe fa­mi­lial tu­ni­sien «Lou­kil», Uadh confirme ain­si les prévisions et les re­com­man­da­tions des dif­fé­rents in­ter­mé­diaires en Bourse tu­ni­siens qui ont, sans ex­cep­tion, in­ci­té les in­ves­tis­seurs à prendre part au ca­pi­tal du conces­sion­naire. Il est à rap­pe­ler que la sous­crip­tion aux ac­tions d’Uadh a sus­ci­té une forte de­mande du mar­ché, l’an­née der­nière. L’Offre à prix ferme a été sur­sous­crite plus de cinq fois. L’opé­ra­tion por­tait sur un to­tal de 80 mil­lions de di­nars, 33,31% du ca­pi­tal so­cial après aug­men­ta­tion. Le prix de l’ac­tion avait été fixé à 6,5 di­nars. L’Offre à prix ferme concer­nant 1.538.461 quo­ti­tés (33,3% de l’offre pu­blique) a été sous­crite 5,03 fois par 18.690 sous­crip­teurs. Le Pla­ce­ment ga­ran­ti a, lui, été to­ta­le­ment sous­crit par 49 in­ves­tis­seurs. Cet en­goue­ment pour les ac­tions Uadh n’est pas sans rai­son. Bien au contraire, il s’agis­sait d’une op­por­tu­ni­té à ne pas ra­ter. Et les ré­sul­tats de l’exer­cice 2015 le confirment. A la fin dé­cembre 2015, le groupe Uadh a en­re­gis­tré 8.507 vé­hi­cules lé­gers im­ma­tri­cu­lés avec 15.69% de part de mar­ché, contre 7.118 vé­hi­cules en 2014, soit une crois­sance de 1.389 vé­hi­cules. Le groupe a ain­si ga­gné 2,4 points de part de mar­ché sur le sec­teur de la dis­tri­bu­tion de vé­hi­cules lé­gers, soit une crois­sance de 18% et a pu, en consé­quence, sur­per­for­mer le mar­ché dont l’évo­lu­tion par rap­port à 2014 était seule­ment de 1,57% (de 53.362 pre­mière im­ma­tri­cu­la­tions à 54.203). Ces per­for­mances ont boos­té l’Ebit­da à 42,129 MDT, l’Ebit à 34,781 MDT et le ré­sul­tat net à 14,834 mil­lions de di­nars. Le groupe af­fiche un ROE de 15,56% et un ra­tio d’ende ement en ne e amé­lio­ra­tion à 1,3 contre 2,2 en 2014, même s’il de­meure su­pé­rieur à la norme. Le fait mar­quant en 2015 reste la pour­suite des opé­ra­tions de fi­nan­ce­ment in­tra et in­ter­groupe en fa­veur des en­tre­prises du groupe Lou­kil qui com­mence à pe­ser dans l’ac­tif de l’Uadh, ce qui dé­montre que la re­struc­tu­ra­tion du groupe Lou­kil et les dif­fé­rents sous-groupes n’est pas en­core fi­nie. Uadh a tout in­té­rêt à ré­duire ses opé­ra­tions de prêts et concen­trer ses res­sources fi­nan­cières sur son mé­tier de base. Les ef­fets es­comp­tés non échus to­ta­lisent près de 22 MD oc­ca­sion­nant des frais fi­nan­ciers as­sez lourds. Se­lon le pre­mier res­pon­sable du groupe, Bas­sem Lou­kil, les re­ve­nus se sont consi­dé­ra­ble­ment amé­lio­rés par rap­port à l’an­née 2014 sur­tout par l’in­té­gra­tion des re­ve­nus des so­cié­tés LVI et Trucks Gros et la crois­sance des so­cié­tés dé­jà in­té­grées au groupe Uadh de­puis 2014, par­ti­cu­liè­re­ment les re­ve­nus pro­ve­nant des so­cié­tés Aures Au­to et Eco­no­mic Au­to qui se sont ac­crus res­pec­ti­ve­ment de 18% et 22%. Les re­ve­nus conso­li­dés sont, en fait, pas­sés de 143,897 à 368,503 MD, soit une crois­sance de 100% (Alors que les prévisions ta­blaient sur 356 mil­lions de di­nars). Bas­sem Lou­kil af­firme qu’Uadh est en train de ti­rer pro­fit de la forte évo­lu­tion des ventes de vé­hi­cules de la marque-phare du groupe, Ci­troën, qui a main­te­nu son sta­tut de lea­der pour deux an­nées suc­ces­sives avec 6.731 vé­hi­cules im­ma­tri­cu­lés (utilitaires et par­ti­cu­liers confon­dus) soit 12,42% de part de mar­ché et +18,71% par rap­port à l’an­née der­nière. La marque Maz­da a clô­tu­ré l’an­née avec 1.776 uni­tés, soit une évo­lu­tion de 22,65%. Dans les vé­hi­cules de 16 T et plus, Re­nault trucks a su main­te­nir une part de mar­ché de 21%. Cô­té pers­pec­tives, le ma­na­ge­ment ap­puyé par le com­mis­saire aux comptes, a re­con­duit les ob­jec­tifs du bu­si­ness plan de l’in­tro­duc­tion, soit 18,289 MD en 2016 et 21,750 MD en 2017, tout en af­fir­mant que les per­for­mances réa­li­sées jus­qu’au 31 mars 2016 qui dé­passent les ob­jec­tifs bud­gé­tés, perme ent d’en­tre­voir une bonne an­née 2016.

Bonne nou­velle pour les in­ves­tis­seurs en Bourse. L’opé­ra­teur his­to­rique fe­ra bien­tôt son en­trée sur le mar­ché bour­sier. En ef­fet, le mi­nistre des TIC et de l’Eco­no­mie nu­mé­rique, Noo­man Feh­ri, a dé­cla­ré que l’Etat tu­ni­sien va bien­tôt in­tro­duire en Bourse une par­tie des 65% du ca­pi­tal de l’opé­ra­teur Tu­ni­sie Té­lé­com qu’il dé­tient. A l’is­sue de ce e opé­ra­tion, ajoute le mi­nistre, l’Etat tu­ni­sien gar­de­ra tou­jours son contrôle sur l’opé­ra­teur his­to­rique. Rap­pe­lons que l’in­tro­duc­tion de Tu­ni­sie Te­le­com en Bourse a fait l’ob­jet d’une étude de la part des au­to­ri­tés de tu­telle, de­puis la ces­sion des 35% du ca­pi­tal au groupe émi­ra­ti. Une fois réa­li­sée, l’opé­ra­tion fe­ra cer­tai­ne­ment beau­coup de bruit et en­traî­ne­ra une nou­velle dy­na­mique dans le

mar­ché. Deux en­tre­prises tu­ni­siennes ont fi­gu­ré dans le clas­se­ment des 100 en­tre­prises les plus ren­tables en Afrique, éla­bo­ré par le ma­ga­zine Jeune Afrique. Il s’agit de l’Etap (En­tre­prise tu­ni­sienne d’ac­ti­vi­tés pé­tro­lières), qui oc­cupe la 37e place avec un bé­né­fice net de 266 mil­lions de dol­lars en 2014, et la Sfbt qui ar­rive à la 65e po­si­tion avec un ré­sul­tat net de 72,1 mil­lions de dol­lars. Glo­ba­le­ment, face à des condi­tions éco­no­miques plus dures en 2014, les en­tre­prises afri­caines fi­gu­rant dans le clas­se­ment ont ra­len­ti leurs per­for­mances. Elles res­tent tou­te­fois ex­trê­me­ment ren­tables. Les té­lé­coms de­meurent l’un des sec­teurs les plus pro­fi­tables, avec une ren­ta­bi­li­té de 15,8% des re­ve­nus. Tou­te­fois, les ma­té­riaux de cons­truc­tion dé­passent dé­sor­mais les té­lé­coms, leur ren­ta­bi­li­té a ei­gnant 19,7%. Pour 2016, Ser­vi­com pré­voit une re­prise de la crois­sance du chiffre d’af­faires à 71 mil­lions de di­nars et s’a end à ce que son ré­sul­tat d’ex­ploi­ta­tion et son ré­sul­tat net conti­nuent à croître dans la fou­lée de 2015 pour a eindre res­pec­ti­ve­ment 8,4 et 2,5 MD. Ce e nou­velle dy­na­mique est ex­pli­quée par la ma­tu­ri­té des mé­tiers de tra­vaux pu­blics et de cli­ma­ti­sa­tion, l’in­té­gra­tion in­dus­trielle en tra­vaux pu­blics et as­cen­seurs et la forte crois­sance de la part des ser­vices dans le chiffre d’af­faires de l’ac­ti­vi­té de cli­ma­ti­sa­tion. Rap­pe­lons qu’en 2015, Ser­vi­com a réa­li­sé un chiffre d’af­faires de 65,1 MD et un ré­sul­tat d’ex­ploi­ta­tion de 7,2 MDT (+71%). Après deux an­nées de forte crois­sance, du­rant les­quelles Ser­vi­com a dou­blé de taille, le ma­na­ge­ment de la so­cié­té a op­té pour pri­vi­lé­gier plus la ren­ta­bi­li­té pour les an­nées

