RE­STRUC­TU­RA­TION ECONOMIQUE

La Presse Business (Tunisia) - - NEWS -

Les in­di­ca­teurs éco­no­miques cli­gnotent tou­jours au rouge : se­lon les der­nières sta­tis­tiques, les in­ves­tis­se­ments di­rects étran­gers ont ac­cu­sé, du­rant les 9 pre­miers mois de 2016, un fort re­pli. Cette baisse confirme en­core une fois la ti­mi­di­té du de­gré de ré­si­lience de l’éco­no­mie na­tio­nale, la fra­gi­li­té de notre en­vi­ron­ne­ment d’af­faires et le manque de re­pères et de vi­si­bi­li­té. Et ce n’est pas tout : si l’on tient compte des pro­jec­tions, on risque de bou­cler l’an­née avec une baisse plus im­por­tante. Mais ce qui est réel­le­ment plus grave, c’est que notre pays semble éprou­ver beau­coup de dif­fi­cul­tés à pré­ser­ver même les in­ves­tis­se­ments étran­gers dé­jà ac­quis. Les crises que connaissent cer­taines en­tre­prises étran­gères, opé­rant no­tam­ment dans le sec­teur éner­gé­tique et la mi­gra­tion d’autres vers des pays concur­rents, at­testent de cette si­tua­tion cri­tique. Et même l’ins­tal­la­tion d’un nou­veau gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale n’a pas pour au­tant amé­lio­ré la ten­dance, faute, cer­tai­ne­ment, d’ar­gu­ments so­lides en fa­veur de ses choix. Les dé­faillances de notre en­vi­ron­ne­ment d’af­faires, mal­gré tous les ef­forts de cor­rec­tion, res­tent tou­jours han­di­ca­pantes. La cor­rup­tion, avec des taux à la hausse, dé­cou­rage de plus en plus les ac­teurs fi­nan­ciers; l’Ad­mi­nis­tra­tion, tou­jours com­plexe et ayant une vi­sion er­ro­née de l’en­tre­prise qu’elle pense in­ca­pable de créer des ri­chesses, reste ré­frac­taire au chan­ge­ment et pèse lour­de­ment sur le cli­mat des af­faires, alors que le pay­sage so­cial, en­core sous pres­sion, ag­grave da­van­tage le sen­ti­ment d’in­cer­ti­tude des hommes d’af­faires et pa­ra­lyse ain­si l’un des fon­da­men­taux de toute dy­na­mique éco­no­mique. Au­jourd’hui, pour mettre un terme à cette pa­ra­ly­sie et pré­tendre à une re­lance si­gni­fi­ca­tive des in­ves­tis­se­ments di­rects étran­gers, il est né­ces­saire de re­pen­ser sé­rieu­se­ment toutes les « sources » de dys­fonc­tion­ne­ment à la fa­veur d’un pro­gramme de mo­der­ni­sa­tion glo­bal. Pour au­tant, l’adop­tion de la nou­velle loi sur l’in­ves­tis­se­ment, la mise en ap­pli­ca­tion, tout pro­chai­ne­ment, du pro­gramme d’ur­gence éco­no­mique, et le lan­ce­ment d’un nou­veau ser­vice ad­mi­nis­tra­tif, «SOS pro­cé­dures», consti­tuent as­su­ré­ment un pre­mier pas vers la re­struc­tu­ra­tion de notre en­vi­ron­ne­ment éco­no­mique et té­moignent pro­ba­ble­ment d’une vo­lon­té réelle de réus­sir cette re­struc­tu­ra­tion.

Se­lon les der­nières sta­tis­tiques pu­bliées par l’Agence de pro­mo­tion de l’in­ves­tis­se­ment ex­té­rieur, le flux des in­ves­tis­se­ments étran­gers a a eint la va­leur de 1.423,2 mil­lions de di­nars (MD), au cours des neufs pre­miers mois de l’an­née 2016. Le sec­teur le plus tou­ché par ce e baisse est ce­lui des ser­vices (-49,1%). Il est à no­ter que ces in­ves­tis­se­ments sont ré­par­tis entre les IDE (-2,1% par rap­port à 2015) et les in­ves­tis­se­ments en por­te­feuille (-87,6% par rap­port à 2015). L’ana­lyse de la ré­par­ti­tion sec­to­rielle des IDE montre que le sec­teur de l’éner­gie ac­ca­pare, le plus sou­vent, plus de la moi­tié de ces in­ves­tis­se­ments (780 MD), ce qui re­pré­sente une hausse de 6,8% par rap­port à 2015, sui­vi par le sec­teur de l’in­dus­trie (473,7 MD) en hausse de 7,1% par rap­port aux neuf pre­miers mois de l’an­née écou­lée. Pour ce qui est du sec­teur agri­cole, les in­ves­tis­se­ments se sont si­tués au ni­veau de 9,7 MD (une hausse de 9,3% par rap­port à 2015). Après une lé­gère amé­lio­ra­tion en 2015, les in­ves­tis­se­ments étran­gers ac­cusent une baisse conti­nue ce e an­née en rai­son, no­tam­ment de l’in­sta­bi­li­té po­li­tique et so­ciale dans le pays outre une nou­velle lé­gis­la­tion (code de l’in­ves­tis­se­ment) qui n’a pu être adop­tée qu’en sep­tembre der­nier. Afin de re­dres­ser la barre, une confé­rence in­ter­na­tio­nale sur l’in­ves­tis­se­ment est pré­vue à la fin du mois de no­vembre. Le vo­lume des agrumes pour la nou­velle sai­son est de 560 mille tonnes, soit une hausse de 47%, en com­pa­rai­son avec la der­nière sai­son 2015-2016. La va­rié­té mal­taise oc­cu­pe­ra la pre­mière place avec une quan­ti­té de 187 mille tonnes. Quant à la pro­duc­tion de la va­rié­té Na­vel, elle se­ra dans la li­mite de 127.750 tonnes, alors que celle de la pro­duc­tion de la clé­men­tine se­ra pour ce e an­née de l’ordre de 95.600 tonnes. La pro­duc­tion de ci­trons s’élè­ve­ra à 72.330 tonnes, celle du mes­ki à 34 mille tonnes et la Va­len­cia s’éta­bli­ra à 13.700 tonnes. Les quan­ti­tés de man­da­rines a ein­dront 10.500 tonnes. Le vo­lume de pro­duc­tion des autres va­rié­tés d’agrumes se­ra de 18.800 tonnes. La su­per­fi­cie des ver­gers d’agrumes est es­ti­mée à 27 mille hec­tares ré­par­tis sur 18 gou­ver­no­rats avec en tête le gou­ver­no­rat de Na­beul en termes de su­per­fi­cies (18 mille hec­tares).

rop de rè­gle­ments tuent le rè­gle­ment! En Tu­ni­sie, la com­plexi­té des pro­cé­dures poussent vers l’in­for­mel qui échappe à la fis­ca­li­té et ce­la coûte cher à l’État. C’est pour­quoi le pays s’est en­ga­gé dans le pro­jet « SOS Ij­raat», la pre­mière pla­te­forme au ser­vice des en­tre­prises. Ce pro­jet, qui vise à sim­pli­fier les pro­cé­dures ad­mi­nis­tra­tives pour les en­tre­prises, est le fruit d’une col­la­bo­ra­tion entre l’Utica (Union tu­ni­sienne de l’in­dus­trie, du com­merce et de l’ar­ti­sa­nat), l’Iace (Ins­ti­tut arabe des chefs d’en­tre­prise), l’Utap (Union tu­ni­sienne de l’agri­cul­ture et de la pêche) et la pré­si­dence du gou­ver­ne­ment. Il s’agit d’une hot­line, des­ti­née à tout type d’en­tre­prises im­plan­tées en Tu­ni­sie, et aux fonc­tions li­bé­rales. Cette pla­te­forme sus­ci­tés par vise es­sen­tiel­le­ment à ré­soudre de ma­nière ponc­tuelle les pro­blèmes des obs­tacles ad­mi­nis­tra­tifs et ce, grâce à une col­la­bo­ra­tion rap­pro­chée avec les ad­mi­nis­tra­tions per­met­tant leur ré­so­lu­tion au cas par cas. Il s’agit éga­le­ment d’un ser­vice per­met­tant un ac­cès aux pro­cé­dures ad­mi­nis­tra­tives ap­pli­cables aux en­tre­prises du sec­teur pri­vé et ce, pour ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus de ré­formes en re­cen­sant au fur et à me­sure de la col­lecte de ré­cla­ma­tions les pro­cé­dures han­di­ca­pant l’ac­ti­vi­té éco­no­mique en Tu­ni­sie. Le lan­ce­ment de ce ser­vice concré­tise, éga­le­ment, le par­te­na­riat entre les sec­teurs pu­blic et pri­vé afin de pro­mou­voir le rythme des in­ves­tis­se­ments na­tio­naux et étran­gers, en plus de la créa­tion d’em­plois et du dé­ve­lop­pe­ment de l’éco­no­mie na­tio­nale. SOS Ij­raat tra­duit la vo­lon­té d’ins­ti­tu­tion­na­li­ser le dia­logue pu­blic-pri­vé en Tu­ni­sie et d’amé­lio­rer du­ra­ble­ment la com­pé­ti­ti­vi­té de l’en­vi­ron­ne­ment des af­faires en Tu­ni­sie.Re­le­vons que, la mise en ligne de cette pla­te­forme in­ter­vient un mois avant la te­nue de la Confé­rence in­ter­na­tio­nale sur l’in­ves­tis­se­ment et consti­tue de ce fait un mes­sage fort don­né aux in­ves­tis­seurs sur la vo­lon­té de la Tu­ni­sie d’oeu­vrer pour une amé­lio­ra­tion du cli­mat des af­faires. C’est aus­si un mes­sage fort pour convaincre ces in­ves­tis­seurs à ve­nir en Tu­ni­sie et une contri­bu­tion forte à l’ef­fort de com­mu­ni­ca­tion pour pro­mou­voir le site Tu­ni­sie.

in­ves­tis­se­ment tou­ris­tique consti­tue, de­puis cinq ans, un in­di­ca­teur au rouge du fait d’une nette ré­gres­sion due à la crise la plus grave qu’a connue le sec­teur en termes de flux mais aus­si d’ap­ports en ca­pi­taux. Au­jourd’hui, si la re­con­quête des parts de mar­chés per­dus est une né­ces­si­té, la re­lance de l’in­ves­tis­se­ment prend éga­le­ment l’am­pleur d’une orien­ta­tion stra­té­gique en termes de ca­pa­ci­té ad­di­tion­nelle mais sur­tout de di­ver­si­fi­ca­tion. Alors que tous les sec­teurs de l’ac­ti­vi­té éco­no­mique s’ac­tivent à peau­fi­ner leur pré­sence à la Confé­rence in­ter­na­tio­nale sur l’in­ves­tis­se­ment qui se tien­dra à Tu­nis fin no­vembre le tou­risme tu­ni­sien ne pou­vait res­ter à l’écart de cette mou­vance, pré­ci­sé­ment au re­gard de son fort conte­nu éco­no­mique et so­cial. Le sec­teur com­mence ain­si à re­trou­ver ses re­pères et à re­nouer avec des écarts po­si­tifs sur cer­tains mar­chés hor­mis ceux tra­di­tion­nel­le­ment émetteurs. Mais au-de­là des taux d’oc­cu­pa­tion qui s’amé­liorent et des ca­pa­ci­tés de rem­bour­se­ment des en­ga­ge­ments qui se pro­filent, il est per­mis d’es­pé­rer que cette re­prise doit , dans son sillage drai­ner une em­bel­lie au ni­veau des in­ves­tis­se­ments . Car en plus de toutes ces consi­dé­ra­tions il fau­drait conti­nuer à in­ves­tir pour ren­for­cer une ca­pa­ci­té d’ac­cueil qui se doit d’être en phase avec la de­mande na­tio­nale et in­ter­na­tio­nale mais pas uni­que­ment en termes quan­ti­ta­tifs. La crise n’a pas que des as­pects né­ga­tifs. Celle qui a sé­vi du­rant les der­nières an­nées au ni­veau de l’en­semble du pay­sage tou­ris­tique a eu «le mé­rite» de dé­voi­ler de nou­velles ten­dances et sur­tout de nou­velles at­tentes et autres mo­ti­va­tions. Il fau­drait né­ces­sai­re­ment en te­nir compte, non seule­ment au ni­veau des pres­ta­tions, mais aus­si au ni­veau des modes d’hé­ber­ge­ment. Une écoute ef­fi­cace de la de­mande im­pose en ef­fet un re­dé­ploie­ment de l’in­ves­tis­se­ment vers les hô­tels de charme, les gîtes ru­raux, le tou­risme de longs sé­jours, le ré­si­den­tiel tou­ris­tique, l’ap­part-hô­tel­le­rie et les centres d’ani­ma­tion. Plus en­core, in­ves­tir la voie cultu­relle est ma­ni­fes­te­ment un cré­neau lar­ge­ment por­teur, pré­ci­sé­ment au vu de la de­mande crois­sante sur ce cré­neau et des po­ten­tia­li­tés dont re­gorge le pays, par­ti­cu­liè­re­ment dans plu­sieurs ré­gions in­té­rieures. En tout cas, ceux qui ont in­ves­ti dans ce sens ont vite réa­li­sé la per­ti­nence de ce choix. Au-de­là des nou­velle zones d’ex­ten­sion du sec­teur tou­ris­tique, du nord au sud du pays il s’agit plus que ja­mais de pri­vi­lé­gier l’émer­gence d’un nou­veau mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment sus­cep­tible de ré­pondre aux nou­velles mo­ti­va­tions et autres at­tentes du tou­riste d’au­jourd’hui. Et ce­lui de de­main. Di­ver­si­fier les modes d’hé­ber­ge­ment al­ter­na­tif est l’une des ré­ponses les plus ap­pro­priées pour at­teindre cet ob­jec­tif.

ajoute Fra­di. L’en­goue­ment de notre in­ter­lo­cu­teur ap­pelle à s’in­ter­ro­ger si, à quelques se­maines de la Confé­rence in­ter­na­tio­nale d’ap­pui au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, so­cial et du­rable de la Tu­ni­sie «Tunisia 2020» dont il est com­mis­saire gé­né­ral, le lien avec le Yacht Med Fes­ti­val était pré­mé­di­té ? Ce n’en est pas exac­te­ment le cas, puis­qu’il nous confesse qu’il pré­pa­rait l’évé­ne­ment de­puis 2 ans et que les in­ci­dents de Sousse en ont re­tar­dé la te­nue :

Nous in­sis­tons quand même pour sa­voir si, dans les deux évé­ne­ments où la Chambre tu­ni­so-ita­lienne est aux pre­mières loges, il a dé­ce­lé des signes de plus d’in­ves­tis­se­ments ita­liens en Tu­ni­sie. Il nous ap­prend que le Road-Show me­né par la Tu­ni­sie à Mi­lan a dé­mon­tré que les Ita­liens sont très proches de nous et que leurs en­tre­prises ont beau­coup d’in­té­rêt pour la Tu­ni­sie, et pas seule­ment pour la proxi­mi­té géo­gra­phique et cultu­relle.

ré­pond Fra­di qui a éga­le­ment dé­fen­du le dos­sier à Pa­ris, Bruxelles, Franc­fort et Mi­lan. En tant que com­mis­saire gé­né­ral de la Confé­rence in­ter­na­tio­nale d’ap­pui au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, so­cial et du­rable de la Tu­ni­sie,Tunisia 2020, Fra­di est aux toute pre­mières loges. Les en­jeux en sont im­menses alors que le plan vise à mo­bi­li­ser 60 mil­liards de dol­lars d’in­ves­tis­se­ments au cours des cinq pro­chaines an­nées, dont 40% de pro­jets por­tés par l’Etat et les en­tre­prises pu­bliques, et com­prend plus de 100 pro­jets dont la réa­li­sa­tion fait ap­pel à des modes de fi­nan­ce­ment in­no­vants, no­tam­ment le par­te­na­riat pu­blic-pri­vé (PPP). Il nous rap­pelle que le tout se dé­rou­le­ra en 6 axes : - lo­gis­tique : port en eau pro­fonde, maillage au­to­rou­tier et rou­tier, ré­seau fer­ro­viaire ur­bain et in­ter-ci­tés, zones lo­gis­tiques; - éco­no­mie nu­mé­rique et en­tre­pre­neu­riat : in­fra­struc­ture de com­mu­ni­ca­tion, di­gi­ta­li­sa­tion de l’ad­mi­nis­tra­tion (e-Gov, Open Gov), Smart Tunisia & e-Bu­si­ness, en­sei­gne­ment nu­mé­rique et in­cu­ba­teurs; - in­dus­tries ex­por­ta­trices : in­dus­trie au­to­mo­bile et aé­ro­nau­tique, tex­tile et ha­bille­ment, in­dus­tries phar­ma­ceu­tiques, agroa­li­men­taire; - dé­ve­lop­pe­ment hu­main : édu­ca­tion & for­ma­tion, san­té, culture & sports, ha­bi­tat et cadre de vie; - tou­risme : re­po­si­tion­ne­ment stra­té­gique, tou­risme mé­di­cal, tou­risme cultu­rel et éco­tou­risme; - éco­no­mie verte : éner­gies re­nou­ve­lables, ges­tion de l’eau et as­sai­nis­se­ment, col­lecte et va­lo­ri­sa­tion des dé­chets, agri­cul­ture bio­lo­gique.

