LES MÉRITES D'UNE AT­TRAC­TI­VI­TÉ

La Presse Business (Tunisia) - - ÉDITO -

La Tu­ni­sie ac­cueille­ra de­main la Confé­rence in­ter­na­tio­nale sur l’in­ves­tis­se­ment. Un ren­dez-vous dé­ci­sif qui pour­rait trans­for­mer, du moins en grande par­tie, la phy­sio­no­mie de notre éco­no­mie et sa crois­sance. Reste que pour pré­tendre à un tel ré­sul­tat, notre pays au­rait, l’es­pace de deux jours, la dé­li­cate mis­sion de pré­sen­ter as­sez d’as­su­rance pour convaincre et sé­duire le cercle fi­nan­cier in­ter­na­tio­nal. On peut avan­cer, dès lors, que la Tu­ni­sie a des chances réelles pour re­le­ver ce dé­fi, sur­tout que les en­jeux de l’étape à ve­nir n’au­to­ri­se­raient au­cune autre is­sue. Il est vrai, jus­te­ment, que mal­gré ces voix qui s’élèvent ici et là af­fir­mant que la Tu­ni­sie n’est pas en­core prête pour réus­sir sa confé­rence, l’on pense tout de même que notre pays dis­pose d’ar­gu­ments so­lides. Ta­rak Ché­rif, pré­sident de la Co­nect, es­time jus­te­ment que «la Tu­ni­sie jouit, par rap­port aux pays concur­rents, d’une belle ex­pé­rience en ma­tière de culture d’en­tre­prise, d’ou­ver­ture sur les in­ves­tis­se­ments ex­té­rieurs et de men­ta­li­té in­dus­trielle. Et donc, au­tant d’at­trac­ti­vi­té». Certes, cer­taines contraintes in­quiètent en­core. On pense sur­tout au manque de vi­si­bi­li­té so­cio­po­li­tique ; en at­teste le bras de fer entre l’Ugtt et le gou­ver­ne­ment, la com­plexi­té de l’adop­tion du pro­jet de la loi de fi­nances 2017, ou en­core l’in­dis­po­ni­bi­li­té des textes d’ap­pli­ca­tion de la loi sur l’in­ves­tis­se­ment. Mais la dé­ter­mi­na­tion se­rait cer­tai­ne­ment beau­coup plus im­por­tante. Et c’est, d’ailleurs, cet en­ga­ge­ment col­lec­tif tu­ni­sien, de la classe po­li­tique, des ac­teurs éco­no­miques et fi­nan­ciers à la so­cié­té ci­vile, qui conti­nue à main­te­nir l’es­poir. Ce­lui de voir l’at­trac­ti­vi­té du site Tu­ni­sie re­trou­ver son meilleur ni­veau. Plus im­por­tant en­core que cet en­ga­ge­ment col­lec­tif na­tio­nal, l’élan de so­li­da­ri­té, de sou­tien et de sym­pa­thie in­ter­na­tio­nal qui consti­tue de son cô­té un atout de taille. Il suf­fit de sa­voir ca­pi­ta­li­ser po­si­ti­ve­ment ce ca­pi­tal-confiance pour que notre pays re­noue ra­pi­de­ment avec la crois­sance et réus­sisse son pa­ri. Sur­tout ce­lui d’as­su­rer un meilleur ave­nir aux gé­né­ra­tions fu­tures.

La pla­te­forme AirHelp vient de li­vrer son classement mon­dial des com­pa­gnies aé­riennes, ba­sé sur trois cri­tères fon­da­men­taux, à sa­voir la qua­li­té et ser­vice, la ponc­tua­li­té, et les in­dem­ni­sa­tions des re­tards. Seules 6 com­pa­gnies aé­riennes afri­caines sont pré­sentes dans le classement qui porte sur 78 com­pa­gnies aé­riennes in­ter­na­tio­nales. Le trans­por­teur aé­rien na­tio­nal, Tu­ni­sair, vient en 60e po­si­tion dans le classement glo­bal, et oc­cupe la 3e po­si­tion dans le contient afri­cain. La com­pa­gnie aé­rienne na­tio­nale tu­ni­sienne a dé­cro­ché des notes de 6,7 points au ni­veau des in­dem­ni­sa­tions des re­tards, Se­lon le rap­port an­nuel de l’Union in­ter­na­tio­nale des té­lé­com­mu­ni­ca­tions (UIT), sur un to­tal de 175 pays ana­ly­sés dans l’in­dice de dé­ve­lop­pe­ment des TIC (IDI), la Tu­ni­sie a été clas­sée 95e. Le classement se fait sur la base d’un « in­dice de dé­ve­lop­pe­ment » des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tique et de la té­lé­com­mu­ni­ca­tion (TIC). Cet in­dice, cal­cu­lé par l’UIT, per­met de clas­ser les pays en fonc­tion de leur ni­veau d’ac­cès aux TIC (in­ter­net, té­lé­phone, mo­bile), de leur uti­li­sa­tion et de leurs com­pé­tences dans ce do­maine. Pour cette an­née, la Tu­ni­sie de­vance des pays voi­sins comme le Ma­roc (96e), l’Al­gé­rie (103e) et l’Egypte (100e). Ce­pen­dant, elle est de­van­cée de loin par plu­sieurs pays arabes comme le Bah­reïn (29e), les Emi­rats Arabes Unis (38e), l’Ara­bie Saou­dite (45e), le Qa­tar (46e), le Ko­weït (53e), le Sul­ta­nat d’Oman (59e), le Li­ban (66e) et la Jor­da­nie (85e). La Co­rée du Sud reste en tête de l’in­dice, alors que l’Is­lande passe de­vant le Da­ne­mark en deuxième place, sui­vis par la Suisse (4e). Les avan­cées les plus fortes ont été ob­ser­vées dans la ré­gion amé­ri­caine, mais aus­si en Rus­sie, dans cer­tains pays de l’Eu­rope de l’est et en Asie-Pa­ci­fique. Le taux de femmes tra­vaillant dans le sec­teur in­for­mel a bien évo­lué dans tous les pays de la ré­gion arabe. En Tu­ni­sie, en­vi­ron 50% des femmes ar­ti­sanes tra­vaillent dans le sec­teur in­for­mel. Pour lut­ter contre ce fléau, le mi­nis­tère de la Femme, de la Fa­mille et de l’En­fance a mis en place une sé­rie de me­sures en fa­veur de la femme ru­rale pour or­ga­ni­ser son tra­vail outre la re­lance du por­tail pour les femmes ar­ti­sanes afin de pro­mou­voir la com­mer­cia­li­sa­tion de leurs pro­duits à l’étran­ger. Le mi­nis­tère ap­pelle éga­le­ment tous les ar­ti­sans et ar­ti­sanes à adhé­rer au sec­teur for­mel pour bé­né­fi­cier de la cou­ver­ture so­ciale et pro­té­ger leur ave­nir. Un pro­jet qui vise à sen­si­bi­li­ser les femmes pour les convaincre de l’im­por­tance d’adhé­rer au sec­teur for­mel a été lan­cé, en col­la­bo­ra­tion avec la fon­da­tion Ford. Le pro­jet a pour ob­jec­tif de pro­mou­voir les condi­tions des personnes tra­vaillant dans le sec­teur in­for­mel à tra­vers le sou­tien des as­so­cia­tions qui tra­vaillent en pre­mière ligne avec les femmes dans le sec­teur agri­cole ou ar­ti­sa­nal.

Le pro­jet de ju­me­lage re­la­tif à l’ap­pui au ren­for­ce­ment des ins­ti­tu­tions de l’avia­tion ci­vile en Tu­ni­sie, moyen­nant un fi­nan­ce­ment de l’Union eu­ro­péenne à hau­teur de 1,2 mil­lions d’eu­ros, soit en­vi­ron 2,8 mil­lions de di­nars a été lan­cé. Le pro­jet qui s’éta­le­ra sur 2 ans, contri­bue­ra no­tam­ment, à la ré­or­ga­ni­sa­tion des ins­ti­tu­tions de l’avia­tion ci­vile en Tu­ni­sie, au ren­for­ce­ment des ca­pa­ci­tés ins­ti­tu­tion­nelles et à l’har­mo­ni­sa­tion des re­la­tions. Il s’agit éga­le­ment de mettre à jour le cadre ré­gle­men­taire de l’avia­tion ci­vile en Tu­ni­sie, à la fa­veur de son adap­ta­tion aux conven­tions in­ter­na­tio­nales et son rap­pro­che­ment de la lé­gis­la­tion eu­ro­péenne, no­tam­ment en ma­tière de sé­cu­ri­té, sû­re­té, ac­cès au mar­ché, ges­tion du tra­fic aé­rien, droits des pas­sa­gers, pro­tec­tion de l’en­vi­ronnent, re­cherche et sau­ve­tage. Le pro­jet pré­voit, par ailleurs, le dé­ve­lop­pe­ment d’une stra­té­gie de for­ma­tion pour l’avia­tion ci­vile ré­pon­dant aux be­soins du sec­teur à moyen et long termes avec au pro­gramme des for­ma­tions or­ga­ni­sées sur place en Tu­ni­sie et à l’Ecole na­tio­nale de l’avia­tion ci­vile de Tou­louse. Des re­pré­sen­tants de douze en­tre­prises es­pa­gnoles du tex­tile (prêt à por­ter, de­nim, lin­ge­rie et maillot de bain et vê­te­ments tech­nique) étaient en vi­site en Tu­ni­sie pour ren­con­trer des four­nis­seurs tu­ni­siens, et ce, dans le cadre de ren­contres «Bu­si­ness to Bu­si­ness» or­ga­ni­sées par le pro­jet d’Ap­pui à la com­pé­ti­ti­vi­té de la chaîne de va­leurs du sec­teur tex­tile et ha­bille­ment COM-Tex­ha, en par­te­na­riat avec le Ce­pex. Se­lon le com­mu­ni­qué du Ce­pex, la plu­part des en­tre­prises es­pa­gnoles opé­rant dans le do­maine du tex­tile s’ap­pro­vi­sionnent de la Chine ou du Ben­gla­desh, mais elles sont à la re­cherche de four­nis­seurs géo­gra­phi­que­ment plus proches de l’Es­pagne, c’est là que la Tu­ni­sie peut être in­té­res­sante pour eux. Le pro­jet COM-Tex­ha vise à sou­te­nir le sec­teur du tex­tile et de l’ha­bille­ment (T&H) afin de l’ai­der à ren­for­cer et amé­lio­rer sa chaîne de va­leur et di­ver­si­fier son offre de pro­duits, conso­li­der les mar­chés exis­tants et ac­cé­der à de nou­veaux mar­chés tout en op­ti­mi­sant les ser­vices pro­po­sés par les Ins­ti­tu­tions d’ap­pui au com­merce (IAC) du sec­teur. Le pro­jet est fi­nan­cé par le Se­cré­ta­riat d’Etat à l’Eco­no­mie Suisse (Se­co), exé­cu­té par le Centre du com­merce in­ter­na­tio­nal (ITC), agence tech­nique des na­tions unies et de l’Or­ga­ni­sa­tion mon­diale du com­merce en par­te­na­riat avec le mi­nis­tère de l’in­dus­trie et du com­merce.

e bu­reau exé­cu­tif et le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’Union tu­ni­sienne de l’in­dus­trie, du com­merce et de l’ar­ti­sa­nat (Uti­ca) ont ré­af­fir­mé l’en­ga­ge­ment de l’or­ga­ni­sa­tion pa­tro­nale au prin­cipe de sa­cri­fices par­ta­gés pour sur­mon­ter les dif­fi­cul­tés éco­no­miques et fi­nan­cières ren­con­trées par la Tu­ni­sie. Les deux ins­tances ont re­nou­ve­lé les ob­jec­tions de l’Uti­ca sur de nom­breuses dis­po­si­tions du pro­jet de loi de fi­nances pour l’an­née 2017. Elles ont consi­dé­ré que ce der­nier ne ré­pond pas aux dé­fis aux­quels est confron­té le pays, en par­ti­cu­lier en termes de pro­mo­tion des in­ves­tis­se­ments, de créa­tion d’em­plois, de dé­ve­lop­pe­ment ré­gio­nal. Les deux ins­tances es­timent éga­le­ment que le pro­jet de loi de fi­nances 2017 s’est li­mi­té à ac­croître la pres­sion fis­cale sur les en­tre­prises de l’éco­no­mie for­melle et struc­tu­rée sans pro­po­ser de so­lu­tions et de me­sures pour lu er contre la contre­bande et l’éco­no­mie pa­ral­lèle. Les membres des deux ins­tances ont af­fir­mé l’im­pos­si­bi­li­té de faire sup­por­ter aux en­tre­prises éco­no­miques da­van­tage de charges fis­cales comme ce­la est pro­po­sé dans le pro­jet de loi de fi­nances pour l’an­née 2017 et des charges so­ciales sup­plé­men­taires. Ils a irent l’at­ten­tion sur les me­naces réelles qui pèsent sur la via­bi­li­té et la com­pé­ti­ti­vi­té des en­tre­prises tu­ni­siennes, à la lu­mière des autres dif­fi­cul­tés qu’elles af­frontent telles que la chute conti­nue de la va­leur du di­nar, la chute de la pro­duc­ti­vi­té et la pro­pa­ga­tion du com­merce anar­chique et de la contre­bande à un mo­ment où le pays cherche à main­te­nir les em­plois exis­tants et oeuvre à la créa­tion de nou­veaux em­plois. Les deux ins­tances di­ri­geantes de l’Uti­ca ont aus­si ré­af­fir­mé que les chefs d’en­tre­prise, in­dus­triels, com­mer­çants, ar­ti­sans et pres­ta­taires de ser­vices sont prêts à dé­fendre les in­té­rêts et droits de leurs en­tre­prises et à faire a endre leur voix par les moyens ap­pro­priés ga­ran­tis par la loi. Elles ap­pellent le gou­ver­ne­ment à un dia­logue ré­gu­lier avec l’Uti­ca sur les grands dos­siers éco­no­miques et so­ciaux, et sur les moyens de re­lan­cer l’éco­no­mie na­tio­nale pour ré­ta­blir la crois­sance et re­cher­cher des so­lu­tions aux pro­blèmes de l’éco­no­mie pour les trois an­nées à ve­nir.

