Un taux de par­ti­ci­pa­tion de 97.6 %

Hier, les pro­fes­seurs des lycées et col­lèges ont en­ta­mé la sus­pen­sion des cours dé­ci­dée par la Fé­dé­ra­tion gé­né­rale de l’en­sei­gne­ment se­con­daire (Fges). Dans un com­mu­ni­qué pu­blié en dé­but d’après-mi­di, le taux de par­ti­ci­pa­tion na­tio­nale à la grève se si­tue

La Presse (Tunisia) - - LA UNE - A.CHRAIET

Hier, les pro­fes­seurs des lycées et col­lèges ont en­ta­mé la sus­pen­sion des cours dé­ci­dée par la Fé­dé­ra­tion gé­né­rale de l’en­sei­gne­ment se­con­daire (Fges). Dans un com­mu­ni­qué pu­blié en dé­but d’après-mi­di, le taux de par­ti­ci­pa­tion na­tio­nale à la grève se si­tue­rait au­tour de 97.6 %.

Le se­cré­taire gé­né­ral de la Fges a qua­li­fié ce mou­ve­ment « d’épo­pée mi­li­tante his­to­rique». Un de ses lieu­te­nants a, quant à lui, consi­dé­ré la par­ti­ci­pa­tion des en­sei­gnants à cette grève ou­verte « d’exem­plaire ». L’en­thou­siasme est à son comble chez les syn­di­ca­listes alors que l’in­quié­tude hante les es­prits des pa­rents. Hier, quelques en­sei­gnants ont bra­vé l’in­ter­dit et ont as­su­ré les cours. D’autres étaient contraints de faire su­bir des de­voirs de contrôle, pré­vus à l’avance, à leurs élèves. De nom­breux pa­rents sont ve­nus ac­com­pa­gner leurs en­fants pour leur évi­ter de res­ter dans la rue au cas où ils n’au­raient pas cours. Des dis­cus­sions entre des groupes de pa­rents se sont dé­rou­lées spon­ta­né­ment et ont tour­né, né­ces­sai­re­ment, au­tour de la suite à don­ner à cette crise qui semble per­du­rer. Elle tombe mal, juste à une pé­riode cru­ciale où l’on dev­rait nor­ma­le­ment se pré­pa­rer aux exa­mens. Au ni­veau so­cié­tal, la ten­sion est per­cep­tible avec la me­nace de por­ter l’af­faire de­vant une ju­ris­pru­dence qua­li­fiée pour dé­ter­mi­ner la res­pon­sa­bi­li­té des uns et des autres dans l’obs­truc­tion à pour­suivre les cours. L’As­so­cia­tion na­tio­nale de pro­tec­tion des pa­rents et des élèves hausse le ton et s’en re­met­trait à la jus­tice pour tran­cher. Le mi­nis­tère af­firme, de son cô­té, qu’il ap­pli­que­rait la loi et com­men­ce­rait à exé­cu­ter la me­sure concer­nant la re­te­nue sur sa­laire. Mal­gré les taux très éle­vés de par­ti­ci­pa­tion à cette grève, il y a de nom­breux pro­fes­seurs qui sont obli­gés de suivre la ten­dance sans trop de convic­tion. Les sources syn­di­cales font état d’un taux de par­ti­ci­pa­tion de 100 % à Sfax. En deuxième po­si­tion viennent les éta­blis­se­ments du gou­ver­no­rat de Sidi Bou­zid avec un taux de 99.78 %. En troi­sième po­si­tion on trouve les gou­ver­no­rats de Ké­bi­li et de Na­beul avec 99.5 %. Le taux le plus bas a été en­re­gis­tré à Mo­nas­tir avec 90 %. Certes, ces sta­tis­tiques émanent de source syn­di­cale. Le mi­nis­tère de l’Edu­ca­tion n’a rien pu­blié dans ce sens. Car il au­ra du mal à ob­te­nir des sta­tis­tiques puisque les syn­di­ca­listes ont in­ti­mé l’ordre aux cadres ad­mi­nis­tra­tifs et aux pro­vi­seurs de ne pas re­mettre les listes des en­sei­gnants gré­vistes aux com­mis­sa­riats ré­gio­naux comme le dé­par­te­ment de tu­telle l’exige. Les di­rec­teurs des éta­blis­se­ments se trouvent, ain­si, entre le mar­teau et l’en­clume.

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