Ré­vé­la­tions per­son­nelles et uni­ver­selles

An­tho­ny Ka­va­nagh à « Juste pour rire » à Ham­ma­met

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

« C’est vous qui avez été le Show­man » de ce soir », lan­çait au pu­blic à la fin de son spec­tacle don­né ré­cem­ment au théâtre de plein air d’ham­ma­met le cé­lèbre hu­mo­riste ca­na­dien An­tho­ny Ka­va­nagh. Ce der­nier se pro­dui­sait dans le cadre de la pre­mière édi­tion de « Juste pour rire » en Tu­ni­sie. Il n’a, en ef­fet, lais­sé que de bonnes im­pres­sions au­près des nom­breux spec­ta­teurs qui avaient été ra­vis par sa per­for­mance. Un vrai « One Man Show » où l’ar­tiste a res­pec­té ce gene.

« C’est vous qui avez été le Show­man » de ce soir », lan­çait au pu­blic à la fin de son spec­tacle don­né ré­cem­ment au théâtre de plein air d’ham­ma­met le cé­lèbre hu­mo­riste ca­na­dien An­tho­ny Ka­va­nagh. Ce der­nier se pro­dui­sait dans le cadre de la pre­mière édi­tion de « Juste pour rire » en Tu­ni­sie. Il n’a, en ef­fet, lais­sé que de bonnes im­pres­sions au­près des nom­breux spec­ta­teurs qui avaient été ra­vis par sa per­for­mance. Un vrai « One Man Show » où l’ar­tiste a res­pec­té ce gene. Il y a ra­con­té le monde, ses atro­ci­tés et ses pa­ra­doxes à tra­vers l’évo­ca­tion de dé­tails pui­sés dans sa vie pri­vée, dans un style hu­mo­ris­tique et dra­ma­tique, à la fois. Il a dan­sé, chan­té et joué la co­mé­die. La lu­mière était certes pré­sente, mais avait été mal ex­ploi­tée, par mo­ments.

Sur une scène nue et glis­sante, due à une hu­mi­di­té dense et dans une at­mo­sphère ca­ni­cu­laire noc­turne, An­tho­ny Ka­va­nagh s’est « écla­té » à sou­hait. Son pro­pos éma­nait du coeur. Il y ex­pri­mait son amour et son at­ta­che­ment à la Tu­ni­sie qu’il re­trou­vait après quelques an­nées d’ab­sence. Il jouait, en plus, pour la pre­mière fois sur la scène du théâtre de plein air d’ham­ma­met. Cet ar­tiste a su uti­li­ser plu­sieurs mots en dia­lec­tal tu­ni­sien du­rant son spec­tacle et rat­ta­ché son dis­cours à l’ac­tua­li­té tu­ni­sienne, fran­çaise et in­ter­na­tio­nale. Ce qui sur­pre­nait et ré­ga­lait de plus belle les spec­ta­teurs pré­sents. Le feed­back était éta­bli et la confiance du pu­blic était ac­quise. D’ailleurs, An­tho­ny Ka­va­nagh a ré­vé­lé au pu­blic et tout au dé­but de sa pres­ta­tion, les dé­tails com­po­sant les étapes à suivre par un hu­mo­riste pour bien réus­sir son spec­tacle. Il a en plus fixé deux per­sonnes par­mi le pu­blic, dont il a ap­pris le pré­nom pour les ta­qui­ner cha­cun se­lon les cir­cons­tances des his­toires et tout au long du spec­tacle. Et ce soir-là, An­tho­ny Ka­va­nagh fai­sait ima­gi­ner aux spec­ta­teurs que son âme était re­des­cen­due sur la pla­nète terre où il fai­sait bon vivre,

où les atro­ci­tés et le ra­cisme sé­vis­saient en­core.

Plus on donne, plus on re­çoit

On ne comp­tait plus les his­toires nar­rées avec pré­ci­sion et qui se sui­vaient. L’hu­mo­riste in­car­nait les per­son­nages avec en plus des voix en off. Le show d’an­tho­ny Ka­va­nagh était un dia­logue di­rect avec le pu­blic, ce qui lui a don­né plus de vie et de réa­lisme. A la ques­tion du « Temps », po­sée au cours du point de presse or­ga­ni­sé à l’is­sue de ce show si ce spec­tacle n’était pas une sorte de cau­se­rie avec le pu­blic, An­tho­ny Ka­va­nagh nous a ré­pon­du que ce­la était vrai et fai­sait par­tie du conte. « Ce n’était pas que de l’hu­mour, c’est moi qui me dé­voile, ce­la me donne l’op­por­tu­ni­té d’être sé­rieux, car je vou­lais ra­con­ter autre chose pour que les gens puissent ré­flé­chir », a-t-il ajou­té. Et à la ques­tion si le spec­tacle était un show réa­liste, l’in­ter­lo­cu­teur a ré­pon­du par l’af­fir­ma­tive, car il s’ap­puie sur des faits réels et sur cer­taines convic­tions comme celle de la gra­ti­tude où plus on donne, plus on re­çoit.

Lot­fi BEN KHELIFA

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