Il est condam­né à la per­pé­tui­té

Le Temps (Tunisia) - - Faits De Société -

Un éva­dé de prison de­puis la Ré­vo­lu­tion, ar­rê­té

« Un pri­son­nier qui pro­fi­te­rait de la né­gli­gence du geô­lier pour re­cou­vrer sa li­ber­té, se­rait trop ex­cu­sable d’avoir sui­vi le pre­mier mou­ve­ment de la na­ture, pour de­voir être pu­ni ; mais si, re­te­nu pour crime, il cor­rom­pait le geô­lier et par­vient à le dé­ter­mi­ner à se sau­ver avec lui, dans le cas où ils vien­draient à être re­pris, tous deux cour­raient le risque d’être pu­nis de mort. » Tel est le sort d’un éva­dé se­lon une an­cienne ju­ris­pru­dence fran­çaise.

C’est dire que l’ins­tinct d’éva­sion exis­te­rait chez tout dé­te­nu, et se­rait même du do­maine de l’ins­tinct. Ce­la veut dire que c’est au garde et à l’ad­mi­nis­tra­tion pé­ni­ten­tiaire de faire de sorte qu’une éva­sion soit évi­tée par tous les moyens.

Si l’éva­dé pro­fite d’un cer­tain concours de cir­cons­tance telle qu’une émeute par exemple ou une ré­vo­lu­tion, il ne court pas le même risque que ce­lui qui use de la vio­lence pour par­ve­nir à ses fins. Dans ce cas l’au­teur des faits est sé­vè­re­ment sanc­tion­né lors­qu’il est ar­rê­té. Dans le cas d’es­pèce c’est un jeune de 37 ans éva­dé de prison qui a pro­fite des troubles et de la dé­rive sé­cu­ri­taire pen­dant la Ré­vo­lu­tion pour s’éva­der.

Ar­rê­té par les forces sé­cu­ri­taires à Jen­dou­ba, il s’est avé­ré être condam­né à la prison à per­pé­tui­té pour un meurtre.

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