elon Em­ma­nuel Des­clèves, membre de l’Aca­dé­mie de la ma­rine, l’éco­no­mie de la mer (trans­port ma­ri­time, ex­ploi­ta­tions off­shore, pêche et aqua­cul­ture, tou­risme, ser­vices por­tuaires, construc­tion na­vale, dé­fense…) pèse en­vi­ron 1.500 mil­liards d’eu­ros au sein de l’éco­no­mie mon­diale, soit le deuxième poste dans le monde der­rière l’agroa­li­men­taire qui avoi­sine les 2.000 mil­liards, mais bien de­vant les té­lé­com­mu­ni­ca­tions et in­ter­net (800) et le do­maine aé­ro­nau­tique (620). En d’autres termes, le « ma­ri­time » pèse au­tant dans l’éco­no­mie mon­diale que l’ad­di­tion de tout ce qui se rap­porte à l’aérien et aux té­lé­com­mu­ni­ca­tions. Mieux en­core, sur le to­tal de 1.500 mil­liards d’eu­ros en­re­gis­trés en 2010, les sec­teurs tra­di­tion­nels (pêche, construc­tion na­vale…) en as­su­raient 1.310 mil­liards d’eu­ros, contre 190 mil­liards d’eu­ros pour les nou­veaux sec­teurs (éner­gies ma­rines re­nou­ve­lables, mines sous-ma­rines…). De plus, dans 8 ans seule­ment, en 2020, on es­time que l’en­semble de l’éco­no­mie ma­ri­time re­pré­sen­te­ra 2.550 mil­liards d’eu­ros de chiffre d’af­faires, dont 450 mil­liards d’eu­ros pour ces nou­veaux sec­teurs : une pro­gres­sion pour le moins spec­ta­cu­laire. Em­ma­nuel Des­clèves pré­cise, par ailleurs, que tous les do­maines de l’éco­no­mie ma­ri­time sont glo­ba­le­ment orien­tés vers une crois­sance sou­te­nue. Quatre d’entre eux de­vraient connaître un dé­ve­lop­pe­ment in­tense au cours des pro­chaines an­nées, et sont à ce titre consi­dé­rés comme stra­té­giques. Deux do­maines dé­jà struc­tu­rés : au pre­mier plan le trans­port ma­ri­time et les ser­vices aux hy­dro­car­bures ; à plus long terme les ser­vices aux éner­gies ma­rines ou en­core à l’exploration puis l’ex­ploi­ta­tion des res­sources non éner­gé­tiques. Et deux do­maines in­té­grant des mar­chés en émer­gence à fort po­ten­tiel de contri­bu­tion : à court terme, le des­sa­le­ment de l’eau de mer, l’éo­lien off­shore (po­sé et flot­tant) et l’hy­dro­lien ; à plus long terme, l’ex­ploi­ta­tion des mi­ne­rais non éner­gé­tiques dans les grands fonds, ain­si que les autres éner­gies ma­rines et éner­gies en mer (ETM - Éner­gie ther­mique des mers -, hou­lo­mo­teur, pres­sion os­mo­tique, so­laire flot­tant, nu­cléaire flot­tant et im­mer­gé).

ien que les ports fi­gurent par­mi les in­ves­tis­se­ments les plus lourds et les moins ren­tables, ils sont très ré­pan­dus, un peu par­tout dans la Mé­di­ter­ra­née et ailleurs, et forment un axe de choix dans les plans de dé­ve­lop­pe­ment des pays. Fai­sant zoom-ar­rière sur la carte du bas­sin mé­di­ter­ra­néen, l’ex­pert en lo­gis­tique, Mond­her Khanfir, compte trois dé­troits dans ce bas­sin, à sa­voir Suez, Gi­bral­tar et le Bos­phore, qui sont bien va­lo­ri­sés par les au­to­ri­tés qui les gou­vernent, et un qua­trième, ce­lui de Si­cile, que les des­cen­dants des Phé­ni­ciens n’ont pas su va­lo­ri­ser. L’ap­par­te­nance des îles de Lam­pe­du­sa et Pan­tel­le­ria à l’Ita­lie font de ces eaux un ter­ri­toire eu­ro­péen, pour­suit-il, et la Tu­ni­sie dans cette confi­gu­ra­tion n’est pas en me­sure de mon­nayer sa po­si­tion géo­gra­phique.

dé­plore-t-il. Et puisque ce­lui qui ne contrôle pas les voies ma­ri­times reste à court d’atouts pour maî­tri­ser les flux et la carte du com­merce in­ter­na­tio­nal, la Tu­ni­sie se trouve de ce fait à la marge de l’échi­quier. Pour re­nouer avec sa vo­ca­tion ma­ri­time, notre pays de­vrait faire va­loir sa vo­ca­tion mar­chande en fa­ci­li­tant l’exer­cice du com­merce ex­té­rieur et in­té­rieur, re­com­mande-t-il, dans l’ob­jec­tif de créer de nou­veaux flux et cap­ter une part de ceux exis­tants. Tou­te­fois, le mo­dèle éco­no­mique ac­tuel est un peu trop pro­tec­tion­niste, se­lon l’ex­pert, et ne fa­vo­rise pas le dé­ve­lop­pe­ment de ce tra­fic et des opé­ra­teurs qui les gèrent dans l’hin­ter­land du port. Il se de­mande si un tel ver­rouillage des mar­chés avait d’autres ob­jec­tifs que ce­lui de la pro­tec­tion des in­té­rêts des «pseu­do-Phé­ni­ciens». Après une his­toire peu re­lui­sante en ma­tière ma­ri­time, il convient de rec­ti­fier le tir en re­nouant avec la mer, in­siste-t-il, et en s’in­té­grant dans les chaînes de va­leur mon­diale. Pour ce faire, il es­time qu’il faut se pen­cher sur la construc­tion de fortes chaînes de va­leur en vue de faire émer­ger des cham­pions na­tio­naux et de maî­tri­ser le com­merce in­té­rieur. Dans ce cadre, la ten­dance ac­tuelle est de construire des hubs lo­gis­ti­co-com­mer­cio-in­dus­triels, rap­pelle l’ex­pert. L’ordre des com­po­santes est à dé­ter­mi­ner se­lon la vo­ca­tion pour­sui­vie par les dé­ci­deurs. Une telle in­té­gra- tion har­mo­nieuse se­rait plus por­teuse pour les en­tre­prises et plus in­té­res­sante aux yeux des in­ves­tis­seurs

sou­tient-il.

com­pa­ret-il, fai­sant al­lu­sion au dé­faut de ré­flexion stra­té­gique au su­jet de la lo­gis­tique. L’une des ini­tia­tives dans ce sens est de trans­por­ter le ci­ment des­ti­né à la Li­bye

par voie fer­ro­viaire jus­qu’à Ga­bès, où les ca­mion­neurs li­byens pour­raient char­ger leurs mar­chan­dises. Au fi­nal, par­mi les ob­jec­tifs re­cher­chés par ces exer­cices d’op­ti­mi­sa­tion fi­gure la maî­trise des coûts, ce qui se ma­ni­feste, mé­ca­ni­que­ment, par une baisse des prix de vente au pu­blic. tranche-t-il. Ac­tuel­le­ment, le consom­ma­teur est en train de payer cher les contre­per­for­mances de ces chaînes. En Tu­ni­sie, le coût de la lo­gis­tique est l’un des plus éle­vés de la pla­nète, es­ti­mé à 20% du Pib par la Banque mon­diale, se­lon l’ex­pert. Il se­rait plus idoine de se pen­cher sur l’amé­lio­ra­tion de l’ef­fi­ca­ci­té de ces chaînes en vue de do­per la com­pé­ti­ti­vi­té des en­tre­prises et ac­teurs lo­caux avant de dé­rou­ler le ta­pis rouge aux opé­ra­teurs in­ter­na­tio­naux. De l’autre cô­té du port, il convient de consi­dé­rer les at­tentes des opé­ra­teurs du port de ma­nière glo­bale afin de dé­ve­lop­per un mon­tage qui ré­ponde aux at­tentes d’un «clus­ter» com­plet. La mé­ca­nique des grands ba­teaux est, dans ce cadre, un des mé­tiers à dé­ve­lop­per pour que le port soit ce­lui où peuvent ac­cos­ter les gros por­teurs. De même, le port de­vrait se do­ter d’une sta­tion d’ali­men­ta­tion en car­bu­rant pour les gros na­vires de troi­sième gé­né­ra­tion. Dans cette pers­pec­tive, si le dos­sier du port en eaux pro­fondes doit être gé­ré par le mi­nis­tère de l’In­dus­trie, il convien­drait de l’im­plan­ter à Skhi­ra, à proxi­mi­té de la raf­fi­ne­rie. Mais, avant de se lan­cer dans des stra­té­gies, il fau­drait en­ga­ger une éva­lua­tion de l’in­fra­struc­ture exis­tante en vue d’op­ti­mi­ser les ca­pa­ci­tés ins­tal­lées. Grâce à la di­gi­ta­li­sa­tion et la dé­ma­té­ria­li­sa­tion de cer­taines opé­ra­tions, on peut gé­né­rer des gains sub­stan­tiels en ma­tière de coût, do­per les ca­pa­ci­tés et, mieux en­core, les en­tre­prises se­raient en me­sure de pla­ni­fier leurs opé­ra­tions. Un peu loin de la mer, on peut construire des ports secs, des ex­ten­sions des ports si­tuées gé­né­ra­le­ment à une in­ter­sec­tion des cor­ri­dors rou­tiers et fer­ro­viaires pour dé­ve­lop­per l’hin­ter­land du port.

l’ex­pert. conclut

des ca­pa­ci­tés de la rive sud, la Tu­ni­sie a une belle carte à jouer. La re­con­ver­sion des ports de pêche, des ports d’abris et des ports de com­merce per­met de mon­ter jus­qu’à une ca­pa­ci­té de 1.500 an­neaux, es­time l’ex­pert. En ef­fet, les ports de pêche, plus nom­breux, ac­cueillent plus de deux mille ba­teaux de plai­sance. Au port de Bé­ni Khiar ac­costent plus de ba­teaux de plai­sance que ceux de pêche. En­vi­ron 200 ba­teaux de plai­sance et seule­ment 65 ba­teaux de pêche. Il en dé­duit qu’il se­rait plus ju­di­cieux de re­con­ver­tir cer­tains ports de pêche en ports de plai­sance que d’en édi­fier de nou­veaux. Ce­la per­met­trait dans le même temps de ré­duire les ef­fets né­fastes des ports sur l’éco­sys­tème. Et ce­la même, si les édi­fices por­tuaires pour­raient se construire sur les la­gunes au voi­si­nage des plages de fa­çon à ne pas nuire aux cou­rants ma­rins na­tu­rels et gar­der ain­si l’équi­libre de l’éco­sys­tème, se­lon une étude d’im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment. La ré­vi­sion à la hausse conti­nue des prix pra­ti­qués et les taxa­tions ex­ces­sives dans les pays du nord de la Mé­di­ter­ra­née offrent à la Tu­ni­sie une op­por­tu­ni­té pour cap­ter une part du mar­ché mon­dial de la plai­sance. Et puisque le plai­san­cier dé­pense jus­qu’à seize fois plus que le tou­riste or­di­naire, le jeu en vaut la chan­delle. Les ports sont des pro­jets gé­né­ra­teurs d’ac­ti­vi­té. En ef­fet, les pro­prié­taires de voi­liers et de yachts sont do­tés d’un pou­voir d’achat éten­du, ce qui trans­forme le port en un mi­lieu pro­pice au dé­ve­lop­pe­ment de toute ac­ti­vi­té tou­ris­tique et com­mer­ciale. De l’avis du pro­fes­sion­nel, un plai­san­cier fait ap­pel à des voi­tures de lo­ca­tion, à des ex­cur­sions, à des mil­liers de di­nars de ra­vi­taille­ment, des mil­liers de litres de ga­soil, à l’en­tre­tien du ba­teau .... Mieux en­core, les ports consti­tuent une at­trac­tion de plus pour les tou­ristes qui visitent les zones tou­ris­tiques, les villes cô­tières et même les plus loin­taines par le biais des ex­cur­sions. Ce qui est de na­ture à pro­mou­voir le tou­risme cultu­rel, ce­lui de san­té, les pro­duits du ter­roir, l’agri­cul­ture, l’en­vi­ron­ne­ment,... Pa­ral­lè­le­ment, de nou­velles ac­ti­vi­tés an­nexes à l’ac­ti­vi­té ma­ri­time se dé­ve­lop­pe­ront au­tour des ports. No­tam­ment les écoles de plon­gées sous-ma­rines et de for­ma­tion des skip­pers et des ma­rins. Et, par leurs faibles coûts, ces ac­ti­vi­tés sont lar­ge­ment com­pé­ti­tives.

se­lon l’ex­pert. D’après le pro­fes­sion­nel, les plai­san­ciers ve­nant du nord de la Mé­di­ter­ra­née trouvent des dif­fi­cul­tés à tra­ver­ser la mer. fait-il sa­voir pour bé­né­fi­cier de cette ten­dance :

De même, toutes les ac­ti­vi­tés d’en­tre­tien, de com­mer­cia­li­sa­tion et même de fa­bri­ca­tion des com­po­sants des ba­teaux pour­raient se dé­ve­lop­per avec, sans sou­ci de la concur­rence des pays nor­diques, re­la­ti­ve­ment plus chers. Tou­te­fois, le poids des for­ma­li­tés et des pro­cé­dures risquent de dis­sua­der ces clients for­tu­nés. En ef­fet, par­mi les dif­fi­cul­tés qui en­travent le dé­ve­lop­pe­ment du sec­teur le fait que les ports évo­luent sous les tu­telles de trois mi­nis­tères, à sa­voir ceux du Tou­risme, du Trans­port et de l’Agri­cul­ture. Ce qui se tra­duit pour les plai­san­ciers par une sé­rie in­ter­mi­nable de for­ma­li­tés. De même, une large as­siette d’im­pôts, de droits de douanes, de consom­ma­tion et de taxes ex­ces­sifs, sont ap­pli­qués aux plai­san­ciers. .

Les mi­li­tants éco­lo­giques es­timent que cer­tains modes de pêche abu­sive épuisent nos ri­chesses en pois­sons et af­fectent ir­ré­mé­dia­ble­ment notre mi­lieu ha­lieu­tique. Donc, la créa­tion de ce mi­nis­tère vise à uti­li­ser des en­gins de pêche adé­quats, res­pec­ter le re­pos bio­lo­gique, contrô­ler conti­nuel­le­ment les hautes mers et les ports, neu­tra­li­ser les ba­rons ma­fieux de la pêche, gé­rer les aires ma­rines pro­té­gées exis­tantes et en créer en­core de nou­velles. La créa­tion de ce nou­veau mi­nis­tère au­ra aus­si pour mis­sion de res­pon­sa­bi­li­ser la Garde na­tio­nale ma­rine pour plus de ri­gueur, en­cou­ra­ger la pêche ar­ti­sa­nale sé­lec­tive, ar­rê­ter la des­truc­tion mas­sive des res­sources ha­lieu­tiques comme par le Kiss et le cha­lu­tage dans hauts fonds, contrô­ler les dé­ver­se­ments di­rect dans la mer des eaux usées, éli­mi­ner pro­gres­si­ve­ment la pol­lu­tion in­dus­trielles au Golfe de Ga­bès et le reste des villes cô­tières. Aus­si il est im­por­tant de ré­pa­rer des stra­té­gies à court et long termes à l’échelle lo­cale et ré­gio­nale pour la sau­ve­garde de la mer, faire par­ti­ci­per les pro­fes­sion­nels, les scien­ti­fiques et la so­cié­té ci­vile aux dé­bats et aux dé­ci­sions... C’est en fait toute une Le pro­to­cole re­la­tif aux aires spé­cia­le­ment pro­té­gées et à la di­ver­si­té bio­lo­gique en Mé­di­ter­ra­née dé­fi­nit ain­si les es­pèces me­na­cées : «Toute es­pèce qui risque de dis­pa­raître dans un ave­nir pré­vi­sible dans la to­ta­li­té ou une par­tie de son aire de ré­par­ti­tion et dont la sur­vie est peu pro­bable si les fac­teurs de dé­clin de l’ha­bi­tat per­sistent». La pro­tec­tion du mi­lieu ma­rin en Tu­ni­sie ré­side dans l’in­ter­dic­tion de cer­taines tech­niques de pêche dan­ge­reuses pour la faune ich­tyo­lo­gique et pour l’éco­sys­tème en gé­né­ral, la dé­li­mi­ta­tion des zones de pêche, la li­mi­ta­tion de l’ef­fort et des tailles de cap­ture, la fixa­tion du maillage des fi­lets… En ef­fet, en Tu­ni­sie, plus de 400 es­pèces vé­gé­tales ont été re­cen­sées le long du lit­to­ral. Néan­moins, le nombre réel est es­ti­mé à en­vi­ron 600 es­pèces. En outre, d’après les études qui ont été éta­blies dans ce do­maine, sur les 14 es­pèces me­na­cées en Mé­di­ter­ra­née, 9 sont si­gna­lées en Tu­ni­sie. Il s’agit des 3 pha­né­ro­games (Po­si­do­nia ocea­ni­ca, Zos­te­ra ma­ri­na, Z. nol­tii) et des six Phaeo­phy­ta. D’autre part, par­mi les

fin de dé­ce­ler les dé­faillances qui existent dans le sec­teur fi­nan­cier tu­ni­sien et de lis­ter les idées d’ac­tions à mettre en place pour y faire face, l’Ins­ti­tut tu­ni­sien des études stra­té­giques (Ites) a or­ga­ni­sé un ate­lier sur le thème : «Le rôle de la Bourse dans le fi­nan­ce­ment du dé­ve­lop­pe­ment». Pour Meh­di Ben Mus­ta­pha, cadre au CMF (Conseil du mar­ché fi­nan­cier), il est im­pé­ra­tif d’ef­fec­tuer une tran­si­tion vers un mo­dèle de fi­nan­ce­ment di­ver­si­fié, qui ne re­pose pas sur le seul fi­nan­ce­ment ban­caire. Pour ce faire, il ne faut pas avoir une vi­sion li­mi­tée de la concur­rence entre fi­nance in­ter­mé­diée et fi­nance di­recte, les deux étant com­plé­men­taires. Ben Mus­ta­pha a ajou­té que le CMF a ef­fec­tué une «car­to­gra­phie» des ré­serves ex­pri­mées par les chefs d’en­tre­prise quant à l’in­tro­duc­tion en Bourse. Ain­si, par­mi les obs­tacles iden­ti­fiés, fi­gure une réelle peur ex­pri­mée par les chefs d’en­tre­prise de perdre le contrôle de leur en­tre­prise et celle d’une mé­dia­ti­sa­tion non maî­tri­sée de l’en­tre­prise. Au vu de ces ré­ti­cences, le CMF a es­sayé de dé­fi­nir cer­tains axes de tra­vail, pour pou­voir rec­ti­fier le tir. Le pre­mier est d’être à l’écoute des at­tentes et des be­soins des chefs d’en­tre­prise. Le deuxième consiste à ac­cen­tuer la ré­gu­la­tion pour que l’épar­gnant ait confiance dans le mar­ché et y in­ves­tisse. L’autre axe, c’est l’amen­de­ment des exi­gences ré­gle­men­taires pour les adap­ter à la taille de cer­taines en­tre­prises. Cet amen­de­ment vise prin­ci­pa­le­ment le mar­ché al­ter­na­tif qui est dé­dié aux en­tre­prises en dif­fi­cul­té et aux PME. Le qua­trième axe concerne plu­tôt la de­mande et consiste à at­ti­rer les in­ves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels pri­vés et pu­blics vers le mar­ché fi­nan­cier qui reste do­mi­né par les petits por­teurs. Le di­rec­teur gé­né­ral de la Bvmt, Bi­lel Sah­noun, a in­di­qué que dans les pays émer­gents ou dé­ve­lop­pés, le mar­ché fi­nan­cier joue plu­sieurs rôles. Etant source de fi­nan­ce­ment de l’éco­no­mie (40% en Eu­rope et jus­qu’à 60% aux USA), le mar­ché fi­nan­cier per­met de le­ver d’im­por­tants fonds pour fi­nan­cer les en­tre­prises, les col­lec­ti­vi­tés lo­cales, ou les pro­jets d’in­fra­struc­ture, que ce soit en fonds propres ou sur le mar­ché de la dette obli­ga­taire. Ces ni­veaux n’au­raient pas été pos­sibles si la ca­pi­ta­li­sa­tion bour­sière n’était pas consis­tante (50% du PIB au Ma­roc avec 51 mil­liards de dol­lars, 70% en Jor­da­nie avec 24 mil­liards de dol­lars, plus de 100% dans les places dé­ve­lop­pées), of­frant aux in­ves­tis­seurs dif­fé­rents choix gui­dés par le risque, le ren­de­ment, ou la stra­té­gie d’in­ves­tis­se­ment.

