Ob­jets connec­tés La seule li­mite c’est votre ima­gi­na­tion !

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elon Wi­ki­pé­dia, les ob­jets connec­tés sont dé­fi­nis comme étant des ob­jets élec­tro­niques connec­tés sans fil, par­ta­geant des in­for­ma­tions avec un or­di­na­teur, un smart­phone ou une ta­blette. Vrai­sem­bla­ble­ment, c’est la dé­fi­ni­tion conven­tion­nelle ! Tou­te­fois, lorsque votre cer­veau est consi­dé­ré comme un ob­jet connec­té, la fron­tière entre le connec­té et le non-connec­té n’est plus évi­dente à cer­ner. A vrai dire, le clas­sique ou le conven­tion­nel évo­lue si ra­pi­de­ment que cette dé­fi­ni­tion de­vient presque ob­so­lète si­non in­com­plète.

Pour quel usage ?

Trans­port, sé­cu­ri­té, san­té, tech­no­lo­gie, aé­ro­nau­tique, mu­sique et la liste est très longue. Au­cun sec­teur n’est épar­gné. Ces cinq der­nières an­nées, grâce à l’usage mas­sif des nou­velles tech­no­lo­gies et à l’émer­gence du mo­bile et de ses ap­pli­ca­tions, les ob­jets connec­tés sont de­ve­nus d’un usage quo­ti­dien et se sont in­té­grés dans notre mode de vie. Dé­jà, la montre connec­tée est de­ve­nue au bout de deux ans un ac­ces­soire qui s’achète in­tui­ti­ve­ment avec le smart­phone. Ce mar­ché de montre connec­tée que les construc­teurs es­saient de s’ar­ra­cher avec une mul­ti­tude de nou­veaux mo­dèles chaque an­née comme Apple Watch, Sam­sung Gear, Hua­wei Watch, Po­lar, sans comp­ter le bra­ce­let spor­tif dont le mar­ché de­vient très concur­ren­tiel. C’est dire que ces bra­ce­lets per­mettent de cal­cu­ler vos dis­tances par­cou­rues et vos ca­lo­ries dé­pen­sées quo­ti­dien­ne­ment dans un ta­bleau de bord quo­ti­dien, heb­do­ma­daire et men­suel in­di­quant l’état de votre san­té. Pour les plus cu­rieux, plu­sieurs sites offrent des com­pa­ra­tifs des meilleurs bra­ce­lets spor­tifs connec­tés à ac­qué­rir. La san­té est un sec­teur pri­vi­lé­gié des ob­jets connec­tés à l’ins­tar des e-reins qui rem­pla­ce­ront les reins des per­sonnes qui ont une in­suf­fi­sance ré­nale. Dans quelques an­nées la dia­lyse se­ra de l’an­cienne his­toire. Une autre uti­li­sa­tion concer­ne­rait aus­si la lutte contre le can­cer. Une ma­la­die fou­droyante qui ôte la vie à des mil­lions de per­sonnes chaque an­née, alors que grâce à des na­no e-ob­jets on peut dé­tec­ter avec pré­ci­sion l’em­pla­ce­ment d’une tu­meur et la dé­truire de ma­nière plus ef­fi­ciente par des rayons X. De même, on peut éli­mi­ner les ef­fets se­con­daires de la chi­mio­thé­ra­pie : un mi­cro-ro­bot rem­pli de mé­di­ca­ments agit spé­ci­fi­que­ment sur la cel­lule can­cé­reuse. Il s’agit d’une ré­vo­lu­tion de grande en­ver­gure car elle épargne le ma­lade des désa­gré­ments de la chi­mio­thé­ra­pie. Ce­ci nous rap­pelle la sé­rie des des­sins ani­més « Il était une fois… la Vie » des an­nées 80 où les cap­sules et voi­tures voya­geaient dans le corps hu­main pour l’ex­pli­quer aux en­fants et aux adultes cu­rieux. Simple coïn­ci­dence, d’ici 2020 on ne se­ra pas loin de ce scé­na­rio des des­sins ani­més où des ro­bots cir­culent dans notre corps afin de tuer vi­rus et bac­té­ries sans au­cun