2015 et 2016.

a Baii ver­ra son pre­mier groupe de pro­jets d’in­fra­struc­ture à la fin de juin et re­lè­ve­ra cette an­née le pla­fond du nombre de ses membres de 57 à près de 100 pays et ré­gions. Bien que les Etats-Unis et le Ja­pon aient re­fu­sé d’y adhé­rer, tous les pays peuvent tra­vailler en­semble, qu’ils en soient membres ou pas. Un res­sor­tis­sant ja­po­nais de­vrait bien­tôt être nom­mé à un poste d’un ni­veau su­pé­rieur. Lors d’une ren­contre avec un groupe de ré­dac­teurs en chef de grands mé­dias d’Asie, Jin Li­qun a évo­qué la mis­sion et le fonc­tion­ne­ment de la Baii, di­ri­gée par la Chine. «Le pre­mier lot du pro­jet re­pré­sente le vo­lume de la Baii», en ajou­tant que le deuxième et le troi­sième groupe du pro­jet se­ront dé­voi­lés d’ici à la fin de l’an­née. L’homme fort de la Banque asia­tique d’in­ves­tis­se­ment pour les in­fra­struc­tures a fait ses re­marques avant l’ou­ver­ture de la pre­mière réunion an­nuelle de la struc­ture, qui au­ra lieu à Beijing les 25 et 26 juin, avec la par­ti­ci­pa­tion de gou­ver­neurs et re­pré­sen­tants des 57 membres fon­da­teurs. Jin Li­qun a éga­le­ment ré­af­fir­mé qu’il n’y avait au­cune in­ten­tion de contes­ter l’ordre fi­nan­cier in­ter­na­tio­nal ou de consti­tuer une me­nace pour les autres banques mul­ti­la­té­rales de dé­ve­lop­pe­ment. L’en­ti­té tra­vaille de fa­çon trans­pa­rente avec les ins­ti­tu­tions in­ter­na­tio­nales, y com­pris la Banque mon­diale et la Banque asia­tique de dé­ve­lop­pe­ment, pour le co­fi­nan­ce­ment des pro­jets d’in­fra­struc­ture, a-t-il sou­li­gné. En ce qui concerne les pro­jets d’in­fra­struc­ture de fi­nan­ce­ment, la prio­ri­té se­ra ini­tia­le­ment don­née aux pays membres asia­tiques. Mais il s’agi­ra en­suite d’élar­gir le champ d’in­ves­tis­se­ment avec les pays d’autres ré­gions as­so­ciées au conti­nent par de forts liens éco­no­miques, et non se li­mi­ter à l’in­té­rieur des fron­tières géo­gra­phiques pro­po­sés par l’Ini­tia­tive chi­noise «une Cein­ture, une Route». La banque in­ves­ti­ra dans divers sec­teurs, tels que l’édu­ca­tion, la san­té, la pla­ni­fi­ca­tion ur­baine et la ges­tion, a in­di­qué Jin. Les pro­jets ac­tuel­le­ment fi­nan­cés doivent être éco­no­mi­que­ment viables, res­pec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment et so­cia­le­ment ac­cep­tables.

2.827,703 in­gé­nieurs en hy­drau­lique tous né­ces­saires pour as­su­rer la trans­for­ma­tion du conti­nent se­lon les ob­jec­tifs fixés par l’Agen­da 2063. D’autre part, l’Afrique ne compte que 13 trac­teurs pour chaque cen­taine d’hec­tares de terre arable dis­po­nible, alors que la moyenne mon­diale se si­tue à en­vi­ron 200. De plus, la fac­ture en termes d’im­por­ta­tion de den­rées ali­men­taires s’élève en moyenne à 60 mil­liards de dol­lars par an, alors que le conti­nent n’ex­ploite qu’à peine 45% des terres arables. L’Acbf a éga­le­ment pré­sen­té les ré­sul­tats du tra­vail ac­com­pli du­rant les 25 der­nières an­nées. Ini­tia­le­ment créée pour dé­ve­lop­per les ca­pa­ci­tés du sec­teur pri­vé afin de mettre en place les me­sures d’ajus­te­ment struc­tu­rel éco­no­mique lar­ge­ment im­po­sées aux Etats afri­cains dans les an­nées 90, l’Acbf a vu son man­dat évo­luer consi­dé­ra­ble­ment. De nom­breux think-tanks ont vu le jour grâce à l’ap­pui de l’Acbf et conti­nuent de bé­né­fi­cier de son ap­pui fi­nan­cier. La fon­da­tion a ap­pe­lé à une plus grande co­opé­ra­tion et à l’im­plé­men­ta­tion de nou­veaux sys­tèmes de fi­nan­ce­ment pour pé­ren­ni­ser ses ac­tions en fa­veur du ren­for­ce­ment des ca­pa­ci­tés en Afrique au ni­veau in­di­vi­duel et ins­ti­tu­tion­nel. L’Acbf est consi­dé­rée comme l’un des quatre pi­liers de l’en­semble, avec le Groupe de la Banque afri­caine de dé­ve­lop­pe­ment (BAD), la Com­mis­sion éco­no­mique pour l’Afrique (ECA) et l’Union afri­caine (UA), des in­tui­tions-phares qui agissent en fa­veur du dé­ve­lop­pe­ment des com­pé­tences et la réa­li­sa­tion des ob­jec­tifs de l’Agen­da 2063 et l’Agen­da 2030, com­mu­né­ment ap­pe­lés «Les ob­jec­tifs de dé­ve­lop­pe­ment du­rable».

ex­trait du dis­cours du Vice-pré­sident zim­babwéen Phe­le­ke­ze­la Mpho­ko.

Pa­trick Chi­na­ma­sa, mi­nistre des Fi­nances, Ré­pu­blique du Zim­babwe

Ab­dou­laye Mar Dieye, di­rec­teur ré­gio­nal pour l’Afrique, Undp. Ona­no, res­pon­sable à Com­mu­nau­té et Par­te­na­riats, Par­rai­nage et Mo­bi­li­sa­tion de fonds, Fon­da­tion Afri­ca 2.0

an­kers brie­fed on the plans for what is set to be one of the lar­gest sales of emer­ging mar­ket debt said the mi­nis­try of fi­nance and a new­ly for­med debt ma­na­ge­ment of­fice would be hos­ting a “beau­ty pa­rade” of len­ders on June 6-7 to hear pro­po­sals on how to or­ga­nise the Sau­dis’first dol­lar-de­no­mi­na­ted bond. Banks ex­pec­ted to take part in­clude Bank of To­kyo-Mit­su­bi­shi, HSBC and JPMor­gan, who were lead len­ders on the king­dom’s $10bn loan in April. Others be­lie­ved li­ke­ly to take part in­clude BNP Pa­ri­bas, Ci­ti, Deutsche Bank, Gold­man Sachs and Mor­gan Stan­ley. Riyadh could short­list lead and se­cond-tier ar­ran­gers as ear­ly as mid-June, one of the ban­kers said. The plan­ned is­suance, which could come as ear­ly as Ju­ly, will be across se­ve­ral ma­tu­ri­ties up to 30 years and is li­ke­ly to be fol­lo­wed by ano­ther bond la­ter this year and po­ten­tial­ly ano­ther one next year. Growth in the king­dom has slo­wed to around 1 per cent of gross do­mes­tic pro­duct as oil prices have plun­ged. The go­vern­ment has been for­ced to slash spen­ding and de­plete fis­cal re­serves to deal with a yaw­ning bud­get de­fi­cit. The un­pre­ce­den­ted step of bor­ro­wing on in­ter­na­tio­nal ca­pi­tal mar­kets is al­so part of a broa­der eco­no­mic plan to di­ver­si­fy the eco­no­my by boos­ting the pri­vate sec­tor and rai­sing non-oil re­ve­nue. Al­though oil prices have rea­ched $50 per bar­rel they re­main half the le­vel they were in Sep­tem­ber 2014. The go­vern­ment has al­rea­dy been car­rying out due di­li­gence and pre­pa­ring do­cu­men­ta­tion so that it can push ahead with the is­suance af­ter the im­mi­nent ho­ly fas­ting month of Ra­ma­dan, when re­gio­nal bu­si­ness ac­ti­vi­ty tails off. “Now is the right ti­ming for in­ter­na­tio­nal banks to come back and take bu­si­ness back off the lo­cal banks,” said one of the ban­kers, re­fer­ring to a li­qui­di­ty shor­tage that has be­set re­gio­nal banks since the oil price crash. Gulf go­vern­ments are ru­shing to is­sue ahead of Sau­di Arabia’s large is­suance, which could do­mi­nate the mar­ket. Gas-rich Qa­tar sur­pri­sed mar­kets last week by is­suing $9bn in in­ter­na­tio­nal bonds with ma­tu­ri­ties of up to 30 years, the lar­gest ever from the Middle East. Oman, hard hit by the oil price slump, is al­so close to laun­ching an in­ter­na­tio­nal bond of $1bn-$2bn.