dit-il. Une autre fonc­tion im­por­tante de ces mar­chés fi­nan­ciers est celle de la cap­ta­tion et la mo­bi­li­sa­tion de l’épargne na­tio­nale. De plus, le mar­ché offre aux in­ves­tis­seurs une pa­lette de pro­duits va­riés qui les pro­tègent lors de la prise de risques dus aux va­ria­tions des cours du change ou des taux d’in­té­rêt. En ef­fet, outre les petits por­teurs, la part la plus im­por­tante des fai­seurs de mar­chés est dé­te­nue par des ins­ti­tu­tion­nels (banques, as­su­rances, fonds d’in­ves­tis­se­ments, fonds de pen­sion, …), qui, à leur tour, ont dé­ve­lop­pé plu­sieurs offres et pro­fils d’in­ves­tis­se­ment qui ré­pondent aux sou­cis va­riés de leur clien­tèle. A titre d’exemple, les Fonds de pen­sions aux USA dé­tiennent 85% du mar­ché. Une autre fonc­tion des mar­chés fi­nan­ciers consiste en l’at­trait de l’in­ves­tis­se­ment étran­ger. La taille des mar­chés in­té­resse une large pa­no­plie de pro­fes­sion­nels de l’in­dus­trie fi­nan­cière où des struc­tures ont été mises en place pour har­mo­ni­ser les ac­tions, faire conver­ger les in­té­rêts et por­ter une seule voix au­près des lé­gis­la­teurs. C’est le cas de la Ci­ty à Londres, Eu­ro­place à Pa­ris ou ré­cem­ment Ca­sa­blan­ca financial ci­ty au Ma­roc. Ces struc­tures de­viennent le mo­teur de toute la po­li­tique étran­gère d’un pays et un vec­teur de com­mu­ni­ca­tion avec les grands in­ves­tis­seurs étran­gers. En Tu­ni­sie, après plus de quatre dé­cen­nies d’ac­ti­vi­té, le mar­ché fi­nan­cier a réa­li­sé des ac­quis mal­gré son re­tard de

La Bvmt a éla­bo­ré une stra­té­gie à l’ho­ri­zon 2020 vi­sant à ren­for­cer l’offre de titres pour le mar­ché par la pros­pec­tion de nos émetteurs et l’at­trac­tion d’une nou­velle ca­té­go­rie d’in­ves­tis­seurs, grâce à la pro­mo­tion de nou­veaux vec­teurs d’in­ves­tis­se­ment (l’as­su­rance vie, la ti­tri­sa­tion, la co­ta­tion des fonds…). L’ob­jec­tif de cette stra­té­gie est de faire pas­ser la contri­bu­tion de l’éco­no­mie par le mar­ché de 10 à 20%, de par­ti­ci­per à l’amé­lio­ra­tion du taux de l’épargne na­tio­nale pour re­trou­ver les ni­veaux de 2010, soit plus 21% contre 12 ac­tuel­le­ment, et d’ac­croître la ca­pi­ta­li­sa­tion bour­sière du mar­ché pour at­teindre 50% du PIB. Cette évo­lu­tion per­met­trait à la Bourse de Tu­nis de pas­ser d’un simple mar­ché nais­sant à un mar­ché émergent. Ces ob­jec­tifs res­tent à notre por­tée, pour au­tant que l’éco­sys­tème fi­nan­cier tu­ni­sien se mo­bi­lise et conjugue ses ef­forts avec ceux des pou­voirs pu­blics. Dans cette pers­pec­tive, le bud­get de­vrait être fi­nan­cé par la pri­va­ti­sa­tion par­tielle ou to­tale via la Bourse d’en­tre­prises pro­met­teuses pu­bliques ou confis­quées qui ont be­soin de re­struc­tu­ra­tion ou de fi­nan­ce­ment pour leur per­mettre de pro­fi­ter des avan­tages du mar­ché fi­nan­cier. Ce­la sou­la­ge­ra d’au­tant les fi­nances pu­bliques et ra­mè­ne­ra du cash dans les caisses de l’Etat. Dans le même cadre, l’Etat peut pas­ser par le mar­ché pour le fi­nan­ce­ment des pro­jets de PPP et émettre des em­prunts des­ti­nés au ren­for­ce­ment de l’in­fra­struc­ture sous forme de Il faut in­ci­ter les ins­ti­tu­tion­nels, no­tam­ment les com­pa­gnies d’as­su­rances et les caisses de re­traite qui entrent dans une phase cri­tique en termes d’équi­libre fi­nan­cier, à in­ves­tir sur le long terme dans des ac­tifs bour­siers. Ce­la contri­bue­ra à ap­pro­fon­dir et dy­na­mi­ser la Bourse mais aus­si à of­frir à ces ins­ti­tu­tion­nels un po­ten­tiel de ré­mu­né­ra­tion des pla­ce­ments avan­ta­geux sur le long terme. Il faut en outre pour­suivre le pro­ces­sus de dé­pla­fon­ne­ment des in­ves­tis­se­ments étran­gers en por­te­feuille qui ne sont ac­tuel­le­ment que de 26% de notre ca­pi­ta­li­sa­tion bour­sière, com­pa­rés à plus de 50% dans les places arabes. epuis sa créa­tion en 1993, l’Ins­ti­tut tu­ni­sien des études stra­té­giques (Ites) a pour mis­sion de ré­flé­chir et d’opé­rer des pro­jec­tions sur tous les su­jets qui peuvent avoir un im­pact stra­té­gique sur la vie du Tu­ni­sien. C’est un ins­ti­tut qui peut trai­ter de ques­tions de so­cié­té comme il peut trai­ter de ques­tions d’ordre éco­no­mique, édu­ca­tif, sé­cu­ri­taire et de dé­fense. Ain­si, afin de fixer le cap pour la Tu­ni­sie et de mettre en place une vi­sion per­met­tant aux dé­ci­deurs po­li­tiques de mettre en oeuvre les po­li­tiques à même de pou­voir réa­li­ser les ob­jec­tifs du Plan de dé­ve­lop­pe­ment 2016/2020, l’Ins­ti­tut a éla­bo­ré une étude in­ti­tu­lée Le pré­sident de l’Ites, Ha­tem Ben Sa­lem, a in­di­qué que cette étude a pour ob­jec­tif es­sen­tiel d’être un ré­fé­ren­tiel stra­té­gique pour l’ac­tion gou­ver­ne­men­tale et de ba­li­ser l’ave­nir de la Tu­ni­sie sur les 10 pro­chaines an­nées. Pour­quoi 10 ans ? Parce que, tout sim­ple­ment, on sait que 5 ans c’est le temps po­li­tique et que 10 ans c’est en fait le temps des réa­li­sa­tions et de l’éva­lua­tion des pro­messes élec­to­rales po­li­tiques. Cette étude de­vra, se­lon Ben Sa­lem, se pro­je­ter sur 10 ans le cap de 10 ans, parce que plu­sieurs pa­ra­mètres éco­no­miques et so­cio-po­li­tiques ont ra­di­ca­le­ment chan­gé en Tu­ni­sie. Ain­si, à par­tir d’un diag­nos­tic ob­jec­tif, il faut construire au­jourd’hui un «pro­jet nou­veau» pour notre pays. Cette étude se­ra pré­sen­tée au pré­sident de la Ré­pu­blique vers la fin dé­cembre ou au plus tard au cours de la pre­mière quin­zaine de jan­vier 2017.

Ha­tem Ben Sa­lem a af­fir­mé que cette étude est fon­dée sur six axes dont le pre­mier est

On est en train de vivre une nou­velle ex­pé­rience po­li­tique in­con­tes­ta­ble­ment dé­mo­cra­tique, mais cette ex­pé­rience doit per­du­rer. Ce ne se­ra pas pos­sible, se­lon ses dires, avec un Etat en dé­li­ques­cence, avec une confu­sion dans les com­pé­tences au ni­veau du pou­voir et avec des ins­ti­tu­tions qui ne jouent pas leur rôle de ré­gu­la­tion et d’équi­libre. Ce qui im­pose une ré­flexion en ur­gence sur un Etat ré­si­lient et émergent. Le deuxième axe est ce­lui de la «Dé­fense et sé­cu­ri­té». Au­jourd’hui, le ter­ro­risme im­pose à la Tu­ni­sie une vé­ri­table éco­no­mie de guerre. On ne peut pas ima­gi­ner les mon­tants et les fi­nances pu­bliques consa­crés aux équi­pe­ments de sé­cu­ri­té. Ces mon­tants étaient des­ti­nés à l’édu­ca­tion, à la san­té et à l’in­ves­tis­se­ment… On est ap­pe­lé à faire face à cette guerre et on doit faire les sa­cri­fices qu’il faut pour que la Tu­ni­sie reste tou­jours de­bout.

dit-il. Le troi­sième axe est ce­lui du «Dé­ve­lop­pe­ment et re­tour à la crois­sance». On a consi­dé­ré que le plus grand

dé­fi à re­le­ver est ce­lui du fi­nan­ce­ment du dé­ve­lop­pe­ment. Dans les 10 pro­chaines an­nées, on doit trou­ver les ou­tils, les moyens et les ca­pa­ci­tés de fi­nan­cer nous-mêmes notre dé­ve­lop­pe­ment ou bien on ne se­ra ja­mais un Etat in­dé­pen­dant. Il est cer­tain qu’avec les er­reurs com­mises par les gou­ver­ne­ments pré­cé­dents telle celle des re­cru­te­ments mas­sifs dans une fonc­tion pu­blique dé­jà plé­tho­rique et to­ta­le­ment sa­tu­rée, l’Etat n’a pas les moyens de sub­ve­nir aux be­soins des ré­gions en vue de leur dé­ve­lop­pe­ment. Il faut donc ré­flé­chir à de nou­veaux modes de fi­nan­ce­ment. L’Ites a cer­né trois sec­teurs-clés, à sa­voir la Bourse, les banques et les as­su­rances. Si les condi­tions étaient réunies et si on met­tait en place les ré­formes ur­gentes et né­ces­saires, ces trois sec­teurs sont ca­pables de jouer un rôle car­di­nal dans le fi­nan­ce­ment du dé­ve­lop­pe­ment. La Bourse, si on lui en donne les moyens, est ca­pable de mo­bi­li­ser les fi­nan­ce­ments né­ces­saires pour notre dé­ve­lop­pe­ment, no­tam­ment ré­gio­nal, sa­chant que le pro­blème de la Tu­ni­sie est un pro­blème d’équi­libre ré­gio­nal. Le qua­trième axe est ce­lui de «l’Edu­ca­tion et la culture». On a tou­jours cla­mé que les res­sources hu­maines en Tu­ni­sie étaient le prin­ci­pal ac­quis du pays. Ce n’en est plus le cas au­jourd’hui, vu que l’uni­ver­si­té et l’école ont échoué à for­mer les com­pé­tences ca­pables de faire face aux dé­fis in­hé­rents aux chan­ge­ments ex­tra­or­di­naires qui ont lieu dans le monde, par­ti­cu­liè­re­ment au ni­veau des deux ré­vo­lu­tions nu­mé­riques et celle de l’in­ter­net des ob­jets. A no­ter que, dans le monde, plus de 50% des em­plois vont to­ta­le­ment dis­pa­raître dans les 10 à 15 pro­chaines an­nées. De ce fait, on de­vrait au­jourd’hui pré­cise-t-il. Le sixième et der­nier axe de l’étude est ce­lui du «Re­po­si­tion­ne­ment de la Tu­ni­sie dans le monde». On ne peut pas, compte te­nu de la taille de la Tu­ni­sie, se dé­ve­lop­per dans des condi­tions qui vont per­mettre un re­tour im­por­tant de la crois­sance. Ce­la exige l’en­cou­ra­ge­ment aux ex­por­ta­tions. On a au­jourd’hui des mar­chés tra­di­tion­nels et nou­veaux très im­por­tants qu’on peut ex­plo­rer. On ne pour­ra pas le faire dans un cli­mat so­cial dif­fi­cile si on n’a pas une stra­té­gie des ex­por­ta­tions. Pour ce faire, l’Ites avec la Banque mon­diale et le mi­nis­tère du Com­merce ont en­ga­gé une ré­flexion ap­pro­fon­die. La di­plo­ma­tie tu­ni­sienne au­ra aus­si un rôle à jouer en ma­tière de dé­ve­lop­pe­ment du com­merce ex­té­rieur. Et ce­la n’est pos­sible que si on re­pense le po­si­tion­ne­ment di­plo­ma­tique du pays et le rôle de nos am­bas­sades à l’étran­ger.

Most Rus­sian mul­ti­mil­lio­naires have a re­pu­ta­tion for being gruff, tight-lip­ped and wa­ry of ques­tions that might cor­ner them into ma­king any po­ten­tial­ly in­cri­mi­na­ting as­sess­ment of the Rus­sian pre­sident - a man who like Har­ry Pot­ter’s Vol­de­mort is usual­ly re­fe­ren­ced obli­que­ly and ne­ver di­rect­ly by name. But my guest, Oleg Tinkov, is dif­ferent. By the end of our two-course meal at Mos­cow’s wa­ter­front Vod­nyy res­tau­rant, the pro­vo­ca­tive Rus­sian cre­dit card ty­coon and IT en­tre­pre­neur has ca­sual­ly men­tio­ned Vla­di­mir Pu­tin by name more than a do­zen times, boas­ting of his re­la­tion­ship with the pre­sident as well as spea­king cri­ti­cal­ly about the cur­rent Rus­sian re­gime. He has al­so thrown in a couple of smut­ty so­pho­mo­ric jokes; dis­hed on his own sex life as a mar­ried man; and sha­red his views on the fe­male sex (“A ve­ry beau­ti­ful, fra­gile crea­ture who should not be in­vol­ved in ma­king mo­ney”). It is a strange tac­tic to take when you are di­ning with a wes­tern and fe­male in­ter­vie­wer. But as our lunch pro­gresses it all be­comes clear: Tinkov is a big fan of Do­nald Trump. “Trump is awe­some! He’s can­did, an ho­nest dude,” Tinkov ex­plains. Be­fore Trump, he goes on, there was just one other po­li­ti­cian whom he li­ked : Sil­vio Ber­lus­co­ni. “All po­li­ti­cians lie at the end of the day. But Ber­lus­co­ni is sin­cere.” Tinkov ex­cels at eye­brow-rai­sing sta­te­ments. The son of a Si­be­rian coal mi­ner, Tinkov, 48, be­came one of Rus­sia’s first bil­lio­naire en­tre­pre­neurs in St Pe­ters­burg thanks to a string of high-per­for­ming bu­si­nesses span­ning elec­tro­nics, dum­plings, beer and now ban­king, where he is the foun­der of Tin­koff Bank, a Rus­sian in­ter­net bank mo­del­led on the US cre­dit card company Ca­pi­tal One. He is al­so the ow­ner of Tin­koff-Saxo, an elite cy­cling team that in­cludes the ri­ders Pe­ter Sa­gan and Al­ber­to Con­ta­dor and com­petes in the Tour de France and other UCI World Tour events, though in De­cem­ber he an­noun­ced that he was plan­ning to sell the team in 2016. It is hard to quan­ti­fy how much of Tinkov’s suc­cess is the re­sult of the qua­li­ty of the bu­si­nesses ver­sus his own fla­shy and per­so­na­li­ty-dri­ven mar­ke­ting, ins­pi­red by the likes of Trump and Ri­chard Bran­son. On Twit­ter and Fa­ce­book, he re­gu­lar­ly posts pro­fane and in­co­herent mes­sages to his hun­dreds of thou­sands of followers: “Who is the fuck Kim Kir­da­shian [sic]?”; “I have 200,000 followers, bitch!” When Zhan­na Friske, a much lo­ved Rus­sian ac­tress and sin­ger, died of can­cer last year at the age of 40, Tinkov wrote a Fa­ce­book post de­ri­ding her as “a me­diocre, midd­ling” ta­lent, be­moa­ning that the na­tion hadn’t grie­ved the same way for Ilya Se­ga­lo­vich, the co-foun­der of Yan­dex, Rus­sia’s lar­gest search en­gine, when he died two years ear­lier. Tinkov, who owns sum­mer homes in Eu­rope and sports a $250,000 watch, en­joys a la­vish and well-do­cu­men­ted va­ca­tion sche­dule. Yet, in the wake of Rus­sia’s an­nexa­tion of Cri­mea, the war in Ukraine and wes­tern sanc­tions, his bu­si­ness and per­so­nal for­tunes have suf­fe­red along­side the rest of the Rus­sian eco­no­my. Ac­cor­ding to Rus­sian Forbes, Tinkov has lost his bil­lio­naire sta­tus and his es­ti­ma­ted net worth has fal­len from $1.4bn to $500m over the past 18 months. Tin­koff Bank, which lis­ted on the London Stock Ex­change in 2013 in a block­bus­ter ini­tial pu­blic of­fe­ring, has seen its share price plum­met from $17.50 to about $3. Vod­nyy, the res­tau­rant where we are mee­ting, is ow­ned by Ar­ka­dy No­vi­kov, a res­tau­ra­teur with connec­tions to

