ILS ONT DIT

Le Temps (Tunisia) - - Proximité -

«C’est vous, les ca­pi­taines de l’in­dus­trie qui de­vez prendre le risque d’in­ves­tir dans les ré­gions de l’in­té­rieur du pays. C’est un risque sup­plé­men­taire et l’etat se­ra à vos cô­tés. Vous de­vez re­cru­ter les hauts di­plô­més, et leur re­don­ner rêve et es­poir. L’etat ne peut agir à lui seul, Vous re­pré­sen­tez des suc­cess sto­ries, et vous avez la ca­pa­ci­té de coa­cher cette nou­velle gé­né­ra­tion.

S’il n’y a pas de crois­sance, il ne peut y avoir de créa­tion d’em­ploi.»

Yous­sef Cha­hed (Chef du gou­ver­ne­ment)

«Les re­la­tions bi­la­té­rales entre la Tu­ni­sie et l’egypte sont ex­cep­tion­nelles, plus par­ti­cu­liè­re­ment de­puis les élec­tions de 2014. Il existe une co­opé­ra­tion entre les deux pays pour la lutte contre le ter­ro­risme au ni­veau des mi­nis­tères concer­nés. Ce­pen­dant, l’ob­jec­tif est de ren­for­cer cette co­opé­ra­tion, te­nant compte que ce fléau me­nace les deux pays.

En­core faut-il le si­gna­ler, il y a un dia­logue conti­nu avec les Fran­çais à ce su­jet. Cette me­nace est tout à fait or­di­naire, et nous avons pris toutes les pré­cau­tions né­ces­saires contre toute ten­ta­tive d’in­fil­tra­tion sur le ter­ri­toire tu­ni­sien sa­chant qu’il y a une étroite col­la­bo­ra­tion entre la Tu­ni­sie et la France.» Khe­maies Jhi­naoui (Mi­nistre des Af­faires

étran­gères)

«La dé­ci­sion pro­po­sée par le mi­nis­tère de l’édu­ca­tion de re­cru­ter 800 pro­fes­seurs dans le but de par­ve­nir à un ac­cord n’est pas du tout suf­fi­sante.

Il faut étu­dier d’autres op­tions et sa­voir quels sont les pro­fes­seurs qui se­ront concer­nés par ces re­cru­te­ments. Le syn­di­cat es­père ré­soudre ce point de di­ver­gence pro­chai­ne­ment pour ga­ran­tir la pré­sence des pro­fes­seurs le 15 sep­tembre. Par ailleurs, des avan­cées dans le cadre des né­go­cia­tions avec le mi­nis­tère de l’édu­ca­tion ont été consta­tés dans le dos­sier des pro­fes­seurs char­gés des tâches ad­mi­nis­tra­tives mais le seul point de désac­cord, à pré­sent, est ce­lui des re­cru­te­ments.» Las­sâad Yaâ­cou­bi (Se­cré­taire gé­né­ral du

syn­di­cat de l’en­sei­gne­ment se­con­daire)

«Les pro­pos du conseiller du pré­sident de la Ré­pu­blique, Fi­ras Gue­frech à pro­pos de l’état de san­té de Caïd Es­seb­si sont in­fon­dés et c’est dom­mage que ce soit le conseiller du pré­sident qui lance le dé­bat sur le su­jet alors que les Tu­ni­siens ont, en ce mo­ment, d’autres pré­oc­cu­pa­tions.

Toutes les fois où j’ai ren­con­tré le pré­sident il était en su­per forme, ce­lui qui fait de la po­li­tique en comp­tant sur Az­rael, doit al­ler faire autre chose. Dans un autre contexte, il n’est pas ex­clu que notre par­ti re­joigne l’op­po­si­tion mais ce­la dé­pend for­te­ment du ren­de­ment du gou­ver­ne­ment au­quel un vote de sur­sis a été at­tri­bué. Par ailleurs, je se­rais heu­reux de voir de nou­velles per­son­na­li­tés, à l’ins­tar de Meh­di Jo­mâa ou Mond­her Ze­nai­di, faire leur en­trée dans la vie po­li­tique.» Moh­sen Mar­zouk (Se­cré­taire gé­né­ral du Mou­ve­ment du pro­jet pour la Tu­ni­sie)

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