Joueurs sur­es­ti­més ?

Le Temps (Tunisia) - - La Une - Mou­rad AYA­RI

Lors de la fi­nale , la do­mi­na­tion tech­ni­co-tac­tique des « Sang et Or » fut écra­sante. Il n’y avait pas pho­to entre les deux pro­ta­go­nistes de la fi­nale de sa­me­di. Ce­ci nous amène à par­ler de l’ef­fec­tif clu­biste que cer­taines consi­dèrent de qua­li­té. D’autres pensent que ses chefs de file sont au cré­pus­cule de leur car­rière. Les Che­ni­hi, Oues­la­ti, Ben Mus­ta­pha et sur­tout Khé­li­fa, Ya­hia sont-ils en­core ca­pables de faire aus­si bien qu’avant ? Pour les moins jeunes, s’agit-il de joueurs qui mé­ritent de por­ter le maillot clu­biste et sont-ils aus­si doués qu’on le pense ? Au­tant de ques­tions qui re­mettent en ques­tion beau­coup de choses et c’est lo­gique car les dé­faites ins­tallent gé­né­ra­le­ment les doutes. On ter­mi­ne­ra en rap­pe­lant que la toute nou­velle et der­nière re­crue clu­biste Jacques Bes­son er­ra comme une âme en peine pen­dant un peu plus de qua­rante-cinq mi­nutes. es­seu­lé en at­taque, il fut in­ca­pable d’in­quié­ter ben Che­ri­fa et ra­ta les gestes les plus élé­men­taires. Sa pres­ta­tion illustre par­fai­te­ment les li­mites af­fi­chées par la for­ma­tion clu­biste lors de la fi­nale. La dé­fense et If­fa sur la

sel­lette ! La dé­fense clu­biste a beau­coup per­du de sa so­li­di­té. L’an­née der­nière, elle fut ca­tas­tro­phique et mal­gré un lé­ger mieux au cours de cette in­ter­sai­son, elle conti­nue d’in­quié­ter les sup­por­ters clu­bistes. C’est sur­tout l’axe de la dé­fense qui in­quiète. D’ailleurs les deux buts en­cais­sés le prouvent. Deux tirs des dix-huit mètres en plein axe. Où sont Ja­zi­ri et If­fa et sur­tout ce der­nier que les sup­por­ters in­cri­minent le plus. If­fa est de moins en moins ap­pré­cié par les in­con­di­tion­nels « Rouge et Blanc ». Il est clair que ses pres­ta­tions mi­ti­gées ne l’aident pas à gar­der sa place dans les coeurs des sup­por­ters. Et il peut re­mer­cier le bon dieu d’être un en­fant du club et for­mé au parc A, si­non, on l’au­rait éjec­té de­puis long­temps. Mais il ne fau­drait pas lui faire por­ter le cha­peau et le rendre le seul res­pon­sable de cette dé­faite.

Srar­fi doit s’in­quié­ter Une fi­nale de Coupe suf­fit à elle seule pour mo­ti­ver n’im­porte quel joueur et pour le pous­ser à don­ner le meilleur de lui-même. Cette apo­théose est le rêve de n’im­porte quel joueur et c’est pour ce­la que l’on s’at­ten­dait à un meilleur ren­de­ment de la part des clu­bistes.

On at­ten­dait sur­tout de voir à l’oeuvre un cer­tain Bas­sem Srar­fi que nous avons qua­li­fié comme étant un fu­tur grand joueur. Face à l’es­pé­rance, il a re­trou­vé sa place de ti­tu­laire et le cou­loir droit de l’at­taque clu­biste et pen­dant toute la pre­mière pé­riode, on ne l’a presque ja­mais vu à l’oeuvre. Il fut très vite rem­pla­cé. La pres­ta­tion de Srar­fi lors de la fi­nale de sa­me­di face à l’es­pé­rance de Tu­nis in­quiète un peu car on n’a pas sen­ti chez le joueur cette en­vie de ga­gner et de se sur­pas­ser. Le joueur doit sa­voir qu’avec cette pas­si­vi­té, il n’ira pas loin car le don, à lui seul, peut ne pas suf­fire et les exemples ne manquent pas…

Ch­ni­hi

Ya­hia

Srar­fi

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