loyds Ban­king Group is ho­ping to make its first ac­qui­si­tion since it was re­scued by the tax­payer in 2009, as the len­der pre­pares to bid for Bank of America’s £7bn Bri­tish cre­dit card bu­si­ness. The re­turn of Lloyds to the deal­ma­king fray un­der­lines how the big­gest UK re­tail bank by mar­ket share has re­pai­red the da­mage to its ba­lance sheet from the fi­nan­cial crisis and is now confi­dent en­ough to seek ac­qui­si­tions. Ban­kers say MBNA —which is ow­ned by BofA and has a loan book of about £7bn— is li­ke­ly to at­tract in­ter­est from a num­ber of groups, in­clu­ding Bar­clay­card, Vir­gin Money, San­tan­der UK, and pri­vate equi­ty groups. The Ches­ter-ba­sed bu­si­ness fits with Lloyds’ search for ac­qui­si­tions to ac­ce­le­rate ex­pan­sion in niche areas, such as un­se­cu­red consu­mer loans, car fi­nance, lea­sing and fleet ma­na­ge­ment. The UK bank has been pre­ven­ted from ma­king ac­qui­si­tions since its ta­keo­ver of fai­ling ri­val HBOS du­ring the fi­nan­cial crisis, which left the com­bi­ned group on the brink of col­lapse and nee­ding a tax­payer bai­lout in 2009. But in the past year Lloyds has re­tur­ned to pro­fit and res­tar­ted di­vi­dend pay­ments, promp­ting ana­lysts to spe­cu­late that it will have ex­cess ca­pi­tal, which needs to be spent or re­tur­ned to sha­re­hol­ders. The go­vern­ment has sold more than three-quar­ters of its stake in Lloyds, which is now be­low 10 per cent, and the Trea­su­ry aims to exit ful­ly via a share sale to re­tail in­ves­tors in the next year. Lloyds was part of a consor­tium, in­clu­ding buyout group Cin­ven, that made an un­suc­cess­ful bid last year for Lea­seP­lan, the fleet ma­na­ge­ment arm of Volks­wa­gen that was bought for €3.5bn by a group of pri­vate equi­ty and so­ve­rei­gn wealth funds. Antó­nio Hor­ta-Osó­rio, Lloyds chief exe­cu­tive, is loo­king for ways to off­set the pres­sure on mar­gins in its mort­gage book from low in­ter­est rates. As part of this, he aims to ex­pand in cre­dit cards, where the bank has a £10bn loan book and about 15 per cent mar­ket share. Ban­kers say Lloyds al­so ran the ru­ler over a pos­sible bid for Ath­lon, the fleet ma­na­ge­ment bu­si­ness being sold by Dutch len­der Ra­bo­bank, but it ul­ti­ma­te­ly de­ci­ded against ma­king a bid. BofA put MBNA up for sale five years ago and, al­though it at­trac­ted wi­des­pread in­ter­est, it en­ded up kee­ping the UK cre­dit card ope­ra­tion while sel­ling other European parts of the bu­si­ness, such as in Ire­land and Spain. MBNA has 5m cus­to­mers, gi­ving it about 11 per cent of the UK mar­ket by cre­dit card ba­lances. It made £166m last year and is li­ke­ly to be va­lued at a pre­mium to its outs­tan­ding cre­dit ba­lances, which could mean a price of £8bn.

a ex­pli­qué le res­pon­sable. Ain­si, face à la taille du mar­ché fi­nan­cier tu­ni­sien qui n’est pas sus­cep­tible d’in­té­res­ser l’in­ves­tis­seur étran­ger, le DG de la Bourse a af­fir­mé qu’il de­meure né­ces­saire de mul­ti­plier par cinq la ca­pi­ta­li­sa­tion bour­sière. Il a in­di­qué que cette ca­pi­ta­li­sa­tion, qui s’élève ac­tuel­le­ment à quelque 19 mil­liards de di­nars (21% du PIB), est in­suf­fi­sante. De ce fait, la taille de la Bourse ne per­met pas d’at­ti­rer les in­ves­tis­seurs étran­gers. Aus­si, la Bourse de Tu­nis a-t-elle pris l’ini­tia­tive, conjoin­te­ment avec Pa­ris Eu­ro­place, de fa­vo­ri­ser la créa­tion d’une struc­ture re­pré­sen­ta­tive des ac­teurs du sys­tème fi­nan­cier tu­ni­sien. Cette struc­ture re­grou­pe­ra et re­cher­che­ra l’in­té­rêt des en­tre­prises co­tées, des pro­fes­sion­nels, des banques et des so­cié­tés d’as­su­rances. Elle fa­vo­ri­se­ra leur vi­si­bi­li­té et leur dé­ploie­ment à l’in­ter­na­tio­nal, no­tam­ment en Afrique. Bi­lel Sah­noun a évo­qué cinq pro­po­si­tions à l’at­ten­tion du gou­ver­ne­ment et en par­ti­cu­lier au mi­nistre des Fi­nances, en vue de dé­ve­lop­per le mar­ché fi­nan­cier et sur­tout sa contri­bu­tion dans le fi­nan­ce­ment de l’éco­no­mie du pays. La pre­mière concerne les in­ci­ta­tions fis­cales qui de­vraient bé­né­fi­cier non seule­ment aux en­tre­prises mais aus­si aux in­ves­tis­seurs. La deuxième porte sur le rôle des banques et so­cié­tés d’as­su­rances pour ren­for­cer leur ac­tion sur le mar­ché fi­nan­cier ; il fau­dra pour ce­la re­voir la loi de 1994 qui a lais­sé un peu à l’écart les ins­ti­tu­tions fi­nan­cières. La troi­sième pro­po­si­tion porte sur le re­cours au mar­ché fi­nan­cier pour fi­nan­cer les en­tre­prises pu­bliques, les grou­pe­ments lo­caux et sur­tout les pro­jets en­trant dans le cadre du PPP, ce qui au­ra pour avan­tage de sou­la­ger le bud­get de l’Etat. Qua­triè­me­ment, il s’agit de pour­suivre le pro­ces­sus de dé­pla­fon­ne­ment des in­ves­tis­se­ments étran­gers dans les so­cié­tés co­tées et ac­croître les IDE en por­te­feuille, qui ne re­pré­sentent ac­tuel­le­ment que de 26% de notre ca­pi­ta­li­sa­tion bour­sière, com­pa­rée à plus de 50% dans les places arabes. La cin­quième pro­po­si­tion est d’ou­vrir le ca­pi­tal des en­tre­prises éta­tiques, entre autres, pour étof­fer des sec­teurs au­jourd’hui non re­pré­sen­tés dans le Tu­nin­dex. A l’unis­son de son pré­dé­ces­seur, Slim Cha­ker, mi­nistre des Fi­nances, n’a pas man­qué de sou­li­gner que son dé­par­te­ment est ou­vert à toute pro­po­si­tion de la part des res­pon­sables de la Bourse de Tu­nis, y com­pris celle re­la­tive à l’ou­ver­ture du ca­pi­tal de la place de Tu­nis à des ins­ti­tu­tion­nels et des in­ves­tis­seurs pri­vés, afin de per­mettre à la Bourse de mieux jouer son rôle d’ac­teur dans le fi­nan­ce­ment de l’éco­no­mie, et contri­buer à l’at­trait du site Tu­ni­sie pour les in­ves­tis­seurs aus­si bien lo­caux qu’étran­gers.

