UC : LA NAIS­SANCE D’UN EM­PIRE

L’Uni­ver­si­té cen­trale dé­voile de fortes am­bi­tions afri­caines.

La Presse Business (Tunisia) - - SECTEUR - Par Omar KAMMOUN

e par­te­na­riat entre le groupe Uni­ver­si­té cen­trale et Ac­tis, fonds d’in­ves­tis­se­ment pri­vé spé­cia­liste des mar­chés émer­gents, si­gné dé­but dé­cembre 2014, n’a pas tar­dé à por­ter ses fruits. «Nous ve­nons d’ac­qué­rir une uni­ver­si­té pri­vée au Ma­roc…Cet in­ves­tis­se­ment va nous per­mettre d’op­ti­mi­ser notre sa­voir-faire et nous ou­vri­ra la porte du Magh­reb et du mar­ché afri­cain», an­nonce Slah Ben Tur­kia, fon­da­teur de l’entreprise pri­vée, lors de la cé­ré­mo­nie de re­mise des di­plômes aux étu­diants. Alors que les uni­ver­si­tés pu­bliques tu­ni­siennes peinent à se re­struc­tu­rer, à in­no­ver et à s’adap­ter aux be­soins du mar­ché et aux nou­velles orien­ta­tions éco­no­miques, l’UC se lance dans la conquête du mar­ché afri­cain, prou­vant, en­core une fois, que c’est le sec­teur pri­vé qui dé­ve­lop­pe­ra le pays et le met­tra sur le bon che­min de l’éco­no­mie du sa­voir. En ligne de mire de l’Uni­ver­si­té cen­trale, dix pays afri­cains, dont deux an­glo­phones, en l’oc­cur­rence le Ke­nya et l’Afrique du Sud. «Le mar­ché afri­cain est un gi­se­ment d’op­por­tu­ni­tés pour les uni­ver­si­tés tu­ni­siennes, que nous re­fu­sons de ra­ter. C’est un mar­ché à très fort po­ten­tiel de dé­ve­lop­pe­ment, dont la de­mande est de plus en plus éle­vée et qui va donc boos­ter notre crois­sance», se fé­li­cite Ben Tur­kia.

UN PAR­TE­NA­RIAT FRUC­TUEUX

En ce qui concerne leur par­te­naire, le fon­da­teur de l’Uni­ver­si­té cen­trale n’hé­site pas à as­su­rer que « Ac­tis a une com­pré­hen­sion ap­pro­fon­die du sec­teur édu­ca­tif et est spé­cia­liste des mar­chés émer­gents. Son ex­pé­rience des in­ves­tis­se­ments dans l’édu­ca­tion en Asie et en Amé­rique la­tine est un atout pour la pro­chaine phase de crois­sance de l’Uni­ver­si­té cen­trale ». Mieux en­core, l’in­ves­tis­se­ment que compte faire l’UC va, non seule­ment, créer de l’em­ploi à l’étran­ger aux di­plô­més tu­ni­siens, mais lui per­mettre, éga­le­ment, d’amé­lio­rer l’image de marque de l’en­sei­gne­ment pri­vé tu­ni­sien et faire, ain­si, la pro­mo­tion de la Tu­ni­sie sur un mar­ché ca­ta­ly­seur de crois­sance et qui semble être stra­té­gique pour les en­tre­prises tu­ni­siennes. « Nous sommes dé­jà la pre­mière uni­ver­si­té pri­vée en Tu­ni­sie en nombre d’étu­diants, et cet in­ves­tis­se­ment va per­mettre de conso­li­der notre groupe et de ren­for­cer da­van­tage notre po­si­tion­ne­ment », af­firme Ben Tur­kia. Rap­pe­lons que l’Uni­ver­si­té cen­trale dis­pose de l’offre de for­ma­tion la plus large et la plus di­ver­si­fiée en Tu­ni­sie. Plus de 6.500 étu­diants, ori­gi­naires d’une tren­taine de pays, bé­né­fi­cient d’un en­sei­gne­ment va­rié grâce à ses 94 fi­lières ac­cré­di­tées, re­grou­pées dans quatre écoles d’en­sei­gne­ment su­pé­rieur (Pharmacie et Santé ; Droit et Ges­tion ; Po­ly­tech­nique ; Lettres, Arts et Sciences de la com­mu­ni­ca­tion) et deux écoles de for­ma­tion. Ce­rise sur le gâ­teau, l’Uni­ver­si­té cen­trale ac­cor­de­ra, à par­tir de l’an­née uni­ver­si­taire 2016-2017, une bourse d’études pour une cen­taine d’étu­diants. Tou­te­fois, pour en bé­né­fi­cier, la for­mule n’est pas si simple : il faut être ex­cellent et réus­sir un concours. «Notre ob­jec­tif est d’en­cou­ra­ger les jeunes Tu­ni­siens à faire plus d’ef­forts et à ex­cel­ler dans leurs études. Ce sont ces jeunes qui vont bâ­tir la Tu­ni­sie de de­main et ga­ran­tir le dé­ve­lop­pe­ment de notre pays», in­siste le fon­da­teur de l’Uni­ver­si­té cen­trale.

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