Grant Thornton : Soi­rée Re­cru­te­ment Shine, un concept in­édit

Emer­gence de nou­velles formes de tra­vail, es­sor de la tech­no­lo­gie nu­mé­rique … Une ré­vo­lu­tion vient bous­cu­ler le confort des car­rières bâ­ties dans l’as­su­rance d’un mo­dèle qui a vé­cu. Rien n’ar­rive par ha­sard. Et si dé­sor­mais les en­tre­prises se di­rigent ver

Le Manager - - SOMMAIRE - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR RABAA HOUCINE

Comment l’idée d’une soi­rée re­cru­te­ment est-elle née ?

L’idée de l’or­ga­ni­sa­tion de la soi­rée re­cru­te­ment « Shine 0 GT » m’a tra­ver­sé en par­cou­rant des ex­pé­riences si­mi­laires. J’ai vou­lu em­boî­ter le pas aux grands en­tre­pre­neurs amé­ri­cains qui cherchent leurs nou­veaux col­la­bo­ra­teurs dans les grandes uni­ver­si­tés. Les di­plô­més du su­pé­rieur sont sou­vent li­vrés à eux­mêmes. Nombre d’entre eux ren­contrent de grandes dif­fi­cul­tés à ac­cé­der au mar­ché du tra­vail. Je ne me ré­signe pas à cette fa­ta­li­té. La jeu­nesse est le coeur bat­tant de notre pays. J’ai vou­lu lui en­voyer une onde d’es­poir.

Qui a sé­lec­tion­né les can­di­dats ?

Nous avons pris contact a vec les uni­ver­si­tés du ma­na­ge­ment, de la fi­nance et de la comp­ta­bi­li­té. L’ins­ti­tut des Hautes Etudes Com­mer­ciales (IHEC), l’ins­ti­tut Su­pé­rieur de la Comp­ta­bi­li­té et de l’ad­mi­nis­tra­tion des En­tre­prises (ISCAE), Tu­nis Bu­si­ness School (TBS), l’ecole Su­pé­rieure des Sciences Éco­no­miques et So­ciales, l’ins­ti­tut des Hautes Études de Tu­nis (IHET) et d’autres qui font par­tie des fleu­rons de notre sys­tème uni­ver­si­taire ont été nos prin­ci­paux pour­voyeurs. Nous avons pris soin de ne faire au­cune dis­tinc­tion entre pu­blic et pri­vé. Le mi­nis­tère de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur a ac­cueilli notre idée avec bien­veillance. La sé­lec­tion a été ef­fec­tuée par les co­mi­tés uni­ver­si­taires. Nos clients et nos par­te­naires tels que L’UIB, Tu­ni­sie Va­leurs, Vi­vo Ener­gy et les re­pré­sen­tants du mi­nis­tère de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur se sont as­so­ciés à nous, ils étaient pré­sents à cet évé­ne­ment qui s’est conclu par un cock­tail en l’hon­neur des étu­diants.

Quel était l’ob­jec­tif de cette soi­rée ?

Je crois à la so­li­da­ri­té ac­tive. Beau­coup sont res­tés du­bi­ta­tifs sur le bé­né­fice d’une telle soi­rée pour les or­ga­ni­sa­teurs. C’est un concept in­édit en Tu­ni­sie, je n’ai ja­mais dou­té ni de son uti­li­té ni de son ef­fi­ca­ci­té pour nous. Cette soi­rée a sus­ci­té une grande adhé­sion. Je sou­haite an­crer cette pra­tique en Tu­ni­sie. Ce n’est pas un ha­sard si les grandes en­tre­prises se di­rigent vers les uni­ver­si­tés pour y re­cru­ter les meilleurs pro­fils. Les études et le tra­vail ne sont pas deux exi­gences in­con­ci­liables. L’uni­ver­si­té reste avant tout un lieu de trans­mis­sion. Elle est un vec­teur d’ap­pren­tis­sage. La tech­ni­ci­té s’ac­quiert avec l’ex­pé­rience et elle m’im­porte peu. Nous sommes à même de l’in­cul­quer aux nou­veaux col­la­bo­ra­teurs. Pour nous, l’at­ti­tude et la ca­pa­ci­té de com­mu­ni­ca­tion sont beau­coup plus in­té­res­santes que l’as­pect tech­nique. C’est ce que nous avons es­sayé de dé­ce­ler à tra­vers l’im­pro­vi­sa­tion de pièces de théâtre aux­quelles les étu­diants se sont adon­né. Ce­la nous a per­mis d’ob­ser­ver l’at­ti­tude des étu­diants en si­tua­tion de dé­marche ac­tive. C’était notre prin­ci­pal ob­jec­tif.

