Ta­bar­ka Jazz Fes­ti­val : le come-back

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Les jaz­zo­philes l’at­ten­daient avec im­pa­tience, le voi­là de re­tour. Ta­bar­ka Jazz Fes­ti­val, ré­cla­mant à une époque sa place par­mi les cinq pre­miers évé­ne­ments ar­tis­tiques du monde, re­prend cette an­née dans une édi­tion vi­sant à souf­fler un vent de fraî­cheur sur la ville et à faire re­naître ce fes­ti­val de ses cendres. Le fes­ti­val, créé en 1973 et re­lan­cé en 1997, a connu une sé­rie de dif­fi­cul­tés à par­tir des an­nées 2000. Mal­gré maintes ten­ta­tives pour le re­lan­cer, ce n’est qu’en 2017 qu’il a en­fin pu confir­mer sa nou­velle édi­tion qui se tien­dra du 21 au 29 juillet 2017, dans l’en­ceinte de la cé­lèbre Ba­si­lique.or­ga­ni­sé avec le sou­tien du mi­nis­tère du Tou­risme et de l’ar­ti­sa­nat et ce­lui des Af­faires cultu­relles, le fes­ti­val am­bi­tionne de ra­vi­ver cette ma­ni­fes­ta­tion se­lon les normes in­ter­na­tio­nales, en y pro­gram­mant des noms dignes d’un fes­ti­val qui a vu dé­fi­ler, dans un pas­sé pas très loin­tain, des lé­gendes du jazz à l’ins­tar de Bar­ba­ra Hen­dricks, Kool & The Gang et Miles Da­vis. Si l’an­née der­nière, le fes­ti­val a com­men­cé à re­prendre sa place par­mi les nou­veaux fes­ti­vals tunisiens dé­diés au jazz, il compte en ef­fet at­teindre de nou­veau son apo­gée et pro­met cette an­née de pla­cer la barre très haut en pro­gram­mant de grandes stars de la scène in­ter­na­tio­nale ve­nues de France, du Ma­roc, d’al­gé­rie, des EtatsU­nis, de Cu­ba, de Tu­ni­sie et de Haï­ti. Et c’est Jo­wee Omi­cil qui ou­vri­ra le bal. Cet ar­tiste no­made fait re­ten­tir ses sons des Ca­raïbes et d’orient à New York, Pa­ris, Haï­ti, Mon­tréal et j’en passe. Pen­dant la même soi­rée, la di­va amé­ri­caine du blues mo­derne, Beth Hart, ini­tiée au pia­no dès ses 4 ans et jon­glant au­jourd’hui entre rock, blues et soul, se pro­dui­ra pour la pre­mière fois en Tu­ni­sie. Le len­de­main, ce se­ra au tour de la chan­teuse ma­ro­caine Oum dont la voix af­fir­mée, entre des ai­gus perçants et des choeurs lé­gers, nous em­mè­ne­ra dans un voyage riche en émo­tions. Pen­dant la soi­rée du 24 juillet, les Tunisiens se­ront à l’hon­neur avec Sa­bry Mos­bah et le groupe Bé­na­rès, un trio d’au­teurs-com­po­si­teurs pos­sé­dant un ré­per­toire com­po­sé de créa­tions ori­gi­nales tein­tées d’in­fluences folk, soul et blues. Le len­de­main, ce se­ra au tour de Ro­ber­to Fon­ces­ca-abuc, im­po­sé de­puis une quin­zaine d’an­nées comme l’un des pia­nistes les plus doués et les plus po­pu­laires de sa gé­né­ra­tion et in­car­nant la ren­contre du jazz avec la mu­sique cu­baine d’hier et d’au­jourd’hui. La soi­rée du 28 juillet se­ra ani­mée par le vir­tuose de la gui­tare Stan­ley Jor­dan – Ma­gic Touch et Dee Dee Bridg­wa­ter qui puise son ins­pi­ra­tion dans la grande Et­ta James. La soi­rée de clô­ture se­ra quant à elle ani­mée par Lu­cky Pe­ter­son, lé­gende vi­vante du Blues et dont la mu­sique puise dans un ré­per­toire qui va de la Soul, du R’N’B au Rock’n’roll. Après l’édi­tion 2016 an­non­çant le re­tour de Ta­bar­ka Jazz Fes­ti­val dans sa ver­sion lé­gen­daire du bon vieux temps, le co­mi­té d’or­ga­ni­sa­tion, sous l’égide du Mi­nis­tère du Tou­risme et de l’ar­ti­sa­nat et du Mi­nis­tère des Af­faires Cultu­relles et avec le fort sou­tien conti­nu des au­to­ri­tés ré­gio­nales, re­dou­ble­ra d’ef­forts cette an­née et n’hé­si­te­ra pas à mettre le pa­quet afin de sa­tis­faire son pu­blic. Alors amis du jazz, du so­leil, de la mer et de Ta­bar­ka « cette belle en­dor­mie », soyez au ren­dez-vous pour des va­cances sous le signe du chant et de la dance, pour «ne pas bron­zer idiot».

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