L'as­sas­sin, dé­cla­ré res­pon­sable de ses actes

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

La chambre d’ac­cu­sa­tion mi­li­taire, près la Cour d’ap­pel de Tu­nis a ren­du son ar­rêt dans l’af­faire de l’en­fant Yas­sine, tué en mai der­nier dans le quar­tier d’el Mel­las­sine.

La chambre d’ac­cu­sa­tion mi­li­taire a confir­mé à l’en­contre de Mo­ha­med Amine Ya­hiaoui, l’in­cul­pa­tion d’ho­mi­cide vo­lon­taire avec pré­mé­di­ta­tion, en­lè­ve­ment et viol d’un en­fant âgé de moins de 18 ans. L’ac­cu­sé a été sou­mis à une sé­rie d’exa­mens mé­di­caux et psy­cho­lo­giques. Ces exa­mens ont prou­vé que l’ac­cu­sé ne souffre d’au­cun trouble psy­cho­lo­gique et qu’il est en pos­ses­sion de toutes ses ca­pa­ci­tés men­tales, et as­sume, de ce fait, la res­pon­sa­bi­li­té de son acte. L’ar­rêt de la chambre d’ac­cu­sa­tion confirme l’ac­cu­sa­tion di­ri­gée par le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique et en­té­ri­née par le juge d’ins­truc­tion dans son or­don­nance de clô­ture De toutes les fa­çons, l’ac­cu­sé a to­ta­le­ment re­con­nu les faits, en avouant qu’il avait vio­len­té le ga­min et l’a sou­mis à des sé­vices sexuels avant de l’égor­ger.

Bref rap­pel des faits Yas­sine Ghoui­chi a été en­le­vé dans le quar­tier po­pu­laire de Mel­las­sine, alors que sa soeur aî­née l’ac­com­pa­gnait le ma­tin à l’école, qui est à proxi­mi­té du do­mi­cile fa­mi­lial. C’était au mois de mai de cette an­née.

Grâce à la di­li­gence des agents de l’ordre, le for­ce­né a été ar­rê­té après quelques heures et l’en­fant a été dé­cou­vert mal­heu­reu­se­ment, la gorge tran­chée. Le for­ce­né l’avait aban­don­né dans une mai­son à la ci­té Hel­lal, avant de l’égor­ger.

L’au­teur des faits est âgé de 25 ans, et s’était en­ga­gé dans l’ar­mée en 2012.

Pour quel mo­bile avait-il agi de la sorte ? Il s’agit ap­pa­rem­ment d’un dé­tra­qué sexuel. Il avait tué le gosse afin de ca­mou­fler son for­fait.

Il s’était en­ga­gé dans l’ar­mée et lors d’une de ses per­mis­sions en mai der­nier, il avait ten­té de vio­ler l’une de ses proches

Il avait avoué en ef­fet qu’il avait ten­té au­pa­ra­vant de vio­ler ses cou­sines. Il avait même ten­té de vio­ler sa mère, qui était es­to­ma­quée et le rap­pe­la à la rai­son en criant : « je suis ta mère ! je suis ta mère ! « , pour le faire re­non­cer à son for­fait. Il avait alors quit­té le do­mi­cile de ses pa­rents pour al­ler chez son oncle. Mais là aus­si, il créa un in­ci­dent en se dé­bar­ras­sant de tous ses ha­bits pour s’ex­hi­ber tout nu. Ce qui ir­ri­ta son oncle qui lui en­joi­gnit de se rha­biller. Il quit­ta le do­mi­cile de son oncle pour al­ler noyer ses sou­cis dans l’al­cool. Il ache­ta une quan­ti­té de bou­teilles de vin et mon­ta sur la ter­rasse du do­mi­cile de ses pa­rents pour se sou­ler. Le len­de­main il al­la chez son oncle et ten­ta de vio­ler la femme de ce­lui-ci qui s’est en­fer­mée dans sa chambre. Il ne ces­sa de frap­per à la porte en lui fai­sant part de vou­loir cou­cher avec elle. Elle a alors com­men­cé à crier à tra­vers la fe­nêtre afin d’ameu­ter les voi­sins pour de­man­der du se­cours. Ce qui l’in­ci­ta à prendre la fuite. Il n’em­pêche que mal­gré son at­ti­tude qui n’est pas celle d’un être nor­mal, il ne manque au­cu­ne­ment de dis­cer­ne­ment et jouit de ses fa­cul­tés men­tales, se­lon le mé­de­cin lé­giste, ce qui le rend ac­ces­sible à une peine pé­nale.

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