Pu­tin, and lo­ca­ted on the Mos­cow Ri­ver next to Tinkov’s of­fices and one of the ci­ty’s few yacht clubs. In the sum­mer there is a beach here with thum­ping tech­no, a bar and do­zens of bi­ki­nied babes. Swim­ming is off-li­mits but people jump in any­way. When I ar­rive, Tinkov is stan­ding at the top of the res­tau­rant’s steps, tal­king into his cell phone and cas­ting a bleak fi­gure against the ba­ck­drop. He is dres­sed in a suit pai­red with dir­ty trai­ners. His hair, once salt and pep­per, has gone white over the past few years and a long scar cuts across his chin, the re­sult of a near fa­tal car ac­ci­dent when he was a tee­na­ger. To­day the ca­ver­nous res­tau­rant is emp­ty ex­cept for a few tables, a re­sult of the sea­son and Rus­sia’s eco­no­mic cri­sis. A chan­nel cal­led Fa­shion TV - a mains­tay of ex­pen­sive Mos­cow res­tau­rants - plays mu­te­ly in the back­ground. The me­nu is vast and am­bi­tious­ly spans th­ree conti­nents: dishes range from piz­za to grilled oc­to­pus to su­shi. Tinkov has just re­tur­ned from a holiday in Cour­che­vel, home to one of his nu­me­rous sum­mer houses, and is fee­ling ho­me­sick. The lan­guage we will be spea­king in is Rus­sian, as will be the cui­sine. Tinkov picks the bor­scht soup fol­lo­wed by pel­me­ni (Rus­sian dum­plings). On a me­nu of too ma­ny op­tions, it seems the safe bet. I set­tle for the same. The wai­ter has scar­ce­ly had time to take our or­ders and bring us a bot­tle of wa­ter when it qui­ck­ly be­comes clear that Tinkov is al­rea­dy an­noyed and bo­red by my ques­tions. I have been as­king about his so­cial me­dia posts, which of­ten ex­tend well beyond Kim Kar­da­shian into sen­si­tive po­li­ti­cal and so­cial is­sues. After the murder of Mos­cow op­po­si­tion po­li­ti­cian Bo­ris Nemt­sov in Fe­brua­ry, Tinkov took his son to at­tend Nemt­sov’s me­mo­rial march - ori­gi­nal­ly billed as an op­po­si­tion ral­ly - and pos­ted pho­tos of the event to Fa­ce­book. He has said that if he were ever to catch his chil­dren wat­ching the pro-Krem­lin po­li­ti­cal par­ty Uni­ted Rus­sia on te­le­vi­sion, he would make them change the chan­nel. He has al­so cri­ti­ci­sed the go­vern­ment for not doing more to make Rus­sians want to stay in the coun­try. When I bring this up, ho­we­ver, Tinkov im­me­dia­te­ly grows de­fen­sive. He doesn’t use so­cial me­dia much any more, he says, and his PR as­sis­tant Da­rya writes most of the posts - a sur­pri­sing claim consi­de­ring that Da­rya is in­cre­di­bly mild-man­ne­red and has per­fect writ­ten En­glish. “I can see al­rea­dy how this in­ter­view is going to go,” Tinkov de­clares. “I didn’t par­ti­cu­lar­ly want to meet with you be­cause I knew that, again, there would be these rhe­to­ri­cal ques­tions. Isn’t the FT ti­red of wri­ting the same thing? Or is this what your rea­ders want? Are they de­man­ding that we keep saying how eve­ry­thing is bad in Rus­sia, and speak about Pu­tin? Eve­ryone knows all this. Eve­ryone un­ders­tands this! Why do we have to speak about it 10 times?” But most pro­minent Rus­sian bu­si­ness­men pre­fer not to speak about it at all, I say. “That’s their pro­blem,” he re­plies. “You ask them what they’re scared of. I’m not scared of anything.” Tinkov says the ma­jor dif­fe­rence bet­ween him­self and more conven­tio­nal Rus­sian oli­garchs is simple: “I don’t de­pend on the go­vern­ment like they de­pend on it.” Most oli­garchs are “tem­po­ra­ry man­gers of their as­sets - they are not real ow­ners”. I men­tion Vla­di­mir Yev­tu­shen­kov, an oli­garch with close re­la­tions to the Krem­lin who was sud­den­ly strip­ped of his prize oil company Ba­sh­neft in 2014 with lit­tle ex­pla­na­tion. “At the be­gin­ning they give, then they take away,” Tinkov says. He is quick to boast about his connec­tions to the Krem­lin po­li­ti­cians. “I’m from St Pe­ters­burg. I know all the fe­de­ral po­li­ti­cians. Let me say it again: all of them! Star­ting with the num­ber-one guy [Vla­di­mir Pu­tin]. I know all of them. I’m from St Pe­ters­burg.” And yet he al­so in­sists he does not want to talk about po­li­tics. So we switch to bu­si­ness. Which bu­si­ness­men are in­ter­es­ting to him? “Bill Gates, Ri­chard Bran­son, Elon Musk, Tom Ford.” And inside Rus­sia? He names the two co-foun­ders of the clas­si­fied site Avi­to, Rus­sia’s ans­wer to Craig­slist, who happen to be Swe­dish na­tio­nals, fol­lo­wed, after some thought, by Ser­gei Ga­lits­ky, the foun­der of Rus­sia’s lar­gest food re­tai­ler, Ma­gnit. It is in­ter­es­ting that the first people he names are fo­rei­gners, I say. “They’re just the first ones that came into my head,” Tinkov shoots back. “Lis­ten, there are a lot of us, do­zens of ta­len­ted en­tre­pre­neurs. I just can’t re­mem­ber them all right now.” He pauses. “Ar­ka­dy Vo­lozh [sur­vi­ving co-foun­der of Rus­sian search en­gine Yan­dex], why not. Yan­dex is a great company. It’s com­pe­ting with Google pret­ty well.” Our bor­scht ar­rives, sur­pri­sin­gly de­li­cious and slight­ly sweet. I ask him where the best bor­scht is in Mos­cow. “I ha­ven’t jud­ged, but it seems to me that the best bor­scht is with a han­go­ver,” he re­plies. “Maybe Tsars­kaya Okho­ta,” he adds. It is ano­ther No­vi­kov es­ta­blish­ment. Pe­rhaps chee­red by the food, Tinkov starts to brigh­ten up and I ven­ture back to the sub­ject of po­li­tics. Not long after the Cri­mea an­nexa­tion, Tinkov wrote on Twit­ter that Cri­mea was a “spe­cial si­tua­tion”. Does he still feel that way? “It’s hard to argue with the fact that Rus­sia is a great coun­try. At a mi­ni­mum it’s the big­gest coun­try . . . And size does mat­ter, in my opi­nion,” he quips, using his thumb and fo­re­fin­ger to in­di­cate the size of so­me­thing else. “I’m not a pro-Pu­tin per­son by any stretch... He’s not my he­ro. But [Da­vid] Ca­me­ron and [Ba­rack] Oba­ma are my he­roes even less.” The west, Tinkov says, has been too quick to judge Rus­sia on is­sues such as its re­cord on gay rights. “In En­gland 50 years ago, ho­mo­sexua­li­ty was a crime. 150 years ago Os­car Wilde sat in pri­son be­cause he was gay. We were clo­sed for 70 years, we are lag­ging be­hind. Judge us, like we’re in the 1950s - 70 years be­hind . . . You are

ta­king these tem­plates and these stan­dards and you are put­ting them on us. But you are not put­ting them on other Eas­tern coun­tries [such as China and Af­gha­nis­tan]. This bo­thers me. Why does Rus­sia have to fit this mould?” It is a fair ar­gu­ment and one I’ve heard be­fore. I agree that Rus­sia is of­ten held to a hi­gher stan­dard be­cause it is seen as cultu­ral­ly clo­ser to Eu­rope, but say that some wes­tern lea­ders be­lie­ved that after the So­viet Union Rus­sia would au­to­ma­ti­cal­ly be­come like other Eu­ro­pean coun­tries. Now they wor­ry Rus­sia is going ba­ck­ward. “I am al­so scared about this, just like our wes­tern col­leagues. If we re­turn to the So­viet Union I don’t want to live in this coun­try. I’ll leave of course ab­so­lu­te­ly. But for now, I don’t see us re­tur­ning to the So­viet Union.” While ma­ny to­day fond­ly ro­man­ti­cise the So­viet per­iod, Tinkov is not one of them. “Of course I wasn’t star­ving in Si­be­ria - my fa­ther was a mi­ner. But I was al­ways bad­ly dres­sed, I didn’t eat well, and I couldn’t go anyw­here - not just abroad but even wi­thin the coun­try. My fa­mi­ly and I didn’t have en­ough mo­ney. It was a ter­rible, to­ta­li­ta­rian, bad so­cie­ty.” Tinkov es­ca­ped Si­be­ria by en­rol­ling at the Le­nin­grad Mi­ning Ins­ti­tute in to­day’s St Pe­ters­burg in 1989 where he star­ted his first bu­si­ness: buying im­por­ted lipstick and jeans from fel­low stu­dents and trans­por­ting them back to St Pe­ters­burg where he sold them at a mark-up. After gra­dua­tion and the So­viet Union’s col­lapse he foun­ded a chain of elec­tro­nics stores that he ow­ned for close to a decade, be­fore mo­ving on to his next ven­tures: Da­rya, a fro­zen pel­me­ni bu­si­ness na­med after his daugh­ter; a beer brand; a chain of pubs; and now the cre­dit-card bu­si­ness. Our pel­me­ni ar­rive at the table but, un­like the tra­di­tio­nal Si­be­rian va­rie­ty, they are filled with sal­mon ins­tead of meat and taste va­gue­ly Asian. “They used to have fish and meat dum­plings and now they just have fish dum­plings. I don’t know why,” Tinkov says. “I like the meat ones bet­ter. I’m Si­be­rian.” Des­pite Tin­koff Bank’s poor share per­for­mance, Tinkov says he doesn’t re­gret the London lis­ting. “We’re not li­ving two or th­ree years in the fu­ture but 10 years.” From its head­quar­ters down the road, Tin­koff Bank is ser­ving th­ree mil­lion or so clients and has made fo­rays into mo­bile ban­king. When the price of oil re­co­vers and sanc­tions are lif­ted, the bank will al­so do bet­ter, he pre­dicts. “We’re just in the wrong place right now.” He calls both wes­tern sanc­tions and Rus­sia’s re­ci­pro­cal ban on EU and US food pro­ducts “stu­pid” but, when I ask how the ban has af­fec­ted him, he says he has no idea. “My wife is in charge of the shop­ping. “Here it’s like it was in the Middle Ages. The wife tends the fire and the hus­band goes out to kill the mam­moth... It’s in Ame­ri­ca that you have eman­ci­pa­tion,” he goads. Does his wife agree with this? “If she didn’t agree with me, she wouldn’t have li­ved with me for 27 years and had my th­ree chil­dren. We still have good sex - can you ima­gine?” I take the bait. Fre­quent­ly? “En­ough. I want more but she won’t give it.” Their ol­dest daugh­ter is at uni­ver­si­ty in London, while the 15-year-old is at boar­ding school in Ox­ford and the couple plans to send their 12-year-old to join him there next year. While some mem­bers of the Rus­sian elite have been cri­ti­ci­sed for flaun­ting their pa­trio­tism at home while sen­ding their chil­dren abroad, Tinkov says he gets away with it by staying out of po­li­tics. “As a po­li­ti­cian you can’t have a bunch of mo­ney, ride around on a plane and wear wha­te­ver watch you want,” he says, poin­ting to the quar­ter-of-a-mil­lion-dol­lar ti­me­piece around his wrist. The bill ar­rives and Tinkov, for all his outs­po­ken views on gen­der, agrees both to let me pay and to ask one fi­nal po­li­ti­cal ques­tion. What does the west not un­ders­tand about Pu­tin? “Un­for­tu­na­te­ly, wes­ter­ners don’t un­ders­tand that Pu­tin is a re­flec­tion of the Rus­sian per­son,” he says. “Wes­ter­ners for some rea­son think there’s some kind of Rus­sian so­cie­ty here that wants so­me­thing else, and that Pu­tin is pre­ven­ting this and, if he’s not here any more, then so­me­thing will change. But this is not the case.” It would be a good note to end the lunch on. But Tinkov can’t stop him­self. As we stand to ga­ther our coats, he re­turns to the to­pic of fe­mi­nism. He wants to know if I am a fe­mi­nist. I ans­wer af­fir­ma­ti­ve­ly.

ales of die­sel cars in Wes­tern Eu­rope will fall be­low 50 per cent this year, ac­cor­ding to a lea­ding fo­re­cas­ting group, as the consu­mer reac­tion to the Volks­wa­ge­ne­mis­sions scan­dal pushes the fuel’s mar­ket share to its lowest le­vel in seven years. Ba­sed on sales fi­gures from 17 coun­tries in Eu­rope for the first nine months of the year, LMC Au­to­mo­tive pre­dicts that die­sel’s share of the mar­ket will drop 2.6 per cent to 49.3 per cent this year, its lowest le­vel since 2009 and the fas­test rate of de­cline in al­most a decade. The fo­re­cast is one of the clea­rest in­di­ca­tions yet that die­sel is suf­fe­ring a consu­mer ba­ck­lash in the wake of the VW af­fair, which saw the Ger­man car­ma­ker ad­mit that 11m die­sel ve­hicles world­wide were fit­ted with chea­ting soft­ware to mask emis­sions of poi­so­nous ni­tro­gen oxides when in of­fi­cial la­bo­ra­to­ry tests. The scan­dal spar­ked glo­bal in­ves­ti­ga­tions that al­so rai­sed ques­tions over the emis­sions of die­sel cars by ri­val brands in­clu­ding Re­nault, Opel, Fiat and Mer­cedes-Benz, and pu­shed the harm­ful ef­fects of poi­so­nous ni­tro­gen oxide emis­sions to the fo­re­front of the pu­blic’s mind. LMC’s re­port for Sep­tem­ber said: «It looks like 2016 will turn out as we ex­pec­ted; the first time for ma­ny years that die­sel share will ac­count for less than one-half of all car sales in the re­gion.» Die­sel sales in wes­tern Eu­rope have been fal­ling since 2011, when they pea­ked at 55.7 per cent, ac­cor­ding to LMC fi­gures. Bet­ween 2011 and 2015 die­sel’s share of the mar­ket de­cli­ned at an ave­rage of 0.95 per cent a year. This year, ho­we­ver, it is ex­pec­ted to fall by 2.6 per cent. Al Bed­well, glo­bal po­wer-train di­rec­tor at LMC, said: «We won’t know for a few more years whe­ther this is the tip­ping point. But it would be naive to say that it [the VW scan­dal] has had no im­pact at all.» Sales of die­sel are ex­pec­ted to keep de­cli­ning in the fu­ture, as in­crea­sin­gly strin­gent emis­sions NOx make die­sel en­gines too ex­pen­sive to use in smal­ler ve­hicles. He ad­ded: «There will be people who [now] think that die­sel is not the fuel for them be­cause it is pol­lu­ting. «But people are of­ten more swayed by what it means for their po­cket.» Die­sel cars have ta­ken off in Eu­rope be­cause car­ma­kers see them as an ef­fec­tive way of re­du­cing CO2 emis­sions to meet clean air re­gu­la­tions. They have al­so been po­pu­lar with consu­mers, who be­ne­fit from its hi­gher fuel eco­no­my than pe­trol and of­ten chea­per road taxes. In other parts of the world, such as the US, where re­gu­la­tion of NOx is tigh­ter and pe­trol costs are lo­wer, ap­pe­tite for die­sel has been far more sub­dued. Du­ring 2009, die­sel’s mar­ket share in Wes­tern Eu­rope fell to 45.8 per cent be­cause of scrap­page schemes being in­tro­du­ced by go­vern­ments fol­lo­wing the financial cri­sis, ac­cor­ding to LMC. These pro­mo­ted the sales of lo­wer-cost, smal­ler ve­hicles, which tend to be pe­trol. Aside from 2009, sales have ex­cee­ded 50 per cent since 2005 - mea­ning that 2016 is on track to be the lowest fi­gure for a decade.

sug­gests both the at­trac­tions and the per­ils of the role, and hints at fu­ture growth. Eight out of 10 cur­rent or for­mer free­lance consul­tants be­lieve in­de­pendent consul­ting will in­crease in the fu­ture. Even among a smal­ler control group of consul­tants who have ne­ver tried it, th­ree-quar­ters be­lieve in­de­pendent consul­ting will grow. The prog­no­sis chimes with a fo­re­cast in 2013 by Clay­ton Ch­ris­ten­sen, the Har­vard Bu­si­ness School pro­fes­sor, and his col­leagues. They pre­dic­ted the dis­rup­tion of es­ta­bli­shed consul­tants as first smal­ler, then lar­ger, clients start using al­ter­na­tives to the big brands for all but “a core of cri­ti­cal work”. It is an ag­gres­sive pre­dic­tion - over-ag­gres­sive, say es­ta­bli­shed consul­tan­cies - but UK of­fi­cial sta­tis­tics show that 55,000 of 175,000 ma­na­ge­ment consul­tants and bu­si­ness ana­lysts are now self-em­ployed. Less than half of the 29,000 people who joi­ned this ca­te­go­ry bet­ween 2011 and 2016 were self-em­ployed. The num­ber of ap­pli­ca­tions to join the net­work of in­de­pendent consul­tants hand­led by Eden McCal­lum, the UK-ba­sed group that car­ried out the sur­vey with the sup­port of the Financial Times and re­sear­chers from In­sead and London Bu­si­ness School, has dou­bled in the past five years to 1,058. Eden McCal­lum is one of a num­ber of com­pa­nies that now pro­vide a fra­me­work for free­lan­cers, vet­ting them and pit­ching for team as­si­gn­ments.

In part this growth re­flects the constant stream of people who be­come consul­tants after lo­sing or quit­ting their jobs. About a fifth of staff at the big­gest consul­tan­cies leave eve­ry year, ac­cor­ding to fi­gures ci­ted by Prof Ch­ris­ten­sen. In the co­ming decade, that source will pro­ba­bly bulge with foot­loose for­mer white-col­lar staff loo­king to fill lon­ger wor­king lives, and youn­ger ones as­pi­ring to do ma­ny jobs as part of a va­rie­ga­ted ca­reer. “Growth will be si­gni­fi­cant be­cause it’s sim­ply the per­fect al­ter­na­tive: if you are fi­red and you are loo­king for a new job, it is ea­sy to start on your own,” says El­co van Gro­ten­huis. The Dutch na­tio­nal be­came a consul­tant in 2007, after pro­mi­sing his wife he would not switch coun­tries to fol­low the plas­tics company where he was chief exe­cu­tive. In­de­pendent consul­ting al­so ap­pears more at­trac­tive to youn­ger and less ex­pe­rien­ced wor­kers and bu­si­ness school gra­duates. Ac­cor­ding to the sur­vey, un­der-40s spend more time on consul­ting work than ol­der coun­ter­parts and are si­gni­fi­cant­ly less sure about how long they will stay in the role. They are much more li­ke­ly to want to start their own bu­si­ness. They were the on­ly age group that ci­ted the need to fund a start-up as the top rea­son for ta­king the leap into gig consul­ting. Mr Pe­trides was hi­red by McKin­sey as a “bu­si­ness ana­lyst”, an en­try-le­vel role. After two years, the firm gives staff in this group the op­por­tu­ni­ty to take a se­cond­ment out­side McKin­sey, with the op­tion of re­tur­ning at a la­ter date. “I sat down and thought: what’s the ris­kiest thing I could do, gi­ven that it’s a no-lose si­tua­tion,” Mr Pe­trides says. Free­lance consul­ting now pro­vides him with “a creative out­let and in­come stream that’s flexible and de­pen­dable. I sim­ply don’t have to go and com­mit to a full-time job: I can switch on pro­ject work and switch it off again.”