ivo Ener­gy Tu­ni­sie, la so­cié­té qui dis­tri­bue et com­mer­cia­lise les car­bu­rants et lu­bri­fiants de la marque Shell en Tu­ni­sie, a choi­si l’École su­pé­rieure pri­vée d’in­gé­nie­rie et de tech­no­lo­gies (Es­prit) pour le lan­ce­ment de son pro­gramme de per­fec­tion­ne­ment et de mise à ni­veau du per­son­nel des sta­tions-ser­vice Shell char­gé de la qua­li­té (ex­perts qua­li­té) et des lu­bri­fiants (spé­cia­listes en lu­bri­fiants). A ce e oc­ca­sion, une cé­ré­mo­nie de si­gna­ture a été or­ga­ni­sée dans l’une des sta­tions- ser­vice Shell, et ce, en pré­sence de Mo­ha­med Chaa­bou­ni, PDG de Vi­vo Ener­gy Tu­ni­sie, Ta­har Ben La­kh­dar, pré­sident fon­da­teur d’Es­prit, Mark Ware, vice-pré­sident exé­cu­tif du groupe Vi­vo Ener­gy ain­si que des re­pré­sen­tants des mé­dias. Le PDG de Vi­vo Ener­gy Tu­ni­sie a dé­cla­ré que ce e ac­tion se si­tue dans le cadre de la po­li­tique gé­né­rale de for­ma­tion conti­nue et de dé­ve­lop­pe­ment des com­pé­tences du per­son­nel «ex­pert» des sta­tions-ser­vice Shell. «Pour la for­ma­tion et le per­fec­tion­ne­ment du per­son­nel qua­li­fié de ses sta­tions Shell, Vi­vo Ener­gy se de­vait de choi­sir un par­te­naire d’ex­cel­lence comme Es­prit…», in­dique-t-il. Chaa­bou­ni a pré­ci­sé éga­le­ment que l’ob­jec­tif de ce par­te­na­riat stra­té­gique est d’amé­lio­rer la qua­li­té des ser­vices ren­dus aux clients dans des mé­tiers en évo­lu­tion constante, tant au ni­veau des tech­no­lo­gies que de la qua­li­té des pres­ta­tions. «La mo­ti­va­tion des ex­perts qua­li­té et lu­bri­fiants des sta­tions Shell ga­ran­ti­ra la réus­site de leurs nou­velles offres de ser­vices qui se­ront en­core plus adap­tés aux be­soins les plus poin­tus de leurs clients», af­firme-t-il. En ef­fet, ce pro­gramme de co­opé­ra­tion entre Vi­vo Ener­gy Tu­ni­sie et Es­prit s’ar­ti­cule au­tour de trois axes : le pre­mier se­ra dé­dié à la com­mu­ni­ca­tion, la ges­tion des équipes et l’or­ga­ni­sa­tion d’une sta­tion-ser­vice; le se­cond concer­ne­ra le mar­ke­ting ain­si que les tech­niques de vente, alors que le troi­sième et der­nier axe se fo­ca­li­se­ra sur les tech­no­lo­gies de mo­to­ri­sa­tion et les lu­bri­fiants. Ce e for­ma­tion perme ra aux ex­perts qua­li­té et lu­bri­fiants d’amé­lio­rer leurs qua­li­fi­ca­tions dans leur do­maine de spé­cia­li­té, d’ac­qué­rir des com­pé­tences trans­ver­sales en com­mu­ni­ca­tion et en ges­tion re­la­tion­nelle, de ren­for­cer leur en­ga­ge­ment pour l’amé­lio­ra­tion de la per­for­mance dans leurs postes res­pec­tifs ain­si que de contri­buer au dé­ve­lop­pe­ment des sta­tions. En Tu­ni­sie, le groupe Vi­vo Ener­gy compte 613 em­ployés. La so­cié­té est re­con­nue comme étant le lea­der aus­si bien au ni­veau du ré­seau de sta­tions-ser­vice que ce­lui des lu­bri­fiants. Elle est ré­pu­tée pour les normes qu’elle met en place et dé­fend en ma­tière de sé­cu­ri­té. Vi­vo Ener­gy four­nit des so­lu­tions de haute qua­li­té et offre des car­bu­rants, lu­bri­fiants, ser­vices de paie­ment par carte, bou­tiques et autres ser­vices, comme la vi­dange et le la­vage des voi­tures.

il est un sec­teur qui semble pro­mis à un bel ave­nir en Tu­ni­sie, ce se­rait bien ce­lui des mines qui semble ac­tuel­le­ment se res­sai­sir dans les prin­ci­paux centres mi­niers du pays, no­tam­ment dans la ré­gion du Nord-Ouest où l’ac­ti­vi­té mi­nière a re­pris de plus belle cette an­née. Au­tant dire qu’avec les in­ves­tis­se­ments énormes in­jec­tés pour la pre­mière fois dans le pays par le sec­teur pri­vé, on com­prend vite à quel point ce sec­teur in­té­resse les pro­mo­teurs, tant il est ju­teux en ma­tière de ren­ta­bi­li­té, sur­tout que le cours des mé­taux suit une courbe as­cen­dante ces der­niers temps. Dé­jà, au­jourd’hui, au Kef, l’ac­ti­vi­té mi­nière connaît un re­gain d’in­té­rêt suite à la mise en place d’une usine de trai­te­ment des mi­ne­rais ex­traits des gi­se­ments sis dans toute la ré­gion du Nord, en par­ti­cu­lier dans les gou­ver­no­rats du Kef, Si­lia­na et Bi­zerte. Le pro­mo­teur, un homme du do­maine, a mi­sé sur sa riche ex­pé­rience pour di­li­gen­ter son pro­jet qui porte sur le trai­te­ment de cer­tains mé­taux comme le zinc et le plomb et, un peu plus tard, la ba­ry­tine ain­si que la vente des pro­duits trai­tés sur le mar­ché eu­ro­péen. Il s’agit, se­lon le P-dg de la So­cié­té de trai­te­ment des mi­ne­rais, Taou­fik Man­sou­ri, de va­lo­ri­ser les ré­serves mi­nières dans le pays, de créer des pro­jets sus­cep­tibles de fa­vo­ri­ser les ex­por­ta­tions et créer de l’em­ploi. L’usine de­vrait, en ef­fet, pro­duire an­nuel­le­ment 33 mille tonnes de mi­ne­rai trai­té dont 25 mille de zinc et 8 mille de plomb et créer en tout 400 postes d’em­ploi dont 220 di­rects. Ce qui re­pré­sente pour la ré­gion une vé­ri­table bouf­fée d’oxy­gène en ma­tière de créa­tion de sources de re­ve­nus et d’em­ploi stable. A cet égard, deux conces­sions mi­nières, l’une à Kbouch, près du Kef, et l’autre à Si­di Driss, à Bi­zerte se­ront bien­tôt mises en ex­ploi­ta­tion pour four­nir la ma­tière pre­mière à l’usine qui vient d’en­ta­mer avec suc­cès la se­maine écou­lée, les pre­miers es­sais de sa mise en ser­vice, le tout à une bonne ca­dence avec une moyenne de 1.200 tonnes de mi­ne­rais de plomb trai­tés par jour, soit un ré­gime ju­gé sa­tis­fai­sant par le pre­mier res­pon­sable de l’en­tre­prise qui pré­cise que des in­ves­tis­se­ments lourds, de l’ordre de 20 mil­lions de di­nars, ont été al­loués au pro­jet, ru­bis sur l’ongle. Il es­père que le dé­mar­rage ef­fec­tif de la pro­duc­tion in­ter­vien­dra le plus tôt pos­sible, juste après la pu­bli­ca­tion dans le jour­nal of­fi­ciel du dé­cret re­la­tif à la conces­sion mi­nière des deux gi­se­ments. Une pro­cé­dure as­sez im­por­tante et en phase avec l’es­prit de bonne ges­tion des de­niers pu­blics, tel qu’ins­crit dans la Consti­tu­tion du pays qui sti­pule une grande trans­pa­rence dans l’at­tri­bu­tion des mar­chés pu­blics et des conces­sions mi­nières ou autres. Il va de soi en­core que l’en­tre­prise, res­pec­tueuse de la loi en vi­gueur en ma­tière de res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment, se soit ac­quit­tée de toutes les au­to­ri­sa­tions ad­mi­nis­tra­tives re­quises à ce su­jet et de­vrait agir en par­faite har­mo­nie avec la lé­gis­la­tion ré­gis­sant l’ac­ti­vi­té mi­nière et in­dus­trielle. A no­ter aus­si que cer­taines an­ciennes mines vont re­prendre du ser­vice, no­tam­ment celle de Bou­ja­beur, à Ka­laât Se­nan, qui a été re­prise par un pro­mo­teur étran­ger qui s’est mis d’ac­cord avec le pa­tron de la So­tra­mine pour trai­ter le mi­ne­rai de la ba­ry­tine, une autre fi­lière qui de­vrait conso­li­der l’ac­ti­vi­té de l’usine à court et à long termes, d’au­tant plus que les ré­serves es­ti­mées de cette mine sont de l’ordre de plu­sieurs mil­lions de tonnes.

C’est plu­tôt un évé­ne­ment de grande im­por­tance sur le­quel nous comp­tons énor­mé­ment pour la re­lance tant at­ten­due de l’éco­no­mie, des in­ves­tis­se­ments, de la créa­tion d’em­plois et du dé­ve­lop­pe­ment ré­gio­nal. C’est aus­si une ac­tion à la réus­site de la­quelle tous les Tu­ni­siens sont ap­pe­lés à ap­por­ter leur contri­bu­tion, sur­tout que la re­lance éco­no­mique réelle ne peut ré­sul­ter que du tra­vail et de l’ini­tia­tive. Par­ler de der­nier es­poir n’est nul­le­ment ap­pro­prié. La Tu­ni­sie a des atouts cer­tains, des com­pé­tences de haut ni­veau et offre aus­si de grandes op­por­tu­ni­tés d’in­ves­tis­se­ment et de par­te­na­riat au ni­veau des sec­teurs pri­vé et pu­blic ain­si que du par­te­na­riat pu­blic-pri­vé. C’est d’ailleurs pour mettre en re­lief ces atouts et res­sus­ci­ter l’in­té­rêt des in­ves­tis­seurs et dé­ci­deurs éco­no­miques du monde en­tier au site Tu­ni­sie qu’il a été dé­ci­dé d’or­ga­ni­ser la Confé­rence in­ter­na­tio­nale de l’in­ves­tis­se­ment. Faut-il rap­pe­ler que notre pays jouit d’une longue ex­pé­rience d’un de­mi-siècle en­vi­ron dans le do­maine de l’ou­ver­ture sur les in­ves­tis­se­ments ex­té­rieurs et du par­te­na­riat, que des mil­liers d’en­tre­prises étran­gères sont dé­jà ins­tal­lées en Tu­ni­sie et qu’en dé­pit de la conjonc­ture éco­no­mique in­ter­na­tio­nale dif­fi­cile et in­stable la plu­part d’entre elles af­fichent des ré­sul­tats et des per­for­mances in­té­res­sants ! En plus de ses atouts tra­di­tion­nels liés à sa po­si­tion géo­gra­phique stra­té­gique en tant que pla­te­forme de liai­son entre l’Eu­rope et l’Afrique, l’est et l’ouest de la mé­di­ter­ra­née et à son ex­pé­rience, la Tu­ni­sie jouit par rap­port aux pays concur­rents de lon­gueurs d’avances dé­ci­sives avec la culture d’en­tre­prise et la men­ta­li­té in­dus­trielle dé­ve­lop­pées au ni­veau des dif­fé­rentes ré­gions du pays et la grande fa­cul­té de ses res­sources hu­maines à s’adap­ter aux normes in­ter­na­tio­nales les plus exi­geantes sur­tout en ma­tière de pro­duc­tion in­dus­trielle. La Tu­ni­sie a aus­si mis en place des struc­tures tech­niques, de for­ma­tion et d’ac­com­pa­gne­ment qui sont d’un concours cer­tain à toutes les en­tre­prises ins­tal­lées dans le pays et a veillé à mettre en oeuvre des cadres de co­opé­ra­tion et de par­te­na­riat pri­vi­lé­giés avec des nom­breux pays et des en­sembles éco­no­miques arabes, afri­cains et eu­ro­péens à l’ins­tar de l’UE. C’est donc tout un éco­sys­tème d’in­ves­tis­se­ment qui a été mis en place au prix de grands ef­forts dé­ployés sur des dé­cen­nies. Certes, des amé­lio­ra­tions sont tou­jours né­ces­saires, mais l’at­trac­ti­vi­té du site Tu­ni­sie ne fait l’ob­jet d’au­cun doute. La grande mo­bi­li­sa­tion de nos par­te­naires du monde en­tier pour prendre part à la Confé­rence in­ter­na­tio­nale de l’in­ves­tis­se­ment en consti­tue la meilleure preuve. Au-de­là de l’en­vi­ron­ne­ment et du cli­mat des af­faires qui de­meurent per­fec­tibles, le vrai dé­fi ré­side à mon avis dans notre ca­pa­ci­té à mettre à pro­fit le large po­ten­tiel d’in­ves­tis­se­ment et de créa­tion d’em­plois et de ri­chesses dont dis­pose notre pays dans des sec­teurs aus­si di­ver­si­fiés qu’innovants. Mieux en­core, et à tra­vers mes dé­pla­ce­ments fré­quents dans les dif­fé­rentes ré­gions du pays je peux af­fir­mer qu’il n’y a pas une lo­ca­li­té en Tu­ni­sie qui ne pré­sente

