Au pays des mer­veilles…

Le Temps (Tunisia) - - La Une - Sa­mia HARRAR

Des opé­ra­tions chi­rur­gi­cales an­nu­lées, pour manque d'eau dans un hô­pi­tal, il faut se le­ver très tôt pour y avoir droit ! Mais au pays de tous les mi­racles, de tous les pos­sibles, de la chose et de son contraire étroi­te­ment en­la­cées, il ne faut s'éton­ner de rien. Comme il ne faut ju­rer de rien dans la fou­lée, parce que de toute fa­çon, l'on se­ra sur­pris. Im­man­qua­ble­ment. Et qu'à ce­la, nul n'y peut quelque chose. Jus­qu'à nou­vel ordre.

Des opé­ra­tions chi­rur­gi­cales an­nu­lées, pour manque d’eau dans un hô­pi­tal, il faut se le­ver très tôt pour y avoir droit ! Mais au pays de tous les mi­racles, de tous les pos­sibles, de la chose et de son contraire étroi­te­ment en­la­cées, il ne faut s’éton­ner de rien. Comme il ne faut ju­rer de rien dans la fou­lée, parce que de toute fa­çon, l’on se­ra sur­pris. Im­man­qua­ble­ment. Et qu’à ce­la, nul n’y peut quelque chose. Jus­qu’à nou­vel ordre. Et ce nou­vel ordre, c’est peu de dire que nous sommes lé­gion à l’ap­pe­ler de tous nos voeux! Car trop c’est trop! A cause des ra­tion­ne­ments en eau, dé­ci­dés, de­puis quelques temps, par la « SONEDE», l’hô­pi­tal ré­gio­nal « Ibn-jaz­zar » à Kai­rouan, au­rait vu l’an­nu­la­tion, -rien que ça!- le mer­cre­di et jeu­di, pu­re­ment et sim­ple­ment, de toutes les opé­ra­tions chi­rur­gi­cales de­vant avoir lieu, qu’elles soient ur­gentes ou pas d’ailleurs, parce que le bloc opé­ra­toire de­vant être asep­ti­sé, il fal­lait donc at­tendre le re­tour de la « manne », pour que la vie puisse re­prendre son cours « nor­mal », sa­chant que ce­la équi­vaut, pour cer­tain pa­tients en souf­france, à cou­rir un risque qu’il au­rait fal­lu ne pas leur faire cou­rir, une struc­ture hos­pi­ta­lière ne de­vant ja­mais, mais alors ja­mais, être as­su­jet­tie à de tels man­que­ments, met­tant en dan­ger la vie des ma­lades, suf­fi­sam­ment fra­gi­li­sés pour qu’ils soient, de sur­croît, pé­na­li­sés plus qu’à leur compte. Alors de deux choses l’une: ou la SONEDE a per­du le « nord », ou elle a per­du le « nord ». Dans les deux cas de fi­gure c’est im­pen­sable. In­tolérable. Parce que ce­la re­lève de l’ab­surde. Frac­tion­ner l’eau pour sou­la­ger un tant soit peu, les nappes hy­driques, ces der­niers temps mal-ali­men­tées, en at­ten­dant que des pluies di­lu­viennes viennent sau­ver la mise en les ré­ap­pro­vi­sion­nant en pro­fon­deur, c’est une chose. Mais en­glo­ber les hô­pi­taux dans ce « frac­tion­ne­ment », c’est une autre paire de manches, qu’il convient de re­voir, à l’aune des be­soins, et né­ces­si­tés vi­tales, qui se passent de tout com­men­taire, et qui doivent consti­tuer la ligne « rouge » à ne pas fran­chir, si l’etat ne veut pas tom­ber sous le cou­vert, de no­nas­sis­tance à per­sonne en dan­ger. Il faut veiller au grain. Et re­mon­ter cer­taines « bre­telles ». Il y a pé­ril en la de­meure…

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