EUGÈNE ZNOSKO-BOROVSKY : LE PA­RI­SIEN DE ST-PETERSBOUG

LA RÉUS­SITE DANS LA VIE AS­SO­CIÉE À DES SUC­CÈS ÉCHIQUÉENS

La Presse Business (Tunisia) - - SOMMAIRE -

Eugène Alexan­dro­vitch Znosko-Borovsky est né à Saint –Pe­ters­bourg , le 16 août 1884. Il s’ins­tal­la à Pa­ris en 1920 et y vé­cut toute sa vie. Il est dé­cé­dé le 31 dé­cembre 1954 à Pa­ris. Il était maître d’échecs fran­çais d’ori­gine russe mais aus­si un pro­fes­seur, un au­teur, un cri­tique mu­si­cal et théâ­tral.

Bio­gra­phie et car­rière

Znosko-Borovsky ap­prit très jeune à jouer aux échecs. Il rem­por­ta des prix dans des tour­nois lo­caux et ré­gio­naux, tout en re­ce­vant une ex­cel­lente édu­ca­tion au ly­cée Alexandre-Ier de Rus­sie. Il fit ses dé­buts in­ter­na­tio­naux au tour­noi d’échecs d’Os­tende (Bel­gique) en 1906, où il rem­por­ta un prix de beau­té pour sa par­tie contre Amos Burn. La car­rière de joueur de Znosko-Borovsky a été fré­quem­ment in­ter­rom­pue par d’autres évé­ne­ments dans sa vie. Entre 1909 et 1912, il était un émi­nent cri­tique du Apol­lo Ma­ga­zine mo­der­niste. Il se lia d’ami­tié avec de nom­breux poètes et écri­vains russes de l’âge d’Argent de la poé­sie russe et fut le té­moin de Ni­ko­laï Gou­mi­lev dans son duel en 1909 contre Maxi­mi­lien Vo­lo­chine. Dé­co­ré et bles­sé dans les conflits mi­li­taires, il a d’abord ser­vi comme vo­lon­taire dans la guerre rus­so-ja­po­naise de 1904 et 1905 où il fut bles­sé à la main droite et re­çu l’ordre im­pé­rial et mi­li­taire de Saint-Georges. Sol­dat pen­dant la Pre­mière Guerre mon­diale, il fut de nou­veau bles­sé, cette fois aux jambes. Il fut ra­pa­trié par un na­vire bri­tan­nique à Cons­tan­ti­nople et de là se ren­dit à Pa­ris, où il ré­si­da à par­tir de 1920. En­tre­temps il pas­sa plu­sieurs mois dans le Cau­case où il gé­ra un théâtre. En tant que joueur d’échecs, Znosko-Borovsky était ex­cellent mais en de­çà du plus haut ni­veau. Il eut quelques ré­sul­tats no­tables dans les tour­nois in­ter­na­tio­naux, no­tam­ment à Pa­ris en 1930, où il ter­mi­na au pre­mier rang sans perdre de par­tie, en avance sur Tar­ta­ko­ver, An­dor Li­lien­thal et Jacques Mieses. Il ob­tint le pre­mier prix dans le tour­noi du Pre­mier Mi­nistre à Fol­kes­tone en 1933. Ses suc­cès ve­naient sou­vent dans les ren­contres in­di­vi­duelles avec ses pairs plus dis­tin­gués. Il ga­gna des par­ties contre Jo­sé Raoul Ca­pa­blan­ca, Aki­ba Ru­bin­stein, Max Euwe et Efim Bo­gol­ju­bov ain­si qu’un court match avec Ed­gard Colle en 1922. Il était aus­si très ha­bile à jouer des ex­po­si­tions si­mul­ta­nées. Il par­ti­ci­pa en 1941 à un match contre Amé­dée Gi­baud (cham­pion de France en 1928, 1930, 1935 et 1940), qu’il ga­gna ai­sé­ment (+ 7 = 1 - 2). Se­lon Jeff So­nas, Znosko-Borovsky a at­teint son meilleur clas­se­ment en dé­cembre 1914.

Pu­bli­ca­tions

Dans la conver­sa­tion et en tant que char­gé d’enseignement, pro­fes­seur et chro­ni­queur échi­quéen, ses ta­lents étaient lar­ge­ment re­con­nus, en par­ti­cu­lier en Rus­sie et en France où il four­nis­sait ré­gu­liè­re­ment des articles et des chro­niques pour les ma­ga­zines et les jour­naux. Il était no­tam­ment res­pon­sable de la ru­brique échecs du jour­nal Pe­ters­bour­geois La Né­va. Son ai­sance d’écri­ture en fit l’au­teur de nom­breux livres à suc­cès dont : -L’Évo­lu­tion des échecs (1910). -Ca­pa­blan­ca et Le Gam­bit Mu­zio (1911). -Ca­pa­blan­ca et Ale­khine, -Comment il ne faut pas jouer aux échecs (1931) . Ou­vrage ré­édi­té en jan­vier 2017 : -Comment il faut com­men­cer une par­tie d’échecs (1933) -Comment on de­vient brillant joueur d’échecs : L’Art des com­bi­nai­sons mis à la por­tée de tous . -Les Pièges dans les dé­buts : Comment les for­ger et les évi­ter (1943) -Comment jouer les fins de par­tie aux échecs (1940) -Le Mi­lieu de la par­tie

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