adame M est une su­per­star dans sa com­pa­gnie. A la tête de la plus lu­cra­tive agence d’une grande banque, elle sert un nombre consi­dé­rable de clients et brasse l’un des plus gros vo­lumes de tran­sac­tions. Dans sa branche, pour­tant, pas de files d’at­tente, pas de personnes, un ti­cket à la main, at­ten­dant pa­tiem­ment son tour, pas de brou­ha­ha ou d’agi­ta­tion. Rien de tout ce­la. Dans cette agence, l’am­biance est feu­trée et le mo­bi­lier de­si­gn rap­pelle les sa­lons bu­si­ness class dans les aé­ro­ports. Pour­tant, Ma­dame M nous avoue qu’elle n’a que trois em­ployés dont un seul est ban­quier. En fait, Ma­dame M n’a pas be­soin d’un per­son­nel plé­tho­rique car, et en fait, elle est à la tête de la pre­mière agence en­tiè­re­ment au­to­ma­ti­sée de sa banque. Fiè­re­ment, elle nous ex­plique que les or­di­na­teurs ont rem­pla­cé nos con­seillers clien­tèles, les bornes au­to­ma­tiques s’oc­cupent de toutes nos tran­sac­tions et si nous vou­lons un prêt, rien de plus simple, il suf­fit de rem­plir un for­mu­laire et le lo­gi­ciel nous di­ra dans les 15 mi­nutes qui suivent si nous l’avons ob­te­nu. Dans son élan, Ma­dame M nous avoue qu’elle trouve dé­jà les branches au­to­ma­ti­sées dé­pas­sées car, et elle le sait bien, tout ce­la peut être fait de chez soi, à do­mi­cile, à condi­tion d’avoir une connexion in­ter­net. Loin d’être un jeu ou une cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion ori­gi­nale, cette branche, en fait, est le pré­lude de ce que pour­rait être la banque de de­main.

confes­sait le di­ri­geant d’une grande banque in­ter­na­tio­nale à ses em­ployés lors d’un sé­mi­naire. A la ques­tion : quel ser­vice se­ra di­gi­ta­li­sé, la ré­ponse du di­ri­geant est sans équi­voque, « tous ». Car, contrai­re­ment aux a prio­ri, les banques, dans le monde, ont énor­mé­ment souf­fert, ces cinq der­nières an­nées. Au len­de­main de la crise des sub­primes, les grandes ins­ti­tu­tions fi­nan­cières ont été vi­li­pen­dées par l’opi­nion pu­blique et ont dû s’ac­quit­ter d’amendes exor­bi­tantes. Les ré­gu­la­teurs de toutes parts s’en sont don­nés à coeur joie, mul­ti­pliant des rè­gle­men­ta­tions plus ou moins ef­fi­caces mais toutes ex­trê­me­ment coû­teuses pour les ins­ti­tu­tions fi­nan­cières. Les dé­penses fa­ra­mi­neuses liées à ce qu’on ap­pelle « com­pliance » ont si­phon­né les pro­fits et dé­tour­né les in­ves­tis­seurs qui, au vu de l’ab­sence de ren­de­ment des ac­tions d’ins­ti­tu­tions fi­nan­cières, se sont tour­nés vers d’autres in­dus­tries plus ren­tables telles que les nou­velles tech­no­lo­gies. Les banques de­vaient agir et elles l’ont fait. L’idée est as­sez simple. Comme d’une pro­phé­tie.

Le nou­veau Code de l’in­ves­tis­se­ment veut as­su­rer une cer­taine co­hé­rence entre la vi­sion éco­no­mique du pays telle qu’elle res­sort du plan stra­té­gique 2016-2020, et la lé­gis­la­tion sur l’in­ves­tis­se­ment dont l’ul­time ob­jec­tif est la re­lance de la crois­sance éco­no­mique. Toute lé­gis­la­tion ef­fi­cace cherche à fa­ci­li­ter l’acte d’in­ves­tis­se­ment en tant que tel, qui fait in­ter­ve­nir prin­ci­pa­le­ment l’en­tre­pre­neur et l’in­ves­tis­seur fi­nan­cier tout en lais­sant à l’Etat un rôle de fa­ci­li­ta­teur et de ga­rant des équi­libres ma­croé­co­no­miques. Plus la lé­gis­la­tion est souple, simple et li­sible pour tout le monde, plus elle est cen­trée sur l’acte d’in­ves­tis­se­ment (ré­duc­tion des délais, sim­pli­fi­ca­tion des pro­cé­dures ad­mi­nis­tra­tives, choix ob­jec­tifs dans le pour­voi des postes-clés, res­pon­sa­bi­li­sa­tion des dif­fé­rentes struc­tures in­ter­ve­nant dans l’acte d’in­ves­tis­se­ment…), ré­pon­dant ain­si aux at­tentes des en­tre­pre­neurs et des in­ves­tis­seurs, et plus l’im­pact est po­si­tif sur le vo­lume des in­ves­tis­se­ments et la créa­tion d’en­tre­prises. Je pense que, pour le nou­veau Code, plu­sieurs points po­si­tifs sont à re­le­ver par­mi les­quels je ci­te­rai la fa­ci­li­ta­tion des condi­tions d’ac­cès au mar­ché à tra­vers, no­tam­ment, la li­mi­ta­tion du nombre des ac­ti­vi­tés sou­mises à au­to­ri­sa­tion ad­mi­nis­tra­tive ou à un cahier des charges, l’en­ga­ge­ment sur les délais de ré­ponse et l’obli­ga­tion de mo­ti­va­tion de tout re­fus d’agré­ment, ain­si que la fa­ci­li­ta­tion du trans­fert du sa­voir-faire à tra­vers une plus grande sou­plesse dans le re­cru­te­ment des cadres étran­gers. Des signes po­si­tifs, éga­le­ment, pour ras­su­rer da­van­tage l’in­ves­tis­seur étran­ger par rap­port à la pré­ser­va­tion de ses in­té­rêts. Néan­moins, cette lé­gis­la­tion pré­sente mal­heu­reu­se­ment plu­sieurs points faibles. Je di­rai qu’il y a là le goût de l’in­ache­vé : je ne vois pas as­sez clai­re­ment où on veut se re­trou­ver d’içi 10, 20 ans ? En li­sant cette lé­gis­la­tion, on n’ar­rive pas à réel­le­ment à se pro­je­ter. Par­mi les points faibles, je note, éga­le­ment, que rien n’a été fait pour ras­su­rer l‘in­ves­tis­seur lo­cal. Il au­rait peut-être fal­lu préa­la­ble­ment pen­ser à la spé­cia­li­sa­tion des tri­bu­naux tu­ni­siens en ma­tière com­mer­ciale avec une for­ma­tion des juges en ma­tière d’in­ves­tis­se­ment comme préa­lable à l’amen­de­ment de la lé­gis­la­tion en ma­tière d’in­ves­tis­se­ment. Il y a, aus­si, le nombre de dé­crets aux­quels ren­voie le Code, ce qui pour­rait être in­ter­pré­té comme don­nant plus de sou­plesse pour tout fu­tur amen­de­ment ; et la mul­ti­pli­ca­tion des struc­tures ad­mi­nis­tra­tives en ma­tière de gou­ver­nance de l’in­ves­tis­se­ment, plus par­ti­cu­liè­re­ment la créa­tion de l’Ins­tance tu­ni­sienne de l’in­ves­tis­se­ment, qui joue le rôle d’in­ter­lo­cu­teur unique vis-à-vis de l’en­tre­pre­neur/in­ves­tis­seur, cha­pote les dif­fé­rents ins­tru­ments fi­nan­ciers de l’Etat (API,…) sans que sa dé­ci­sion

sa­tion gé­né­rale af­fi­chée pour dé­blayer le par­cours des in­ves­tis­seurs et amé­lio­rer da­van­tage le cli­mat des af­faires semblent être un so­lide gage pour tout in­ves­tis­seur po­ten­tiel. Outre les atouts pré­ci­tés et les ré­formes de taille in­tro­duites, il fau­dra comp­ter aus­si avec les pro­messes du Plan de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et so­cial 2016-2020. Plein de sec­teurs por­teurs et créa­teurs de va­leurs qui offrent d’in­té­res­santes op­por­tu­ni­tés d’in­ves­tis­se­ment en Tu­ni­sie : la pré­sen­ta­tion, du­rant cette confé­rence in­ter­na­tio­nale, de plus de 80 pro­jets tou­chant dif­fé­rents do­maines d’ac­ti­vi­té est à ce titre, un bon point à mettre à l’ac­tif des dé­ci­deurs, car, ce fai­sant, on conci­lie les in­ves­tis­se­ments étran­gers avec les orien­ta­tions stra­té­giques de dé­ve­lop­pe­ment dé­jà ar­rê­tées. Sur­tout que la Tu­ni­sie dis­pose de nombre d’avan­tages com­pa­ra­tifs et de sa­voir-faire non né­gli­geables dans des do­maines tels les TIC (tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion) et le nu­mé­rique, les éner­gies re­nou­ve­lables (so­laire, éo­lien), les pro­duits phar­ma­ceu­tiques et pres­ta­tions mé­di­cales, les in­dus­tries mé­ca­niques et élec­tro­niques, l’agroa­li­men­taire, le consul­ting et bu­reaux d’études, etc. Tous ces signes, qui ne trompent pas, fe­ront de la Tu­ni­sie, en ces temps dif­fi­ciles, un site re­fuge d’in­ves­tis­se­ment et d’avan­tages concur­ren­tiels avé­rés. Ce­pen­dant le cadre ac­tuel et les amé­lio­ra­tions en­tre­prises doivent être ap­puyés par une di­plo­ma­tie éco­no­mique plus en­tre­pre­nante, car, pour réus­sir pa­reils évé­ne­ments in­ter­na­tio­naux, va­lo­ri­ser l’image du pays, dé­ni­cher des op­por­tu­ni­tés d’af­faires, nouer des al­liances por­teuses ou at­ti­rer des pro­jets qui se­ront pro­fi­tables et adap­tés aux spé­ci­fi­ci­tés de notre contexte so­cio-éco­no­mique, le re­cours à des com­pé­tences ayant un pro­fil éco­no­mique s’im­pose de fait dans toutes nos re­pré­sen­ta­tions di­plo­ma­tiques à l’étran­ger.

