Au scal­pel s'il le faut…

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

Il était temps. En l'ab­sence d'etat, d'un Etat fort ce­la s'en­tend, les sou­ris ne font pas que dan­ser. Elles écument les fon­de­ments, fai­sant feu de tout bois, sans se sou­cier le moins du monde, de se­mer le chaos alen­tour, ré­dui­sant tout à l'état de gruyère, et usant, jus­qu'à la trame, tout ce qui en consti­tue les points de force, jus­te­ment pour en af­fai­blir les struc­tures, jus­qu'à ce que mort s'en suive, afin d'ins­tau­rer un nou­veau règne, qui se­rait for­cé­ment aux an­ti­podes, vou­lant du neuf à la place du vieux, sa­chant que ce neuf, se­rait du dé­ca­ti, moi­si et rance, qui sent des pieds jus­qu'à écoeu­re­ment.

Il était temps. En l’ab­sence d’etat, d’un Etat fort ce­la s’en­tend, les sou­ris ne font pas que dan­ser. Elles écument les fon­de­ments, fai­sant feu de tout bois, sans se sou­cier le moins du monde, de se­mer le chaos alen­tour, ré­dui­sant tout à l’état de gruyère, et usant, jus­qu’à la trame, tout ce qui en consti­tue les points de force, jus­te­ment pour en af­fai­blir les struc­tures, jus­qu’à ce que mort s’en suive, afin d’ins­tau­rer un nou­veau règne, qui se­rait for­cé­ment aux an­ti­podes, vou­lant du neuf à la place du vieux, sa­chant que ce neuf, se­rait du dé­ca­ti, moi­si et rance, qui sent des pieds jus­qu’à écoeu­re­ment. C’est le cas de « Hizb Et­tah­rir », et de tous ses af­fi­liés, qui dé­testent l’etat de droit, la Ré­pu­blique et tous ses co­rol­laires, et qui en me­nacent au­jourd’hui l’in­té­gri­té, en osant des me­naces, non plus mas­quées ou à el­lipses, mais di­rectes, bru­tales, et sans am­bi­guï­tés, qu’il convient, en ef­fet, de prendre au sé­rieux, en ar­rê­tant les frais, avant qu’il ne soit trop tard… Le tra­duire de­vant la jus­tice mi­li­taire, c’est si­gni­fier clai­re­ment, si be­soin est, que l’etat a dé­ci­dé d’y mettre le ho­là. Pour ar­rê­ter le mas­sacre. Et qu’il tran­che­ra dans le vif de la chair s’il le faut, pour évi­ter la pro­pa­ga­tion de la « peste ». Au « Kar­cher », au « scal­pel », ou au cou­teau suisse, ce­la im­porte peu, l’es­sen­tiel en étant, d’en­di­guer le mal à la ra­cine, comme on ex­trait, sans hé­si­ta­tion, une dent pour­rie, ca­riée plus qu’à son compte, pour sou­la­ger la bouche du ma­lade, jus­qu’à as­sai­nis­se­ment. Il au­rait fal­lu agir en amont, pour em­pê­cher la for­ma­tion d’une pa­reille « ex­crois­sance », la­quelle a eu le temps d’étendre ses ten­ta­cules, à l’époque de la « Troï­ka » paix à son âme, et qu’il faut re­mer­cier pour ce ca­deau si bien in­ten­tion­né, mais comme il n’est ja­mais tard pour bien faire, agir en aval, même avec du re­tard, équi­vaut à sau­ver le pays, d’un éga­re­ment de plus. Les « en­fants ché­ris » de Ra­ched et com­pa­gnie, ça suf­fit comme ça. Ses cou­sins is­sus du ger­main, on n’en veut pas non plus. Et pour leur ca­li­fat, un pré­cieux conseil d’ami: qu’ils aillent se faire voir ailleurs. Sauf votre res­pect…

Sa­mia HARRAR

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