Agir à com­plé­ter la ré­con­ci­lia­tion

La Presse (Tunisia) - - ACTUALITÉS - Par M’ha­med JAÏBI

Cchef de l’Etat la vou­lait plus élar­gie, tou­chant les hommes d’af­faires soup­çon­nés d’im­pli­ca­tion non prou­vée dans des in­frac­tions éco­no­miques ou fi­nan­cières, les­quels sont, de­puis sept ans, en gel to­tal d’ac­ti­vi­té, de même que l’en­semble des per­son­nels dont ils étaient les em­ployeurs. Ce alors qu’ils re­pré­sen­taient avant la ré­vo­lu­tion une im­por­tante part de notre PIB.

Il se­rait donc op­por­tun de son­ger à ré­in­sé­rer ces «forces pro­duc­tives» dans le cycle de pro­duc­tion éco­no­mique, sans tou­te­fois épar­gner les cou­pables d’entre eux d’une juste ré­pa­ra­tion de leurs mé­faits éco­no­miques ou fi­nan­ciers. Car il est bien pos­sible de conce­voir une ré­con­ci­lia­tion pa­trio­tique qui ne soit pas au­to­ma­ti­que­ment am­nis­tiante.

Le pays qui, avec ce nou­veau gou­ver­ne­ment, s’est en­ga­gé dans une guerre de sau­ve­tage mul­ti­forme, a be­soin de l’ap­port de tous ses en­fants. Plus spé­cia­le­ment ceux qui dé­tiennent ou dis­si­mulent des moyens et des ca­pi­taux si pré­cieux à l’heure d’une ti­mide re­prise éco­no­mique qui pour­rait se trans­for­mer en écla­tante re­lance. omme l’a af­fir­mé le di­rec­teur du ca­bi­net pré­si­den­tiel, Slim Az­za­bi, sur la base de di­verses ex­per­tises, l’adop­tion de la loi de ré­con­ci­lia­tion ad­mi­nis­tra­tive per­met­trait d’ac­croître de 1,2% le taux de crois­sance du Pro­duit in­té­rieur brut (PIB) de la Tu­ni­sie, le­quel de­vrait se si­tuer dé­jà pour l’en­semble de l’an­née 2017 au­tour de 1,8%.

Cette ré­con­ci­lia­tion ad­mi­nis­tra­tive est une im­por­tante vic­toire pour le gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale qui s’at­tache à re­mettre le pays au tra­vail et à re­lan­cer l’éco­no­mie et le dé­ve­lop­pe­ment, tout comme c’est une vic­toire pour l’ini­tia­teur du consen­sus na­tio­nal, du Do­cu­ment de Carthage et du gou­ver­ne­ment d’union, le pré­sident Bé­ji Caïd Essebsi. Car les fonc­tion­naires mis à l’in­dex par simple soup­çon pour­ront re­prendre leur tra­vail et mettre de nou­veau leur ex­per­tise au ser­vice de l’ad­mi­nis­tra­tion pu­blique qui en a tant be­soin, sa­chant que qui­conque dé­tien­drait des preuves concrètes à leur en­contre pour­ra, confor­mé­ment à cette même loi, mettre en cause n’im­porte le­quel d’entre eux.

Mais cette ré­con­ci­lia­tion na­tio­nale, le M.J.

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