Etap (En­tre­prise tu­ni­sienne des ac­ti­vi­tés pé­tro­lières) avance à pas sûrs dans l’exé­cu­tion de son pro­gramme trien­nal (2015-2017) de res­pon­sa­bi­li­té so­ciale dé­dié au gou­ver­no­rat de Ta­taouine bap­ti­sé « RSE Ta­taouine ». Jus­qu’ à au­jourd’hui, l’en­tre­prise a ac­cor­dé 164 mi­cro­cré­dits pour un mon­tant de 640 mille di­nars au pro­fit de mi­croen­tre­pre­neurs éta­blis dans les dif­fé­rentes dé­lé­ga­tions du gou­ver­no­rat. L’en­tre­prise pu­blique a, éga­le­ment, fi­nan­cé 77 mi­cro­pro­jets dans la ré­gion pour une en­ve­loppe to­tale de 1.47 mil­lion de di­nars, per­met­tant ain­si la créa­tion de 206 postes d’em­ploi, ain­si que 5 PME pour un mon­tant de 2.4MD créant, ain­si, 71 em­plois. En ce qui concerne l’in­fra­struc­ture, « RSE Ta­taouine » a fi­nan­cé: la res­tau­ra­tion et l’amé­na­ge­ment de l’école pri­maire de Bir Th­la­thine (dé­lé­ga­tion de Ta­taouine-Sud) pour un mon­tant to­tal de 70 mille di­nars, et ce, dans le cadre de sa par­ti­ci­pa­tion au Mois de l’école, ini­tié par le gou­ver­ne­ment, le fo­rage de 4 puits d’eau pour un mon­tant to­tal de 64 mille di­nars, la créa­tion d’un pé­ri­mètre ir­ri­gué par les eaux usées trai­tées pour un mon­tant de 180 mille di­nars, la cons­truc­tion d’un ter­rain de foot en ga­zon ar­ti­fi­ciel à Re­ma­da pour un mon­tant to­tal de 140 mille di­nars et le fi­nan­ce­ment des tra­vaux de res­tau­ra­tion du site de des­sins ru­pestres « Châa­betMâar­ka» à Ghom­ras­sen, pour un mon­tant to­tal de 27 mille di­nars. Pour ce qui est des pro­jets as­so­cia­tifs, « RSE Ta­taouine » a per­mis, no­tam­ment, de mettre en place un pro­gramme de ca­ra­vane mé­di­cale vi­sant à as­su­rer des consul­ta­tions dans les spé­cia­li­tés non pré­sentes à Ta­taouine, en par­te­na­riat avec l’As­so­cia­tion des mé­de­cins de Ta­taouine, la Di­rec­tion ré­gio­nale de la san­té et l’hô­pi­tal ré­gio­nal de Ta­taouine. Ain­si, cinq ca­ra­vanes ont été or­ga­ni­sées dans les spé­cia­li­tés : der­ma­to­lo­gie, neu­ro­lo­gie, psy­chia­trie, gas­tro­lo­gie, en­do­cri­no­lo­gie et car­dio­lo­gie pour près de 400 consul­ta­tions. Les spé­cia­listes vi­si­teurs as­surent éga­le­ment des cycles de for­ma­tion pour les mé­de­cins de la ré­gion. so­ciale des en­tre­prises (RSE) a été si­gnée entre le mi­nis­tère de tu­telle d’une part, et l’Etap et les so­cié­tés pé­tro­lières ENI (Ita­lie), Med­co (In­do­né­sie) et OMV (Au­triche), d’autre part. La charte a por­té sur la mise en place d’un Pro­gramme trien­nal (2015/2017) de res­pon­sa­bi­li­té so­ciale d’en­tre­prise dans le gou­ver­no­rat de Ta­taouine», « Pro­gramme RSE Ta­taouine », pour un mon­tant de 11,6 mil­lions de di­nars. Le conte­nu de ce pro­gramme a été éla­bo­ré confor­mé­ment à une étude de dé­ve­lop­pe­ment du gou­ver­no­rat, fi­nan­cée par les so­cié­tés pé­tro­lières et réa­li­sée par le bu­reau d’études Ac­cess Con­sul­ting Tu­ni­sie. Les ré­sul­tats de l’étude ont fait res­sor­tir quatre axes prio­ri­taires pour le pro­gramme, à sa­voir : la pro­mo­tion du sec­teur pri­vé, le ren­for­ce­ment de l’in­fra­struc­ture, le dé­ve­lop­pe­ment à tra­vers les as­so­cia­tions, et la pro­mo­tion du ter­ri­toire. La con­cep­tion de ces axes ain­si que l’éla­bo­ra­tion des fiches de pro­jets pour le pro­gramme sont le fruit d’une ré­flexion par­ti­ci­pa­tive avec les au­to­ri­tés ré­gio­nales et lo­cales, les ad­mi­nis­tra­tions ré­gio­nales, les par­te­naires so­ciaux et des re­pré­sen­tants de la so­cié­té ci­vile.

lors que la de­mande na­tio­nale en éner­gie va cres­cen­do d’une an­née à l’autre (7% par an pour le gaz na­tu­rel et 3% pour l’élec­tri­ci­té), les in­ves­tis­se­ments sont au point mort de­puis trois ans. Et pour cause : l’ar­ticle 13 de la Cons­ti­tu­tion tu­ni­sienne sti­pule que : Ain­si, à force de cher­cher la trans­pa­rence dans un sec­teur sou­vent poin­té du doigt et de­ve­nu, par­tout dans le monde, sy­no­nyme de cor­rup­tion et de mal­ver­sa­tion, le­dit ar­ticle a se­mé le flou, no­tam­ment en l’ab­sence de textes d’ap­pli­ca­tions le dé­cryp­tant et le cla­ri­fiant. De ce fait, l’Ad­mi­nis­tra­tion tu­ni­sienne s’est trou­vée blo­quée et in­ca­pable de prendre l’ini­tia­tive par crainte de tom­ber dans l’in­cons­ti­tu­tion­na­li­té, et les in­ves­tis­seurs dis­sua­dés de ve­nir in­jec­ter leurs fonds dans un pays qui n’a pas dé­fi­ni clai­re­ment sa po­si­tion et la ma­nière avec la­quelle il compte gé­rer ses res­sources na­tu­relles. C’est, en fait, l’idée prin­ci­pale qui a été sou­li­gnée par les dif­fé­rents in­ter­ve­nants lors d’une ren­contre or­ga­ni­sée par l’Iace (Ins­ti­tut arabe des chefs d’en­tre­prise) sur le thème : «Les IDE dans les in­dus­tries ex­trac­tives: quelle trans­pa­rence pour une meilleure at­trac­ti­vi­té?». L’ar­ticle a, en fait, gra­ve­ment fra­gi­li­sé un sec­teur tou­ché de plein fouet par l’in­sé­cu­ri­té et les ten­sions so­ciales qui règnent dans le pays de­puis fin 2010. Les en­tre­prises étran­gères dans le sec­teur de l’in­dus­trie ex­trac­tive (mi­ne­rais et hy­dro­car­bures) sont pas­sées d’une cin­quan­taine en 2010 à moins de la moi­tié au­jourd’hui. Une dé­ser­tion qui se ma­ni­feste dans les chiffres : les IDE re­pré­sentent 55% des in­ves­tis­se­ments dans le do­maine des hy­dro­car­bures, contre 65 à 70% avant 2011. Or, une telle si­tua­tion ne peut qu’af­fai­blir da­van­tage l’as­sise fi­nan­cière du pays et re­tar­der en­core la re­lance de son éco­no­mie, sur­tout que sa dé­pen­dance du mar­ché in­ter­na­tio­nal ne cesse de s’ac­cen­tuer en rai­son du dés­équi­libre in­quié­tant entre sa pro­duc­tion et sa consom­ma­tion. Ac­tuel­le­ment, la Tu­ni­sie im­porte de l’Al­gé­rie 53% de ses be­soins en gaz na­tu­rel, alors que les sites tu­ni­siens, comme Na­wa­ra, n’y contri­bue qu’à hau­teur de 5%. Mettre fin au flou in­tro­duit par cet ar­ticle, adop­ter un mode de bonne gou­ver­nance, res­pec­ter les normes in­ter­na­tio­nales de trans­pa­rence les plus dra­co­niennes…prendre de telles me­sures n’est pas un choix pour le pays. Il faut, éga­le­ment, pen­ser à pu­blier les contrats dé­jà si­gnés et qui conti­nuent à ali­men­ter le doute et les ru­meurs et qui pro­voquent d’un mo­ment à l’autre une vague de pro­tes­ta­tions au nord comme au sud du pays.

