L’Ita­lie éli­mi­née pour la pre­mière fois de­puis 1958 La Suède s’est qua­li­fiée pour le Mon­dial-2018 en al­lant faire match nul contre l’Ita­lie (0-0), qui est du même coup éli­mi­née, ce lun­di 13 no­vembre à Mi­lan en bar­rage re­tour, après avoir ga­gné le match al

La Presse (Tunisia) - - SPORT -

L’Ita­lie, qua­druple cham­pionne du monde, ne par­ti­ci­pe­ra pas à un Mon­dial pour la pre­mière fois de­puis 1958. La Suède re­trouve, elle, la Coupe du monde, qu’elle n’avait plus dis­pu­tée de­puis 2006. Ce­la se­ra sans les Ita­liens. Sans Buf­fon qui ne de­vien­dra pas le pre­mier joueur à dis­pu­ter six Coupes du monde, sans les guer­riers Chiel­li­ni et Bar­za­gli, sans les pro­messes In­signe, Be­lot­ti ou Ver­rat­ti. L’Ita­lie n’a pas réus­si à battre la Suède lun­di en bar­rage re­tour à Mi­lan (0-0) et elle ne joue­ra pas le Mon­dial l’été pro­chain en Rus­sie, du ja­mais vu de­puis 1958 en... Suède. Le ti­cket re­vient donc à la Suède qui, sans Ibra­hi­mo­vic et ayant fait ex­trê­me­ment peu en 180 mi­nutes, re­trouve la Coupe du monde pour la pre­mière fois de­puis 2006 à la fa­veur de sa vic­toire 1-0 de l’al­ler.

Ab­sents que deux fois, en 1930 et en 1958

L’Ita­lie, toute en­tière ou presque, va donc dé­cou­vrir l’an­née pro­chaine à quoi res­semble une Coupe du monde sans «sa Squa­dra Az­zur­ra». Ça n’est ar­ri­vé que deux fois, en 1930 et en 1958, au­tant dire que le sou­ve­nir est as­sez flou. Mais il n’y a pas que dans la Pé­nin­sule que cette éli­mi­na­tion va faire un vide. Car l’Ita­lie est un géant de la com­pé­ti­tion, avec quatre titres, deux fi­nales et deux places dans le Top 4. L’Ita­lie pour­tant est dé­jà al­lée en Coupe du monde avec des équipes sim­ple­ment moyennes et elle y a même sou­vent très bien fi­gu­ré. Mais ne pas par­ve­nir à mar­quer un but en deux matches à ces Sué­dois tout juste so­lides est une faute grave. Le sé­lec­tion­neur Gian Pie­ro Ven­tu­ra, qui au­ra choi­si de mou­rir avec ses mau­vaises idées et n’au­ra don­né qu’un quart d’heure de jeu en deux matches à Lo­ren­zo In­signe, son plus grand ta­lent, n’y sur­vi­vra sans doute pas. Mais c’est toute l’Ita­lie du foot­ball qui ne pour­ra dé­sor­mais pas s’épar­gner une vaste ré­flexion sur son or­ga­ni­sa­tion et sur sa for­ma­tion, même si ce­la semble pa­ra­doxal à un mo­ment où la Sé­rie A se porte net­te­ment mieux qu’il y a quelques an­nées.

Une éli­mi­na­tion sous les yeux de 70.000 ti­fo­si

Avant la dé­so­la­tion et les larmes du coup de sif­flet fi­nal, l’am­biance à Mi­lan a tout de même été su­perbe et a confir­mé que le choix de San Si­ro, qui a réus­si son avant-match, était le bon. Pen­dant que le vais­seau mi­la­nais trem­blait, se­coué par les sauts et les hur­le­ments de plus de 70.000 ti­fo­si, les joueurs ita­liens ont ten­té de faire leur part de tra­vail et de ren­ver­ser le ro­buste onze sué­dois. Ils ont failli y par­ve­nir en fin de pre­mière pé­riode, avec deux oc­ca­sions très franches si­gnées Im­mo­bile (40e) puis Flo­ren­zi (45e). Ils ont mis du rythme, un peu plus en tout cas que lors du match al­ler, joué à une len­teur ter­ri­fiante. Mais ils ont beau­coup ra­té, en­core, avec des centres im­pré­cis et peu de jeu dans l’axe mal­gré les ef­forts de Jor­gin­ho. Le match était sur­tout ten­du, avec des pe­nal­ties ré­cla­més des deux cô­tés, quatre aver­tis­se­ments avant la pause, de l’in­quié­tude pour Bo­nuc­ci qui a joué un bon quart d’heure sur une jambe et beau­coup de contes­ta­tions. En se­conde pé­riode, Bo­nuc­ci a en­le­vé le masque qui pro­té­geait son nez cas­sé à l’al­ler et c’est tout San Si­ro qui a pous­sé en­core un peu plus fort. Flo­ren­zi d’une belle vo­lée (63e), Im­mo­bile (64e) ou sur­tout El Shaa­rawy, frus­tré par une belle pa­rade d’Ol­sen (87e), ont cru mar­quer et of­frir à Buf­fon au moins 30 mi­nutes de plus sous le maillot az­zur­ro. Mais l’Ita­lie, glo­ba­le­ment dé­com­po­sée de­puis sa dé­faite en sep­tembre en Es­pagne (0-3), n’a pas mar­qué et Buf­fon a com­men­cé à pleu­rer. Pour lui, l’heure de la re­traite in­ter­na­tio­nale est ar­ri­vée, à 39 ans et après 175 sé­lec­tions. Le gar­dien de l’équipe d’Ita­lie a donc confir­mé qu’il met­tait un terme à sa car­rière in­ter­na­tio­nale, après l’éli­mi­na­tion de la «Na­zio­nale» de la course à la Coupe du monde 2018 par la Suède. Le lé­gen­daire gar­dien ita­lien, 39 ans, avait dé­jà lais­sé en­tendre qu’il met­trait un terme à sa car­rière en sé­lec­tion à l’is­sue de la Coupe du monde, mais comme l’Ita­lie a été éli­mi­née et n’ira pas en Rus­sie, Buf­fon a dis­pu­té son der­nier match sous le maillot de l’Ita­lie.

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