Qui veut ga­gner des e-mil­lions ? Un monde peut en ca­cher un autre e-monde

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L’orsque nous avons eu la chance cette dé­cen­nie de dé­cou­vrir les nou­velles banques vir­tuelles comme Net­te­ler ou Pay­pal.. (ap­pe­lé les banques pure Player dans le jar­gon tech­nique) et s’y ré­fé­rer comme al­ter­na­tives aux banques clas­siques, tout le monde était content. On a même cru que nous avions at­teint le faîte de la mo­né­tique et que l’on vi­vait une der­nière ré­vo­lu­tion. Il n’en reste pas moins qu’en sui­vant les news éco­no­miques sur la chaîne BBC ces der­niers mois qui fai­saient état de l’ex­tra­or­di­naire mul­ti­pli­ca­tion de la va­leur du Bit­coin (cette mon­naie vir­tuelle et par­fois sup­po­sée ima­gi­naire) en un court laps de temps qui a frô­lé dé­but juin 7500 dinars (7450 DT) et la va­leur de Ethe­reum (autre mon­naie sup­po­sée ima­gi­naire) qui a été mul­ti­pliée par 10 en seule­ment quelques mois pas­sant de 72 Dinars à 931 Dinars, on com­prend pour­quoi avec In­ter­net, un monde peut en ca­cher un autre…

Un peu d’his­toire

Pour la gé­né­ra­tion Z (née après 1995), cer­taines pra­tiques in­tui­tives pour celles d’avant se­raient anec­do­tiques pour ces Z. A titre d’exemple, une banque a tou­jours été une ins­ti­tu­tion fi­nan­cière ayant un siège cen­tral et des agences aux­quelles on se di­ri­geaient pour dé­po­ser ou faire des re­traits d’ar­gent. Il fal­lait faire la file pour avoir un ex­trait, re­ti­rer nos fonds ou dé­po­ser une de­mande de cré­dit contri­buant à ré­mu­né­rer chaque mois plu­sieurs cen­taines de gens qui tra­vaillait dans ces banques pour nous of­frir des services pas tou­jours de qua­li­té. Oui chers amis nés après la ré­vo­lu­tion. Cer­tai­ne­ment un sou­rire mo­queur se des­sine sur vos lèvres mais c’était notre quo­ti­dien.

Chers Z Sla­shers, heu­reu­se­ment que nous avons In­ter­net en com­mun !

Ce terme « Sla­shers » vient de la jux­ta­po­si­tion de plu­sieurs titres ou rôles sé­pa­rés par le sym­bole« / » dé­nom­mé ”slash“. En d’autres termes, pour chaque Sla­sher , plu­sieurs tâches peuvent être conco­mi­tantes grâce à In­ter­net. D’em­blée, cette gé­né­ra­tion res­pire l’au­to-ap­pren­tis­sage grâce à tous les ca­naux Phy­sique , Phy­gi­tal , In­ter­net, MOOC (Mas­sive Open On­line Course), Fa­ce­book, E-book, Youtube et la liste est in­fi­nie. Donc lorsque vous dites ou pro­non­cez des mots comme Net­te­ler, Skrill, Pay­pal ou Payo­neer de­vant ces Sla­shers, point be­soin d’en ra­jou­ter ! Peut-être même qu’ils en­ri­chi­ront votre dic­tion­naire avec des exemples pra­tiques à l’ap­pui ! Et pour nous les (gé­né­ra­tion X ou Y) nous sa­vons que ce sont les banques vir­tuelles qui per­mettent l’en­voi et la ré­cep­tion d’ar­gent sur In­ter­net et qui pro­curent des cartes ban­caires pour re­ti­rer des fonds de­puis les dis­tri­bu­teurs comme DAB/ATM ( qui dis­pa­raî­tront pro­ba­ble­ment bien­tôt). On as­siste même, ces deux der­nières an­nées, à l’ex­plo­sion des néo-banques ou banques qui opèrent ex­clu­si­ve­ment sur In­ter­net et/ou Mo­bile. Cer­taines d’en­treelles ont été lan­cées de­puis une di­zaine d’an­nées par des grandes banques clas­siques qui ont bas­cu­lé peu à peu dans le di­gi­tal et le mo­bile. Tou­te­fois, le plus re­mar­quable est que, de­puis à peine deux ans, des start-up qui n’ont au­cun lien avec le sec­teur ban­caire ont ac­cep­té le dé­fi de ré­in­ven­ter la banque et chan­ger la mo­né­tique dans le monde en­tier. L’in­car­na­tion par ex­cel­lence de ce mo­dèle en Eu­rope ac­tuel­le­ment est la ré­cente Fin­tech al­le­mande Num­ber 26, de­ve­nue ré­cem­ment N26, après avoir obtenu sa propre li­cence ban­caire. Te­nez-vous bien, elle jure de faire ou­blier à ses clients les pro­blèmes des banques clas­siques en pro­po­sant même de les faire pro­fi­ter d’un prêt de­puis son ap­pli­ca­tion mo­bile en moins de 20 se­condes !