It is an at­ti­tude sha­red by other confi­dent youn­ger in­de­pendent consul­tants, ac­cor­ding to other sur­veys that sug­gest an in­crea­sed willin­gness among youn­ger ge­ne­ra­tions to move from company to company and try out dif­ferent types of ca­reer. These wor­kers are more li­ke­ly to toggle bet­ween full-time em­ploy­ment and en­tre­pre­neu­rial op­por­tu­ni­ties, ei­ther through choice or ne­ces­si­ty. For those who have been sha­ped by the brand and the trai­ning gi­ven by a large consul­tan­cy, gig consul­ting looks an at­trac­tive op­tion. So­hi­ni Pra­ma­nick, 40, left McKin­sey in 2010 to work for Ri­che­mont, the luxu­ry company. Th­ree years la­ter, as a new mo­ther, she mo­ved into in­de­pendent consul­ting to gain more control over the sche­du­ling of pro­jects. In fact, she says wor­king in­de­pen­dent­ly is no more flexible when you are in mid-as­si­gn­ment than any cor­po­rate job. The thrill of win­ning a big contract sin­gle­han­ded is, on the other hand, in­com­pa­rable. “It had my adre­na­lin pum­ping: I don’t think I have ever felt that ex­ci­ted,” she says of win­ning a pres­ti­gious client re­cent­ly. “Being able to break through was an ab­so­lute high.” On­ly 5 per cent of in­de­pendent consul­tants say they are dis­sa­tis­fied with their role and, on al­most eve­ry cri­te­rion, in­de­pendent consul­tants rate them­selves more sa­tis­fied than the control group of those who have ne­ver wor­ked as free­lan­cers. But it is not for eve­ryone. Th­ree-quar­ters of the consul­tants sur­veyed claim they are ear­ning more mo­ney, or the same, as be­fore they took the leap, with a me­dian an­nual in­come of £120,000. Di­rec­tors at McKin­sey, the equi­va­lent of se­nior part­ners el­sew­here, can earn more than $1m a year but, un­like the hard-dri­ven em­ployees of the big consul­tan­cies, eight out of 10 in­de­pendent consul­tants in the sur­vey say they are doing billable work for less than nine months of the year. Like gig eco­no­my wor­kers in less well-paid jobs the main at­trac­tion of in­de­pendent consul­ting is flexi­bi­li­ty. But that is off­set by one of its prin­ci­pal di­sad­van­tages: vo­la­ti­li­ty. Financial se­cu­ri­ty, com­bi­ned with in­come pre­dic­ta­bi­li­ty, is one of the few areas where in­de­pen­dents’ sa­tis­fac­tion with their role slips be­low that of full-time consul­tants. Ho­my Daya­ni-Fard, 50, says he kept en­ough cash to co­ver six months of pre­dic­ted in­come when he wor­ked as an in­de­pendent after lea­ving Booz & Co, now PwC-ow­ned Stra­te­gy&, in 2010. He knew the in­de­pendent route would be more lu­cra­tive and he had grown di­sap­poin­ted with the Booz culture. Wi­thin four years, though, EY had en­ti­ced him back to a staff role. “When you’re wor­king in­de­pen­dent­ly, you have re­ve­nue un­cer­tain­ty. You make a lot of mo­ney but so­me­times you don’t make anything for a while. I had just got mar­ried and I wan­ted to re­move some of that un­cer­tain­ty,” he says. EY has gi­ven him an op­tion to re­turn to in­de­pendent

consul­ting, which he may take up, and it al­lows him to pur­sue an exe­cu­tive coa­ching si­de­line. But when he was an in­de­pendent, len­ders were scep­ti­cal about his lum­py in­come, des­pite his cash cu­shion. The sur­vey sug­gests seven “por­traits” of in­de­pendent consul­tants, in­clu­ding “young stars”, “fa­mi­ly-ba­lance see­kers”, “ex­pe­rien­ced clas­sics” (such as ex-part­ners who trade on their ex­per­tise), “soft lan­ders” (gli­ding to re­ti­re­ment on the back of oc­ca­sio­nal pro­jects) and “spe­cia­lists”. Most of these groups are hap­py. But two groups are less content: “brid­gers”, who want most­ly to re­turn to cor­po­rate roles, and ou­tright “strug­glers”, who miss the cor­po­rate com­mu­ni­ty, and earn the same or less as when they were part of it. In­de­pendent ad­vi­sers say re­si­lience is an es­sen­tial qua­li­ty for those who cut loose from em­ployers. “I know quite a few people who couldn’t quite sto­mach the thought of not kno­wing what’s going to happen and went back into so­me­thing else,” says Ms Pra­ma­nick. Frances Mann, 56, ano­ther suc­cess­ful consul­tant, went in­de­pendent in 2002, ha­ving wor­ked for Cap­ge­mi­ni. Ms Mann says she is im­pres­sed by the ca­libre of in­de­pendent consul­tants she now works with, but adds: “The ener­gy le­vel, skills, le­vel of in­sight va­ry mas­si­ve­ly”.

Youn­ger consul­tants could soon face a dif­ferent pro­blem: how to gain en­ough ex­pe­rience to sus­tain a free­lance ca­reer. Da­vid New­kirk, 64, can see the sec­tor from the other end of the te­les­cope. Ha­ving wor­ked at Booz Al­len Ha­mil­ton (be­fore Booz & Co was de­mer­ged), he first mo­ved to the Uni­ver­si­ty of Vir­gi­nia’s Dar­den School of Bu­si­ness to run its exe­cu­tive edu­ca­tion pro­gramme. He has been an in­de­pendent consul­tant since 2012. “My goal is to work one day a week on ave­rage, to keep my brain ti­cking over,” he says. “You need to stay cur­rent.” He wor­ries that if less ex­pe­rien­ced consul­tants start quit­ting the pro­fes­sion too soon, they will ne­ver learn what he calls the “craft” of consul­ting. “The mo­del of ap­pren­ti­ce­ship, eight years to part­ner and ‘up or out’: I don’t think the consul­tants can work that mo­del any more . . . If there aren’t the ta­len­ted people that the large firms have shed, how are you going to top up that sup­ply [of in­de­pen­dents]?” Com­pa­nies like Eden McCal­lum and Bu­si­ness Ta­lent Group, a US-ba­sed company that ope­rates a si­mi­lar mo­del, of­fer sup­port for in­de­pen­dents. Ano­ther UK-ba­sed net­work, Tal­mix, which has chan­ged its name from MBA & Co to re­flect that it draws on more than just bu­si­ness school alum­ni, ope­rates a broa­der web-ba­sed plat­form for pro­fes­sio­nals, where clients can post pro­jects for teams or in­di­vi­duals. But such agen­cies pro­vide on­ly a par­tial ans­wer to the ques­tion of how gig consul­tants can off­set the un­cer­tain­ty of free­lan­cing. Some flim­sier in­ter­net plat­forms even in­tro­duce ano­ther le­vel of un­cer­tain­ty - si­mi­lar to that suf­fe­red by other gig wor­kers - by dan­gling jobs be­fore pos­sible can­di­dates then bai­ting their pitch to a po­ten­tial client with their CV to se­cure the work. The big­gest firms most­ly re­main scep­ti­cal that teams of “mer­ce­na­ries”, as one part­ner at a large consul­tan­cy calls them, will ever be­come po­wer­ful en­ough to win the big reor­ga­ni­sa­tion pro­jects that are the es­ta­bli­shed groups’ bread and but­ter. “If it’s im­por­tant en­ough for the clients, they’re going with the brands,” says a stra­te­gy part­ner at ano­ther pro­fes­sio­nal ser­vices firm. Some big consul­tants have rea­li­sed that they too need to tap a net­work of for­mer em­ployees for whom the cor­po­rate rou­tine may not be flexible en­ough, or use free­lance spe­cia­lists in areas where in-house know­ledge is scarce, such as in­for­ma­tion tech­no­lo­gy. Still, the life of a free­lan­cer - whe­ther a well­paid for­mer part­ner or chief exe­cu­tive, or a paid-on-de­mand gig eco­no­my cou­rier - is bound to re­main pre­ca­rious. Charles Han­dy, the ve­te­ran ma­na­ge­ment thin­ker, exa­mi­ned the first wave of in­de­pendent wor­king 15 years ago in his book The Ele­phant and the Flea. Tech­no­lo­gi­cal ad­vances have since al­lo­wed even more free­lan­cers to flou­rish. Mr Han­dy wrote in last year’s The Se­cond Curve that for in­de­pendent “fleas”, suc­cess “of­ten comes more slow­ly than plan­ned” but, for most, “free­dom more than com­pen­sates for the in­se­cu­ri­ty”. Yet as Mr Van Gro­ten­huis, the for­mer chief exe­cu­tive, points out, some people “glo­ri­fy the fact that it’s ‘free­dom’”. So what ad­vice would he of­fer to those pre­pa­ring to leap into in­de­pendent consul­ting? “Don’t ove­res­ti­mate the be­ne­fits of free time and flexi­bi­li­ty,” he says. “When you’re on the beach, you face huge pres­sure to find the next chal­lenge.” Ex-McKin­sey. Uses consul­ting pro­jects to help sup­port him as he de­ve­lops so­cial en­ter­prises and ven­tures such as AllP­lants, which makes plant-ba­sed free­zer meals. Says in­de­pendent consul­ting is both ‘flexible’ and ‘de­pen­dable’. Jum­ped into in­de­pendent consul­ting from Booz & Co in 2010 and en­joyed it but took a job at EY four years la­ter, part­ly to gain more re­ve­nue cer­tain­ty. Still an in­de­pendent exe­cu­tive coach and could re­turn to in­de­pendent consul­ting.

ex­plique l’in­ter­mé­diaire en Bourse MacSa dans une note d’ana­lyse des réa­li­sa­tions du sec­teur im­mo­bi­lier sur les neuf pre­miers mois de l’an­née 2016. Ce­pen­dant, ajoute MacSa, ce re­pli des re­ve­nus a été ac­com­pa­gné par une mon­tée de 19% de la va­leur ajou­tée vu que l’es­sen­tiel de ces re­ve­nus pro­viennent prin­ci­pa­le­ment de la vente de lo­ge­ments de haut stan­ding. D’ailleurs, le taux de la marge brute à fin sep­tembre 2016 s’est éle­vé à 60%. Les pro­duits des par­ti­ci­pa­tions, se sont éle­vés à 1,38MD, soit 17,7% des pro­duits d’ex­ploi­ta­tion. De plus, Sim­par a des pro­messes de ventes fermes de 6,5MD et son stock de pro­duits fi­nis s’élève à 16MD ce qui laisse pré­sa­ger une évo­lu­tion du chiffres d’af­faires au terme de l’an­née en cours par rap­port à l’exer­cice 2015. Par ailleurs, dans une con­jonc­ture éco­no­mique aus­si mo­rose, Sim­par a été le seul pro­mo­teur im­mo­bi­lier qui af­fiche un ni­veau de stock de pro­duits fi­nis en pro­gres­sion par rap­port à 2015. Il y a peu de temps, on ven­dait sur plan et ce n’est plus le cas au­jourd’hui pour Sim­par. MacSa es­time qu’une des forces de la Sim­par reste son stock fon­cier, gage de pé­ren­ni­té, tou­jours en pro­gres­sion et dans des em­pla­ce­ments stra­té­giques (Sou­kra, Berges du Lac...). Au 3T2016, le stock de ter­rains à bâ­tir s’est si­tué à 39,4MD contre 33,2MD à fin 2015 soit le ni­veau le plus éle­vé par rap­port aux autres concur­rents.

Pour Es­souk­na, le CA des trois pre­miers tri­mestres 2016 s’est éle­vé à 8,67 MD soit un saut de 58% par rap­port au 30/09/2015. Les pro­messes de vente fermes de la pé­riode se sont aus­si chif­frées à 7,5MD. Cette pro­gres­sion im­por­tante des re­ve­nus a été ac­com­pa­gnée par une lé­gère crois­sance de la va­leur ajou­tée de 2%, lais­sant ap­pa­raître un taux de marge de 39,4% contre 61% au 3T2015. Par ailleurs, rap­pel MacSA, le bu­si­ness mo­del d’Es­souk­na a tou­jours fait ap­pa­raître un stock à dif­fé­rents stades de construc­tion afin de pal­lier la cy­cli­ci­té de l’ac­ti­vi­té. Ain­si, à fin sep­tembre 2016, on trouve un stock de pro­duits fi­nis de 25,1 MD, un stock de tra­vaux en cours de 16,7 MD et un stock de ter­rains à bâ­tir de 29,5 MD. De l’autre cô­té du spectre, ce ni­veau éle­vé du stock de PF confirme bien la par­ti­cu­la­ri­té du mar­ché im­mo­bi­lier tu­ni­sien confron­té à un vé­ri­table pa­ra­doxe avec un mar­ché à la fois en baisse de de­mande et un stock par­fois ex­ces­sif qui pour­rait de­ve­nir pro­blé­ma­tique pour cer­tains pro­mo­teurs qui n’ont pas une as­sise fi­nan­cière as­sez so­lide, ce qui n’est pas le cas pour Es­souk­na qui ap­par­tient au groupe BNA (Banque na­tio­nale agri­cole).

Mal­gré les chan­ge­ments ca­pi­ta­lis­tiques et ma­na­gé­riaux qui ont eu lieu cou­rant 2016, l’an­née s’an­nonce ex­cel­lente pour la Sits (So­cié­té im­mo­bi­lière tu­ni­so-saou­dienne), fait re­mar­quer MacSa. Le to­tal des re­ve­nus est pas­sé de 2,51MD au 30/09/2015 à 4,7MD à fin sep­tembre 2016 (soit une pro­gres­sion de 86%) at­tei­gnant ain­si les réa­li­sa­tions sur une an­née pleine 2015. Ce net saut a été ac­com­pa­gné par la si­gna­ture de pro­messes de vente fermes sur l’en­semble du pro­jet El Khou­za­ma (au Centre ur­bain nord à Tu­nis) de l’ordre de 20,6 MD, ce qui de­vrait boos­ter da­van­tage les re­ve­nus des exer­cices 2017-2018. Ain­si, à fin sep­tembre 2016, la Sits dis­pose d’un stock de pro­duits fi­nis éva­lué à 14,9MD contre 18,6MD à fin 2015. Ce stock est ré­par­ti prin­ci­pa­le­ment entre deux pro­jets ache­vés qui sont Pa­no­ra­ma En­nasr (54,54% de mon­tant to­tal des stocks PF) et Chatt El Kan­taoui (35,93%). Tou­te­fois, si les ventes du pre­mier pro­jet avancent à bons pas, ceux du se­cond sont as­sez lents, alors que la com­mer­cia­li­sa­tion a dé­bu­té de­puis 2011. Par contre, un des points faibles de la Sits reste la fai­blesse du stock fon­cier (15,54 MD) d’au­tant plus qu’en 2016, au­cune ac­qui­si­tion n’a été faite.