ne tren­taine d’en­tre­prises pour­voyeuses d’em­ploi ont pris part au 25e Fo­rum de l’Atuge (As­so­cia­tion des Tu­ni­siens des grandes écoles) pla­cé cette an­née sous le signe « Tu­ni­siennes et Tu­ni­siens en ac­tion ». Is­sues prin­ci­pa­le­ment des sec­teurs des nou­velles tech­no­lo­gies et de la fi­nance, cha­cune de ces en­tre­prises a af­fi­ché les postes à pour­voir et les pro­fils re­cher­chés dans un do­cu­ment dis­tri­bué aux vi­si­teurs. Ain­si, le jeune di­plô­mé, ou le jeune cadre à la re­cherche de nou­velles op­por­tu­ni­tés, pour­rait se pré­sen­ter di­rec­te­ment au stand de l’en­tre­prise dont l’offre cor­res­pond à son pro­fil et à ses as­pi­ra­tions pour y dé­po­ser son CV et me­ner un pre­mier échange avec avec les re­cru­teurs. En­core une fois, c’est l’em­ploya­bi­li­té des jeunes et des cadres qui forme le pi­lier du Fo­rum de l’Atuge. Dans cet es­pace bap­ti­sé En­tre­prises, les jeunes dé­filent de­vant les stands. Te­nant son porte-do­cu­ments bour­ré de di­plômes et at­tes­ta­tions entre les mains, Amine, un jeune in­for­ma­ti­cien at­tend que l’un des re­cru­teurs d’une boîte d’in­gé­nie­rie lo­gi­ciel ter­mine son en­tre­vue pour se pré­sen­ter et es­pé­rer que la ren­contre soit concluante. Ap­pro­ché après une ren­contre de quelques mi­nutes, il s’est mon­tré sa­tis­fait de dé­cro­cher un en­tre­tien au sein de la firme.

a-t-il es­ti­mé, lais­sant com­prendre que son agen­da d’en­tre­tiens est as­sez plein et que le vrai bou­lot se fait en­core at­tendre. Un groupe de jeunes filles voi­lées se sont re­grou­pées dans un coin de la grande salle pour échan­ger les avis sur leurs pe­tits pé­riples de la ma­ti­née entre les stands de l’es­pace « En­tre­prises ». Dy­na­miques et pers­pi­caces, elles ont en­ta­mé la re­cherche ac­tive d’em­ploi avant même l’oc­troi de leur di­plôme, pré­vu pour la fin du mois. L’un des re­cru­teurs pour le compte d’une ins­ti­tu­tion fi­nan­cière de la place a confié à

que tous les vi­si­teurs, quels que soient leurs pro­fils, sont en­clins à can­di­da­ter pour un poste dans sa firme, ré­pu­tée pour sa bonne ré­mu­né­ra­tion. Du coup, la mis­sion de re­cherche des pé­pites s’est trans­for­mée en une ges­tion d’une grande masse des dos­siers, a-t-il re­gret­té. Cer­tains can­di­dats manquent de com­pé­tence en com­mu­ni­ca­tion, a-t-il ajou­té, ce qui pour­rait for­mer un cri­tère éli­mi­na­toire pour une ins­ti­tu­tion à la re­cherche de can­di­da­tures de qua­li­té. En somme, cha­cune des en­tre­prises pré­sentes re­ce­vrait près d’une cen­taine de CV, se­lon les prévisions du pré­sident de l’Atuge, Ha­tem Che­beane. En ef­fet, pour ren­for­cer la par­ti­ci­pa­tion des jeunes, l’une des prin­ci­pales cibles

n a beau­coup par­lé des Tu­ni­siens pré­sents au fes­ti­val de Cannes. On a lar­ge­ment par­ta­gé les photos des man­ne­quins, des ac­trices tu­ni­siennes, des non-tu­ni­siennes qui por­taient des robes de cou­tu­riers tu­ni­siens, des spor­tifs in­vi­tés à fou­ler le ta­pis rouge, ou en­core des réa­li­sa­teurs dont les films étaient ou n’étaient pas pré­sen­tés. Mais rares sont les mé­dias tu­ni­siens qui ont dé­tec­té la pré­sence d’un des pro­duc­teurs que le jour­nal dé­cla­rait dans son sup­plé­ment- fes­ti­val comme « une des per­son­na­li­tés in­fluentes de Cannes » : le Tu­ni­sien Saïd Ben Saïd. Non qu’on ne l’ait point vu fou­ler le ta­pis rouge, puis­qu’il sa­cri­fia à deux re­prises à la fa­meuse mon­tée des marches. Cet homme dis­cret, ce pro­duc­teur aux choix éclec­tiques, pré­sen­tait en ef­fet deux films pour cette ses­sion : du Néer­lan­dais Paul Ve­rhoe­ven, avec Isa­belle Hup­pert, et du Bré­si­lien Kle­ber Men­don­ça Fil­ho, deux films qui ob­tinrent d’ex­cel­lentes cri­tiques. Cu­rieux par­cours que ce­lui de ce jeune homme dis­cret, mo­deste, qui vint au ci­né­ma par des che­mins dé­tour­nés. In­gé­nieur par fi­lia­tion, il gère des chan­tiers de tra­vaux pu­blics par tra­di­tion fa­mi­liale avant de dé­ci­der de faire en­fin ce qu’il aime : le ci­né­ma, qu’il avait dé­cou­vert par les cours du soir à la Ci­né­ma­thèque Fran­çaise et une as­si­dui­té sans faille aux Ca­hiers du Ci­né­ma. Ou­bliés donc l’in­gé­nie­rie et les tra­vaux pu­blics. Saïd Ben Saïd entre à M6, le quitte pour UGC, et réa­lise en­fin ce qu’il a tou­jours sou­hai­té : de­ve­nir son propre pa­tron, créer sa boîte de pro­duc­tion SBS, et tour­ner les films qu’il sou­hai­tait. En fait, la ré­pu­ta­tion de Saïd Ben Saïd était éta­blie de­puis de longues an­nées. Le mi­lieu connais­sait et res­pec­tait ce pro­duc­teur cou­ra­geux qui, dé­jà chez UGC, avait op­té pour une lo­gique d’al­ter­nance : un film com­mer­cia­le­ment ren­table pour En Tu­ni­sie, on ne se le de­mande plus : Saïd Ben Saïd sou­haite faire quelque chose pour la jeu­nesse tu­ni­sienne : un pe­tit fes­ti­val avec les films pri­més à Cannes, qui se tien­drait dans les quar­tiers

place.■ ex­cen­trés de Tu­nis, ceux où le ci­né­ma et la culture n’ont pas beau­coup de