Le fu­tur dans le pas­sé..

Ce­ci est dans l’ordre na­tu­rel des choses au vu de la mon­tée des Fin­tech, ces nou­velles tech­no­lo­gies ap­pli­quées à la

fi­nance. Les pre­miers des­cen­dants de la gé­né­ra­tion Z com­mencent à mû­rir et de­ve­nir de plus en plus au­to­nomes. Mais que dire d’une va­leur qui s’est mul­ti­pliée 10 fois en moins de six se­maines ou ex­pli­quer une autre mon­naie qui a aug­men­té de sa va­leur de plus 4400% en moins de six mois? En d’autre termes sa va­leur s’est mul­ti­pliée 45 fois en un se­mestre !! Oui ce sont les nou­velles mon­naies cryp­to-cur­ren­cy ou cryp­to-mon­naies en fran­çais. Les plus connues sont les Bit­coin, Ethe­reum, Dash, Mo­ne­ro, Ripple, Li­te­coin et la liste est très longue. L’an­cêtre de ces cryp­to-mon­naies c’est le Bit­coin. Pour re­mon­ter dans le temps, le Bit­coin a été créé entre 2009 et 2010 par Sa­to­shi Na­ka­mo­to. Cer­taines his­toires ra­content que c’est un Ja­po­nais de 37 ans, d’autres disent que c’est un groupe de per­sonnes. La seule chose dont on est sûr est qu’il n’existe au­cun trace of­fi­cielle de l’iden­ti­té créa­trice de ce Bit­coin. Ces cryp­to-mon­naies ou mon­naies vir­tuelles sont dé­cen­tra­li­sées et fonc­tionnent grâce aux uti­li­sa­teurs sans au­cune au­to­ri­té cen­trale, à l’in­verse des mon­naies fi­du­ciaires qui sont des mon­naies gé­rées par des au­to­ri­tés cen­trales tels le Dinar, l’eu­ro, le Dol­lar, le Franc suisse et toutes les mon­naies clas­siques. Le Bit­coin est la mon­naie de ré­fé­rence de toutes ces cryp­to-mon­naies. C’est comme le dol­lar des Etats-unis ou l’eu­ro de l’eu­rope. En oc­tobre 2009, un Bit­coin va­lait moins de 0.002 $. Le 12 juin 2017, ce même bit­coin a at­teint un re­cord de 2962 $. Les his­toires de per­sonnes de­ve­nues sou­dai­ne­ment mil­liar­daires en quelques an­nées grâce à un achat de Bit­coin d’une va­leur ne dé­pas­sant pas les 100 $ sont lé­gion ! Donc vous avez bien com­pris le Bit­coin est une de­vise à part et qu’elle n’existe pas sous forme de billets (ni de pièces bien sûr). Vous pou­vez l’uti­li­ser pour payer des biens ou services. Les ex­perts jugent que sa va­leur évo­lue­ra au cours du temps (sur­tout sur le moyen terme). Vous pou­vez aus­si spé­cu­ler sur le long terme ou aus­si pro­fi­ter de sa vo­la­ti­li­té en l’ache­tant puis en la ven­dant ra­pi­de­ment pour pro­fi­ter d’une plus-va­lue.

Va­leurs folles ou e-monde fou ?

Ce qui est im­por­tant et fou en­core est que de nou­velles cryp­to-mon­naies nées cette der­nière an­née ont eu une évo­lu­tion aus­si dras­tique que celle du Bit­coin. Ce sont les Alt­coin, soit les cryp­to-mon­naies al­ter­na­tives et qui gé­nèrent plus de 200% voire 1000%, al­lant par­fois jus­qu’à même 90000 % de leur va­leur. Ce qui si­gni­fie que si vous avez ac­quis des Alt­coin pour une va­leur de 1.000 dinars, vous ob­tien­drez 91.000 DT et ce­ci sur une courte pé­riode ne dé­pas­sant pas 6 ou 9 mois ! Et bien sûr, si vous avez ac­quis des Alt­coins pour 15 mille dinars, vous au­rez plus de 1 Mil­liard et 350 mil­lions en moins d’une an­née ! Mille dinars don­ne­ront 50.000DT, 20.000 dinars 1 Mil­lion de dinars... Qui veut ga­gner des mil­lions ? Va­leurs de­ve­nues folles dans ce monde ? Ou bien va­leurs nor­males dans un monde fou ? Est-ce qu’il y a une li­mite entre le réel et l’ima­gi­naire ? Rêve ou réa­li­té, les mêmes ques­tions po­sées de­puis la nuit des temps se ré­pètent sous une autre forme. Es­pé­rons que les élus comme Néo trou­ve­ront les e-ré­ponses…

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