Les états fi­nan­ciers in­ter­mé­diaires ar­rê­tés au 30 juin 2016 de la So­cié­té tu­ni­sienne de banque (STB) font res­sor­tir un ré­sul­tat net bé­né­fi­ciaire de l’ordre de 39,3 mil­lions de di­nars contre 20,8MD à fin juin 2015, en hausse de 88,6%. Ce e belle per­for­mance est due par­ti­cu­liè­re­ment à la baisse de 12,3% des charges d’ex­ploi­ta­tion ban­caires pas­sant de 120,5MD au 30 juin 2015 à 105,7MD à fin juin 2016. Quant au to­tal des pro­duits d’ex­ploi­ta­tion, il af­fiche au terme du pre­mier se­mestre de l’an­née une lé­gère pro­gres­sion de 0,5% pour s’éta­blir à 256,1MD. A cet ef­fet, le pro­duit net ban­caire de la pé­riode res­sort en hausse de 12% à 150,5MD, tan­dis que le ré­sul­tat d’ex­ploi­ta­tion a a eint 40,6MD contre 20MD à fin juin 2015 et 35,9MD au terme de l’an­née 2015. La so­cié­té Adwya a dé­ci­dé d’aug­men­ter son ca­pi­tal so­cial d’un mon­tant de 2.145.000 di­nars par l’in­cor­po­ra­tion de ré­serves, pro­ve­nant de la ré­serve spé­ciale de ré­in­ves­tis­se­ment pré­le­vée sur le bé­né­fice de l’exer­cice 2015. Ce e aug­men­ta­tion don­ne­ra lieu à l’émis­sion de 2.145.000 ac­tions nou­velles de no­mi­nal 1 di­nar cha­cune, qui se­ront a ri­buées gra­tui­te­ment aux an­ciens ac­tion­naires et aux ces­sion­naires de droits d’a ri­bu­tion en Bourse à rai­son d’une nou­velle (01) ac­tion gra­tuite pour (08) huit ac­tions an­ciennes. Ces ac­tions por­te­ront jouis­sance à par­tir du 1er jan­vier 2016. Le ca­pi­tal so­cial pas­se­ra ain­si de 17.160.000 di­nars à 19.305.000 di­nars. Les ac­tion­naires pour­ront exer­cer leurs droits en bé­né­fi­ciant gra­tui­te­ment d’ac­tions nou­velles confor­mé­ment à la pa­ri­té d’a ri­bu­tion ci-des­sus dé­fi­nie ou en­core en cé­dant leurs droits d’a ri­bu­tions en Bourse, à par­tir du 07 no­vembre 2016. Les faits saillants ayant mar­qué l’ac­ti­vi­té de Stip au cours du troi­sième tri­mestre 2016 se ré­sument comme suit : la ré­gres­sion de 67% du chiffre d’af­faires lo­cal par rap­port aux don­nées de la même pé­riode de l’exer­cice 2015 ; la ré­gres­sion de 99,5% du chiffre d’af­faires ex­port ; la ré­gres­sion de 75% du chiffre d’af­faires to­tal ; et la ré­gres­sion de 100 % de la pro­duc­tion par rap­port à la même pé­riode de l’exer­cice 2015. La So­cié­té tu­ni­sienne des in­dus­tries de pneu­ma­tiques a connu de­puis la fin de l’an­née 2015 des dif­fi­cul­tés pour le fi­nan­ce­ment de son cycle d’ex­ploi­ta­tion et no­tam­ment l’achat des ma­tières pre­mières, chose qui s’est ré­per­cu­tée sur la pro­duc­tion en­gen­drant ain­si des ar­rêts suc­ces­sifs et fré­quents de­puis le dé­but de l’an­née 2016, sui­vis d’un ar­rêt to­tal et conti­nu de­puis la fin du mois de mai 2016 jus­qu’à ce jour. Le chiffre d’af­faires cu­mu­lés à fin sep­tembre 2016 s’est éta­bli à 42,3MD contre 70,4MD un an plus tôt, soit une ré­gres­sion de près de 40%. Le Conseil du mar­ché fi­nan­cier lance une consul­ta­tion pu­blique sur son pro­jet de rè­gle­ment re­la­tif aux me­sures pra­tiques pour la ré­pres­sion du blan­chi­ment d’ar­gent et la lu e contre le fi­nan­ce­ment du ter­ro­risme. Ce pro­jet est fon­dé sur cinq cha­pitres et 30 ar­ticles. Ces cha­pitres se ré­fèrent aux me­sures de vi­gi­lance à l’égard des clients, des tran­sac­tions et des opé­ra­tions. Les me­sures re­quises en ma­tière d’or­ga­ni­sa­tion, de contrôle in­terne et de for­ma­tion conti­nue (2 ses­sions : me­sures re­quises en ma­tière d’or­ga­ni­sa­tion et de contrôle in­terne et de for­ma­tion conti­nue), et les obli­ga­tions d’in­for­ma­tion à l’égard du CMF, ain­si que les sanc­tions. En ce qui concerne les sanc­tions, sans pré­ju­dice des autres dis­po­si­tions lé­gales et ré­gle­men­taires, toute per­sonne qui en­freint ce rè­gle­ment est pas­sible des sanc­tions pré­vues à l’ar­ticle 40 de la loi n° 94-117 du 14 no­vembre 1994 por­tant ré­or­ga­ni­sa­tion du mar­ché fi­nan­cier. Les re­ve­nus du groupe Uadh au titre du 3e tri­mestre 2016 ont connu une baisse de 9,8% par rap­port à la même pé­riode de l’an­née 2015, pas­sant de 95.2 mil­lions de di­nars à 85.9MD. Ce e baisse glo­bale des re­ve­nus pro­vient es­sen­tiel­le­ment de la baisse des re­ve­nus de l’ac­ti­vi­té « conces­sion au­to­mo­bile » et qui est ex­pli­quée prin­ci­pa­le­ment par la nou­velle for­mule de ré­par­ti­tion du quo­ta d’im­por­ta­tion. Ce e nou­velle for­mule consiste à ré­par­tir, à parts égales, le quo­ta d’im­por­ta­tion an­nuel de chaque concessionnaire au­to­mo­bile sur les quatre tri­mestres. En con­sé­quence, la part sur le quo­ta d’im­por­ta­tion à fin sep­tembre ne peut pas dé­pas­ser les 75%, alors que l’an­cienne po­li­tique ne pré­voyait pas de contrainte pour l’uti­li­sa­tion du quo­ta d’im­por­ta­tion. Les conces­sion­naires au­to­mo­biles ap­par­te­nant au groupe Uadh étaient pé­na­li­sés par ce e nou­velle po­li­tique puis­qu’ils avaient au­pa­ra­vant la pos­si­bi­li­té d’im­por­ter jus­qu’à 90% de leurs quo­tas à fin sep­tembre. Mal­gré l’im­pact de ce e nou­velle for­mule de ré­par­ti­tion du quo­ta illus­tré par une mé­vente d’en­vi­ron 1.000 vé­hi­cules pour le groupe, le chiffre d’af­faires conso­li­dé n’a bais­sé que de 5,2%.

La si­tua­tion de la fi­lière des se­mences des cé­réales qui est dans une im­passe pour les rai­sons ex­pli­quées plus haut, s’est en­core com­pli­quée en rai­son d’une in­tro­duc­tion mas­sive et d’une ins­crip­tion d’un grand nombre de va­rié­tés eu­ro­péennes (France, Ita­lie, etc…) au ca­ta­logue of­fi­ciel tu­ni­sien. Ces va­rié­tés conti­nuent à être van­tées à tort par leurs im­por­ta­teurs et pro­prié­taires comme étant plus pro­duc­tives que les va­rié­tés tu­ni­siennes. Les cé­réa­li­cul­teurs (sur­tout des ré­gions se­mi-arides du pays) ne savent plus que choi­sir ; ils sont to­ta­le­ment déso­rien­tés suite à des cam­pagnes pu­bli­ci­taires pour les va­rié­tés étran­gères de blé dur, de blé tendre et même d’orge. Plu­sieurs de nos va­rié­tés tu­ni­siennes sont même je­tées aux ou­bliettes sans au­cune rai­son. En ef­fet, les se­mences des va­rié­tés étran­gères très tar­dives, sé­lec­tion­nées pour des en­vi­ron­ne­ments beau­coup plus fa­vo­rables que ceux de notre pays sont en train de concur­ren­cer des va­rié­tés tu­ni­siennes net­te­ment plus adap­tées à nos condi­tions cli­ma­tiques sèches ? Les pay­sans des gou­ver­no­rats du Kef, Si­lia­na, Za­ghouan et autres ré­gions se­mi-arides sont conseillés d’uti­li­ser des se­mences de va­rié­tés eu­ro­péennes pour des ré­gions qui re­çoivent à peine quelque 300 mm de pluie. !!!! On parle sou­vent des pertes très im­por­tantes des pro­duits agri­coles à la ré­colte, au sto­ckage et au trans­port, mais on ou­blie les pertes an­nuelles de se­mences au cours de la pé­riode des se­mailles. A l’échelle mon­diale, les pertes des pro­duits agri­coles au ni­veau des ex­ploi­ta­tions, du sto­ckage et de la dis­tri­bu­tion sont pro­ba­ble­ment au­tour de 20 à 30%. Les pertes de se­mences du­rant l’opé­ra­tion des se­mis et les échecs à la le­vée des dif­fé­rentes cé­réales qui peuvent at­teindre les 30% dans cer­tains cas, sont ra­re­ment consi­dé­rées par les ser­vices et di­rec­tions du mi­nis­tère de l’Agri­cul­ture. En ef­fet, on en parle peu ou pas de ces pertes en­re­gis­trées an­nuel­le­ment. Se­lon les ré­sul­tats ob­te­nus des en­quêtes réa­li­sées par l’Ecole su­pé­rieure d’agri­cul­ture du Kef (Esak) en col­la­bo­ra­tion avec l’Ins­ti­tut na­tio­nal des grandes cultures (Ingc), les pertes peuvent va­rier de 10 à 30% pour di­verses rai­sons (mau­vaise qua­li­té des se­mences, pré­pa­ra­tion pré­ci­pi­tée des lits de se­mences, in­suf­fi­sance d’hu­mi­di­té du sol, mau­vais ré­glage ou état des se­moirs en usage, date tar­dive des se­mis, vi­tesse des trac­teurs lors des se­mis, pré­sence de pa­ra­sites de sol, etc..). Sa­chant que les be­soins en se­mences des cé­réales toutes les es­pèces et les ca­té­go­ries (SO, SS, SC) confon­dues sont de l’ordre de deux (2) mil­lions de quin­taux, les quan­ti­tés mi­ni­males per­dues (à 10% seule­ment) se­raient de l’ordre de 200.000 qx, soit une va­leur de 14 mil­lions de di­nars de per­du pu­re­ment et sim­ple­ment. Le re­tard de la de­mande ou l’ir­ré­gu­la­ri­té de la de­mande des se­mences de qua­li­té par les agri­cul­teurs en­traî­nant un manque ou un re­tard d’ap­pro­vi­sion­ne­ment en se­mences par les or­ga­nismes pro­duc­teurs ou dis­tri­bu­teurs de se­mences. La qua­li­té des se­mences ac­quises à la der­nière mi­nute est sou­vent as­so­ciée à un mau­vais choix de va­rié­tés ré­sul­tant d’une mé­con­nais­sance to­tale des ca­rac­té­ris­tiques des va­rié­tés dis­po­nibles, un manque de vul­ga­ri­sa­tion des avan­tages de l’em­ploi des se­mences des va­rié­tés adap­tées à la ré­gion. L’as­pect de la qua­li­té phy­sio­lo­gique et sa­ni­taire des se­mences ne peut être dis­so­cié de l’as­pect va­rié­tal. Il est im­por­tant de rap­pe­ler que s’ap­pro­vi­sion­ner en se­mences de qua­li­té mé­diocre ap­par­te­nant à la meilleure va­rié­té re­com­man­dée de la ré­gion ne ga­ran­ti­ra au­cu­ne­ment des ren­de­ments éle­vés. L’in­verse est aus­si cor­rect ; une va­rié­té non adap­tée à la ré­gion de culture ne peut as­su­rer un ren­de­ment ac­cep­table même en uti­li­sant les se­mences de qua­li­té la plus noble.

our construire une so­cié­té de connais­sance et ti­rer pro­fit de toutes sortes de res­sources pour in­té­grer la sphère du dé­ve­lop­pe­ment mon­dial, la tech­no­lo­gie de l’in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion (TIC) en est certes une clé. C’est la prin­ci­pale conclu­sion ti­rée de l’As­sem­blée mon­diale de nor­ma­li­sa­tion des té­lé­com­mu­ni­ca­tions (Amnt 2016), te­nue du 25 oc­tobre au 3 no­vembre à Ham­ma­met. La Tu­ni­sie vise, à tra­vers cette ma­ni­fes­ta­tion, à ren­for­cer sa po­si­tion en tant que des­ti­na­tion nu­mé­rique mon­diale, ayant un énorme po­ten­tiel en termes de com­pé­tences et d’ex­perts, à faire connaître son pro­jet stra­té­gique dans le do­maine qui s’étale jus­qu’à 2020 et à dé­fendre le droit des pays en dé­ve­lop­pe­ment à l’ac­cès aux té­lé­com­mu­ni­ca­tions, à l’ins­tar des pays dé­ve­lop­pés, dans le cadre de la so­li­da­ri­té mon­diale. le monde qui se­ront connec­tées à In­ter­net à fin 2016. Puis des en­jeux : dé­ve­lop­pe­ment, sé­cu­ri­té (pro­tec­tion des don­nées), confi­den­tia­li­té… Tout le monde, ou presque, est d’ac­cord pour sou­li­gner l’im­por­tance des TIC dans le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique qui doit être in­clu­sif. Ain­si, pour le dé­ve­lop­pe­ment du sec­teur des TIC et té­lé­coms, le nou­veau code nu­mé­rique, en éla­bo­ra­tion par la Tu­ni­sie, va ci­bler cinq axes es­sen­tiels. Il s’agit du ren­for­ce­ment de «l’in­fra­struc­ture des té­lé­com­mu­ni­ca­tions», «de l’ad­mi­nis­tra­tion nu­mé­rique et des ser­vices en ligne», «des ser­vices tech­no­lo­giques et des échanges com­mer­ciaux dans tous les do­maines», «des pro­jets nu­mé­riques », et « le po­si­tion­ne­ment de la Tu­ni­sie en tant que pôle ré­gio­nal dans le do­maine du trans­port des ser­vices». gou­ver­ne­ment, Yous­sef Cha­hed. Il est éga­le­ment in­dis­pen­sable de ren­for­cer les ser­vices tech­no­lo­giques et les échanges com­mer­ciaux dans tous les do­maines, en plus de la concré­ti­sa­tion d’un pro­gramme de sou­tien vi­sant à fi­nan­cer les pro­jets nu­mé­riques. Pour at­teindre cet ob­jec­tif, la Tu­ni­sie met­tra en place une base de don­nées na­tio­nale à large bande qui de­vrait ser­vir l’e-ad­mi­nis­tra­tion pu­blique en ligne, le ser­vice pu­blic nu­mé­rique dont l’édu­ca­tion et la san­té pour faire de la Tu­ni­sie un hub ré­gio­nal en ma­tière de TIC. En ef­fet, avec la ré­vo­lu­tion nu­mé­rique dans la­quelle le monde est inexo­ra­ble­ment en­ga­gé et l’avè­ne­ment pro­chain de la 5G, plu­sieurs pays afri­cains ont dé­jà en­ta­mé soit une ré­forme, soit une ré­flexion pour amé­lio­rer leur sec­teur té­lé­coms. L’ob­jec­tif vi­sé est que ce sec­teur cadre mieux avec les évo­lu­tions mon­diales et contri­bue à la crois­sance éco­no­mique. Avec un sec­teur té­lé­coms plus dy­na­mique, la Tu­ni­sie vou­drait concur­ren­cer son voi­sin, le Ma­roc, qui s’est construit une so­lide ré­pu­ta­tion dans le Magh­reb et en Afrique. C’est le point d’en­trée de plu­sieurs groupes tech­no­lo­giques sur le conti­nent.

sur­en­det­te­ment, im­payés ban­caires ou ayant des in­ci­dents de paie­ment -dans la pra­tique c’est un mo­tif d’ex­clu­sion), soit parce qu’ils ne peuvent pas four­nir les ga­ran­ties usuelles exi­gées par le sec­teur ou parce que leur ca­sh­flow est faible. Une nuance tou­te­fois : lors­qu’on aborde le terme d’ex­clu­sion ban­caire et fi­nan­cière, on parle en fait de deux choses dis­tinctes : la dif­fi­cul­té d’ac­cès et la dif­fi­cul­té d’usage ou d’uti­li­sa­tion des ser­vices ban­caires et fi­nan­ciers. C’est que bien qu’on puisse avoir un compte ban­caire ou pos­tal, on peut ne l’uti­li­ser que ra­re­ment et/ou ne pas pro­fi­ter des ser­vices connexes ou en rap­port, tels les moyens de paie­ment et no­tam­ment la carte ma­gné­tique de re­trait ou de paie­ment, le cré­dit ban­caire, les pro­duits d’épargne. Donc pour par­ler d’in­clu­sion ban­caire, il faut ga­ran­tit un ac­cès ré­gu­lier et une uti­li­sa­tion du­rable des ins­tru­ments ban­caires et fi­nan­ciers. Les por­tées de l’in­clu­sion fi­nan­cière sur le dé­ve­lop­pe­ment des éco­no­mies sont, d’ailleurs, connues de tous, avec des di­vi­dendes aux plans mi­cro et ma­croé­co­no­mique. Nous ci­te­rons pêle-mêle : l’amé­lio­ra­tion du fi­nan­ce­ment de l’éco­no­mie, l’ac­crois­se­ment des op­por­tu­ni­tés gé­né­ra­trices de re­ve­nus et conso­li­da­tion du tis­su éco­no­mique, l’aug­men­ta­tion des ri­chesses et du PIB, l’amé­lio­ra­tion de la cou­ver­ture ban­caire, pos­tale et fi­nan­cière ; l’amé­lio­ra­tion de l’ef­fi­ca­ci­té de la po­li­tique mo­né­taire, la ré­duc­tion de la thé­sau­ri­sa­tion ou fuite de ca­pi­taux du sys­tème ban­caire et fi­nan­cier for­mel et conso­li­da­tion du taux d’épargne na­tio­nale (par la mi­croé­pargne), l’amé­lio­ra­tion de l’ef­fi­ca­ci­té de l’in­ter­mé­dia­tion fi­nan­cière, la ré­duc­tion des in­éga­li­tés, da­van­tage d’op­por­tu­ni­tés d’em­ploi, l’ac­cu­mu­la­tion d’ac­tifs et ré­duc­tion de la pré­ca­ri­té et de la mar­gi­na­li­sa­tion so­ciales et de l’ex­trême pau­vre­té et le re­lè­ve­ment du ni­veau de vie gé­né­ral (et as­cen­seur so­cial). Last but not least, une mo­bi­li­sa­tion plus ef­fi­ciente du ca­pi­tal au ser­vice de la pro­duc­tion, de la crois­sance, de l’in­ves­tis­se­ment et de l’em­ploi, dans le cadre de l’in­clu­sion fi­nan­cière, coupe court au re­cours aux ser­vices fi­nan­ciers in­for­mels et illi­cites (usu­riers et dé­sta­bi­li­sants tant au ni­veau éco­no­mique que so­cial) – qui ne cessent de concer­ner une part gran­dis­sante des in­di­vi­dus ex­clus du sys­tème ban­caire et fi­nan­cier, ceux sur­en­det­tés ou mal ser­vis. Mais les bé­né­fices de l’in­clu­sion fi­nan­cière ne sont pas uni­que­ment fi­nan­ciers. Ils s’ex­priment aus­si à tra­vers une di­men­sion d’éco­no­mie so­ciale et so­li­daire avé­rée qui a l’am­bi­tion de re­pla­cer l’Homme au centre des préoccupations dans le cadre d’un mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et so­cial plus viable. Ain­si, la mi­cro­fi­nance, à titre d’illustration, se po­si­tionne en tant que so­lu­tion al­ter­na­tive aux fi­nan­ce­ments ac­cor­dés par le sys­tème ban­caire et fi­nan­cier. Elle per­met de bud­gé­ti­ser des pro­jets très ris­qués que les éta­blis­se­ments du­dit sys­tème s’abs­tiennent gé­né­ra­le­ment de fi­nan­cer. Ce­pen­dant, l’in­clu­sion fi­nan­cière ne se ré­sume ce­pen­dant pas dans la mi­cro­fi­nance (mi­cro-prêts et mi­cro-épargne) : il fau­dra y as­so­cier la mi­cro-as­su­rance, l’ac­cès aux moyens de paie­ments no­tam­ment ceux élec­tro­niques et à dis­tance, les trans­ferts de fonds, la fi­nance di­gi­tale ou nu­mé­rique dont no­tam­ment le crowd­fun­ding, ap­pe­lé en fran­çais le fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif, qui s’érige comme étant un ac­teur en vogue de la mi­cro­fi­nance, puis­qu’il per­met à une frange hé­té­ro­gène d’em­prun­teurs grand pu­blic de fi­nan­cer via des pla­te­formes du web des in­no­va­tions, des pro­jets d’au­to-en­tre­pre­neurs ou de pe­tites en­tre­prises, qu’ils soient à fi­na­li­té com­mer­ciale ou ca­ri­ta­tive et so­ciale ou de dé­ve­lop­pe­ment du­rable. En dé­pit d’un taux de ban­ca­ri­sa­tion as­sez re­le­vé et d’un ré­seau consé­quent des agences de la Poste tu­ni­sienne, la car­to­gra­phie ac­tuelle de l’in­clu­sion n’est pas très re­lui­sante. Un large pan de la po­pu­la­tion (par­ti­cu­liers et pe­tites en­tre­prises), pour­tant fi­nan­ciè­re­ment ac­tif ne peut ac­cé­der à toute une gamme de ser­vices ban­caires et fi­nan­ciers dont il a be­soin : cré­dit, mi­cro-épargne, moyens de paie­ment (no­tam­ment ceux élec­tro­niques et à dis­tance), trans­fert de fonds, as­su­rance, etc. Conscients de ce constat, les pou­voirs pu­blics et les au­to­ri­tés mo­né­taires af­fichent de réelles pré­dis­po­si­tions et une mo­ti­va­tion dé­bor­dante pour cette ques­tion. D’ailleurs, un plan d’ac­tions de la stra­té­gie d’in­clu­sion fi­nan­cière pour 2016-2020 est an­non­cé pour la fin de l’an­née en cours. Pa­ral­lè­le­ment, le cadre lé­gis­la­tif et ré­gle­men­taire ne cesse de se dé­ve­lop­per pour ap­puyer l’ef­fort d’in­clu­sion fi­nan­cière. On peut ci­ter à ce pro­pos, entre autres, l’en­trée de nou­veaux ac­teurs telles les as­so­cia­tions ou les so­cié­tés à res­pon­sa­bi­li­té li­mi­tée pour la ges­tion des cré­dits pour les per­sonnes à faible re­ve­nu, l’ins­ti­tu­tion d’une au­to­ri­té de ré­gu­la­tion et de contrôle de la mi­cro­fi­nance, ou en­core l’élar­gis­se­ment des pré­ro­ga­tives ou le champ d’in­ter­ven­tion de l’OSB, Ob­ser­va­toire des ser­vices ban­caires re­le­vant de la Banque cen­trale de Tu­ni­sie, à l’in­clu­sion fi­nan­cière. (Au pas­sage, un clin d’oeil à cet or­ga­nisme qui fête, cette an­née, ses dix ans d’exer­cice et qui reste le gar­dien du temple de la qua­li­té des ser­vices ban­caires et un vec­teur de l’in­for­ma­tion et de l’édu­ca­tion de l’usa­ger de banque et la dif­fu­sion des meilleures pra­tiques dans ce do­maine) En fait, il faut re­mon­ter à l’an­née 2006 pour re­trou­ver la trace im­pli­cite de l’in­clu­sion fi­nan­cière, illus­trée par la stra­té­gie de l’amé­lio­ra­tion de la qua­li­té des ser­vices