De plus, il fau­dra pen­ser réel­le­ment à la dé­cen­tra­li­sa­tion. Certes, la Tu­ni­sie est par es­sence uni­taire et non un Etat fé­dé­ral, mais il pa­raît in­évi­table au­jourd’hui de je­ter les bases d’une ges­tion lo­cale pour une ac­tion pu­blique plus ef­fi­cace. La prise en

La confé­rence que nous pré­pa­rons et à la­quelle nous nous sommes pré­pa­rés de­puis plu­sieurs mois est un évé­ne­ment mar­quant pour l’en­vi­ron­ne­ment des af­faires et plus pré­ci­sé­ment l’in­ves­tis­se­ment en Tu­ni­sie. Il de­vra per­mettre au pays de re­trou­ver son at­trac­ti­vi­té et son lustre d’an­tan. Mais, il n’est pas suf­fi­sant pour qu’il as­sure à lui seul ce saut es­pé­ré. Pa­ral­lè­le­ment (et non préa­la­ble­ment), il faut pour­suivre l’ef­fort d’amé­lio­ra­tion de la si­tua­tion sé­cu­ri­taire, apai­ser les ten­sions so­ciales, me­ner une guerre sans mer­ci contre les mal­ver­sa­tions sous toutes leurs formes (fraude fis­cale, blan­chi­ment d’ar­gent, cor­rup­tion…). Le plus im­por­tant c’est de com­men­cer à en­ga­ger des ac­tions et des me­sures concrètes pour at­teindre les ob­jec­tifs d’une sé­cu­ri­té sa­tis­fai­sante, d’un cli­mat d’af­faires sain, et d’une bonne gou­ver­nance, sans ou­blier, bien en­ten­du, un Etat fort (pas dans le sens du re­cours à la force). Pa­ral­lè­le­ment à ces me­sures, des ma­ni­fes­ta­tions peuvent avoir lieu (comme la confé­rence in­ter­na­tio­nale), des ren­contres pour la pro­mo­tion du site tu­ni­sien peuvent être or­ga­ni­sées et de nou­veaux mé­ca­nismes de mise en oeuvre du nou­veau cadre de l’in­ves­tis­se­ment peuvent être adop­tés. Il ne faut pas at­tendre la fi­na­li­sa­tion de toutes les me­sures de ré­forme pour en­ga­ger en­suite celle por­tant sur la pro­mo­tion de l’in­ves­tis­se­ment…Si­non, on se re­trou­ve­ra lar­ge­ment dé­pas­sés « dans le temps et dans l’es­pace ». Le Plan de dé­ve­lop­pe­ment 2016-2020 pré­voit un vo­lume to­tal d’in­ves­tis­se­ments de 125 mil­liards de di­nars, por­tant ain­si le taux d’in­ves­tis­se­ment par rap­port au PIB à 25% à l’ho­ri­zon 2020, contre un taux de 18,5% en 2015. La part des in­ves­tis­se­ments étran­gers connaî­tra une évo­lu­tion de 80% pour at­teindre 18 mil­liards de di­nars. Les in­ves­tis­se­ments pu­blics et pri­vés at­tein­dront res­pec­ti­ve­ment 45 et 62 mil­liards di­nars. Certes, il s’agit d’ob­jec­tifs très am­bi­tieux, no­tam­ment dans une conjonc­ture in­ter­na­tio­nale re­la­ti­ve­ment dif­fi­cile. L’on se pose alors la ques­tion sur la dis­po­si­tion de la com­mu­nau­té fi­nan­cière et des in­ves­tis­seurs pri­vés pour concou­rir à la réa­li­sa­tion de ces ob­jec­tifs. La ré­ponse n’est pas aus­si ai­sée que l’on pour­rait ima­gi­ner. Plu­sieurs fac­teurs entrent en ligne de compte pour ap­pré­cier la « sou­te­na­bi­li­té » de ces ob­jec­tifs, et no­tam­ment la ca­pa­ci­té de nos di­ri­geants po­li­tiques à chan­ger l’image de la Tu­ni­sie, al­té­rée par plu­sieurs évè­ne­ments mal­heu­reux, et amé­lio­rer la per­cep­tion des in­ves­tis­seurs. Des ef­forts co­los­saux doivent être en­ga­gés, une ha­bi­le­té et un sa­voir-faire hors pair sont exi­gés et toutes les par­ties pre­nantes sont ap­pe­lées à in­ter­ve­nir dans le pro­ces­sus de l’in­ves­tis­se­ment.

Plus pré­ci­sé­ment, le Plan de dé­ve­lop­pe­ment pré­voit une crois­sance moyenne de 5% du­rant toute la pé­riode quin­quen­nale du plan. Je crois qu’au vu de la crois­sance réa­li­sée en 2016 et de celle pré­vue au titre de 2017, il est né­ces­saire de re­voir cette es­ti­ma­tion. Donc, et pour ré­pondre pré­ci­sé­ment à la ques­tion, le taux de 5% n’est pas à notre por­tée, ni le taux de 4%, qui sup­pose un taux de 5.6% par an­née pour 2018 à 2020. Sans pê­cher par un ex­cès d’op­ti­misme, j’es­time qu’une aug­men­ta­tion de 1 point de crois­sance par an au titre des trois pro­chaines an­nées est tout à fait à notre por­tée, ce qui condui­rait à un taux moyen au titre de toute la pé­riode de 3,5% et à une moyenne de la pé­riode trien­nale (2018-2020) de 4.5%. Je dois néan­moins pré­ci­ser que la réa­li­sa­tion d’une telle crois­sance n’est pas une tâche ai­sée. Elle sup­pose beau­coup d’ef­forts pour la mise en oeuvre des ré­formes né­ces­saires et sur­tout pour la lutte contre les abus, les mal­ver­sa­tions et le sec­teur in­for­mel.

Si la loi de fi­nances avait été pré­sen­tée dans un contexte éco­no­mique dif­fé­rent de ce­lui d’au­jourd’hui et mar­qué par un équi­libre bud­gé­taire, un ni­veau d’en­det­te­ment rai­son­nable, un dé­fi­cit bud­gé­taire bien maî­tri­sé, j’au­rais émis beau­coup de ré­serves sur le pro­jet de la loi de fi­nances. Mais, au­jourd’hui, les cri­tiques qui pour­raient être adres­sées à la loi de fi­nances trouvent la ré­ponse dans la pré­ca­ri­té de la si­tua­tion éco­no­mique et l’en­vo­lée de la dette pu­blique, du dé­fi­cit bud­gé­taire avec des re­cettes fis­cales qui peinent de ren­trer. Dans l’ab­so­lu, je n’ap­prouve pas la me­sure ayant ins­ti­tué la contri­bu­tion ex­cep­tion­nelle, et no­tam­ment celle gre­vant l’as­siette im­po­sable des en­tre­prises au taux de 7,5%, mais a-t-on réel­le­ment le choix ? Avec cette me­sure, on se re­trouve avec un re­cours à l’en­det­te­ment pour 8,5 mil­liards de di­nars, ce qui re­pré­sente plus que le quart du bud­get to­tal ! J’au­rais d’autres cri­tiques à for­mu­ler après le vote de la loi de fi­nances, si ce­lui-ci de­vait conduire au re­jet des dis­po­si­tions vi­sant le ren­for­ce­ment du contrôle et la lutte contre la fraude fis­cale, tels que la le­vée du se­cret ban­caire, l’obli­ga­tion de pro­cé­der de ma­nière conco­mi­tante à la lé­ga­li­sa­tion de si­gna­ture et l’en­re­gis­tre­ment des actes d’ac­qui­si­tions im­mo­bi­lières …

tu­ni­sienne d’édi­tion, la So­cié­té tu­ni­sienne de dif­fu­sion et sur­tout la Sat­pec, ont été li­qui­dées, au double sens du terme, sans veiller à les as­sai­nir et les re­lan­cer sur de nou­velles bases, dans une opé­ra­tion de sau­ve­tage de ses trois im­por­tantes ins­ti­tu­tions na­tio­nales ! Avec le dé­clen­che­ment de la ré­vo­lu­tion res­tée in­ache­vée, faute de tête pen­sante et de pla­te­forme idéo­lo­gique di­rec­trice, nos ins­ti­tu­tions cultu­relles mar­gi­na­li­sées et van­da­li­sées par les hordes anar­chistes is­la­mistes et autres, avaient som­bré dans une lé­thar­gie étouf­fante. La ma­jo­ri­té écra­sante de nos mai­sons de la culture et des jeunes étaient de­ve­nues des foyers pour les dé­lin­quants, de toutes sortes et des cel­lules pour les ex­té­mistes is­la­mistes et les re­je­tons qui se pré­ten­daient «dé­fen­seurs de la ré­vo­lu­tion». L’Etat pha­go­cy­té par En­nahd­ha avec ses deux jambes de bois, Mar­zou­ki et Ben Jaâ­far, avait lais­sé faire, pire même, il avait or­don­né la ré­duc­tion du bud­get du mi­nis­tère de la Culture. Voi­là où en était ar­ri­vé la Tu­ni­sie de Bour­gui­ba : une dé­ser­ti­fi­ca­tion cultu­relle as­phyxiante et la si­tua­tion peine à se dé­ga­ger en­core de ce la­by­rinthe ! Notre culture a connu, de­puis 2014, une cer­taine éclair­cie, une re­vi­vi­fi­ca­tion bo­ni­fiante, mal­gré les res­tric­tions bud­gé­taires, qui ne se hissent pas au ni­veau des at­tentes et des as­pi­ra­tions des jeunes, du fait qu’au­cune im­pul­sion dy­na­mique n’ait pu pro­vo­quer un vé­ri­table mou­ve­ment ré­vo­lu­tion­naire cultu­rel, sus­cep­tible de po­ser de nou­veaux sens et de créer des va­leurs al­ter­na­tives, por­teuses d’un pro­jet de so­cié­té à la di­men­sion de la ré­vo­lu­tion de la li­ber­té et de la di­gni­té. Mais peut-on, en l’état ac­tuel des choses, par­ler de ré­vo­lu­tion cultu­relle, sup­port dy­na­mique et ca­ta­ly­seur de notre ré­vo­lu­tion cultu­relle, sup­port dy­na­mique et ca­ta­ly­seur de notre ré­vo­lu­tion in­ache­vée; lors même que nous n’avons même pas mis au point une stra­té­gie de re­lance des di­zaines de mai­sons de culture et de jeunes, vouées à l’aban­don ou bien gé­rées avec ama­teu­risme et sans pro­gramme mé­tho­do­lo­gique, ni moyens lo­gis­tiques ap­pro­priés ? Notre jeu­nesse a un be­soin urgent d’une po­li­tique cultu­relle pros­pec­tive et por­teuse de larges pro­messes d’ave­nir, qui pré­fi­gu­re­rait ses as­pi­ra­tions et ses am­bi­tions et qui se­rait le pro­duit de son ac­tion créa­tive et de son gé­nie in­ven­tif. Cette jeu­nesse frus­trée, bâillon­née et pri­vée de ses droits les plus ba­siques, qui a pu dans un élan trans­cen­dan­tal bri­ser les chaînes de la peur et dire non à la ty­ran­nie, a droit à sa part de li­ber­té, au moins dans un pro­jet cultu­rel digne de ses at­tentes. Que faire face à cette si­tua­tion cor­né­lienne ? Tout sim­ple­ment mettre en oeuvre une stra­té­gie mé­tho­do­lo­gique qui pré­fi­gure un pro­jet so­cié­tal, in­duc­teur des am­bi­tions et des as­pi­ra­tions des jeunes et por­teur de larges pro­messes d’ave­nir. Une stra­té­gie cultu­relle pro­duc­trice de ci­vi­li­sa­tion !

umans have so far fai­led to keep up with the scale and so­phis­ti­ca­tion of cy­ber at­tacks - so se­cu­ri­ty com­pa­nies are now star­ting to put their faith in ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence to pro­tect net­works from ha­ckers. From Apple to Twit­ter, tech com­pa­nies are snap­ping up ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence start-ups and using the tech­no­lo­gy to do eve­ry­thing from pre­dic­ting cus­to­mer be­ha­viour to in­ter­ac­ting with users via vir­tual per­so­nal as­sis­tants. But the se­cu­ri­ty in­dus­try in par­ti­cu­lar has be­come ex­ci­ted about the po­ten­tial of so-cal­led ma­chine lear­ning, where com­pu­ters learn wi­thout being ex­pli­cit­ly pro­gram­med. For se­cu­ri­ty com­pa­nies, the growth of more so­phis­ti­ca­ted ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence pro­mises the op­por­tu­ni­ty to catch up with ha­ckers, who ex­perts say have the up­per hand. For example, as the in­dus­try struggles to find qua­li­fied en­gi­neers, ma­ny com­pa­nies are tur­ning to ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence to sup­ple­ment their work­forces. To­mer Wein­gar­ten, chief exe­cu­tive at se­cu­ri­ty soft­ware pro­vi­der Sen­ti­nelOne, says cy­ber se­cu­ri­ty is one of ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence’s most pro­mi­sing ap­pli­ca­tions. “It can look at all the be­ha­viours and in­ter­ac­tions that hap­pen on a gi­ven ma­chine, the mal­ware [cy­ber attack soft­ware], what hap­pens when so­meone is at­ta­cking you, to learn what ‘bad­ness’ looks like, how an at­ta­cker be­haves and what they will do once they try to com­pro­mise the de­vice,” he says. Ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence can per­form the role of ma­ny lo­wer-le­vel em­ployees and it may in­crea­sin­gly need to do so. Last year in the US 209,000 cy­ber se­cu­ri­ty jobs re­mai­ned un­filled, and this could rise to 1m-2m glo­bal­ly by 2019, says a re­port by In­tel Se­cu­ri­ty and the Cen­ter for Stra­te­gic and In­ter­na­tio­nal Stu­dies. The ideal is ar­ti­fi­cial­ly in­tel­li­gent com­pu­ters that can stop them­selves from being at­ta­cked, such as by hun­ting for pro­gram­ming weak­nesses and fixing them. The first steps to­wards this goal were ta­ken ear­lier this year at the an­nual ha­cker conference Def Con in Las Ve­gas, when Dar­pa, the US De­fense Ad­van­ced Re­search Pro­jects Agen­cy, known for sup­por­ting self-dri­ving cars and GPS, ran a contest to invent such a ma­chine, with teams buil­ding com­pu­ters to com­pete against each other. Se­ven teams from uni­ver­si­ties and pri­vate com­pa­nies took part in the Cy­ber Grand Chal­lenge, which was won by ForAllSe­cure, a team from Pitts­burgh, and its com­pu­ter May­hem. Dar­pa put up a $2m prize in the hope that the com­pe­ti­tion would change the fu­ture of cy­ber se­cu­ri­ty and en­cou­rage others to ex­plore the pos­si­bi­li­ties of using ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence to de­fend com­pu­ter net­works. Ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence can­not yet ope­rate com­ple­te­ly in­de­pen­dent­ly of hu­mans: even in the Dar­pa chal­lenge, the com­pu­ters were not good en­ough to beat hu­mans. But Mr Wein­gar­ten says ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence can sup­ple­ment his “hea­vy-du­ty se­cu­ri­ty re­sear­chers”, ad­ding to their un­ders­tan­ding of how ha­ckers be­have by high­ligh­ting what is hap­pe­ning deep inside a ma­chine. “Some things hap­pen at a ker­nel le­vel [the nu­cleus of a ma­chine] du­ring exe­cu­tion [of an attack] that a hu­man wouldn’t be able to [no­tice],” he says. For example, ar­ti­fi­cial in­tel­li­gence might be able to spot when ran­som­ware - ma­li­cious soft­ware that codes files and de­mands a pay­ment to un­lock them - be­gins to en­crypt