anal+ sport vient de re­dif­fu­ser une en­quête sur Zla­tan Ibra­hi­mo­vic, le Sué­dois qui vient de quit­ter le PSG. L’émis­sion a in­ti­tu­lé le re­por­tage: «Zla­tan, l’autre roi de Suède ?». Un très beau re­por­tage qui par­lait de Zla­tan, la ve­dette qui a une image de marque ca­pi­ta­li­sée à des mil­lions d’eu­ros et qui joue le rôle d’em­blème pour son pays. L’idée était de le suivre dans son pays (pour­tant il est d’ori­gine bos­niaque) et de voir son im­pact non seule­ment spor­tif (chose évi­dente), mais so­cial et éco­no­mique. Ce re­por­tage avait étu­dié l’as­so­cia­tion entre l’image de Zla­tan, la ve­dette du foot en Suède et la cé­lèbre marque sué­doise d’au­to­mo­bile cé­lèbre, Vol­vo, qui l’a choi­si comme ac­teur dans sa cam­pagne Pub in­tense. Deux faits à re­te­nir pour nous : Zla­tan a été très bien com­mer­cia­li­sé comme image avec un spot qui le montre in­crus­té dans la culture et les an­ciennes tra­di­tions sué­doises et qui montre une image ori­gi­nale de ce cham­pion adu­lé (il court, il nage, il es­ca­lade, il se ré­veille aux cô­tés de sa fa­mille dans des scènes as­sez in­times et réelles). Le deuxième fait, ce sont les re­tom­bées mar­ke­ting et po­li­tiques de cette Pub. Le chiffre d’af­faires de la marque se mul­ti­plie, la de­mande des conces­sion­naires grimpe en Suède après juste deux se­maines du lan­ce­ment de ce spot publicitaire. L’as­so­cia­tion entre la marque d’au­to­mo­bile et Zla­tan est un vé­ri­table coup d’éclat com­mer­cial qui, en plus, met en va­leur l’iden­ti­té sué­doise et sti­mule en quelque sorte un « fee­ling » pa­trio­tique au­près de ce peuple qui adore Ibra­hi­mo­vic. Et de fait, c’est le joueur lui­même qui né­go­cie cette pu­bli­ci­té avec la marque d’au­to­mo­bile qui ré­pond vite avec deux ob­jec­tifs conver­gents : la no­to­rié­té et la re­cherche de faire pas­ser un mes­sage de per­for­mance pour Vol­vo et le be­soin de sen­tir son im­por­tance et sa va­leur so­cio­cul­tu­relle pour la star. Les deux ob­jec­tifs ont fu­sion­né pour sor­tir une mer­veille dans le monde de la com­mu­ni­ca­tion. Ce joueur aty­pique (énorme mor­pho­lo­gie qui ne l’em­pêche pas d’être fin tech­ni­cien), pro­vo­ca­teur (à la li­mite de l’ar­ro­gance et de la pré­ten­tion quand il parle de lui), com­plet, brillant là où il a joué (Ajax, Juve, Bar­ce­lone, In­ter, Mi­lan, PSG) et qui ne passe pas in­aper­çu, est une vé­ri­table icône en Suède. C’est plus qu’une star pour ces Scan­di­naves riches, dé­ve­lop­pés mais qui n’ont pas les moyens de ga­gner quoi que ce soit face aux té­nors al­le­mand, fran­çais, etc. ils s’y iden­ti­fient avec un sen­ti­ment fort de pa­trio­tisme et d’ému­la­tion quand on parle de lui dans son pays. Pour l’anec­dote, on rap­porte que l’hymne sué­dois chan­té par Zla­tan est un disque d’or là-bas ven­du à près de 3 mil­lions d’exem­plaires. Une star en sport c’est sou­vent ça : une image forte, non seule­ment pour les fans du club ou du sport lui-même, mais pour toute une na­tion, voire le monde en­tier. Ces stars qui font des mi­racles sur les courts, les ter­rains, les pis­cines, ne sont pas de simples stars. Il y a une hié­rar­chie dans le monde des stars pous­sée sû­re­ment par un tra­vail de sape des agences de com­mu­ni­ca­tion et de ma­na­gers de ces stars pour les rendre de vé­ri­tables mo­dèles de vie. Avec, bien sûr, leur rôle de pré­co­ni­sa­teurs ou de lea­ders d’opi­nion qui dé­clenchent et orientent vers un com­por­te­ment d’achat sou­te­nu. Zla­tan Ibra­hi­mo­vic a quelque chose de spé­cial par rap­port à Ro­nal­do ou Mes­si par exemple : il est plus cha­ris­ma­tique, plus ori­gi­nal, plus «ar­ro­gant» (chose que les di­rec­teurs mar­ke­ting cherchent dans une star par­fois), qui a des qua­li­tés tech­niques que ce duo n’a pas, peut-être. Il rap­pelle avec ce qu’il re­pré­sente au­jourd’hui en Suéde, le Ma­ra­do­na en Ar­gen­tine, le M.A.Clay aux USA et dans le monde arabe, l’Usain Bolt en Ja­maïque, le Fe­de­rer en Suisse, le Na­dal en Es­pagne, le Guer­rouj au Ma­roc, le Bub­ka en Ukraine…et toutes ces stars qui pèsent lourd dans leur na­tion. Ils re­pré­sentent un mo­nu­ment et un pa­tri­moine que per­sonne ne peut tou­cher. C’est éga­le­ment une image no­toire et très pré­cieuse pour les spé­cia­listes du mar­ke­ting qui n’en de­mandent pas plus. Nous, en Tu­ni­sie, on n’a pas en­core at­teint ce pa­lier de Zla­tan Ibra­hi­mo­vic, mais on a quelques cham­pions qui re­pré­sentent, toutes pro­por­tions gar­dées et à leur échelle, une va­leur de per­for­mance dans l’in­cons­cient col­lec­tif tu­ni­sien. De Gam­mou­di à Ha­bi­ba Gh­ri­bi, en pas­sant par At­tou­ga, Ta­rek, Agre­bi, Mel­lou­li, Ja­zi­ri etc, ce sont des cham­pions, des stars confir­mées, mais dom­mage, on ne les a pas en­tre­te­nues pour ar­ri­ver au stade d’icônes, de per­son­nages his­to­riques dont la no­to­rié­té dé­passe le cadre spor­tif.

’est une règle fon­da­men­tale, bien plus : un pré­cepte. L’in­sa­tis­fac­tion au tra­vail du per­son­nel de contact avec les clients au­ra in­évi­ta­ble­ment des ré­per­cus­sions né­ga­tives sur la qua­li­té de la re­la­tion avec ces der­niers. Ce qui se tra­dui­ra par l’in­ca­pa­ci­té de l’en­tre­prise à fi­dé­li­ser ses clients et même à en conqué­rir d’autres. Et c’est, hé­las, gé­né­ra­le­ment le cas dans nos en­tre­prises, qui sont toutes ou presque gé­rées se­lon le mo­dèle py­ra­mi­dal. De­ve­nu ob­so­lète de­puis de longues an­nées, le­dit mo­dèle, à ca­rac­tère ad­mi­nis­tra­tif, est for­te­ment hié­rar­chi­sé et bu­reau­cra­tique. C’est un mo­dèle où le sta­tut et les pro­cé­dures priment sur l’ef­fi­ca­ci­té, où la com­mu­ni­ca­tion est pres­qu’ex­clu­si­ve­ment des­cen­dante et où l’ini­tia­tive est né­ga­ti­ve­ment sanc­tion­née. Ré­sul­tat, ce sont les sa­la­riés en bas de l’échelle, se­lon la ca­té­go­rie, qui se re­trouvent le plus en contact avec les clients. Et, à me­sure que l’on monte dans la py­ra­mide, la dis­tance avec les clients de­vient longue, par­fois as­tro­no­mique. Comme la po­si­tion en bas de l’échelle est for­te­ment contrai­gnante, à tous les points de vue, la re­la­tion en­tre­prise-client a de fortes chances, une vraie mal­chance, de de­ve­nir de mau­vaise qua­li­té. Sur­tout si l’en­tre­prise n’a pas mis en place un sys­tème lui per­met­tant d’éva­luer un tant soit peu la sa­tis­fac­tion de ses clients. Su­bis­sant à la fois les exi­gences de la hié­rar­chie, sans avoir la pos­si­bi­li­té de cri­ti­quer ses choix et celles des clients, les sa­la­riés en contact di­rect avec ces der­niers souf­fri­ront d’un haut de­gré d’in­sa­tis­fac­tion au tra­vail et se sen­ti­ront vic­times du sys­tème. D’où l’im­pact né­ga­tif sur la qua­li­té de la re­la­tion avec les clients. Pour le lan­ce­ment de nou­veaux ser­vices un peu com­plexes, une banque fran­çaise pri­vée avait, il y a des an­nées, char­gé des cadres bien ro­dés de te­nir pour un laps de temps les gui­chets afin de pro­mou­voir les­dits ser­vices. Après la fin de la pé­riode de lan­ce­ment, le ma­na­ge­ment gé­né­ral avait pré­vu un son­dage pour connaître l’avis des clients concer­nant les nou­veaux ser­vices of­ferts. Quelle ne fut la sur­prise des grands dé­ci­deurs de consta­ter que la ma­jo­ri­té des son­dés avaient né­gli­gé d’une ma­nière si­gni­fi­ca­tive les nou­veaux ser­vices lan­cés pour mettre en va­leur l’ex­cel­lente qua­li­té du contact hu­main.

