La Coupe à Ras Jbel

Am­mar Souayah

Le Temps (Tunisia) - - La Une - Ra­fik BEN AR­FA

Pour son pre­mier match de la sai­son en cham­pion­nat, l’es­pé­rance ST a certes ga­gné mais sans convaincre à un mo­ment où l’on s’at­ten­dait à une pres­ta­tion qui vient confir­mer ses trois sor­ties en coupe de Tu­ni­sie. Un rai­son­ne­ment qui ne va pas sû­re­ment plaire à une par­tie du proche en­tou­rage de l’équipe et sû­re­ment pas à une bonne par­tie des sup­por­ters.

En ef­fet, ce n’est pas avec de sem­blables pres­ta­tions que les « Sang et Or » vont pou­voir concur­ren­cer une Etoile SS qui a net­te­ment bat­tu L’ES. Zar­zis ( ce n’est certes pas le Stade Ga­bé­sien mais…) avec un en­traî­neur dans les gra­dins et sans Jmel et Acos­ta outre la bles­sure de Ne­gaz après 35 mi­nutes de jeu. A moins que d’ici le dé­rou­le­ment du play off au­quel l’es­pé­rance ST se­ra, sans le moindre doute, par­tie pre­nante, on re­trou­ve­ra cette équipe par­tie pour jouer les pre­miers rôles dans les com­pé­ti­tions na­tio­nale, arabe et afri­caine.

Les rai­sons d’une pres­ta­tion peu convai­cante

Ce­la étant, l’équipe de Bab Soui­ka a fait l’es­sen­tiel en gla­nant trois pré­cieux points et mé­ri­tés dans la me­sure où les deux pe­nal­ties ac­cor­dés par l’ar­bitre Was­sim Ben Sa­lah sont évi­dents. Une main fla­grante et un fau­chage en pleine sur­face de pré­pa­ra­tion ne peuvent pas­ser in­aper­çus. Comme il faut re­con­naître que le Stade Ga­bé­sien de Las­saad Dri­di a né­go­cié son match compte te­nu des forces et no­tam­ment des fai­blesses d’un ad­ver­saire évo­luant sur son ter­rain, de­vant son pu­blic avec une ar­ma­da de joueurs de qua­li­té. Am­mar Souayah a ju­gé comme suit la la­bo­rieuse pres­ta­tion de son équipe : « La pre­mière jour­née est ve­nue juste quelques jours après l’eu­pho­rie qui a sui­vi la fi­nale de coupe, le match de qua­li­fi­ca­tion de l’équipe na­tio­nale pour la pro­chaine CAN du Ga­bon outre les ab­sences dans nos rangs pour cause de bles­sures. Fac­teurs qui ex­pliquent en grande par­tie une pre­mière pé­riode de jeu mi-figue, mi-rai­sin.

La pause nous a per­mis de re­cou­rir au plan B pour rec­ti­fier le tir avec le rem­pla­ce­ment de Balb­wa par Je­las­si. Le ré­sul­tat est là : une vic­toire au coup de sif­flet fi­nal et ce fut là l’es­sen­tiel ». Sa­chant qu’il nous faut tou­jours comp­ter, à cha­cune de nos sor­ties avec les bons comme les mau­vais mo­ments. L’équipe est pas­sée par là mais elle est par­ve­nue à ré­agir au bon mo­ment ».

Ce n’est pas là notre avis mais tou­jours est-il que l’en­traî­neur « sang et or » a fi­ni par re­con­naître qu’il a en­core beau­coup à faire pour par­ve­nir à ali­gner un onze type à la me­sure de la qua­li­té de l’ef­fec­tif à sa dis­po­si­tion.

Am­mar Souayah tou­jours aus­si ras­su­rant

C’est le cô­té po­si­tif de tout en­traî­neur conscient en ses moyens. Tou­jours est-il que pour le com­mun des mor­tels comme pour nous-mêmes étions plus que per­sua­dés qu’après une pré­pa­ra­tion d’avant sai­son bien rem­plie avec pas moins de six ren­contres ami­cales sui­vies par quatre autres en com­pé­ti­tion of­fi­cielle, on s’at­ten­dait à voir évo­luer une équipe en pleine pos­ses­sion de ses moyens. Il n’en de­meure pas moins qu’il n’y a pas le feu à la mai­son d’au­tant plus qu’am­mar Souayah est to­ta­le­ment conscient du vo­lume de tra­vail qui lui reste à ac­com­plir : « Il n’a pas lieu de pa­ni­quer, a-t-il mar­te­lé, dans sa dé­cla­ra­tion d’après-match. Nous al­lons pro­cé­der aux chan­ge­ments qui s’im­posent au vu du ren­de­ment de cha­cun par­mi les joueurs ali­gnés lors de nos der­niers matches. On nous a re­pro­ché d’avoir igno­ré Balb­wa, nous l’avons ali­gné à plu­sieurs re­prises avec le ren­de­ment que tout cha­cun a pu dé­cou­vrir.

La ges­tion d’un groupe aus­si riche ne peut se faire en un laps de temps aus­si court d’au­tant plus que plu­sieurs par­mi les nou­velles re­crues ne sont pas en­core opé­ra­tion­nelles voire com­pé­ti­tives. Il n’y a pas lieu de pa­ni­quer, l’équipe est sur la bonne voie, ses pro­chaines sor­ties vien­dront le confir­mer ».

Rares sont les en­traî­neurs aus­si op­ti­mistes et ras­su­rants qu’am­mar Souayah, pre­nons-le au mot et bonne conti­nua­tion.

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