ban­caires ponc­tuée par la fixa­tion de ser­vices ban­caires de base gra­tuits, l’in­tro­duc­tion de la no­tion d’in­ter­mé­diaire en opé­ra­tions ban­caires, l’ins­ti­tu­tion de l’ou­til de la mé­dia­tion ban­caire et la créa­tion de l’Ob­ser­va­toire des ser­vices ban­caires. Et parce que c’est l’éco­no­mie dans son en­semble qui pâ­tit de l’ex­clu­sion fi­nan­cière qu’il faut ré­so­lu­ment dé­ve­lop­per l’ac­cès et fa­vo­ri­ser la dif­fu­sion, à large échelle, des ser­vices ban­caires et fi­nan­ciers. Pour ce faire, il fau­dra, d’abord, dé­pas­ser cer­tains blo­cages cultu­rels et so­ciaux (pré­ju­gés, idées pré­con­çues, qui­pro­quo) pour amé­lio­rer l’ac­cès et la consom­ma­tion des ser­vices ban­caires et fi­nan­ciers aux franges ex­clues contraintes, par­fois, à re­cou­rir à des ser­vices fi­nan­ciers in­for­mels de loin plus coû­teux et plus ris­qués. En­suite, une prise de conscience et une franche dé­ter­mi­na­tion de la part des dif­fé­rents ac­teurs (banques, Poste tu­ni­sienne, as­so­cia­tions de mi­cro­fi­nance, com­pa­gnies d’as­su­rance, opé­ra­teurs de té­lé­pho­nie mo­bile, so­cié­tés de lea­sing, or­ga­nismes de fac­to­ring – consi­dé­rés comme la struc­ture de fi­nan­ce­ment des en­tre­prises en dif­fi­cul­té) à agir dans le sens de l’in­té­gra­tion fi­nan­cière. Il y a lieu de pro­vo­quer la mo­ti­va­tion né­ces­saire pour que leurs col­la­bo­ra­teurs et su­bor­don­nés s’in­ves­tissent plei­ne­ment et ma­ni­festent l’adhé­sion né­ces­saire pour at­teindre ou ap­pro­cher cet ob­jec­tif. En­fin, un ef­fort de for­ma­tion à double sens est re­com­man­dé pour, d’un cô­té, amé­lio­rer la prise en charge des ex­clus du sys­tème (en ci­blant leurs be­soins et sur­tout en leur pro­po­sant des pro­duits et ser­vices adap­tés à leurs condi­tions avec sim­pli­fi­ca­tion maxi­male des pro­cé­dures et, de l’autre cô­té, boos­ter le com­mu­ni­ca­tion­nel et le pro­mo­tion­nel pour sen­si­bi­li­ser et convaincre cette frange à ral­lier le sys­tème ban­caire et fi­nan­cier, et ce, en amé­lio­rant leur édu­ca­tion fi­nan­cière. A ce pro­pos, il est af­fli­geant que les banques, sous nos cieux ou la plu­part d’entre elles, manquent d’in­gé­nio­si­té pour ac­ca­pa­rer la frange dite du 3e âge qui est en pro­gres­sion conti­nue – 11% de la po­pu­la­tion – (re­trai­tés, ou ayant une autre pen­sion via­gère, ren­tiers, ceux dis­po­sant d’une suc­ces­sion ou d’un hé­ri­tage, etc.) et qui dis­pose d’une cer­taine ai­sance fi­nan­cière (ab­sence d’en­fants à charge), mais qui est qua­li­fiée d’exi­geante, né­ces­si­tant une cer­taine as­sis­tance et une ap­proche-client par­ti­cu­lière (pa­tience, pré­ve­nance, per­sé­vé­rance, ser­via­bi­li­té, sol­li­ci­tude). Face à un contexte mar­qué par la mo­ro­si­té éco­no­mique et la mul­ti­pli­ca­tion des si­tua­tions de pré­ca­ri­té en dé­cou­lant, les banques se trouvent au centre d’at­tentes dif­fi­ci­le­ment conci­liables : d’un cô­té des pou­voirs pu­blics et des au­to­ri­tés mo­né­taires dé­ter­mi­nés à dé­ve­lop­per l’in­clu­sion fi­nan­cière et ban­caire mais qui res­tent in­flexibles en ce qui concerne les normes pru­den­tielles et la ges­tion des risques et, de l’autre, des ac­tion­naires sou­cieux uni­que­ment de l’ob­jec­tif de ren­ta­bi­li­té, com­mandent à fo­ca­li­ser sur les gi­se­ments de pro­fits et sur les clients à plus forte va­leur ajou­tée. En tout état de cause, notre sec­teur ban­caire et fi­nan­cier a be­soin d’être re­pen­sé. Sa fa­çon d’agir doit être ré­in­ven­tée pour amé­lio­rer sa re­la­tion clien­tèle et boos­ter l’in­clu­sion fi­nan­cière. Dans ce cadre, on ne le ré­pè­te­ra ja­mais as­sez, les ga­ran­ties ban­caires (res­pon­sables de l’évic­tion de nombre de très pe­tites, pe­tites ou moyennes en­tre­prises ou de jeunes au­to-en­tre­pre­neur) ne doivent pas être une des condi­tions de base pour l’ac­cord du fi­nan­ce­ment, vu qu’elles ne doivent cou­vrir que l’im­pon­dé­rable et l’im­pré­vi­sible. Car la ga­ran­tie ef­fec­tive, c’est la per­ti­nence du pro­jet, son op­por­tu­ni­té et sa ren­ta­bi­li­té éco­no­mique. Et gé­né­ra­le­ment, ce gage de pré­cau­tion se trans­forme en une condi­tion sine qua non pour l’ac­cord du cré­dit. En fait, les banques doivent évo­luer d’une « lo­gique-pro­duit » à une « lo­gique-client » et sont plus que ja­mais ap­pe­lées, dans le contexte ac­tuel, à ré­pondre aux be­soins des PME et aux jeunes pro­mo­teurs avec un rap­port qua­li­té – ta­ri­fi­ca­tion adap­té à leurs si­tua­tions. En­fin, les char­gés de clien­tèles ban­caires et di­rec­teurs d’agences doivent faire preuve de psy­cho­lo­gie pour com­prendre cette frange d’ex­clus et es­sayer de ré­pondre au­tant que faire se peut à leurs do­léances : les en­tre­tiens « face-à-face » avec les usa­gers de banque et les cha­lands res­tent d’une im­por­tance ca­pi­tale, car les avan­cées tech­no­lo­giques et in­for­ma­tiques, mal­gré leur ef­fi­cience,

res­tent in­opé­rantes pour dé­mys­ti­fier la psy­cho­lo­gie du client et de son en­tou­rage. Ce­pen­dant il de­meure en­ten­du qu’un ac­cès plus élar­gi et plus fa­ci­li­té à la po­pu­la­tion ex­clue du sys­tème ban­caire ne doit pas se faire ni aux dé­pens de la qua­li­té : la dé­fi­ni­tion de ca­rac­té­ris­tiques me­su­rables de la qua­li­té ap­pli­quées au sys­tème ban­caire peut ai­der, par exemple, à ré­duire les files d’at­tente ou la lour­deur des for­ma­li­tés, à op­ti­mi­ser le trai­te­ment des de­mandes de cré­dit et la ges­tion des res­sources, ni au dé­pens des normes pru­den­tielles et de la ges­tion op­ti­male des risques ban­caires et fi­nan­ciers : une su­per­vi­sion fi­nan­cière plus raf­fi­née de­vrait être mise en place afin de pa­rer à tout risque de dé­sta­bi­li­sa­tion. Pour af­fi­ner la stra­té­gie d’in­clu­sion fi­nan­cière, des ac­tions in­con­tour­nables res­tent à en­tre­prendre, telle l’amé­lio­ra­tion de l’offre et des pro­duits et ser­vices de mi­cro­fi­nance. Il s’agit d’étu­dier l’au­to­ri­sa­tion, sous cer­taines condi­tions, à d’autres ac­teurs (telles par exemple les as­so­cia­tions de mi­cro­fi­nance) de gé­rer des opé­ra­tions de paie­ment et de dé­pôt (no­tam­ment la mi­cro-épargne) ou l’ins­ti­tu­tion comme en Inde de ce qu’on ap­pelle « Small fi­nance bank », qui gèrent les mi­cro-prêts et la mi­cro-épargne. Cet élar­gis­se­ment des pres­ta­taires de ser­vices fi­nan­ciers per­met des op­por­tu­ni­tés de fi­nan­ce­ment plus va­riées et à bon mar­ché. Autres im­pé­ra­tifs : -le re­grou­pe­ment des as­so­cia­tions de la mi­cro­fi­nance (par zone géo­gra­phique) de ma­nière à ce qu’elles at­teignent un seuil cri­tique à même de leur ga­ran­tir une meilleure as­sise fi­nan­cière et de plus grands moyens ma­té­riels et hu­mains per­met­tant une meilleure tech­ni­ci­té dans l’étude et le sui­vi des dos­siers de cré­dit ; - la dif­fu­sion de la culture d’as­su­rance pour amé­lio­rer sa contri­bu­tion à l’épargne na­tio­nale (ser­vices d’as­su­rance fa­cul­ta­tifs et non obli­ga­toires : as­su­rance-vie, contre les risques do­mes­tiques, for­mules d’as­su­rance dans le mi­lieu pro­fes­sion­nel dans toutes les branches d’ac­ti­vi­té) -fa­vo­ri­ser l’adhé­sion po­pu­laire (par des pri­vi­lèges) aux ser­vices fi­nan­ciers mo­biles com­mer­cia­li­sés via la té­lé­pho­nie mo­bile qui reste un fac­teur d’in­clu­sion fi­nan­cière iné­luc­table. Mal­gré un taux consé­quent d’équi­pe­ment en té­lé­phone mo­bile (bien qu’il s’agisse pour une large part de té­lé­phones sans ac­cès à In­ter­net), moins de 5% de la po­pu­la­tion (d’après les études pré­ci­tées) uti­lisent les ser­vices di­gi­taux à dis­tance (le manque d’in­for­ma­tion et de for­ma­tion et les ap­pré­hen­sions quant à la sé­cu­ri­té des don­nées freinent en­core les ar­deurs) ; -sti­mu­ler la gé­né­ra­li­sa­tion de l’em­ploi des moyens de paie­ment mo­dernes (par exemple, une carte ma­gné­tique par ha­bi­tant âgé de plus de 15 ans) tout en ga­ran­tis­sant des tran­sac­tions à faible coût ; -vaincre la pré­fé­rence pour le cash (la mon­naie son­nante et tré­bu­chante) ain­si que le manque de confiance dans les ser­vices fi­nan­ciers mo­dernes ; - in­ci­ter le sec­teur fi­nan­cier pri­vé à adhé­rer au re­fi­nan­ce­ment de la mi­cro­fi­nance pour pé­ren­ni­ser le sys­tème de la mi­cro­fi­nance ; et, -l’amé­lio­ra­tion de l’ef­fort d’édu­ca­tion ban­caire et fi­nan­cière à en­tre­prendre en­vers cette gent fra­gi­li­sée et des les zones dé­fa­vo­ri­sées. Ce­pen­dant l’in­clu­sion fi­nan­cière ne doit pas vi­ser l’ac­cès aux ser­vices ban­caires et fi­nan­ciers pour tous et à tout prix : les règles d’or­tho­doxie fi­nan­cière doivent être res­pec­tées, bien qu’une cer­taine flexi­bi­li­té doit être al­louée pour ne pas tom­ber dans le dik­tat et l’in­tran­si­geance du sys­tème ban­caire et fi­nan­cier. Ain­si des ef­forts doivent être four­nis par l’ob­ser­va­toire ou les as­so­cia­tions de dé­fense du consom­ma­teur et autres ac­teurs de la so­cié­té ci­vile pour, d’une ma­nière gé­né­rale, dé­fendre le droit des ex­clus du sys­tème. Con­crè­te­ment, il s’agit de veiller à ce que, par exemple, les ser­vices ban­caires de base et gra­tuits le res­tent. De plus, l’on pour­ra pous­ser pour l’ins­ti­tu­tion d’une com­mis­sion na­tio­nale de sur­en­det­te­ment qui se char­ge­ra d’étu­dier les cas de per­sonnes qui sont confron­tées à de tels pro­blèmes (connais­sant des ir­ré­gu­la­ri­tés de fonc­tion­ne­ment de leurs comptes ou ayant de nom­breux in­ci­dents de paie­ment) avec les banques ou autres or­ga­nismes fi­nan­ciers. En es­sayant de leur pro­po­ser des so­lu­tions de ré­éche­lon­ne­ment par exemple, l’on pour­ra évi­ter de les voir ren­for­cer les rangs des ex­clus du sys­tème ban­caire. La conclu­sion est claire : Il n’y a pas d’autre d’al­ter­na­tive que de faire en sorte de dé­ve­lop­per, dans les meilleurs dé­lais, l’in­clu­sion fi­nan­cière qui de­vrait être un dé­fi ma­jeur pour les an­nées à ve­nir. Pour boos­ter la crois­sance éco­no­mique, la créa­tion de sources de re­ve­nus et l’at­té­nua­tion des in­éga­li­tés et la pré­ca­ri­té so­ciales. En s’in­té­res­sant à tout un pan de la so­cié­té (que re­pré­sentent les ex­clus du sys­tème ban­caire et fi­nan­cier), l’on se di­rige tout droit vers une dé­mo­cra­ti­sa­tion de fait des ser­vices ban­caires et fi­nan­ciers qui reste un trem­plin pour par­ve­nir à terme à l’ob­jec­tif ul­time, à sa­voir l’in­clu­sion éco­no­mique et so­ciale.

e son point de vue, il a dé­non­cé «le plus gros scan­dale de fraude fis­cale du monde», se­lon des dé­cla­ra­tions faites au huf­fing­ton­post. fr. Près de 19.000 clients d’UBS, qui au­raient in­ves­ti en­vi­ron 20 mil­liards de francs suisses (13,5 mil­liards d’eu­ros) dans la Banque suisse, au­raient ain­si été dé­mas­qués par Bradley Birkenfeld. Dé­non­cia­tions qui lui ont va­lu une condam­na­tion à de la pri­son ferme, mais rap­por­té une grosse for­tune. Né le 26 fé­vrier 1965 à Brook­lyn (Mas­sa­chu­setts), une ban­lieue de Bos­ton, Bradley Charles Birkenfeld, de son nom com­plet, est un ban­quier amé­ri­cain et lan­ceur d’alerte dont les ré­vé­la­tions au gou­ver­ne­ment des États-Unis ont me­né à une ins­truc­tion mas­sive pour fraude contre la Banque suisse UBS et d’autres banques ayant per­mis l’éva­sion fis­cale de contri­buables des États-Unis. En fé­vrier 2009, grâce aux in­for­ma­tions qu’il avait com­mu­ni­quées aux au­to­ri­tés US, le Dé­par­te­ment de la Jus­tice des États-Unis (DOJ) a an­non­cé avoir conclu un ac­cord de pour­suites dif­fé­rées ayant contraint UBS à ver­ser une amende de 780 mil­lions de dol­lars et à ré­vé­ler des in­for­ma­tions an­té­rieu­re­ment confi­den­tielles sur les frau­deurs fis­caux amé­ri­cains (près de 5.000). Fils d’un neu­ro­chi­rur­gien, Bradley Birkenfeld a pour­sui­vi des études à la Thayer Aca­de­my, une école de pré­pa­ra­tion, où il ob­tint un di­plôme de l’Uni­ver­si­té de Nor­wich au Ver­mont en 1988. Alors que la plu­part de ses ca­ma­rades de classe à Nor­wich, l’aca­dé­mie mi­li­taire la plus an­cienne des États-Unis, en­trèrent à l’ar­mée après l’ob­ten­tion de leur di­plôme, lui, pré­fère se tour­ner vers une car­rière dans la fi­nance. Il ob­tient une maî­trise de l’Ame­ri­can Gra­duate School Of à La Tour-de-Peilz, en Suisse. Il dé­bute sa car­rière ban­caire en tant que «cur­ren­cy tra­der» dans le dé­par­te­ment de changes de la State Street Bank & Trust à Bos­ton.

af­firme-t-il. En 1994, il change alors de cap, di­rec­tion la Suisse, l’el­do­ra­do de l’uni­vers ban­caire, où il s’ins­talle dans le «pri­vate ban­king». Dès 1996, il est en­ga­gé en tant que ban­quier pri­vé au Cré­dit Suisse, avant de faire un pas­sage par la Bar­clays Bank en 1998. Au to­tal, cinq an­nées de bons et loyaux ser­vices à tra­quer les por­te­feuilles des plus grosses for­tunes amé­ri­caines ou ca­na­diennes en quête de fraude fis­cale. En oc­tobre 2001, ses ta­lents at­tirent l’at­ten­tion d’UBS où il dé­barque avec l’ar­gent de son plus gros client, le ri­chis­sime Igor Ole­ni­coff. Le voi­là donc chez la reine des banques avec, pour prin­ci­pale res­pon­sa­bi­li­té, de sol­li­ci­ter des amé­ri­cains for­tu­nés à trans­fé­rer leurs ca­pi­taux vers la banque, leur per­met­tant de dis­si­mu­ler leurs fonds grâce aux lois strictes sur le se­cret ban­caire en Suisse et d’évi­ter ain­si de payer leurs im­pôts aux États-Unis.

se van­tait-il. Se­lon Bradley Birkenfeld, UBS com­man­di­tait des évé­ne­ments cultu­rels et spor­tifs, tels des ex­po­si­tions d’art, des ré­gates de voile et des tour­nois de golf ou de ten­nis des courses aux ÉtatsU­nis afin d’at­ti­rer une clien­tèle for­tu­née, avouait-il au le­jdd.fr. Ces évé­ne­ments per­met­taient ain­si aux agents d’UBS de s’of­frir une cou­ver­ture pour exer­cer leur réelle tâche de com­mer­ciaux of­frant le pro­duit du pa­ra­dis fis­cal suisse, en en­trant en contact des per­sonnes for­tu­nées pour scel­ler des mar­chés, pro­cé­dé contraire aux lois d’opé­ra­tions ban­caires amé­ri­caines.