can dif­fe­ren­tiate bet­ween a re­cor­ded and an ac­tual voice.” Around the world, the fi­nan­cial in­dus­try is ex­plo­ring voice tech­no­lo­gy as a means to access ac­counts. Vi­jay Ba­la­su­bra­ma­niyan, chief exe­cu­tive of US-ba­sed Pin­drop Se­cu­ri­ty, says ma­ny banks have been wor­king on mo­bile voice re­cog­ni­tion apps and some have rol­led them out to se­lec­ted cus­to­mers. Pin­drop was a pio­neer in voice re­cog­ni­tion in call centres, mo­ni­to­ring 360m calls to banks, in­su­rers and re­tai­lers each year. It is now de­ve­lo­ping tech­no­lo­gy to work in voice-ac­ti­va­ted de­vices, such as Ama­zon’s Echo and Google Home. Voice re­cog­ni­tion has al­so long been used by law en­for­ce­ment agen­cies to track cri­mi­nals. Emi­lio Mar­ti­nez, chief exe­cu­tive of Spa­nish voice re­cog­ni­tion com­pa­ny Agni­tio, says all he needs is a 10-se­cond re­cor­ding ille­gal ac­tions. Once they’ve done that, ho­we­ver, they won’t be able to do it twice,” Mr Mar­ti­nez says. But there are still risks associated with voice re­cog­ni­tion. Cal­lers may be lo­cked out of their ac­count if their voice is not re­co­gni­sed be­cause, for example, they call from a noi­sy en­vi­ron­ment. Po­wer­voice says that it has a 96 per cent ve­ri­fi­ca­tion suc­cess rate. Ad­di­tio­nal­ly, if banks use a set phrase, a cus­to­mer could be tri­cked in­to saying it by a cri­mi­nal who is re­cor­ding their voice, says Mr Ba­la­su­bra­ma­niyan. “One so­lu­tion is ne­ver 100 per cent fool­proof,” he says, ad­ding that there should be more than one le­vel of au­then­ti­ca­tion, and ma­ny layers of de­fence, to com­plete a tran­sac­tion. “Eve­ryone comes up with a new tech­no­lo­gy and for­gets what we’ve learnt in se­cu­ri­ty over the years: de­fence in depth,” he says.

has not im­pro­ved. Oil ac­counts for more than 90 per cent of fo­rei­gn cur­ren­cy ear­nings but crude prices re­main de­pres­sed. Be­cause of mis­ma­na­ge­ment, un­paid sup­pliers’ bills and un­der-in­vest­ment at PDVSA, the state oil com­pa­ny, pro­duc­tion has fal­len by al­most one-fifth this year to just over 2m bar­rels a day, ac­cor­ding to Opec. If this rate of de­cline conti­nued, the coun­try’s sol­ven­cy could be at stake. Ins­tead of a ris­ky but pro­fi­table re­co­ve­ry, in­ves­tors would face a chao­tic de­fault and pos­si­bly se­vere losses. Ma­ny in­ves­tors have re­spon­ded to this un­cer­tain­ly by shif­ting their at­ten­tion to short-term bonds and es­che­wing lon­ger-da­ted pa­per that would stretch out their ex­po­sure and ma­gni­fy the odds of suf­fe­ring a de­fault. In­ves­tors who this year bought a PDVSA bond ma­tu­ring in April 2017, for example, have made a 70 per cent pro­fit, says Ms Mor­den, thanks to cou­pon pay­ments and a price rise of 50 cents on the dol­lar as the bond ap­proaches ma­tu­ri­ty. To get si­mi­lar gains now, in­ves­tors must buy la­ter- ma­tu­ring bonds at si­mi­lar­ly de­pres­sed prices, and hope the go­vern­ment does not fall be­fore their prin­ci­pal pay­ments come due. Ove­rall, Ve­ne­zue­lan debt is the hi­ghest yiel­ding in emer­ging mar­kets. Lon­ger-da­ted debt still at­tracts buyers, ho­we­ver.

“Venezuela is po­ten­tial­ly the best in­vest­ment in the emer­ging mar­kets uni­verse,” says one Mia­mi-ba­sed La­tin Ame­ri­can in­ves­tor. “But you real­ly need to get in­to the weeds of it and have a pair of steel you-know-whats to sus­tain your po­si­tions.” Venezuela’s eco­no­mic pro­blems be­gan well be­fore oil prices star­ted fal­ling in mid-2014. The eco­no­my shrank 1.5 per cent in 2010, even though Brent crude was near­ly $80 a bar­rel. Now that Venezuela’s oil bas­ket, which sells at a dis­count to Brent, trades at about $39 a bar­rel, it is more dif­fi­cult to mask pro­fli­ga­cy. The In­ter­na­tio­nal Mo­ne­ta­ry Fund es­ti­mates an­nual in­fla­tion will top 470 per cent this year (the go­vern­ment has not pu­bli­shed in­fla­tion da­ta since De­cem­ber). The fund adds that the eco­no­my will contract by more than 10 per cent, af­ter shrin­king 6 per cent in 2015. To ma­ny out­side the coun­try, it is a mys­te­ry how the go­vern­ment re­mains in po­wer. Im­ports in the first nine months of the year are a third the size of what they were in the same per­iod in 2013. Go­vern­ment spen­ding conti­nues to contract. Fran­cis­co Ro­drí­guez, chief eco­no­mist at To­ri­no Ca­pi­tal in New York, who ex­pects a mo­dest eco­no­mic re­co­ve­ry ba­sed part­ly on hi­gher oil prices in 2017, says spen­ding will rise “on­ly” 151 per cent this year, a frac­tion of in­fla­tion rates. That sug­gests a si­gni­fi­cant fis­cal contrac­tion. “One can argue that Venezuela’s ad­just­ment is one of the cost­liest and most in­ef­fi­cient ima­gi­nable. Yet that does not mean that ad­just­ment has not ta­ken place,” he says. Yet the fact that the state controls the main bulk of fo­rei­gn ear­nings th­rough PDVSA oil sales, as well as all hard cur­ren­cy im­ports via a com­plex li­cen­sing scheme, gives it a stran­gle­hold over eco­no­mic life. The Ma­du­ro ad­mi­nis­tra­tion has be­gun to ta­ken ac­tion to sof­ten the so­cial blow to the poo­rest. In some bor­der areas, fo­rei­gn ex­change controls have been quiet­ly re­laxed. Goods that were unob­tai­nable for years have come in from neigh­bou­ring Co­lom­bia and Bra­zil. Toi­let rolls, beans, pow­de­red milk and other scar­ci­ties have tur­ned up on su­per­mar­ket shelves in the ca­pi­tal, al­though at prices beyond the reach of most. In one Ca­ra­cas shop this month, a bot­tle of co­oking oil was pri­ced at 7,000 bolí­vars, more than a quar­ter of the month­ly mi­ni­mum wage. There has been re­lief for the less well-off. A go­vern­ment ini­tia­tive known as Claps has been de­li­ve­ring a fort­night­ly bas­ket of ba­sic goods at re­gu­la­ted prices to the poor. This has hel­ped res­tore go­vern­ment sup­port, even in areas where it suf­fe­red de­feat in elec­tions last year. As­drú­bal Oli­ve­ros of Ecoa­nalí­ti­ca, a Ca­ra­cas consul­tan­cy, des­cribes the go­vern­ment’s thin­king like this: “For the poor, my po­wer base, I have Claps, which eases ten­sions and gives me more so­cial control. For the middle and up­per classes, I al­low people to im­port foods at crazy prices.” How long the go­vern­ment can conti­nue to im­pro­vise in its dea­lings with in­ves­tors is open to ques­tion. For now, paying bond­hol­ders is the top prio­ri­ty. The rea­son is simple: in a de­fault, cre­di­tor law­suits could dis­rupt Venezuela’s oil ex­ports, cut­ting re­ve­nues and threa­te­ning the go­vern­ment’s sur­vi­val. So far the Ma­du­ro ad­mi­nis­tra­tion has shown te­na­ci­ty in kee­ping up with its in­ter­na­tio­nal debts. It has re­por­ted­ly re­struc­tu­red up to $5bn of un­paid bills in­to pro­mis­so­ry notes owed to oil ser­vices com­pa­nies, such as Hal­li­bur­ton. Last month it bought time for it­self with a PDVSA bond swap­that ligh­te­ned its re­pay­ments for this year and next by a com­bi­ned $2bn. But it did add $3bn to re­pay fur­ther down the line, ad­ding a net ad­di­tio­nal ex­pense of $1bn. Ms

fter months of sen­ding go­vern­ment troops to bat­tle mi­li­tants blo­wing up oil pi­pe­lines in the Ni­ger Del­ta, Mu­ham­ma­du Bu­ha­ri tried a dif­ferent tack. The Ni­ge­rian pre­sident in­vi­ted the re­gion’s com­mu­ni­ty lea­ders and tra­di­tio­nal ru­lers to his villa this month for talks - a step ener­gy sec­tor exe­cu­tives ho­ped could halt a wave of sa­bo­tage since Ja­nua­ry that has cost the coun­try bil­lions of dol­lars in da­mages and lost ex­ports. Mr Bu­ha­ri has condem­ned the des­truc­tion to Del­ta ener­gy in­fra­struc­ture as cri­mi­nal. But while his vi­si­tors did not condone the vio­lence, they ar­gued it re­flec­ted well-foun­ded an­ger in the im­po­ve­ri­shed re­gion and le­gi­ti­mate calls for a grea­ter share of re­ve­nues ge­ne­ra­ted from their lands. Mee­ting their de­mands, among them bet­ter roads, stable elec­tri­ci­ty and a long-pro­mi­sed uni­ver­si­ty, would have shown the go­vern­ment’s good­will. But af­ter se­ve­ral hours of de­li­be­ra­tions the Del­tans be­came frus­tra­ted. “The go­vern­ment isn’t ta­king the is­sue se­rious­ly,” said Le­dum Mi­tee, a lawyer and ad­vo­cate for the Ogo­ni, one of the re­gion’s com­mu­ni­ties. The next day a group cal­led the Ni­ger Del­ta Aven­gers at­ta­cked ano­ther pi­pe­line. More soon fol­lo­wed. The fai­lure to stop the at­tacks un­ders­cores the struggle the pre­sident is fa­cing in brin­ging change to Ni­ge­ria. Near­ly 18 months af­ter ta­king of­fice, Mr Bu­ha­ri has shown slow pro­gress on his pro­mise to ove­rhaul the coun­try’s oil in­dus­try, the back­bone of its eco­no­my, af­ter years of mis­ma­na­ge­ment - a task cri­ti­cal to achie­ving the goal of sprea­ding Ni­ge­ria’s re­source wealth more wi­de­ly. The mi­li­tant at­tacks have wor­se­ned the im­pact of a twoyear slide in the oil price - down by more than half from a mid-2014 peak of $115 a bar­rel - which has cur­tai­led re­ve­nues from fo­rei­gn sales, sla­shed more than $13bn from fo­rei­gn re­serves and sunk the coun­try in­to re­ces­sion for the first time since 1991. “Ni­ge­ria was al­rea­dy seeing di­mi­ni­shing re­turns from its pe­tro­leum sec­tor du­ring the boom years,” says Aa­ron Sayne at the Na­tu­ral Re­source Go­ver­nance Ins­ti­tute (NRGI), a re­search and ad­vo­ca­cy or­ga­ni­sa­tion. “The high prices made it pos­sible for go­vern­ment to punt on the un­der­lying pro­blems, but the costs of in­ac­tion look more dire now.” Mr Bu­ha­ri’s elec­tion rai­sed hopes for Ni­ge­ria’s fu­ture. He pled­ged wide-rea­ching re­forms of the oil sec­tor, which he and ma­ny other Ni­ge­rians see as em­ble­ma­tic of its fai­lure to convert mas­sive re­source wealth in­to a bles­sing ins­tead of a curse. The Ni­ge­ria Na­tio­nal Pe­tro­leum Corp (NNPC) was the epi­tome of fi­nan­cial mis­ma­na­ge­ment and po­li­ti­cal pa­tro­nage un­der the go­vern­ment of his pre­de­ces­sor, Goo­dluck Jo­na­than, though the pro­blems hard­ly star­ted with his ad­mi­nis­tra­tion. Mr Bu­ha­ri’s view that the NNPC nee­ded swee­ping re­forms was not news to Ni­ge­rians, who have been wri­ting song ly­rics and twee­ting their cri­ti­cism for years. But his as­sess­ment of the sec­tor’s pro­blems and as­si­gn­ment of blame was wel­co­med by both the pu­blic and the in­dus­try.