L’ana­lyse de la si­tua­tion a, de ce fait, per­mis de dé­ga­ger plu­sieurs conclu­sions, dont celles ren­for­çant l’idée que plus le per­son­nel en contact avec les clients est épa­noui plus la re­la­tion avec les clients de­vient meilleure. Epa­nouis­se­ment en­glo­bant, ici, la pos­si­bi­li­té de prendre les dé­ci­sions pou­vant s’adap­ter au cas par cas. C’est-à-dire la pos­si­bi­li­té of­ferte au sa­la­rié de jouir d’une bonne au­to­no­mie dans sa mis­sion. C’est dans cet es­prit que le Sué­dois Jan Carl­zon, Pdg d’une com­pa­gnie aé­rienne, avait eu l’idée, au dé­but des an­nées quatre-vingt du siècle der­nier, de ren­ver­ser la py­ra­mide et de l’apla­nir un peu. C’est-à-dire de ré­duire les ni­veaux in­ter­mé­diaires et de don­ner une vé­ri­table au­to­no­mie à tout ce beau monde de­ve­nu en contact avec les clients. Tout en veillant à mettre en place des règles de jeu claires et ac­cep­tées de tous. Mo­dèle qui se­ra dé­lais­sé pour un autre beau­coup plus évo­lué, ce­lui de la cel­lule. Ce­la nous donne l’oc­ca­sion de re­prendre une anec­dote, re­la­tée par un grand ex­pert fran­çais du ma­na­ge­ment ve­nu en Tu­ni­sie ani­mer un sé­mi­naire de for­ma­tion sur la ques­tion qui illustre bien cette no­tion d’au­to­no­mie du per­son­nel de contact. En pre­nant l’avion tu­ni­sien pour Tu­nis, notre ex­pert avait eu la mau­vaise sur­prise de consta­ter que son siège était quelque peu dé­fec­tueux. Tout de suite, il a si­gna­lé le pro­blème à l’hô­tesse, et de­man­dé de chan­ger de place, l’avion n’étant pas plein, du fait de la crise des tran­sports aé­riens, suite aux évé­ne­ments san­glants du 11 sep­tembre 2001. Quelle ne fut sa sur­prise de voir sa pro­po­si­tion re­fu­sée. Pour l’hô­tesse, il s’agis­sait d’ap­pli­quer tout sim­ple­ment, froi­de­ment et stric­te­ment les ins­truc­tions, in­dé­pen­dam­ment des contin­gences et sans se sou­cier de la sa­tis­fac­tion ou non du client, sur­tout que c’est la crise gé­né­rale. L’hô­tesse au­rait pu, par exemple, in­for­mer ses su­pé­rieurs du pro­blème, mais le sys­tème est ré­glé de telle sorte que la com­mu­ni­ca­tion est une fonc­tion qui se ré­duit à sa plus simple ex­pres­sion et ses ré­flexes pro­fes­sion­nels sont condi­tion­nés par des tâches bien pré­cises, avec une marge de ma­noeuvre qua­si­nulle.

e pre­mier lot des voi­tures po­pu­laires im­por­tées ar­ri­ve­ra en Tu­ni­sie en juillet, et ce, dans le cadre d’un pro­gramme por­tant sur l’im­por­ta­tion de 5.000 voi­tures, moyen­nant 35 mil­lions d’eu­ros (plus de 70 Mil­lions de di­nars) par les conces­sion­naires au­to­ri­sés. Se­lon la di­rec­trice gé­né­rale du com­merce in­té­rieur, Fa­ten Bel­ha­di, de­puis le dé­mar­rage, le 2 mai, de l’opé­ra­tion d’en­re­gis­tre­ment, en­vi­ron 6.000 per­sonnes se sont ins­crits pour l’ac­qui­si­tion d’une voi­ture. Elle a pré­ci­sé que les dos­siers sou­mis d’ores et dé­jà aux conces­sion­naires, au cours des der­nières an­nées, res­tent en vi­gueur et sont prio­ri­taires, no­tant que la prio­ri­té est ac­cor­dée en fonc­tion de l’an­cien­ne­té de la de­mande. Elle a rap­pe­lé que les condi­tions de vente dans le cadre d’un avan­tage fis­cal (ar­ticle 2 de la loi de 1994) n’ont pas chan­gé. Les conces­sion­naires im­por­te­ront 11 types de voi­tures dont 6 marques asia­tiques : Che­ry (Chine), Toyo­ta, Mit­su­bi­shi et Nis­san du Ja­pon et Kia et Hyun­dai (Corée du Sud) et 5 marques eu­ro­péennes (Re­naut, Peu­geot, Volks­wa­gen, Ci­troën et Fiat). Les mo­dèles de voi­tures qui se­ront com­mer­cia­li­sées sur le mar­ché tu­ni­sien sont Re­naut Clio4, Peu­geot 108, Ci­troën C1, Volks­wa­gen Polo et Fiat Mo­bi, outre Kia Pi­can­to, Nis­san Note, Toyo­ta Ya­ris, Hyun­dai I10, QQ Che­ry et Mit­su­bi­shi Mi­rage. Ces voi­tures ré­pondent aux exi­gences de la sé­cu­ri­té et conformes aux normes in­ter­na­tio­nales, se­lon la res­pon­sable. En ce qui

concerne les prix, la di­rec­trice gé­né­rale du com­merce in­té­rieur a fait sa­voir que les prix va­rient entre 18 mille et 24 mille di­nars, in­di­quant que l’un des conces­sion­naires s’est en­ga­gé à vendre une voi­ture po­pu­laire à un prix dé­pas­sant seule­ment les 17 mille di­nars. Les prix sont abor­dables et tiennent compte du pou­voir d’achat des ci­toyens aux re­ve­nus moyens, d’après Bel­he­di. Les conces­sion­naires des voi­tures ont ar­rê­té de­puis 2013 l’im­por­ta­tion des voi­tures po­pu­laires, en rai­son d’une faible marge bé­né­fi­ciaire à 500 di­nars pour chaque voi­ture ce qui ne per­met pas de cou­vrir les coûts. Cette marge, qui est res­tée la même de­puis 1994, a été por­tée à 1.000 di­nars par voi­ture sur la de­mande de la pro­fes­sion, a no­té Bel­ha­di. Il a été conve­nu lors des réu­nions te­nues par le mi­nis­tère du Com­merce avec la pro­fes­sion, de per­mettre aux conces­sion­naires d’ob­te­nir un quo­ta d’im­por­ta­tion des voi­tures po­pu­laires, outre le quo­ta ha­bi­tuel. Ce quo­ta se­ra ré­par­ti équi­ta­ble­ment, entre les conces­sion­naires et ceux qui dé­si­rent com­mer­cia­li­ser les voi­tures po­pu­laires en Tu­ni­sie. Concer­nant le re­nou­vel­le­ment du quo­ta l’an­née pro­chaine, la res­pon­sable a no­té que cette ques­tion dé­pen­dra de la conjonc­ture éco­no­mique du pays et de la si­tua­tion de la ba­lance com­mer­ciale, fai­sant re­mar­quer qu’au­cune dé­ci­sion n’a été prise sur l’aug­men­ta­tion ou la ré­duc­tion du quo­ta des voi­tures po­pu­laires. Le quo­ta de 5 mille voi­tures concerne l’an­née 2016, ce qui si­gni­fie la né­ces­si­té de les vendre avant la fin de l’an­née.

