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Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Le pré­sident Ba­rack Oba­ma, lors de sa pres­ta­tion de ser­ment en 2013 pour un se­cond man­dat, a pro­non­cé un dis­cours dans le­quel il a sou­li­gné la né­ces­si­té de ré­for­mer l’école amé­ri­caine pour l’adap­ter à son temps. Voi­là donc le pré­sident de la pre­mière puis­sance mon­diale, qui est à l’avant-garde de la re­cherche scien­ti­fique, la seule à avoir en­voyé des hommes sur la Lune, qui a contri­bué de fa­çon ex­tra­or­di­naire au dé­ve­lop­pe­ment des trai­te­ments pour la san­té, voi­là cette puis­sance qui re­met en cause son sys­tème sco­laire alors qu’elle est aus­si à l’avant-garde en ma­tière pé­da­go­gique. Ses scien­ti­fiques ont sou­le­vé le pro­blème.

Pour ai­gui­ser l’es­prit cri­tique des en­fants, il est né­ces­saire de dé­ve­lop­per da­van­tage l’en­sei­gne­ment des ma­thé­ma­tiques et des sciences. L’his­toire donne rai­son à ces hommes qui ré­flé­chissent sans cesse au de­ve­nir des so­cié­tés. L’hu­ma­ni­té n’a avan­cé que parce qu’elle a dé­ve­lop­pé les sciences. L’is­lam, en ce sens, est un exemple. Dès son ap­pa­ri­tion, ses sa­vants ont dé­ve­lop­pé l’as­tro­lo­gie, la chi­mie, les ma­thé­ma­tiques ; ils ont étu­dié et tra­duit les phi­lo­sophes grecs.

C’est grâce à cette re­li­gion que le monde connaît au­jourd’hui l’hé­ri­tage grec. L’is­lam a été le vé­ri­table pré­cur­seur de la re­cherche scien­ti­fique à une époque où l’oc­ci­dent se dé­bat­tait dans le Moyen-age. Ne dit-il pas qu’il faut re­cher­cher la science «du ber­ceau au tom­beau» et la de­man­der «jus­qu’en Chine s’il le faut» ? Lorsque Nou­ria Ben­ghe­brit a été nom­mée à la tête du mi­nis­tère de l’edu­ca­tion na­tio­nale, elle a trou­vé un sec­teur to­ta­le­ment si­nis­tré, avec un en­sei­gne­ment au ra­bais qui n’était pas fait pour créer l’homme de de­main. Femme de science, pé­da­gogue ayant fait ses preuves à l’échelle in­ter­na­tio­nale, elle s’est at­te­lée à la lourde et com­plexe tâche de lan­cer une école nou­velle, une école ré­for­mée, qui pro­pulse réel­le­ment le jeune Al­gé­rien dans le XXIE siècle. Elle s’est at­te­lée avec cou­rage et dé­ter­mi­na­tion à la tâche. Mais il y a les en­ne­mis in­té­rieurs de l’al­gé­rie qui ont vu dans son ac­tion un pro­jet contre le leur qui vise à plon­ger l’al­gé­rie dans l’obs­cu­ran­tisme et le moyen-age. Ils se sont d’abord at­ta­qués de fa­çon in­digne à sa vie pri­vée.

Ces char­la­tans et ces ra­qis qui uti­lisent l’is­lam pour en­traî­ner les Al­gé­riens dans la ré­gres­sion, le cré­ti­nisme et la dé­bi­li­té, pour leur ôter leur sens cri­tique afin qu’ils puissent gé­rer im­pu­né­ment les âmes, ces char­la­tans donc, la com­battent avec un dis­cours men­son­ger. Et ils sont prêts à mettre à nou­veau l’al­gé­rie à feu et à sang, comme l’a fait leur frère aî­né, le FIS, dans les an­nées 1990.

Ils veulent im­po­ser à la so­cié­té le wah­ha­bisme, cette plaie qui est au XXIE siècle ce qu’a été le na­zisme pour le XXE. Les «sa­vants» saou­diens disent bien que la Terre est plate et non ronde. Mme Ben­ghe­brit, face à toutes les mes­qui­ne­ries, la mi­so­gy­nie is­la­miste, les pro­pos in­dé­cents des ma­ni­pu­la­teurs de la re­li­gion, a prou­vé qu’elle est une bat­tante en ne bais­sant pas la garde de­vant des aven­tu­riers en perte de vi­tesse. La so­cié­té est dé­sor­mais vac­ci­née contre la dé­ma­go­gie de ces en­ne­mis de l’is­lam.

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