Mr Bu­ha­ri, a 73-year-old for­mer ge­ne­ral, ap­poin­ted him­self oil mi­nis­ter af­ter his elec­tion, rein­for­cing the au­tho­ri­ta­rian image he ho­ned when he was mi­li­ta­ry head of state in the mid-1980s. As pre­sident he mo­ved qui­ck­ly to re­duce the

tants (the pay­ments re­su­med in Au­gust). “He com­plains about what hap­pe­ned un­der the Jo­na­than era but this is fi­nan­cial mis­ma­na­ge­ment of ano­ther kind,” says one oil exe­cu­tive. He adds that de­lays in de­ci­sion ma­king have ad­ded to the da­mage al­rea­dy done to Ni­ge­ria’s fi­nances. Des­pite the cor­rup­tion clamp­down, some in­dus­try ob­ser­vers argue bad prac­tices have re­su­med. Com­pa­nies that won ener­gy contracts un­der the Jo­na­than go­vern­ment and were known for their mis­de­mea­nours have re­tur­ned un­der Mr Bu­ha­ri.

Re­for­mers cite a long to-do list for Ni­ge­ria’s oil sec­tor. Re­struc­tu­ring the NNPC, stream­li­ning contract cycles, mo­di­fying pay­ment agree­ments with in­ter­na­tio­nal oil com­pa­nies and ma­king the ups­tream arm of the state oil com­pa­ny pro­fi­table are all ci­ted as moves that would break Ni­ge­ria from its past. Em­ma­nuel Ibe Ka­chik­wu, mi­nis­ter of state for pe­tro­leum re­sources and Mr Bu­ha­ri’s de­pu­ty on the oil port­fo­lio, last month re­lea­sed a re­form plan dub­bed the 7BigWins, which em­pha­sises is­sues such as se­cu­ri­ty in the Del­ta, gas sec­tor re­form and in­crea­sed trans­pa­ren­cy. The plan’s cri­tics ques­tion whe­ther Mr Ka­chik­wu, who was head of the NNPC un­til Ju­ly, has the clout to im­ple­ment the agen­da. They add the most im­por­tant re­form, re­struc­tu­ring the NNPC, is conspi­cuous­ly ab­sent from the road map. Mr Bu­ha­ri, they say, be­lieves the sec­tor’s struc­tures are sound and has ins­tead em­pha­si­sed im­pro­ving its lea­der­ship and cor­po­rate go­ver­nance. “There are deep, struc­tu­ral pro­blems in the oil sec­tor that will re­quire the ove­rhaul of pro­cesses and ins­ti­tu­tions. The last go­vern­ment lar­ge­ly igno­red these, but then this ad­mi­nis­tra­tion’s plans have al­so been slow to sur­face,” says Mr Sayne at NRGI. Mr Ka­chik­wu, a for­mer ExxonMo­bil exe­cu­tive, de­fends the go­vern­ment’s ap­proach and re­mains de­ter­mi­ned to ta­ckle re­forms. “You can have road­blocks, but the rea­li­ty of our si­tua­tion is, what else? That’s pro­ba­bly the grea­test in­cen­tive . . . there isn’t much of an op­tion,” he says. Mr Ka­chik­wu has sought to le­ve­rage the oil in­dus­try to bring in much-nee­ded dol­lar re­ve­nues. This is cru­cial, as glo­bal len­ders such as the World Bank have been un­willing to give loans to the Bu­ha­ri go­vern­ment, ci­ting concerns it has not be­gun im­ple­men­ting cre­dible re­form plans. Mr Ka­chik­wu told the F T he is al­so in talks with In­dia and other coun­tries over for­ward sales agree­ments, ad­ding that the go­vern­ment is consi­de­ring al­ter­na­tive sources of fun­ding from na­tions in­clu­ding Qa­tar. Pri­va­ti­sing por­tions of the coun­try’s ener­gy sec­tor, in­clu­ding a seg­ment of the NNPC it­self, is on the table. But Mr Ka­chik­wu is well aware of the obs­tacles to change the state oil group. Du­ring his te­nure, a work­force au­dit found the com­pa­ny had thou­sands of ex­cess staff. Un­for­tu­na­te­ly, Mr Ka­chik­wu told the FT, he had no means to dis­miss them - un­ders­co­ring the dif­fi­cul­ty of re­for­ming a sec­tor that has been the li­fe­blood of the pa­tro­nage sys­tem for de­cades. “In our ana­ly­sis I think we felt we had over 1,500-2,000 staff that nor­mal ope­ra­tions could work wi­thout,” he says. “[But] the po­li­tics of suc­cess is more des­truc­tive than the suc­cess it­self.” Any sale of state as­sets to the pri­vate sec­tor is being vie­wed with mis­trust by the pre­sident’s of­fice, ad­vi­sers say. Mr Bu­ha­ri, ha­ving wit­nes­sed how ma­ny pri­vate oil and gas com­pa­nies be­came weal­thy un­der the Jo­na­than go­vern­ment, is wa­ry of them. He calls them “small brief­case car­riers”. Just as the prior ad­mi­nis­tra­tion’s ste­ward­ship of the oil sec­tor contri­bu­ted to Mr Jo­na­than’s de­mise, Mr Bu­ha­ri’s per­for­mance could make or break his pre­si­den­cy, and de­ter­mine whe­ther Ni­ge­ria is able to reap the re­wards of its most va­luable re­source. “Un­der Bu­ha­ri people are lo­sing their pa­tience,” says a po­wer sec­tor exe­cu­tive. “But let’s not for­get that un­der Jo­na­than they lost their shirt.”

La so­cié­té Sa­ni­med, vient d’ob­te­nir le vi­sa du Conseil du mar­ché fi­nan­cier (CMF) pour s’in­tro­duire sur le Mar­ché al­ter­na­tif de la Bourse de Tu­nis. L’in­tro­duc­tion s’ef­fec­tue­ra par la mise sur le mar­ché, dans le cadre d’une aug­men­ta­tion de ca­pi­tal par voie de sous­crip­tion pu­blique de 3.760.000 ac­tions nou­velles d’une va­leur no­mi­nale de 1 di­nar cha­cune, re­pré­sen­tant 30,32% du ca­pi­tal après aug­men­ta­tion. L’émis­sion se fe­ra par le moyen de : - une Offre à prix ferme (OPF) de 376.000 ac­tions nou­velles, re­pré­sen­tant 10% de l’offre glo­bale, 16,67% de l’offre au pu­blic et 3,03% du ca­pi­tal so­cial de la so­cié­té après aug­men­ta­tion, à un prix de 4,560 di­nars l’ac­tion ; - un Pla­ce­ment glo­bal de 1.880.000 ac­tions nou­velles, re­pré­sen­tant 50% de l’offre glo­bale, 83,33% de l’offre au pu­blic et 15,16% du ca­pi­tal so­cial de la so­cié­té après aug­men­ta­tion, au­près d’in­ves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels ou autres qu’ins­ti­tu­tion­nels tu­ni­siens et/ou étran­gers dé­si­rant ac­qué­rir au mi­ni­mum pour un mon­tant de 250.000 di­nars. Le Pla­ce­ment glo­bal se­ra réa­li­sé aux mêmes condi­tions de prix que l’Offre à prix ferme. - Un Pla­ce­ment pri­vé de 1.504.000 ac­tions re­pré­sen­tant 40% de l’émis­sion glo­bale et 12,13% du ca­pi­tal so­cial de la so­cié­té après aug­men­ta­tion. Glo­ba­le­ment, l’opé­ra­tion de l’aug­men­ta­tion de ca­pi­tal por­te­ra sur une le­vée de fonds de 17,145 mil­lions de di­nars. La pé­riode de sous­crip­tion est pré­vue du 5 au 16 dé­cembre pro­chain. La so­cié­té Land’Or porte à la connais­sance de ses ac­tion­naires et du pu­blic, qu’elle a ré­si­lié la conven­tion de te­nue de re­gistre de ses ac­tion­naires qu’elle avait si­gnée avec l’in­ter­mé­diaire en bourse MacSa et qu’elle a confié ce e mis­sion, à comp­ter de la jour­née de Bourse du 14/11/2016, à Tu­ni­sie Clea­ring. Les va­leurs mo­bi­lières, ob­jet de la te­nue de re­gistre sont : les ac­tions an­ciennes, les ac­tions nou­velles gra­tuites, les ac­tions nou­velles sous­crites, les droits ra achés et les em­prunts obli­ga­taires. La so­cié­té Of­fice Plast a an­non­cé que suite à la réunion de son conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du ven­dre­di 18 no­vembre, il a été dé­ci­dé ce qui suit : - la convo­ca­tion à une As­sem­blée gé­né­rale ex­tra­or­di­naire en date du 10 dé­cembre 2016 ; - l’a ri­bu­tion d’ac­tions nou­velles gra­tuites à rai­son d’une (1) ac­tion gra­tuite pour quatre (4) ac­tions an­ciennes ; - l’aug­men­ta­tion de ca­pi­tal ré­ser­vée en

nu­mé­raire ; - la créa­tion de deux fi­liales com­mer­ciales

: une en Tu­ni­sie et une en Côte d’Ivoire ; - la si­gna­ture d’un contrat avec une en­seigne

com­mer­ciale in­ter­na­tio­nale. Ais­sa Hi­dous­si, qui dé­te­nait 1.460.617 ac­tions et droits de vote, soit 4,87% du ca­pi­tal de Best Lease, a dé­cla­ré avoir fran­chi à la hausse, en date du 11 no­vembre 2016, le seuil de 5% du ca­pi­tal après l’ac­qui­si­tion de 62.350 ac­tions et droits de vote re­pré­sen­tant 0,21%. Le dé­cla­rant a pré­ci­sé : - qu’il en­vi­sage de pour­suivre l’ac­qui­si­tion de nou­velles ac­tions ; - qu’il n’en­vi­sage pas d’ac­qué­rir le contrôle de la so­cié­té ni de de­man­der sa no­mi­na­tion comme ad­mi­nis­tra­teur ; - qu’il na pas d’autres in­ten­tions. Dans le cadre de ses ac­ti­vi­tés de pro­mo­tion de la culture bour­sière, la Bourse de Tu­nis a ré­cem­ment or­ga­ni­sé des ac­tions des­ti­nées aux étu­diants et di­ri­geants d’en­tre­prise. Les ac­tions réa­li­sées avec les étu­diants ont por­té sur les mé­ca­nismes de fonc­tion­ne­ment du mar­ché bour­sier et concer­né les éta­blis­se­ments sui­vants : - la Fa­cul­té des sciences éco­no­miques et de ges­tion de Tu­nis (Fsegt) et de l’Ins­ti­tut su­pé­rieur de comp­ta­bi­li­té et d’ad­mi­nis­tra­tion des en­tre­prises (Is­cae) ; - l’Ins­ti­tut su­pé­rieur des cadres de l’en­fance de Car­thage Der­mech ; - l’Ins­ti­tut su­pé­rieur des avo­cats ; - l’Ecole su­pé­rieure de la sta­tis­tique et de

l’ana­lyse de l’in­for­ma­tion. Par ailleurs, les ren­contres avec les adhé­rents de la Con­fé­dé­ra­tion des en­tre­prises ci­toyennes de Tu­ni­sie (Co­nect) se sont mul­ti­pliées ces der­nières se­maines. Après Mo­nas­tir et Jen­dou­ba, une équipe de la Bourse s’est dé­pla­cée à Ga­bès le jeu­di 10 no­vembre pour ren­con­trer les adhé­rents de ce pa­tro­nat pour échan­ger avec eux des avan­tages et des mo­da­li­tés d’in­tro­duc­tion des en­tre­prises en Bourse.. So­pat a dé­ga­gé du­rant les six pre­miers mois de 2016 un chiffre d’af­faires de 32,8 mil­lions de di­nars, en baisse de 2% par rap­port au pre­mier se­mestre 2015. En dé­pit de la com­pres­sion des charges d’ex­ploi­ta­tion de 1,5%, le ré­sul­tat d’ex­ploi­ta­tion de­meure en ter­ri­toire né­ga­tif à -0,81 MD contre un ré­sul­tat d’ex­ploi­ta­tion éga­le­ment né­ga­tif au 30 juin 2015 de -0,66 MD. Tou­te­fois, com­pa­ré aux ré­sul­tats d’ex­ploi­ta­tion an­nuels réa­li­sés en 2014 et 2015 res­pec­ti­ve­ment de -10,2 MD et -5 MD, la So­pat a ne ement amé­lio­ré ses marges opé­ra­toires. Par ailleurs, et mal­gré une ne e a énua­tion de l’ende ement net pas­sant de 26,98 MD au 31 dé­cembre 2015 à 18,75 MD au 30 juin 2016 les charges fi­nan­cières ne es se sont éle­vées à 1 MD à fin juin 2016 contre 0,7 MD au 30 juin 2015. En consé­quence, le ré­sul­tat net dé­fi­ci­taire de la so­cié­té s’est élar­gie, pas­sant de -1,3 MD à -1,7 MD.