mé­di­ca­ment ! Les ob­jets connec­tés sont très ré­pan­dus aus­si dans le sec­teur de la do­mo­tique, smart cui­sine, e-ré­fri­gé­ra­teur ca­pables de com­man­der tout ce qu’il faut (bois­sons, lé­gumes, fruits..), théière connec­tée, ma­chine à ca­fé, mi­roir connec­té, pneus connec­tés et même les prises de cou­rant sont aus­si connec­tées pour dé­tec­ter s’il faut vrai­ment en­voyer du cou­rant élec­trique à la chose bran­chée. La peur que les bé­bés mettent les doigts dans des prises élec­triques se­ra dé­sor­mais de l’an­cienne his­toire ! Les ob­jets connec­tés per­mettent aus­si de réa­li­ser des éco­no­mies sur l’uti­li­sa­tion de l’eau, la consom­ma­tion de l’élec­tri­ci­té et du gaz avec un ta­bleau de bord sur votre té­lé­phone pour être aler­té et pou­voir in­ter­ve­nir en cas d’ano­ma­lie ou d’une uti­li­sa­tion ex­ces­sive. Con­nec­tez- moi à mon cer­veau ! Comme ex­pli­qué en amont, les e-ob­jets ont été créés pour nous sim­pli­fier la vie, as­su­rer les tâches quo­ti­diennes, faire cer­taines opé­ra­tions d’une fa­çon au­to­ma­ti­sée grâce aux nou­velles tech­no­lo­gies. Le but est que l’homme puisse avoir du temps libre. En sep­tembre 2017, des cher­cheurs sont par­ve­nus à connec­ter notre cer­veau à In­ter­net dans le cadre d’un pro­jet in­ti­tu­lé « Brain­ter­net ». Doc­teur Li­ron Pan­ta­no­witz, cher­cheur en charge du pro­jet, ex­plique que c’est une nou­velle fron­tière entre le cer­veau et les équi­pe­ments in­for­ma­tiques. Il dé­clare même qu’ « à l’ave­nir, il pour­rait y avoir des in­for­ma­tions trans­fé­rées dans les deux sens : en­trées et sor­ties au cer­veau». Nous pour­rons boos­ter notre cer­veau et aug­men­ter notre pou­voir cé­ré­bral en fai­sant un Upload/ Down­load des in­for­ma­tions ! Es­pé­rons qu’ils pré­voient un bou­ton ou une fonc­tion Echap dans le cas où le té­lé­char­ge­ment s’in­ter­rom­prait sur­tout dans les pays à faible dé­bit ou dans un scé­na­rio de bug in­for­ma­tique. Evi­tant ain­si un e-crash de notre cer­veau. Con­nec­tez-moi à ma voi­ture ! Si vous avez dé­jà connec­té votre cer­veau à votre smart­phone, ce nou­veau e-ob­jet ré­vé­lé ré­cem­ment en sep­tembre par le groupe Re­nault ne vous éton­ne­ra pas. Cet ob­jet connec­té s’in­tègre dans votre mai­son ( à l’in­té­rieur ou sur le toit ). Le mo­dèle est bap­ti­sé Sym­bioz qui n’est pas sim­ple­ment un vé­hi­cule mais une pièce sup­plé­men­taire dans le do­mi­cile. Le groupe Re­nault a pré­sen­té en dé­tail sur son site dé­dié au mé­dia ce nou­veau concept. Il s’agit d’un trois-en-un : élec­trique, au­to­nome et connec­té à tous les équi­pe­ments de votre do­mi­cile ( bien sûr connec­té à votre cer­veau , c’est évident !). Le vé­hi­cule a été pen­sé pour s’in­té­grer au coeur de la mai­son comme une nou­velle pièce pour y vivre. Se­lon Thier­ry Bol­lo­ré, di­rec­teur dé­lé­gué à la com­pé­ti­ti­vi­té de Re­nault : « La fa­çon dont nous uti­li­sons nos vé­hi­cules est en train d’évo­luer. Concen­tré de tech­no­lo­gies, l’au­to­mo­bile de­vient in­ter­ac­tive et pro­pose un es­pace per­son­na­li­sé qui connecte les pas­sa­gers aux autres vé­hi­cules, aux per­sonnes et aux ob­jets qui les en­tourent ». Et pour fi­nir, dé­sor­mais le pro­grès tech­no­lo­gique n’a de li­mites que notre ima­gi­na­tion. À quand la e-conscience qui se­ra uploa­dée par notre cer­veau afin de re­trou­ver notre hu­ma­ni­té, nous ré­con­ci­lier avec nous-mêmes pour vivre en paix ? Qui vi­vra e-ver­ra…

