L’in­dis­pen­sable ap­pli­ca­tion des prin­cipes de re­de­va­bi­li­té et de pu­ni­tion

Le Temps (Tunisia) - - Proximite -

«Face à l’am­pli­fi­ca­tion du phé­no­mène de la cor­rup­tion, le gou­ver­ne­ment et les ap­pa­reils de l’etat ne peuvent pas re­ga­gner la confiance des ci­toyens», a as­su­ré hier le mi­nistre de la Jus­tice Gha­zi Je­ri­bi. «On ne peut pas par­ler non plus de dé­ve­lop­pe­ment et d’in­ves­tis­se­ment en l’ab­sence d’un sys­tème de lutte contre la cor­rup­tion «, a-t-il es­ti­mé en marge de la 5e confé­rence an­nuelle du ré­seau arabe pour l’’in­té­gri­té et la lutte contre la cor­rup­tion. Au deuxième jour de cette confé­rence qui se pour­suit jus­qu’au 7 sep­tembre 2016, il a ju­gé in­dis­pen­sable d’ap­pli­quer les prin­cipes de re­de­va­bi­li­té et de pu­ni­tion contre toute per­sonne dont l’im­pli­ca­tion est prou­vée dans des af­faires de cor­rup­tion.

Face à l’évo­lu­tion des formes de cor­rup­tion, Je­ri­bi a plai­dé en fa­veur de l’amé­lio­ra­tion des mé­ca­nismes de lutte contre ce phé­no­mène qui, a-t-il dit, «ne doivent au­cu­ne­ment être dé­te­nus en mo­no­pole par une seule par­tie».

«Les nou­velles lé­gis­la­tions et les ins­ti­tu­tions de lutte contre la cor­rup­tion ne peuvent à elles seules ve­nir à bout de la cor­rup­tion», a-t-il ajou­té, met­tant l’ac­cent, à ce pro­pos, sur la né­ces­si­té d’ins­tau­rer une cul­ture de lutte contre la cor­rup­tion et de choi­sir le pro­fil adé­quat pour chaque poste, loin de toute forme de ré­gio­na­lisme ou d’al­lé­geances par­ti­sanes.

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