Mais, en 2005, un évé­ne­ment for­tuit va ve­nir en­rayer cette ma­chine si ben hui­lée. Le ban­quier tombe sur une di­rec­tive

d’UBS in­di­quant que la pros­pec­tion de nou­veaux comptes aux Etats-Unis est in­ter­dite, un do­cu­ment in­terne qui, en cas de pé­pin ju­di­ciaire, fai­sait éga­le­ment por­ter le cha­peau aux seuls em­ployés, comme lui, pro­té­geant la banque de toute con­sé­quence mal­en­con­treuse.

pro­tes­tait-il fu­rieu­se­ment dans le jour­nal Ce qui l’a pous­sé à de­man­der à UBS de chan­ger la donne. Faute de ré­ac­tion de la part de son em­ployeur, il claque la porte d’UBS, avec une in­dem­ni­té de 500.000 francs suisses (329.000 eu­ros), em­por­tant éga­le­ment les do­cu­ments, cour­riers et cour­riels com­pro­met­tants. Après son dé­part de chez UBS, il de­vint as­so­cié chez Union Char­ter Ltd., où il se spé­cia­li­sa dans la ges­tion de pa­tri­moine. En 2007, il a vent du Tax re­lief and health care act (Loi d’al­lé­ge­ment fis­cal et de san­té) de 2006, loi fé­dé­rale sur les lan­ceurs d’alerte (in­for­ma­teurs) per­met­tant à ces der­niers de ré­cu­pé­rer jus­qu’à 30% de toute somme re­cou­verte par l’IRS (In­ter­nal re­ve­nue ser­vice - le fisc amé­ri­cain) grâce aux in­for­ma­tions ré­vé­lées. Il dé­cide de ré­vé­ler au DOJ (Dé­par­te­ment of Jus­tice - mi­nis­tère de la Jus­tice amé­ri­cain) en trans­met­tant par le biais de ses avo­cats un ré­su­mé des in­for­ma­tions dont il dis­po­sait, in­di­quant son sou­hait de de­ve­nir lan­ceur d’alerte pour l’IRS et de bé­né­fi­cier de l’im­mu­ni­té des pour­suites concer­nant son rôle dans les tran­sac­tions d’UBS. Le DOJ op­po­sa une fin de non-re­ce­voir à la re­quête d’im­mu­ni­té de Birkenfeld ar­guant du fait de ne pas faire par­tie du pro­gramme de lan­ceurs d’alerte de l’IRS. Mal­gré une ren­contre avec la DOJ, la com­mu­ni­ca­tion entre les deux par­ties tom­ba dans l’im­passe, ce qui pous­sa le ban­quier à en­trer en contact avec la Com­mis­sion des va­leurs mo­bi­lières des États-Unis (Se­cu­ri­ties and Ex­change Com­mis­sion), l’IRS et le Sé­nat des États-Unis. Birkenfeld est ar­rê­té à Bos­ton le 7 mai 2008 à sa des­cente d’avion en pro­ve­nance de Suisse à l’aé­ro­port de Lo­gan et in­cul­pé par la cour de dis­trict, zone mé­ri­dio­nale de la Flo­ride à Fort Lau­der­dale, le 13 mai. Le pro­cu­reur dans l’af­faire jus­ti­fia la pour­suite de Birkenfeld en pré­ci­sant son manque de co­opé­ra­tion concer­nant ses clients, no­tam­ment Igor Ole­ni­coff, tout en lui re­fu­sant le sta­tut de lan­ceur d’alerte. Birkenfeld ac­cepte de plai­der cou­pable, pour le seul chef d’ac­cu­sa­tion de cons­pi­ra­tion vi­sant à frau­der les États-Unis et, le 21 août 2009, il est con­dam­né à 40 mois de pri­son et une amende de 30.000 dol­lars, bien que le mi­nis­tère pu­blic ait re­com­man­dé une peine de 30 mois. Birkenfeld ne fit pas ap­pel de la dé­ci­sion et fut libéré de pri­son le 1er août 2012. Un mois plus tard, il au­ra l’agréable sur­prise d’être ré­com­pen­sé de ses ré­vé­la­tions. Re­con­nais­sant la «co­opé­ra­tion ex­cep­tion­nelle» et «l’am­pleur et l’éten­du» des in­for­ma­tions four­nies par Birkenfeld, ayant per­mis «des ac­tions sans pré­cé­dent» contre UBS, le bu­reau des lan­ceurs d’alerte de l’IRS lui ver­se­ra 104 mil­lions de dol­lars, soit en­vi­ron 68 mil­lions de dol­lars après im­pôts et frais d’avo­cats, la plus grande prime de lan­ceur d’alerte ja­mais ver­sée, que ce soit à titre in­di­vi­duel ou à un groupe..La ré­com­pense fut cal­cu­lée sur 400 mil­lions de dol­lars d’im­pôts ré­cu­pé­rés d’UBS, ce qui re­pré­sente une prime de 26% du mon­tant to­tal. L’IRS s’est éga­le­ment ser­vi de ces in­for­ma­tions pour né­go­cier un paie­ment de 780 mil­lions de dol­lars en échange de l’ar­rêt des pour­suites contre UBS en 2009 et se faire li­vrer près de 5.000 noms de clients amé­ri­cains soup­çon­nés de fraude fis­cale. Les pro­grammes d’am­nis­tie de l’IRS ont, de­puis, ré­cu­pé­ré 5 mil­liards de dol­lars de per­sonnes ayant par­ti­ci­pé à la com­bine illé­gale d’UBS, grâce aux in­for­ma­tions four­nies par Birkenfeld.

Il s’agit en pre­mier lieu du ré­fri­gé­ra­teur «Side by side», d’une mé­ga ca­pa­ci­té et qui se­ra dis­po­nible en Tu­ni­sie à par­tir de 2017. En ef­fet, ce ré­fri­gé­ra­teur, qui en plus de sa ca­pa­ci­té de 600 litres, per­met, grâce au com­pres­seur li­néaire de LG, d’éco­no­mi­ser l’éner­gie et de ré­duire la consom­ma­tion. Aus­si, le ni­veau de per­for­mance du com­pres­seur per­met de conser­ver une tem­pé­ra­ture qua­si ho­mo­gène pour une meilleure conser­va­tion des ali­ments. Le sys­tème ex­clu­sif du com­pres­seur li­néaire est aus­si plus si­len­cieux. De plus, le Side by Side, avec sa pe­tite porte sur le de­vant, offre des com­par­ti­ments de ran­ge­ment sup­plé­men­taires pour les pro­duits que vous uti­li­sez le plus sou­vent. Mais ce qui est éton­nant, c’est qu’on n’a plus be­soin d’ou­vrir tout le ré­fri­gé­ra­teur pour nous mettre à la re­cherche de ces pro­duits. C’est que LG s’est em­ployé à lui ap­prendre quelques ré­flexes pour sim­pli­fier la vie de l’uti­li­sa­teur. De ce fait, LG pro­pose une ap­pli­ca­tion smart­phone pour contrô­ler la tem­pé­ra­ture du ré­fri­gé­ra­teur et avoir des in­for­ma­tions tech­niques, car tout est cen­tré sur la sim­pli­ci­té d’uti­li­sa­tion. Ain­si, si vous ta­pez sur sa pe­tite porte noire en façade, celle-ci va s’éclai­rer et vous per­mettre de voir son conte­nu de l’ex­té­rieur. LG parle de tech­no­lo­gie Kno­ckOn. De ma­nière plus amu­sante, si vous vous met­tez en face du fri­go, ce­lui-ci va au­to­ma­ti­que­ment et in­té­gra­le­ment s’ou­vrir. Dans le monde luxueux de LG, l’hu­main n’au­rait plus à ou­vrir de portes ! Du­rant cette ren­contre, LG a pré­sen­té éga­le­ment une autre pe­tite mer­veille, à sa­voir la LG Twin Wash. Il s’agit du tout der­nier la­ve­linge connec­té de l’en­tre­prise qui am­bi­tionne de ré­vo­lu­tion­ner les ma­chines à la­ver. En ef­fet, LG Twin Wash, offre aux clients des fonc­tions de do­sage au­to­ma­tique, sim­pli­fiant la vie de l’uti­li­sa­teur. On re­trouve éga­le­ment un deuxième bac plus pe­tit, per­met­tant de faire deux ma­chines dif­fé­rentes en même temps (plu­sieurs pro­grammes si­mul­ta­nés). L’ap­pa­reil est as­sez élé­gant et offre un écran tac­tile in­tui­tif pour na­vi­guer entre les très nom­breuses op­tions pro­po­sées. Mais si l’ap­pa­reil in­nove, c’est par son as­pect to­ta­le­ment connec­té. Il est in­té­gra­le­ment pi­lo­table avec une ap­pli­ca­tion smart­phone. On peut, par exemple, lan­cer une ma­chine, consul­ter son avan­ce­ment et avoir des in­for­ma­tions sur l’éner­gie consom­mée. LG pré­sente éga­le­ment Cen­tum Sys­tem, une tech­no­lo­gie ré­dui­sant consi­dé­ra­ble­ment les vi­bra­tions du lave-linge et per­met­tant avec son smart­phone de contrô­ler le bruit fait par la ma­chine.

a sou­li­gné Jo Seong-jin, pré­sident de LG Elec­tro­nics, Home Ap­pliance & Air So­lu­tions Company. Et de conclure que «le LG Twin Wash™, va chan­ger à ja­mais la fa­çon avec la­quelle on lave son linge, de fa­çon à en fi­nir avec les tra­cas de la vie quo­ti­dienne».

, né le 14 dé­cembre 1951 à Am­ster­dam (Pays-Bas), est un grand joueur d’échecs, ré­dac­teur en chef de la re­vue New in Chess et com­po­si­teur Fors­sa-Hel­sin­ki) et en 1975 (à Reyk­ja­vik). En 1978, à Am­ster­dam, il réus­sit à se qua­li­fier pour le tour­noi in­ter­zo­nal de Rio de Ja­nei­ro où il fut éli­mi­né. En 1982, il par­ti­ci­pa au tour­noi in­ter­zo­nal de Las Pal­mas où il fut éga­le­ment éli­mi­né. Timman a rem­por­té les tour­nois sui­vants : le tour­noi d’Has­tings en 19731974 (ex ae­quo avec Tal, Kouz­mine et Sza­bo), Som­bor 1974, Ne­ta­nya 1975, Reyk­ja­vik 1976, Nik­sic 1978, Bled-Por­to­rož 1979 (mé­mo­rial Mi­lan Vid­mar), le tour­noi IBM d’Am­ster­dam en 1978 (de­vant Ri­bli) et en 1981 (de­vant Por­tisch et le cham­pion du monde Kar­pov), Las Pal­mas 1981.Le tour­noi de Mar del Pla­ta en 1982 (de­vant Por­tisch, Po­lou­gaïevs­ki, Sei­ra­wan et Kar­pov), le tour­noi de Bu­go­j­no en 1984, le tour­noi de Sa­ra­je­vo en 1984, le tour­noi de Til­burg en 1987, le tour­noi de Wijk aan Zee en 1981 et 1985, le tour­noi de Li­nares en 1988, le mé­mo­rial Max Euwe d’Am­ster­dam en 1987 (ex ae­quo avec Kar­pov) et en 1989. En 1991, à Pa­ris, le deuxième tour­noi ra­pide im­mo­par. Il bat­tit suc­ces­si­ve­ment Ga­ta Kam­sky, Ana­to­li Kar­pov, Vis­wa­na­than Anand, et en fi­nale Gar­ry Kas­pa­rov.

Timman a par­ti­ci­pé à treize olym­piades de 1972 à 2004, jouant onze fois au pre­mier échi­quier. A la suite de la dis­pa­ri­tion de Bob­by Fi­scher de la scène échi­quéenne, Timman a ren­con­tré les meilleurs joueurs d’échecs so­vié­tiques dans les an­nées 1980 et au dé­but des an­nées 1990 jus­qu’à de­ve­nir can­di­dat pour le titre de cham­pion du monde en 1985-1986 (qua­trième du tour­noi des can­di­dats de Mont­pel­lier après un match de dé­par­tage contre Mi­khaïl Tal, puis éli­mi­né au pre­mier tour des matches des can­di­dats par Ar­thur Yous­sou­pov), en 1988-1989 (bat­tu en fi­nale par Kar­pov), 1991-1992 (bat­tu en fi­nale par Ni­gel Short) et en 1994 (éli­mi­né en quarts de fi­nale par Va­le­ri Sa­lov).

Au clas­se­ment Elo de la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale des échecs de jan­vier 1982, il est 2e avec 2 655. Il ob­tient le meilleur clas­se­ment Elo de sa car­rière en jan­vier 1990 avec 2 680 points Elo. La car­rière de Timman a culmi­né en 1993, lors de sa confron­ta­tion avec Ana­to­li Kar­pov pour le cham­pion­nat du monde d’échecs de la Fide. En jan­vier 1993, Timman était bat­tu par Ni­gel Short en fi­nale du tour­noi des can­di­dats. Au dé­but de 1993, Ni­gel Short et Gar­ry Kas­pa­rov re­fu­sèrent que la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale des échecs or­ga­nise leur cham­pion­nat du monde. La Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale dé­ci­da de re­pê­cher Timman et Ana­to­li Kar­pov et d’or­ga­ni­ser un autre cham­pion­nat du monde que Timman per­dit (-6 =13 +2).

n ba­layant du re­gard le pay­sage ur­bain tu­ni­sien, nous sommes frap­pés par les nom­breuses construc­tions éri­gées sur des terres agri­coles, des terres non construc­tibles, par­fois même en bord de mer… Nous en­ten­dons aus­si par­ler d’in­di­vi­dus mal­in­ten­tion­nés s’amu­sant à abattre les arbres dans les fo­rêts dans le seul et unique but de li­bé­rer des es­paces pour y construire des mai­sons et des petits com­merces. En moins de cinq ans, la Tu­ni­sie au­ra vu sur­gir des quar­tiers en­tiers bâ­tis sur des es­paces pu­blics cen­sés em­bel­lir l’image du pays. En cla­quant des doigts, cer­tains, ve­nus de toutes parts, bâ­tissent sur des ter­rains pu­blics. Tout ce qui leur tombe sous la main est bon pour s’ap­pro­prier un es­pace qui ne leur ap­par­tient pas. Tôle rouillée, vieux bois ou briques vo­lées, tout ma­té­riau de ré­cu­pé­ra­tion peut faire l’af­faire. Mais la plu­part des construc­tions anar­chiques ne pro­tègent ni du so­leil ni de la pluie et des vents. Voi­là pour­quoi, à la moindre in­tem­pé­rie, la si­tua­tion tourne à la ca­tas­trophe. Mal­gré ces ex­pé­riences amères, les gens conti­nuent, mal­heu­reu­se­ment, à cou­rir des risques et à construire n’im­porte où et n’im­porte comment. Ceux qui ont plus de moyens en pro­fitent pour bâ­tir des im­meubles qu’ils lais­se­ront in­ache­vés à tout ja­mais. Leur but est de dis­po­ser de da­van­tage d’es­pace pour ac­cueillir plus de lo­ca­taires. Toutes les villes, toutes les ré­gions, tous les quar­tiers connaissent le même sort. Par­tout, on re­marque des construc­tions ne ré­pon­dant à au­cune norme, ni ar­chi­tec­tu­rale ni ur­ba­nis­tique. Notre so­cié­té de­vient de plus en plus sau­vage. Elle n’est ni équi­li­brée ni ba­sée sur des règles et des prin­cipes. Les Tu­ni­siens, riches ou pauvres, ont pris cer­taines ha­bi­tudes dif­fi­ciles à com­battre au jour d’au­jourd’hui. Ils s’ap­pro­prient n’im­porte quoi et per­sonne ne dit rien. Ils sont tout le temps dans le dé­lit et per­sonne ne dit tou­jours rien. A cause d’une ab­sence to­tale de l’Au­to­ri­té, la si­tua­tion ne fait qu’em­pi­rer. Nous fon­çons à grande vi­tesse sur la route de l’in­for­mel, et ce, dans tous les do­maines. Il ne nous reste que les dé­non­cia­tions faites sur les pla­teaux de té­lé­vi­sion, que les ac­cu­sa­tions que se jettent les par­ti­ci­pants aux shows épi­cés de cer­taines chaînes. Si la ré­gle­men­ta­tion avait été res­pec­tée par les au­to­ri­tés char­gées de l’ur­ba­nisme, nous n’en se­rions pas ar­ri­vés à un parc aus­si gi­gan­tesque de construc­tions illi­cites et in­ache­vées qui a en­gen­dré un cadre bâ­ti hi­deux et sau­vage. La pro­blé­ma­tique ne se pose pas, en réa­li­té, en termes de pro­mul­ga­tion de nou­velles lois, mais d’ap­pli­ca­tion des textes dé­jà en vi­gueur.

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