“trans­for­ma­tion nu­mé­rique” par­tielle (seule­ment au front-of­fice ou à une sé­lec­tion de dé­par­te­ments). Une vraie tran­si­tion di­gi­tale, ajoute-t-il, doit se faire dans une ap­proche ho­lis­tique qui en­globe tous les dé­par­te­ments de l’en­tre­prise. L’échec de la trans­for­ma­tion di­gi­tale peut éga­le­ment éma­ner de fac­teurs exo­gènes : en­vi­ron­ne­ment lé­gis­la­tif in­adé­quat, pool de com­pé­tences li­mi­té, une in­fra­struc­ture pu­blique li­mi­tée. Les ma­chines pour hu­ma­ni­ser le tra­vail L’in­fluence du di­gi­tal sur les RH est bien vi­sible dès la phase de re­cru­te­ment. Ain­si, la fiche em­ployé/can­di­dat ne se li­mite plus à ce qu’il/elle four­nit dans son CV. On parle de nos jours de pro­fils en­ri­chis grâce aux so­lu­tions RH qui per­mettent aux re­cru­teurs de pui­ser dans les mines d’or que sont les ré­seaux so­ciaux, no­tam­ment Fa­ce­book et Lin­ke­din, a fait sa­voir Omar Tri­ki, head of mar­ke­ting à So­pra HR. L’en­vi­ron­ne­ment de tra­vail a éga­le­ment connu des chan­ge­ments ma­jeurs ces der­nières an­nées, ré­sul­tant en des em­ployés de plus en plus mo­biles et connec­tés. Eu égard à ses mu­ta­tions, les so­lu­tions RH doivent s’adap­ter afin de per­mettre d’of­frir un en­vi­ron­ne­ment de tra­vail très convi­vial, comme l’a bien no­té Omar Tri­ki. “L’en­tre­prise qui sou­haite main­te­nir ses ta­lents doit leur four­nir les trois ‘P’ : le Plai­sir de tra­vailler, la Pro­tec­tion (en cas d’er­reurs) et la Per­mis­sion (ga­ran­tis­sant plus de créa­ti­vi­té)”, a in­di­qué Ra­faa Jem­li. Et d’ajou­ter : “Ce n’est plus pos­sible de de­man­der aux jeunes constam­ment connec­tés de se dé­con­nec­ter com­plè­te­ment en en­trant dans l’en­tre­prise”. Une vue à 360° sur l’en­tre­prise Les sys­tèmes d’en­ter­prise Re­source Plan­ning (ERP) sont des so­lu­tions lo­gi­ciels in­té­grées dont la mis­sion est d’as­su­rer la ges­tion des au­to­ma­ti­sés. L’idée est d’avoir un aper­çu sur tous les pro­cess au sein de l’en­tre­prise, aus­si bien de pro­duc­tion que de mé­tiers de sup­port. L’ERP trouve tout son sens, d’après Ad­nane Jer­raya du ca­bi­net PWC, avec l’ar­ri­vée en 2011 de l’in­dus­trie 4.0. Cette der­nière est ca­rac­té­ri­sée par la di­gi­ta­li­sa­tion aus­si bien ver­ti­cale (des échanges au sein d’une même en­tre­prise) qu’ho­ri­zon­tale (les échanges entre l’en­tre­prise et ses four­nis­seurs), par la di­gi­ta­li­sa­tion de l’offre et des ser­vices, et la nu­mé­ri­sa­tion du bu­si­ness mo­dèle et de l’ac­cès des clients, pour­suit Jem­li. Pour que L’ERP entre réel­le­ment dans la dé­fi­ni­tion de l’in­dus­trie 4.0, il fau­drait y ajou­ter de nou­velles tech­no­lo­gies et gref­fer des­sus des so­lu­tions no­va­trices comme la réa­li­té aug­men­tée. Google, par exemple, a dé­ve­lop­pé une édi­tion En­tre­prise de ses lu­nettes connec­tées “Glass”. Ces der­nières sont ac­tuel­le­ment uti­li­sées par les ou­vriers pour ac­cé­der ra­pi­de­ment et ef­fi­ca­ce­ment à des in­for­ma­tions utiles sur la tâche à ac­com­plir. Bien que l’exis­tence même d’un ERP au sein d’une en­tre­prise dé­montre sa ca­pa­ci­té à gé­rer un tel sys­tème et à au­to­ma­ti­ser les pro­ces­sus, une telle in­té­gra­tion n’est guère une étape es­sen­tielle