Qu’avez-vous ré­ser­vé à ces jeunes ta­lents ?

Quand on leur four­nit le ter­rain pro­pice, les jeunes se sur­passent et in­novent. Cette soi­rée a été pour eux l’oc­ca­sion de dé­ployer toute la pa­no­plie de leur sa­voir-faire. Ils n’ont pas été dé­çus puisque 12 d’entre eux sont re­par­tis avec des ca­deaux. Cer­tains ont dé­cro­ché le gros lot et se­ront en stage chez GT pen­dant 6 mois. D’autres re­join­dront nos uni­ver­si­tés d’été tan­dis que les moins chan­ceux

se conso­le­ront avec la spa de l’hô­tel « The Re­si­dence ». Grant Thornton se char­ge­ra, par ailleurs, d’as­su­rer le sui­vi des 90 étu­diants ayant par­ti­ci­pé à la soi­rée : 20 per­sonnes se­ront re­cru­tées dans nos ca­bi­nets de conseil GT après une ré­par­ti­tion au préa­lable se­lon le do­maine de com­pé­tence – la com­pa­ti­bi­li­té, l e ma­na­ge­ment et l’au­dit. D’autres jon­gle­ront entre in­ter­mé­diaires en Bourse, banques et ex­perts comp­tables. Ils se­ront chez nos confrères et par­te­naires. Nous plan­che­rons en­fin sur le re­cy­clage et la ré­orien­ta­tion de cer­tains étu­diants à tra­vers des stages de for­ma­tion.

Comment ac­com­pa­gnez-vous vos jeunes re­crues ?

Nous or­ga­ni­sons plu­sieurs cycles de for­ma­tion, no­tam­ment dans le cadre du ré­seau Grant Thornton, telles, à titre d’exemple, des for­ma­tions tech­niques ou de sé­cu- ri­té in­for­ma­tique. Nous ac­cor­dons éga­le­ment beau­coup d’im­por­tance aux soft skills et à la maî­trise des langues. Nous coa­chons nos col­la­bo­ra­teurs dans ce sens. D’ailleurs, dans la salle à cô­té, un groupe de col­la­bo­ra­teurs est en cours d’an­glais. En plus de l’as­pect for­ma­tion, nous nous in­ves­tis­sons dans le bien- être et l’épa­nouis­se­ment de nos col­la­bo­ra­teurs et l’ins­tau­ra­tion d’une culture d’en­tre­prise.

Quelles sont vos am­bi­tions pour l’ave­nir ?

La té­mé­ri­té de ce concept saute aux yeux, sa fé­con­di­té aus­si. Le fil conduc­teur de cette opé­ra­tion est la conquête de nou­veaux mar­chés. Les meilleurs étu­diants par­ti­ront à l’as­saut de l’afrique cen­trale et fran­co­phone. Il y a au­jourd’hui de nom­breux gi­se­ments à ex­ploi­ter. Les ca­rences ob­ser­vées no­tam­ment dans les do­maines de L’IFRS et L’IPSAS (normes comp­tables in­ter­na­tio­nales pri­vées et pu­bliques) sont par­lantes, nous vou­lons les battre en brèche grâce à nos com­pé­tences. Nous sommes éga­le­ment pré­sents en France et en Bel­gique où nous in­ter­ve­nons dans le cadre de notre ré­seau en ma­tière d’au­dit. Je met­trai en­suite le cap sur Tri­po­li. C’est un mar­ché à re­ga­gner à l’aune de l’an­née 2018. Nos col­la­bo­ra­teurs toutes spé­cia­li­tés confon­dues sont en­tiè­re­ment tour­nés vers ces ob­jec­tifs. Les étu­diants pré­sents à la soi­rée ac­com­pa­gne­ront de­main les dé­fis que nous au­rons à re­le­ver. Ils se­ront les prin­ci­paux ac­teurs de la conquête de nou­veaux mar­chés.

Amine Ben Je­maa et Lam­jed Ben Mba­rek

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