ils ont dit:

Le Temps (Tunisia) - - Proximité -

«Le pré­sident de la Ré­pu­blique Be­ji Caïd Es­sebs­si a don­né le si­gnal pour re­cou­rir au tri­bu­nal mi­li­taire dans une af­faire po­li­tique et a an­non­cé qu’il faut trou­ver une so­lu­tion et que la jus­tice ne suf­fit pas et ce, com­men­tant le com­mu­ni­qué pu­blié par la par­ti Et­tah­rir, dans le­quel il me­nace de cou­per des têtes et des mains.

Tou­te­fois le pré­sident de la Ré­pu­blique doit pro­té­ger la Cons­ti­tu­tion et les lois, mais il est en train de les en­freindre. Néan­moins, le par­ti Et­tah­rir doit être pour­sui­vi pour le com­mu­ni­qué qu’il a pu­blié, mais pas par le tri­bu­nal mi­li­taire. On dé­fen­dra l’exis­tence de tous les par­tis po­li­tiques, du par­ti des tra­vailleurs au par­ti Et­tah­rir, tant qu’ils n’ont pas en­freint la loi.» Ad­nen Man­ser (Porte-pa­role du Mou­ve­ment Tu­ni­sie Vo­lon­té)

«le porte-pa­role du FP, ham­ma ham­ma­mi, manque de cré­di­bi­li­té et son dis­cours est ré­pé­ti­tif et n’est dé­sor­mais plus convain­cant. il n’y a plus de nou­veau­té dans le dis­cours de ham­ma ham­ma­mi. il a be­soin de se re­po­ser et de mettre en avant d’autres per­sonnes qui ont plus de cré­dit au­près des gens. il a beau­coup de res­sources mais il les a épui­sées. D’ailleurs, on au­rait dû juste après les élections pré­si­den­tielles or­ga­ni­ser nos congrès ré­gio­naux pour agran­dir le Front, ac­cueillir les mi­li­tants, ceux qui nous ont sou­te­nus, au lieu de ce­la nous avons or­ga­ni­sé un congrès pour pré­pa­rer les élections de 2019. Et si nous ne pré­sen­tons au­cun can­di­dat pour 2019? Qu’avons-nous pré­pa­ré pour 2017? Qui en­dos­se­ra la res­pon­sa­bi­li­té de notre échec si nous échouons? le Front Po­pu­laire n’est pas ré­gi par la dé­mo­cra­tie et ce­la doit être ré­pa­ré.»

Mon­gi Ra­houi (Dé­pu­té Front po­pu­laire)

«L’etat doit né­ces­sai­re­ment ai­der à l’émer­gence d’une élite éco­no­mique lo­cale ca­pable d’in­ves­tir et de re­don­ner de l’es­poir à ces ré­gions. Une seule chose est sûre: la po­ro­si­té des frontières et le mé­con­ten­te­ment des ha­bi­tants de cer­taines ré­gions du Sud est le point faible de l’etat tu­ni­sien et qui pour­rait ra­pi­de­ment se trans­for­mer en un vrai pro­blème de sou­ve­rai­ne­té si la po­li­tique de l’au­truche ve­nait en­core à être adop­tée par la nou­velle équipe au pou­voir.» Khayam Tur­ki (Pré­sident du Think Tank “Jous­sour”)

«Chan­ger les billets de banque, est une opé­ra­tion in­ef­fi­cace. L’im­pres­sion de ces billets à l’étran­ger, exige au moins 6 mois et à sup­po­ser qu’on ar­rive à com­pri­mer ces dé­lais, il fau­dra une pé­riode de trois mois au mi­ni­mum, ce qui abou­ti­rait à da­van­tage de pres­sion sur le taux de change du di­nar contre les de­vises. A sup­po­ser même qu’on change ces billets rien n’em­pê­che­rait la ré­pé­ti­tion de ce scé­na­rio dans le fu­tur. La so­lu­tion, consiste donc en la mise en confiance des gens et l’ap­pli­ca­tion de la loi. Il faut qu’on com­prenne, une fois pour toute que l’éco­no­mie est d’abord ba­sée sur la confiance et que sans la confiance des hommes d’af­faires, de l’ad­mi­nis­tra­tion et des en­tre­prises qu’on conti­nue de dia­bo­li­ser il n’y au­ra pas de re­prise.» Taou­fik Bac­car (An­cien gou­ver­neur de la Banque Cen­tral) Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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