pour la réus­site de sa tran­si­tion di­gi­tale, ex­plique Ad­nane Jer­raya. Et d’ajou­ter : “Ce n’est pas en met­tant en place un ERP que les en­tre­prises vont se di­gi­ta­li­ser”. En guise de re­com­man­da­tions, l’ex­pert de PWC a ap­pe­lé les so­cié­tés sou­hai­tant ins­tal­ler un tel sys­tème à dres­ser la liste des ob­jec­tifs qu’elle dé­sire at­teindre et à dé­fi­nir les com­pé­tences dont elle pour­rait avoir be­soin (et de faire les re­cru­te­ments né­ces­saires, si be­soin est). Et pour ti­rer plei­ne­ment pro­fit des don­nées col­lec­tées grâce à L’ERP, Mon­sieur Jer­raya conseille les en­tre­prises à “bâ­tir” leur com­pé­tence d’ana­lyse de don­nées in-house. Une vi­sion glo­bale de la lo­gis­tique La lo­gis­tique, rap­pelle Mond­her Khan­fir, de Co­lom­bus Consulting. a vu le jour dans les an­nées 90, comme un concept glo­bal. Il a ce­pen­dant été consta­té que l’op­ti­mi­sa­tion de cha­cun des maillons n’in­duit pas for­cé­ment celle de la to­ta­li­té de la chaîne. “Il a fal­lu donc bas­cu­ler vers une ap­proche sys­té­mique avec la mise en place de sys­tèmes com­mu­ni­cants et, sur­tout, de lo­giques opé­ra­toires et dé­ci­sion­nelles glo­bales”, a dé­cla­ré Khan­fir, La com­plexi­té de la ges­tion des chaînes lo­gis­tiques émane du fait qu’il faut gé­rer, non seule­ment le temps et l’es­pace, mais éga­le­ment les don­nées. Ain­si, Khan­fir dé­fi­nit la sup­ply chain comme étant “l’art de ser­vir le bon pro­duit au bon client, au bon mo­ment et là où la de­mande existe”. Et pour mieux gé­rer cette de­mande, il est es­sen­tiel de dis­tin­guer entre les fac­teurs aléa­toires et ceux pré­vi­sibles dans une sup­ply chain. La sup­ply chain doit ain­si te­nir en compte du flux des don­nées, tout comme les flux phy­sique et fi­nan­cier. Ain­si, si chaque dé­par­te­ment d’une en­tre­prise a son propre sys­tème d’in­for­ma­tion, l’or­ga­ni­sa­tion fi­ni­rait par se re­trou­ver dans un patch­work in­con­sis­tant. Une telle si­tua­tion peut éga­le­ment créer des conflits entre les dif­fé­rents com­par­ti­ments. Pour ré­soudre cette si­tua­tion, il suf­fit de créer des ca­naux et des pro­to­coles pour per­mettre aux dif­fé­rents sys­tèmes de com­mu­ni­quer et d’échan­ger. La co­di­fi­ca­tion des ar­ticles et des pro­duits peut éga­le­ment contri­buer à la sim­pli­fi­ca­tion de la com­mu­ni­ca­tion. Pour me­su­rer la per­for­mance d’une sup­ply chain, Mond­her Khan­fir pro­pose de se fo­ca­li­ser sur la me­sure de l’uti­li­sa­tion des ac­tifs, qu’ils soient ma­té­riels ou non. La tech­no­lo­gie, ex­plique Khan­fir, per­met d’at­teindre un meilleur taux d’uti­li­sa­tion. “Nous vi­vons dans un monde qui a su­rin­ves­ti de­puis des dé­cen­nies, au point que nous nous trou­vons au­jourd’hui avec un dés­équi­libre : l’offre mon­diale de pro­duits et de ser­vices dé­passe lar­ge­ment la de­mande sol­vable. Ce­la pour­rait em­pê­cher des éco­no­mies d’ émer­ger mais la tech­no­lo­gie nous offre une meilleure chance pour l’uti­li­sa­tion des ca­pa­ci­tés exis­tantes, nous ras­sure-t-il.

Par WIS­SEM OUES­LA­TI Ex­pert IT & E-com­merce www.wis­se­moues­la­ti.com

He­di Mi­chau, Omar Tri­ki et Ra­faa Jem­li Mon­ther Kha­fir

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