, né le 22 fé­vrier 1887 à Ros­tov-sur-le-Don en Rus­sie et mort le 4 fé­vrier 1956 à Pa­ris, est un joueur d’échecs aus­tro-po­lo­nais na­tu­ra­li­sé fran­çais. Xa­vier Tartakover est né d’un père au­tri­chien et d’une mère po­lo­naise, tous deux d’ori­gine juive. Ses pa­rents, qui furent plus tard as­sas­si­nés lors d’un po­grom, l’em­me­nèrent hors de Rus­sie lors­qu’il avait 12 ans. Tartakover passe son bac­ca­lau­réat en 1904 au col­lège de Ge­nève, puis conti­nue ses études à Vienne, où, cinq ans plus tard, il ob­tient son di­plôme de doc­teur en droit à l’uni­ver­si­té de Vienne. C’est du­rant ses études qu’il se pas­sionne pour les échecs. Il joue dans les ca­fés et ren­contre aus­si les grands joueurs de son époque, contre les­quels il dis­pute des par­ties brillantes. Mais dé­jà à l’âge de 19 ans, il avait ob­te­nu son titre de maître d’échecs en ter­mi­nant pre­mier du tour­noi de Nu­rem­berg 1906. C’est seule­ment après la Pre­mière Guerre mon­diale qu’il dé­croche ses plus grands suc­cès, no­tam­ment le tour­noi de Liège en 1932. Pen­dant la Pre­mière Guerre mon­diale, Tartakover com­bat dans les rangs de l’ar­mée aus­tro-hon­groise. Après la guerre, il s’ins­talle à Pa­ris et prend la na­tio­na­li­té po­lo­naise (alors qu’il ne parle pas cette langue). Lors­qu’il ar­rive en France, Tartakover dé­cide de de­ve­nir un joueur d’échecs pro­fes­sion­nel. Avec d’autres grands maîtres, tels Aa­ron Nim­zo­witsch et Ri­chard Ré­ti. Il fait par­tie de l’école hy­per­mo­derne et ne dé­daigne pas de pra­ti­quer les dé­buts dits « ir­ré­gu­liers » comme la Dé­fense hol­lan­daise. Sa meilleure pé­riode couvre les an­nées 1920-1935. Tartakover par­ti­cipe à de grands tour­nois, et rem­porte le tour­noi de Has­tings. Il par­tage la pre­mière place avec Nim­zo­witsch au tour­noi de Londres en 1927. Dans les an­nées 1930, il par­ti­cipe 6 fois aux Olym­piades d’échecs avec la Po­logne, et donne 5 mé­dailles à son équipe. Il gagne deux fois le cham­pion­nat de Po­logne, en 1935 à Var­so­vie, et en 1937 à Ju­ra­ta. Comme plu­sieurs grands joueurs de son époque, Tartakover connut la réus­site dans l’âge « mûr ». Pen­dant la Se­conde Guerre mon­diale, Tartakover par­ti­cipe à la Ré­sis­tance, sous le pseu­do­nyme de «Lieu­te­nant Car­tier ». Puis, la Po­logne étant de­ve­nue com­mu­niste, il opte pour la na­tio­na­li­té fran­çaise et re­pré­sente la France aux Olym­piades d’échecs de 1950. Il rem­porte éga­le­ment le cham­pion­nat de France en 1953 à Pa­ris. Tartakover écrit d’abord des ar­ticles dans des ma­ga­zines d’échecs puis, pu­blie avec un cer­tain suc­cès plu­sieurs livres sur les échecs, le prin­ci­pal ayant pour titre : La Par­tie d’échecs hy­per­mo­derne (titre ori­gi­nal al­le­mand Die hy­per­mo­derne Schach­par­tie, 1925). C’est pour­tant par son livre d’ini­tia­tion aux échecs, pa­ru en 1934 sous le titre du Bré­viaire des échecs, que Tartakover pas­se­ra à la pos­té­ri­té par­mi les adeptes du noble jeu. Cet ou­vrage, maintes fois ré­édi­té et qui a for­mé des gé­né­ra­tions de dé­bu­tants, illustre son ad­mi­rable ta­lent pé­da­go­gique. Outre son Bré­viaire, Tartakover a écrit une tren­taine d’ou­vrages sur les échecs et a col­la­bo­ré à de nom­breuses re­vues échi­quéennes, ga­gnant ain­si le titre of­fi­cieux de Cham­pion des jour­na­listes d’échecs. Mal­gré l’ap­pa­rente jo­via­li­té confé­rée par son hu­mour, il pos­sé­dait un ca­rac­tère iras­cible qui lui va­lut quelques ini­mi­tiés, et sur­tout, la so­li­tude. Quelques joueurs d’échecs pa­ri­siens ont gar­dé le sou­ve­nir de la fin de vie amère de Tartakover. Com­plè­te­ment dé­mu­ni, et trop fier pour em­prun­ter à ses amis échi­quéens, il en était ré­duit à at­tendre, at­ta­blé dans un club d’échecs pa­ri­sien, l’éven­tuel « client » contre qui il pour­rait ga­gner quelques francs pour s’ache­ter un casse-croûte.Il meurt en 1956, à Pa­ris, seul. Per­son­nage haut en cou­leurs, Tartakover ai­mait l’ori­gi­na­li­té, qu’il ma­ni­fes­ta de plu­sieurs ma­nières brillantes du­rant sa car­rière. Il in­tro­dui­sit deux ou­ver­tures ori­gi­nales et bien des va­riantes. La pre­mière ou­ver­ture, 1. b4 (que Tartakover bap­ti­sa « dé­but ou ou­ver­ture de l’orang-ou­tang », connue aus­si sous le nom de dé­but ou ou­ver­ture So­kols­ki), fut in­tro­duite en 1924 lors du Tour­noi

e mois saint re­pré­sente les dé­penses ali­men­taires ex­ces­sives par ex­cel­lence ; c’est aus­si le mois de l’ab­sen­téisme, de la baisse du ren­de­ment, des fraudes… Pra­ti­quants et non pra­ti­quants sont for­ma­tés : feuilles de brick, lait fer­men­té, dattes, feuille­tons, veillées… Tra­di­tion­nel­le­ment as­so­ciés à cette pé­riode de l’an­née, ces pro­duits connaissent un pic de ventes. Tout ce­la fait le bon­heur de la grande dis­tri­bu­tion qui pro­pose alors des pro­mo­tions et met en avant les pro­duits convoi­tés. La de­mande est sou­vent en­tre­te­nue par une offre de pro­duits plus abon­dante et un sou­tien pro­mo­tion­nel sous forme de cam­pagnes pu­bli­ci­taires. Plu­sieurs en­seignes pro­duisent, d’ailleurs, des pros­pec­tus ci­blés qui créent le be­soin. Pro­duits ali­men­taires mais aus­si non ali­men­taires : arts de la table, us­ten­siles de cui­sine, pro­duits d’en­tre­tien, meubles, élec­tro­mé­na­ger… Bref, toutes les pra­tiques, lé­gales et par­fois louches, sont bonnes pour vendre ce que l’on veut. Les grandes sur­faces concourent à la sur­con­som­ma­tion des mé­nages. Une sur­con­som­ma­tion ju­gée par l’Ins­ti­tut na­tio­nal de la consom­ma­tion (INC) alar­mante. Se­lon la der­nière com­pa­rai­son réa­li­sée par ce der­nier sur la consom­ma­tion du­rant l’an­née et celle du mois saint, c’est la consom­ma­tion de sucre et de dou­ceurs qui at­teint un pic de 60%. Les chiffres in­diquent éga­le­ment que le Tu­ni­sien fo­ca­lise da­van­tage sur les mets tra­di­tion­nels en cette pé­riode de l’an­née, comme la (+51%). Il consomme plus d’oeufs que d’ha­bi­tude. Es­ti­mée ha­bi­tuel­le­ment à 14 pièces par mois, la consom­ma­tion de ce pro­duit du­rant le mois grimpe à 36. Celle du foie de vo­lailles et de veau aug­mente de 140% car il reste moins cher que la viande. Les viandes de vo­lailles pro­gressent de 41%, alors que la consom­ma­tion des viandes ovines baisse de 11%. Cô­té pro­duits lai­tiers, la consom­ma­tion de yaourt passe d’une moyenne ha­bi­tuelle de 7 yaourts par mois et par per­sonne à 17 au cours du mois de Ra­ma­dan. Se­lon cette même étude com­pa­ra­tive, le consom­ma­teur boit 7,9 litres de lait par mois en temps nor­mal, sa consom­ma­tion s’ac­croît à 9 litres du­rant Ra­ma­dan. Pour ce qui est de la 80% de la consom­ma­tion se font au cours du mois saint. Celle du thon et des pois­sons en con­serve ex­plose elle aus­si. Elle aug­mente de 420%. Le gas­pillage du pain en­gendre une perte pour le pays es­ti­mée à plus de 300 mille di­nars par jour. Les gens ont ten­dance à mul­ti­plier par trois la quan­ti­té de nour­ri­ture qu’ils consomment du­rant la rup­ture du jeûne, puisque quatre à six types de plats se re­trouvent sur les tables des mu­sul­mans, ce qui si­gni­fie que plus de trois d’entre eux se­ront gas­pillés, soit en­vi­ron 40 % des pré­pa­ra­tions quo­ti­diennes. Ré­su­mons. Qui dit Ra­ma­dan dit re­pas co­pieux et mets éla­bo­rés. Mais aus­si consom­ma­teurs vic­times de nom­breuses ar­naques ali­men­taires et leur propre avi­di­té. Hé­las, voi­là ce que l’on re­tient d’une pra­tique re­li­gieuse qui, en prin­cipe, in­vite au dé­ta­che­ment et à l’élé­va­tion spi­ri­tuelle !

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