epuis le dé­clen­che­ment de la ré­vo­lu­tion, la si­tua­tion en­vi­ron­ne­men­tale en Tu­ni­sie n’est pas re­lui­sante. Les dé­pôts de dé­chets at­teignent un ni­veau alar­mant et le pays doit ré­agir im­mi­nem­ment pour évi­ter la ca­tas­trophe. Pour La­mia Bou­faïed, res­pon­sable de la Banque du dé­ve­lop­pe­ment al­le­mand (KfW), il est urgent, au­jourd’hui, d’in­ten­si­fier les ac­tions de sen­si­bi­li­sa­tion en­vi­ron­ne­men­tale en di­rec­tion de toutes les par­ties pre­nantes, en par­ti­cu­lier les ci­toyens et les en­tre­prises. La si­tua­tion ne peut per­du­rer et il est né­ces­saire de faire res­pec­ter la loi et de res­tau­rer l’au­to­ri­té de l’Etat ain­si que celle des ins­ti­tu­tions. Se­lon ses dires, les in­suf­fi­sances nom­breuses qui ca­rac­té­risent la si­tua­tion en­vi­ron­ne­men­tale du pays ont pour ori­gine le re­lâ­che­ment qui a en­gen­dré une fri­lo­si­té des ins­ti­tu­tions et de leurs agents face aux man­que­ments à la ré­gle­men­ta­tion et aux de­voirs de ci­toyen­ne­té. trai­te­ment des eaux usées, un voyage de pros­pec­tion s’est dé­rou­lé en Tu­ni­sie du 21 au 25 no­vembre. L’ac­cent a été mis sur les tech­niques de trai­te­ment des eaux au sein des com­munes et de l’in­dus­trie, en par­ti­cu­lier l’in­dus­trie du tex­tile. Des re­pré­sen­tants d’ins­ti­tu­tions tu­ni­siennes im­pli­quées dans ce do­maine comme l’Anpe, l’Onas ain­si que le Cet­tex et d’ins­ti­tu­tions al­le­mandes comme la KfW, ont pré­sen­té les en­jeux et les dé­fis liés à ce sec­teur en Tu­ni­sie et les op­por­tu­ni­tés qui s’y pré­sentent. pré­cise-t-elle. La res­pon­sable a ajou­té que la ve­nue d’une telle dé­lé­ga­tion re­flète l´im­por­tance d´une co­opé­ra­tion entre la Tu­ni­sie et l’Al­le­magne pour op­ti­mi­ser l’uti­li­sa­tion de l’eau au ni­veau com­mu­nal et in­dus­triel.

af­firme-t-elle. Mme Bou­faïed a fait sa­voir éga­le­ment que la KfW est consciente des dis­pa­ri­tés ré­gio­nales exis­tantes en Tu­ni­sie et fo­ca­lise ses ef­forts de plus en plus sur les ré­gions dé­fa­vo­ri­sées. La conver­sion de la dette tu­ni­sienne en pro­jets de dé­ve­lop­pe­ment, par exemple, a ser­vi à fi­nan­cer un pro­gramme d’assainissement des eaux usées à l’in­té­rieur du pays. Les pro­grammes et les pro­jets servent aus­si à une meilleure pro­tec­tion des res­sources en eau douce (des eaux su­per­fi­cielles et des nappes). La construc­tion des nou­velles ins­tal­la­tions gé­nère des em­plois dans les ré­gions dé­fa­vo­ri­sées du Centre et du Sud. Pour sa part, Ma­kram Ben Ha­mi­da, chef de pro­jets in­dus­trie, en­vi­ron­ne­ment et éner­gie à l’AHK, a in­di­qué que le pro­blème de trai­te­ment des dé­chets (eaux usées ou dé­chets so­lides) a pris une autre forme après la fer­me­ture, no­tam­ment, du Centre de trai­te­ment des dé­chets in­dus­triels et spé­ciaux à Jra­dou (ré­gion de Za­ghouan). La réa­li­sa­tion de ce centre avait ser­vi à l’éli­mi­na­tion des dé­chets in­dus­triels et spé­ciaux qui pro­viennent de l’in­dus­trie tu­ni­sienne mais aus­si avait vi­sé à ré­duire les risques pour la san­té de la po­pu­la­tion dues aux dé­ver­se­ments ir­ré­gu­liers des dé­chets in­dus­triels dans la na­ture. Ben Ha­mi­da a sou­li­gné éga­le­ment que la Tu­ni­sie a tous les atouts né­ces­saires pour se dis­tin­guer dans ce sec­teur. Ce qui manque, c’est la sen­si­bi­li­sa­tion des in­dus­triels de l’im­por­tance de trai­ter leurs dé­chets. Cette culture est en train de se des­si­ner et on en est à la case de dé­part. Beau­coup reste à faire et toutes les par­ties concer­nées doivent tra­vailler main à la main… Il faut pen­ser aux gé­né­ra­tions fu­tures pour leur pré­pa­rer un ave­nir meilleur. C’est pour­quoi la Tu­ni­sie est en train de co­pier le mo­dèle al­le­mand, lea­der dans le do­maine de trai­te­ment des dé­chets dans le monde.

D’après le res­pon­sable, les cré­dits né­ces­saires aux in­ter­ven­tions existent et sont dis­po­nibles. La ques­tion n’est pas une af­faire d’ar­gent mais de re­mise en route des ins­ti­tu­tions et des or­ga­nismes concer­nés afin qu’ils re­trouvent leur vi­ta­li­té.

af­firme-t-il.

des op­por­tu­ni­tés pro­fes­sion­nelles en de­hors des cir­cuits clas­siques.

La seule is­sue qu’ils en­tre­voient se ré­sume en la re­cherche de tra­vail via la par­ti­ci­pa­tion aux concours. Ils s’y ins­crivent, alors. Peu im­porte qu’ils en passent, chaque an­née, trois ou quatre, voire cinq. La fixa­tion sur cette unique is­sue à leurs pro­blèmes leur cause, pour­tant, de nom­breux pré­ju­dices. Ils perdent beau­coup de temps. Cer­tains at­tendent des an­nées et re­passent plu­sieurs fois le même concours (on pense, sur­tout, à l’ex-Capes). De l’ar­gent est, éga­le­ment, dé­pen­sé à perte pour fi­na­li­ser les dos­siers de par­ti­ci­pa­tion. De cette fa­çon, ils sont pris dans une spi­rale qui ne fa­vo­rise pas leur sort et les pa­ra­lyse to­ta­le­ment. Mais, on peut com­prendre les rai­sons de cette at­ti­tude. En ef­fet, la ma­jo­ri­té de ces chô­meurs ne connaissent pas les rouages leur per­met­tant de rendre leurs re­cherches plus ef­fi­cientes. Ni les méandres de l’ad­mi­nis­tra­tion, ni les or­ga­nismes d’orien­ta­tion et d’en­ca­dre­ment ap­pro­priés ne leur fa­ci­litent la tâche. En somme, ils sont qua­si­ment li­vrés à eux-mêmes et ne font que se dé­battre et tour­ner en rond. En dé­pit de tous les ef­forts et de tous les pro­grammes an­non­cés pour leur ve­nir en aide per­sonne n’est par­ve­nu à ap­por­ter la ré­ponse at­ten­due. Et d’ailleurs, il se­rait to­ta­le­ment er­ro­né de croire que la so­lu­tion idoine vien­drait ex­clu­si­ve­ment des pou­voirs pu­blics. A cet ef­fet, le mi­nis­tère de l’En­sei­gne­ment su­pé­rieur vient de pu­blier dans le Jour­nal of­fi­ciel de la Ré­pu­blique tu­ni­sienne, n° 83 du 11 oc­tobre 2016, un ar­rê­té fixant la com­po­si­tion et les at­tri­bu­tions des centres de car­rières et de cer­ti­fi­ca­tion des com­pé­tences. C’est là un autre mé­ca­nisme pour ac­com­pa­gner, no­tam­ment, les jeunes di­plô­més dans leur quête d’un em­ploi. De par ces struc­tures on es­père contri­buer à pro­mou­voir l’em­ploya­bi­li­té, le dé­ve­lop­pe­ment et la cer­ti­fi­ca­tion des com­pé­tences ain­si qu’au dé­ve­lop­pe­ment de la culture de l’ini­tia­tive chez les étu­diants et les di­plô­més grâce à des ac­ti­vi­tés d’in­for­ma­tion, d’orien­ta­tion et de for­ma­tion. Puisque cha­cun de ces centres re­pré­sente un lien entre les de­man­deurs d’em­ploi et les be­soins des em­ployeurs des com­pé­tences. Se­lon l’ar­rê­té en ques­tion, cette struc­ture est char­gée d’ai­der les de­man­deurs d’em­ploi ou de stages à conser­ver un em­ploi à tra­vers l’or­ga­ni­sa­tion d’ac­ti­vi­tés re­la­tives à la re­cherche d’em­ploi et au dé­ve­lop­pe­ment des com­pé­tences et des ha­bi­le­tés non tech­niques dans la com­mu­ni­ca­tion, le tra­vail col­lec­tif et l’ini­tia­tive. Par­mi les autres ob­jec­tifs de ces centres, il est pré­vu de per­mettre aux em­ployeurs de connaître les offres de for­ma­tion, les de­man­deurs d’em­ploi et de stages, de com­mu­ni­quer avec eux et d’in­ter­agir avec les en­sei­gnants uni­ver­si­taires. Le but étant d’amé­lio­rer la pré­pa­ra­tion des étu­diants pour le mar­ché du tra­vail (pré­pa­ra­tion de cur­ri­cu­lum vi­tae, sui­vi des pos­si­bi­li­tés de stage ou de for­ma­tion en al­ter­nance, or­ga­ni­sa­tion de ma­ni­fes­ta­tions re­grou­pant les em­ployeurs et les de­man­deurs d’em­ploi, ate­liers de par­cours de car­rières, sé­mi­naires pro­fes­sion­nels et vi­sites d’em­ploi dans les éta­blis­se­ments uni­ver­si­taires). Il est clair, qu’entre-temps, ce mé­ca­nisme cherche à im­pli­quer da­van­tage le sec­teur pri­vé en vue de le mo­bi­li­ser à de­ve­nir un vrai par­te­naire dans la lutte contre le chô­mage. Ce­la n’a pas em­pê­ché, outre me­sure, cer­tains de ces jeunes de comp­ter sur eux-mêmes et de prendre leur des­tin en main en lan­çant, cha­cun à sa ma­nière son pe­tit pro­jet. Tou­te­fois, une autre is­sue leur était of­ferte : celle de l’ar­gent fa­cile et des rac­cour­cis. Aus­si, se sont-ils tour­nés en grand nombre vers le com­merce pa­ral­lèle et le tra­fic de tous genres ren­for­çant, ain­si, les rangs du sec­teur in­for­mel. Il se trouve, jus­te­ment, que l’em­ploi in­for­mel oc­cupe, en ma­jo­ri­té, les jeunes âgés de moins de 40 ans. De l’avis de nom­breux ex­perts, la lutte contre ce phé­no­mène qui a pris des pro­por­tions plus qu’alar­mantes est dif­fi­cile à me­ner. Au­jourd’hui, on s’ac­corde à re­con­naître que la part de ces cir­cuits re­pré­sen­te­rait jus­qu’à 50%, voire plus du PIB. Donc, seul un com­bat à long terme est ca­pable de le frei­ner. En dé­pit de ces re­tom­bées di­rectes sur notre éco­no­mie rien n’est pra­ti­que­ment fait pour mettre en oeuvre les me­sures ca­pables d’en li­mi­ter les dégâts. L’ap­pli­ca­tion des lois n’est pas à l’ordre du jour, faute de vo­lon­té et de moyens ma­té­riels. Il est, en tout cas, pos­sible de ré­orien­ter ces jeunes de­man­deurs d’em­plois vers des cré­neaux pro­met­teurs et hon­nêtes qui n’exigent pas, en prin­cipe, de gros in­ves­tis­se­ments. La voie des pe­tits mé­tiers et le tra­vail in­dé­pen­dants sont, pour le mo­ment, la seule voie pas­sante. Pour ce faire, il est urgent de co­or­don­ner les ef­forts des dif­fé­rents or­ga­nismes et mi­nis­tères en lien avec l’em­ploi. Une banque de don­nées sur les pro­jets im­mé­dia­te­ment opé­ra­tion­nels de­vrait être consti­tuée et mise à la dis­po­si­tion de cette ca­té­go­rie de la po­pu­la­tion. Il n’est que de voir la confi­gu­ra­tion du sec­teur des pe­tits mé­tiers pour consta­ter un vide fla­grant dans cer­taines spé­cia­li­tés pour­tant très de­man­dées. C’est là où on de­vrait pros­pec­ter. On ci­te­ra, à titre d’exemple, des mé­tiers comme les ré­pa­ra­teurs de vé­los qui sont qua­si­ment in­trou­vables dans la ma­jo­ri­té des quar­tiers alors que l’uti­li­sa­tion des deux roues est fré­quente. On pense, aus­si, au do­maine de ré­pa­ra­tion des ap­pa­reils élec­tro­niques ou élec­triques pour ceux qui ont une for­ma­tion dans les ins­ti­tuts su­pé­rieurs. Même chose pour le sec­teur de la plom­be­rie sa­ni­taire. Mais d’autres mé­tiers ma­nuels qui n’ont pas la cote au­près des «di­plô­més» peuvent rap­por­ter gros sans de­man­der trop d’ar­gent pour leur lan­ce­ment. Même à do­mi­cile on peut dé­mar­rer avec des ac­ti­vi­tés de pho­to­co­pies, de re­liures et autres tra­vaux d’im­pres­sion. Le vieux mé­tier de cor­don­nier n’est pas mort et il suf­fit d’un peu d’adresse pro­fes­sion­nelle pour ga­gner ra­pi­de­ment beau­coup d’ar­gent. L’im­por­tant est de ne pas être re­bu­té par ce tra­vail. D’ailleurs, on peut ac­qué­rir une ma­chine pour confectionner les clés-mi­nutes et c’est l’ave­nir as­su­ré. Pour­vu que le site d’ins­tal­la­tion choi­si soit at­trac­tif. D’autres pe­tits mé­tiers du genre sont à la por­tée de ceux qui veulent, vrai­ment, se pro­cu­rer un mé­tier stable, ré­mu­né­ra­teur et in­dé­pen­dant. Au lieu de ver­ser dans la contre­bande, les di­vers tra­fics ou le com­merce pa­ral­lèle, les jeunes (di­plô­més ou non) à la re­cherche de tra­vail doivent op­ter vers des so­lu­tions trans­pa­rentes en choi­sis­sant ces mé­tiers que tout le monde connaît et dont on a for­te­ment be­soin. Epi­cier ? Oui et pour­quoi pas ? Peintre en bâ­ti­ment ? etc. ceux qui cherchent vrai­ment un mé­tier y trou­ve­ront leur compte. Quant aux autres, qui ter­gi­versent et tem­po­risent en at­ten­dant une « planque » douillette dans une fonc­tion pu­blique ils n’ont qu’à at­tendre. Dans ces cas-là, le rôle des au­to­ri­tés se li­mi­te­rait à sou­te­nir les ini­tia­tives sé­rieuses et à les en­cou­ra­ger par l’ac­com­pa­gne­ment ou l’aide au fi­nan­ce­ment.

