Une «en­tente su­pé­rieure» sur la Dé­fense

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Le Brexit est l’oc­ca­sion pour Londres de re­dé­fi­nir sa co­opé­ra­tion avec les pays de l’union eu­ro­péenne en ma­tière de dé­fense, a dé­cla­ré hier le mi­nistre bri­tan­nique de la Dé­fense, prô­nant une «en­tente su­pé­rieure» dans ce do­maine avec Pa­ris. Deux mois après le vote qui de­vrait en­traî­ner la sor­tie du Royaume-uni de L’UE, Mi­chael Fal­lon a une nou­velle fois as­su­ré que son pays conti­nue­rait à jouer un rôle de pre­mier plan en ma­tière de sé­cu­ri­té eu­ro­péenne et a confir­mé que ses re­la­tions avec ses al­liés res­te­raient in­chan­gées. «Nous quit­tons l’union eu­ro­péenne mais les prin­cipes de sé­cu­ri­té eu­ro­péenne de­meurent», a-t-il dit lors de l’uni­ver­si­té d’été de la Dé­fense, à l’ecole Po­ly­tech­nique, à Pa­lai­seau (Es­sonne).

«Nous al­lons uti­li­ser le Brexit comme une nou­velle oc­ca­sion, non pas de re­cu­ler, mais d’in­ten­si­fier, de re­dé­fi­nir notre re­la­tion eu­ro­péenne de dé­fense», a-t-il ajou­té. «Per­sonne ne peut mettre en doute le fait que la Grande-bre­tagne conti­nue­ra à jouer un rôle cen­tral au ni­veau de la sé­cu­ri­té mon­diale et que la co­opé­ra­tion sé­cu­ri­taire avec nos al­liés eu­ro­péens et les autres res­te­ra forte», a-t-il pour­sui­vi. «L’his­toire a mon­tré que l’iso­le­ment n’est pas une op­tion et que notre sé­cu­ri­té est fon­da­men­ta­le­ment liée au conti­nent». Face aux in­quié­tudes sou­le­vées par la pers­pec­tive du dé­part de l’une des prin­ci­pales puis­sances mi­li­taires - avec la France - de l’union eu­ro­péenne, Mi­chael Fal­lon a as­su­ré que Londres ren­for­ce­rait son en­ga­ge­ment dans le cadre de l’otan et éga­le­ment sa co­opé­ra­tion avec l’al­le­magne. Mais «par des­sus tout, nous sou­hai­tons in­ten­si­fier notre re­la­tion étroite avec la France», liée à la Grande-bre­tagne par les trai­tés de Lan­cas­ter House de 2010, a-t-il dit. «La Grande-bre­tagne et la France bras des­sus bras des­sous dé­fen­dant le conti­nent que nous par­ta­geons, pro­mou­vant nos in­té­rêts dans le monde et pro­té­geant les va­leurs que nous ché­ris­sons», a-t-il sou­li­gné. «Nous at­ten­dons main­te­nant que vos (avions de com­batndlr) Ra­fale et nos Ty­phoon, que votre (porte-avions NDLR) Charles de Gaulle et notre Queen Eli­za­beth soient in­ter­chan­geables (...) dans le cadre d’une en­tente su­pé­rieure», a-t-il ajou­té, un clin d’oeil aux ac­cords dits de l’»en­tente cor­diale» si­gnés en 1904 entre Londres et Pa­ris. La Grande-bre­tagne est par ailleurs «main dans la main» avec la France sur la ques­tion de la li­ber­té de na­vi­ga­tion en mer de Chine mé­ri­dio­nale, une zone que se dis­putent plu­sieurs pays de la ré­gion, a sou­li­gné Mi­chael Fal­lon. Le mi­nistre fran­çais de la Dé­fense Jean-yves Le Drian a ap­pe­lé en juin à la mise en place de pa­trouilles na­vales eu­ro­péennes afin d’as­su­rer une «pré­sence vi­sible» dans la ré­gion. (Reu­ters)

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