LES SE­CRETS DES FOR­MA­TEURS DE CO­LUM­BIA UNI­VER­SI­TY POUR LES EN­SEI­GNANTS ET LES ÉTU­DIANTS EN EN­TRE­PRE­NEU­RIAT

Un eco­sys­tème en­tre­pre­neu­rial en ef­fer­ves­cence. L’édi­tion 2018 de l'open Star­tup Tu­ni­sia (OST) a été l’oc­ca­sion de ren­for­cer les ca­pa­ci­tés des ac­teurs et d’in­vi­ter deux émi­nents spea­kers : Ivy Schultz, as­so­ciate di­rec­tor of en­tre­pre­neur­ship pro­grams, Co­lu

Le Manager - - Entreprise Entrepreneuriat - MAY MSEHEL

I ls ont le coup d’oeil et ils ont pu dé­tec­ter ces graines d’en­tre­pre­neurs. Nous pou­vons même avan­cer qu’ils ont été im­pres­sion­nés par le po­ten­tiel des jeunes Tu­ni­siens, par leur créa­ti­vi­té et par leur cô­té in­no­vant. Ivy Schultz et Da­rio Vas­quez sont ve­nus as­su­rer une for­ma­tion aux étu­diants mais aus­si à leurs for­ma­teurs. Un trans­fert de sa­voir -faire en­tre­pre­neu­rial fut l’ob­jet des ren­contres. Les ex­perts sou­haitent voir émer­ger des li­cornes tu­ni­siennes, en ce pays mé­di­ter­ra­néen et au-de­là. Ils s’im­pliquent alors pour ai­der les ta­len­tueux à sur­mon­ter les routes ja­lon­nées d’em­bûches. “Parce que les épreuves pour un en­tre­pre­neur ne sont pas en­sei­gnées sur les bancs de l’école”, a af­fir­mé Ivy Schultz. La réa­li­té le confirme : les pro­grammes d’ini­tia­tion à l’en­tre­pre­neu­riat sont une oc­ca­sion en or pour les jeunes d’ac­qué­rir les com­pé­tences né­ces­saires à leur re­cru­te­ment par les star­tups et les en­tre­prises en plein es­sor. Mais, cha­cun des ex­perts, sculpte à sa ma­nière un pro­gramme d’en­tre­pre­neu­riat qu’il qua­li­fie de réus­si. Un pro­gramme d’en­ver­gure, d’après les dires de la res­pon­sable. Il se­rait à l’ori­gine de chan­ge­ments com­por­te­men­taux. En termes de suc­cès, le nombre de star­tups se­rait un in­di­ca­teur clé. Plus en­core, le nombre d’em­plois créés suite à ces pro­grammes est aus­si un élé­ment im­por­tant pour me­su­rer le suc­cès.

Un pro­gramme bien fi­ce­lé

Pour Ivy, c’est sur­tout l’as­pect in­ter­dis­ci­pli­naire qui per­met de créer des liens et des connexions entre les dif­fé­rentes com­po­santes d’un pro­jet réus­si. Elle étaye ses pro­pos : “À Co­lum­bia Uni­ver­si­ty, par exemple, nos pro­grammes les plus réus­sis sont ceux mis en place en col­la­bo­ra­tion entre les écoles de bu­si­ness et d’in­gé­nie­rie”. Quant à Da­rio Vas­quez, il es­time qu’il faut s’adap­ter aux nou­velles tech­no­lo­gies. Une forte com­po­sante tech­no­lo­gique dans les star­tups est un bon in­di­ca­teur de son suc­cès, as­sure-t-il. En outre, la ques­tion de la ré­gle­men­ta­tion a été abor­dée par Ivy Schultz. Une com­po­sante im­por­tante pour les star­tups se­lon elle. “Suivre de près la ré­gle­men­ta­tion en ma­tière d’en­tre­pre­neu­riat as­sure la ca­pa­ci­té à an­ti­ci­per les chan­ge­ments et à éla­bo­rer des stra­té­gies qui leur per- mettent de les sur­pas­ser”, a-t-elle ajou­té. Néan­moins, l’éco­sys­tème en­tre­pre­neu­rial tu­ni­sien n’est pas sans dé­faut. “Le plus grand pro­blème pour la Tu­ni­sie est le bran­ding”, a sou­li­gné la res­pon­sable. Mettre l’ac­cent sur le mar­ke­ting et le bran­ding per­met­trait aux pro­jets de rayon­ner, aus­si bien au ni­veau na­tio­nal qu’à l’in­ter­na­tio­nal, se­lon ses dires. Tant d’ac­ti­vi­tés et d’in­no­va­tion à l'in­té­rieur, alors que la plu­part des gens en de­hors de Tu­nis ne sont même pas conscients des ef­forts et de l’achar­ne­ment des en­tre­pre­neurs. Un gâ­chis à éli­mi­ner de l’équa­tion.

IVY SCHULTZ

DA­RIO VAS­QUEZ

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