Cette dé­marche pro­mo­tion­nelle pour­rait être forte de cer­tains atouts dont la connais­sance du pro­duit tu­ni­sien et sur­tout son rap­port qua­li­té-prix. La réus­site sup­pose éga­le­ment d’autres préa­lables dont es­sen­tiel­le­ment la maî­trise de la langue russe et l’élé­va­tion de ni­veau de com­pé­tence du per­son­nel opé­rant sur le mar­ché. Pour le mar­ché al­gé­rien l’ap­proche pro­mo­tion­nelle se doit d’être da­van­tage ra­tion­nelle si­non pro­fes­sion­nelle d’au­tant plus que la frange de tou­ristes al­gé­riens fré­quen­tant les hô­tels ne cesse de croître. Un in­dice hau­te­ment ap­pré­ciable qui in­cite au rap­pro­che­ment des pro­fes­sion­nels des deux pays s’agis­sant d’un bu­si­ness por­teur re­le­vant de la seule com­pé­tence des mi­lieux d’af­faires. Nul be­soin de rap­pe­ler qu’un nou­veau cap se des­sine. Il est dic­té par les chan­ge­ments pro­fonds du pay­sage tou­ris­tique et sur­tout par les exi­gences d’une clien­tèle qui ex­prime des at­tentes au­tre­ment plus af­fi­nées. C’est ce qui fait de l’innovation un fac­teur fon­da­men­tal qui doit gui­der l’ac­tion des pro­fes­sion­nels et plus en­core de l’en­semble des in­ter­ve­nants du sec­teur. Le tou­risme a au­jourd’hui tant be­soin d’une nou­velle race de pro­mo­teurs qui sachent dé­fier les contraintes du mar­ché plu­tôt que de les contour­ner… Des pro­mo­teurs qui savent écou­ter les ap­pels du ter­rain et de ses at­tentes et pro­po­ser des ré­ponses adap­tées à l’air du temps… Des pro­mo­teurs qui savent com­mu­ni­quer et faire de l’an­ti­ci­pa­tion le meilleur atout de réus­site. La même ap­proche ra­tion­nelle doit pro­fi­ter au tou­risme in­té­rieur, long­temps mar­gi­na­li­sé et qui a été pour­tant l’un des sau­veurs du sec­teur en cette pé­riode de crise. Avec plus de cinq mil­lions de nui­tées tou­ris­tiques, le sec­teur lo­cal a été le pre­mier client des hô­tels tu­ni­siens en 2015. En 2016 et pour les dix pre­miers mois il a to­ta­li­sé en­vi­ron 30% des nui­tées. Le constat est po­si­tif. Il in­cite en tout cas à l’op­ti­misme. Le Tou­risme na­tio­nal se dé­ve­loppe et se trouve ain­si sur la voie de consti­tuer une base so­lide pour l’en­semble de l’ac­ti­vi­té tou­ris­tique. Les rai­sons d’un tel op­ti­misme portent es­sen­tiel­le­ment sur le fait que cette de­mande, qui ne cesse de s’ex­pri­mer en rai­son de la nette évo­lu­tion du ni­veau de vie de la fa­mille tu­ni­sienne est au­jourd’hui ap­pro­chée d’une ma­nière plus ef­fi­cace . Car quand on choi­sit de pro­mou­voir un cré­neau il fau­drait né­ces­sai­re­ment mettre en place les sup­ports les plus adap­tés pour l’en­tou­rer de toutes les condi­tions de suc­cès. L’af­fec­ta­tions d’un bud­get spé­cial pour le dé­ve­lop­pe­ment des opé­ra­tions pro­mo­tion­nelles des­ti­nées au mar­ché lo­cal, la confec­tion et la dif­fu­sion d’un spot té­lé­vi­sé les en­cou­ra­ge­ments consen­tis aux agents de voyages dé­si­rant de spé­cia­li­ser sur ce cré­neau consti­tuent de toute évi­dence des signes pro­met­teurs. L’or­ga­ni­sa­tion du mar­ché est cer­tai­ne­ment l’ob­jec­tif ma­jeur . Car en fait les pres­ta­tions de ser­vices – hô­te­liers et agents de voyages sou­haitent que le consom­ma­teur soit mieux or­ga­ni­sé. Ce­lui–ci exige, et c’est lé­gi­time, des ta­rifs étu­diés et une meilleure qua­li­té d’ac­cueil . Du coup c’est la voie de l’in­for­ma­tion et de la sen­si­bi­li­sa­tion qui se doit d’être pri­vi­lé­giée. In­ves­tir tou­jours et en­core plus dans cette voie est à même de dis­si­per les mal­en­ten­dus et d’éclai­rer sur les contraintes des uns et sur les exi­gences des autres. Par­ti­cu­liè­re­ment en pé­riode de pointe.

La quête de nou­veaux seg­ments de la de­mande est aus­si une fi­lière à pros­pec­ter. Alors que plu­sieurs des­ti­na­tions loin­taines ne cessent de souf­frir des ef­fets per­vers des bou­le­ver­se­ments qui continuent de mal­me­ner le sec­teur la maî­trise de la com­mu­ni­ca­tion di­gi­tale s’érige en une prio­ri­té de pre­mier ordre. C’est une op­por­tu­ni­té qu’il fau­drait sai­sir d’une ma­nière ra­tion­nelle. Elle est d’au­tant plus in­té­res­sante au re­gard de la ré­ces­sion éco­no­mique qui semble s’ins­tal­ler dans nombre de pays émet­teurs en Eu­rope. Du coup, il se­rait d’abord ju­di­cieux d’être vi­gi­lant sur le rap­port qua­li­té-prix, qui consti­tue un point fort du tou­risme tu­ni­sien et de pro­cé­der en­suite à une ana­lyse ex­haus­tive de ca­té­go­rie so­cio­pro­fes­sion­nelle de la clien­tèle afin de dé­li­mi­ter les franges de consom­ma­teurs qui sont les moins tou­chés par la crise éco­no­mique. Ce sont des élé­ments de ré­flexion qui pour­raient être d’un ap­port im­por­tant dans l’ajus­te­ment de stra­té­gie pro­mo­tion­nelle et com­mer­ciale de l’offre tou­ris­tique. Dans ce contexte de dif­fi­cul­tés , qui ap­pelle à un sur­croît d’ima­gi­na­tion, la com­po­sante des Se­niors peut consti­tuer une bonne op­por­tu­ni­té dans la me­sure où elle n’est que lé­gè­re­ment tou­chée par les ef­fets de la ré­ces­sion. En plus c’est une po­pu­la­tion ai­sée, consti­tuée en grande par­tie de re­trai­tés et can­di­dats au dé­parts en va­cances tout au long de l’an­née, par­ti­cu­liè­re­ment en hi­ver pour fuir la ri­gueur du cli­mat de leurs pays. Au­jourd’hui et avec la te­nue des plus grand sa­lons mon­diaux du tou­risme il est cer­tai­ne­ment pro­fi­table de pros­pec­ter ce seg­ment de la de­mande dont le po­ten­tiel, tout le monde en convien­dra, est lar­ge­ment por­teur.

por­te­feuilles. Le but de cette ma­ni­pu­la­tion était de ti­rer les taux à court terme vers le bas tout en aug­men­tant les taux à plus long terme pour les grands cré­dits aux en­tre­prises dans le but de se re­fi­nan­cer à bon prix pen­dant la crise fi­nan­cière. Bref ! Le taux du Li­bor a été ma­ni­pu­lé entre 2007 et 2011, per­met­tant ain­si à cer­taines banques de se re­fi­nan­cer à bon compte sur le dos des en­tre­prises et des par­ti­cu­liers, tout en ras­su­rant les mar­chés sur leur so­li­di­té fi­nan­cière toute illu­soire. La banque suisse UBS est alors la pre­mière à bri­ser l’omerta. Le 16 mars 2011, dans son rap­port an­nuel, elle ré­vèle avoir re­çu une sé­rie de ci­ta­tions à com­pa­raître des au­to­ri­tés amé­ri­caines et ja­po­naises, qui veulent dé­ter­mi­ner s’il y a eu ten­ta­tive de ma­ni­pu­la­tion du Li­bor de la part de la banque suisse, seule ou avec d’autres. Le len­de­main, nou­veau coup de ton­nerre : le ré­vèle que

En somme, la to­ta­li­té des banques qui com­posent le pa­nel ser­vant à cal­cu­ler ce taux. Fin mars, l’étau se res­serre au­tour de Bar­clays, qui au­rait joué un rôle cen­tral dans l’af­faire. A la mi-avril 2011, l’en­quête tra­verse l’At­lan­tique. Le

ré­vèle que

Le 3 fé­vrier 2012, les au­to­ri­tés suisses entrent en piste. La com­mis­sion de la concur­rence suisse (Com­co) an­nonce l’ou­ver­ture d’une en­quête sur des soup­çons de ma­ni­pu­la­tions de taux in­ter­ban­caires. 12 banques in­ter­ve­nant en Suisse sont en cause. Le ré­vèle alors que le scan­dale a dé­jà conduit au li­cen­cie­ment ou à la sus­pen­sion de plus de douze tra­ders et cour­tiers à la Ci­ty et en Asie. Mer­cre­di 27 juin, Bar­clays a créé la stu­peur en an­non­çant qu’elle va payer au to­tal l’équi­valent de 360 mil­lions d’eu­ros - pour mettre fin aux en­quêtes des ré­gu­la­teurs bri­tan­nique et amé­ri­cain sur des ten­ta­tives de ma­ni­pu­la­tion des taux in­ter­ban­caires Li­bor et Eu­ri­bor. L’af­faire prend une di­men­sion pé­nale avec l’ou­ver­ture d’une en­quête par l’of­fice bri­tan­nique de lutte contre la dé­lin­quance fi­nan­cière (SFO). A ce jour, le scan­dale est loin d’avoir li­vré tous ses ver­dicts, puisque, se­lon une dé­pêche de l’agence Reu­ters en date du 15 no­vembre der­nier, la Com­mis­sion eu­ro­péenne (CE) pour­rait in­fli­ger une amende à Hsbc, Cré­dit Agri­cole et JPMor­gan Chase d’ici la fin de l’an­née pour ma­ni­pu­la­tion de taux de ré­fé­rence de l’eu­ro, en ré­fé­rence à des dé­cla­ra­tions de «deux sources proches du dos­sier». Les trois banques ont pour­tant ré­fu­té cette ac­cu­sa­tion for­mu­lée en mai 2014 et la dé­ci­sion de les mettre à l’amende a été re­pous­sée à plu­sieurs re­prises et pour­rait l’être à nou­veau. Rap­pe­lons que la CE peut le­ver des amendes pou­vant re­pré­sen­ter jus­qu’à 10% du chiffre d’af­faires des so­cié­tés in­cri­mi­nées. JPMor­gan a dit que les ac­cu­sa­tions de la CE étaient in­fon­dées, lors­qu’elle les a for­mu­lées dans sa com­mu­ni­ca­tion des griefs, et ajou­té qu’elle se dé­fen­drait. Cré­dit Agri­cole a dit qu’il exa­mi­ne­rait les griefs, tan­dis que Hsbc a dé­cla­ré à l’époque qu’elle se dé­fen­drait éner­gi­que­ment. Pour l’heure, Deutsche Bank, RBS et So­cié­té Gé­né­rale ont ad­mis les faits en dé­cembre 2013, tan­dis que Bar­clays avait échap­pé à l’amende pour avoir pré­ve­nu la Com­mis­sion. Les au­to­ri­tés amé­ri­caines et eu­ro­péennes ont dé­jà in­fli­gé plu­sieurs mil­liards de dol­lars de pé­na­li­tés à plus de 10 banques et so­cié­tés de cour­tage pour ma­ni­pu­la­tion des taux in­ter­ban­caires Li­bor et Eu­ri­bor. Et plus d’une di­zaine d’in­di­vi­dus ont éga­le­ment été pour­sui­vis en jus­tice.

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