Bruits et chu­cho­te­ments

Le Temps (Tunisia) - - Arts & Culture -

"Akher wa­hed fi­na" ré­com­pen­sé au fes­ti­val in­ter­na­tio­nal de Ve­nise

Le film "Akher wa­hed fi­na" (The Last of Us), du jeune réa­li­sa­teur tu­ni­sien Alaed­dine Slim, a dé­cro­ché le prix Ma­rio Se­ran­drei pour la meilleure contri­bu­tion tech­nique au 73è fes­ti­val in­ter­na­tio­nal du film de Ve­nise (Mos­tra de Ve­nise), or­ga­ni­sé du 31 aout au 10 sep­tembre. Ce prix vient ré­com­pen­ser l’ef­fort d’une jeune équipe qui a beau­coup tra­vaillé no­tam­ment sur la qua­li­té de l’image et du son du film qui re­late le pé­riple d’un voya­geur sub­sa­ha­rien qui tente de tra­ver­ser clan­des­ti­ne­ment la Mé­di­ter­ra­née pour as­pi­rer à un monde meilleur. Une ten­ta­tive échouée qui le mène à la dé­cou­verte d’autres des­ti­na­tions. Après Ve­nise, ce pre­mier long mé­trage du réa­li­sa­teur tu­ni­sien Alaed­dine Slim se­ra pré­sen­té en com­pé­ti­tion of­fi­cielle pen­dant les Jour­nées ci­né­ma­to­gra­phiques de Car­thage (26 oc­tobre au 5 no­vembre pro­chain) avant d’être pro­je­té au Fes­ti­val in­ter­na­tio­nal du film de Rot­ter­dam (du 25 jan­vier au 5 fé­vrier 2017).

Pre­mière fouille d’ar­chéo­lo­gie sous ma­rine dans l’his­toire de L’INP et de la Tu­ni­sie Après sa dé­cou­verte au mois de mars 2015, l’épave d’un ba­teau da­tant du 17-18ème siècle à Be­kal­ta (gou­ver­no­rat de Mo­nas­tir) a connu le dé­mar­rage des fouilles le 25 juillet mar­quant ain­si la cé­lé­bra­tion de la fête de la ré­pu­blique tu­ni­sienne, a an­non­cé le chef de la mis­sion ar­chéo­lo­gique sous-ma­rine Ah­med Ghadhoum, char­gé de re­cherches en ar­chéo­lo­gie sous ma­rine à l’ins­ti­tut na­tio­nal du pa­tri­moine (INP) dans une dé­cla­ra­tion ex­clu­sive à l’agence TAP. Il s’agit, a-t-il sou­li­gné, de la toute pre­mière fouille sous ma­rine dans l’his­toire de L’INP et de la Tu­ni­sie. Le cher­cheur a men­tion­né que les fouilles qui ont dé­mar­ré le 25 juillet et se sont pour­sui­vies jus­qu’à fin août 2016 ont per­mis de dé­voi­ler un " état de conser­va­tion ex­tra­or­di­nai­re­ment in­tact de l’épave d’une lon­gueur de 20 mètres et d'une lar­geur de 4 mètres et de­mi " . Ah­med Ghadhoum, conser­va­teur du site et du mu­sée de Car­thage a te­nu à pré­ci­ser que l’étape de pros­pec­tion sous ma­rine pour éva­luer le po­ten­tiel ar­chéo­lo­gique du site et pour pré­pa­rer la fouille s’est pour­sui­vie du 19 au 24 juillet der­nier.

Les fouilles de l’épave du ba­teau qui sem­ble­rait être a prio­ri "un na­vire de guerre" (en at­ten­dant les ré­sul­tats scien­ti­fiques), ont été me­nées, a-t-il ex­pli­qué, à rai­son de cinq heures de plon­gée par jour (staff de plon­geurs bou­teille et apnéistes) avec un ma­té­riel ar­chéo­lo­gique fa­bri­qué en Tu­ni­sie et un per­son­nel cent pour cent tu­ni­sien de L’INP. Des "pièces et ob­jets his­to­riques" ont été re­trou­vés et dé­po­sés dans les ré­serves de L'INP, a-t-il ajou­té. L'épave est ac­tuel­le­ment sous la sur­veillance de la garde na­tio­nale ma­ri­time.

Re­tour de Brid­get Jones

Brid­get Jones, la plus cé­lèbre des cé­li­ba­taires an­glaises in­car­née par Re­née Zell­we­ger, re­vient au ci­né­ma qua­dra­gé­naire et en­ceinte dans «Brid­get Jones Ba­by», pré­sen­té en avant-pre­mière mon­diale à Londres lun­di soir, douze ans après le pré­cé­dent opus. Après Le Jour­nal de Brid­get Jones (2001) et Brid­get Jones : L’age de rai­son (2004), tous deux adap­tés des ro­mans best-sel­lers épo­nymes de la Bri­tan­nique He­len Fiel­ding, Brid­get Jones Ba­by re­lance la sa­ga ci­né­ma­to­gra­phique à suc­cès. En ar­ri­vant à l’avant-pre­mière en plein coeur de Londres, la star amé­ri­caine a lais­sé en­tendre sur le ta­pis rose — clin d’oeil à la gros­sesse de l’hé­roïne —, qu’elle pour­rait en­core pour­suivre l’aven­ture : «Ce se­rait in­té­res­sant de la voir im­pro­vi­ser les pro­chaines étapes», a confié Re­née Zell­we­ger à la BBC.

«Si ces mecs-là jouent le jeu», a plai­san­té l’ac­trice en mon­trant du doigt Co­lin Firth et Pa­trick Demp­sey (Grey’s Ana­to­my), ses par­te­naires à l’écran dans ce der­nier opus. Les deux pre­miers vo­lets met­taient en scène une Brid­get Jones tren­te­naire en plein tri­angle amou­reux, n’ar­ri­vant pas à choi­sir entre l’avo­cat sé­dui­sant et guin­dé Mark Dar­cy, in­car­né par M. Firth, et le frin­gant pu­bli­ci­taire et in­cor­ri­gible cou­reur Da­niel Clea­ver, cam­pé par Hugh Grant. Dans Brid­get Jones Ba­by, réa­li­sé par Sha­ron Ma­guire, dé­jà aux ma­nettes du Jour­nal de Brid­get Jones, l’hé­roïne mal­adroite, mal­chan­ceuse et ac­cro au vin blanc a dé­sor­mais 43 ans et est de nou­veau cé­li­ba­taire, après avoir rom­pu avec Mark Dar­cy. Moins pré­oc­cu­pée qu’avant par son poids et concen­trée da­van­tage sur sa car­rière, elle est de­ve­nue la pro­duc­trice à suc­cès d’une émis­sion d’ac­tua­li­té. Mais ce­la ne l’em­pêche pas de se re­trou­ver seule en py­ja­ma sur son ca­na­pé le jour de son an­ni­ver­saire, à écou­ter Cé­line Dion chan­ter All by My­self, un verre de vin et un cup­cake à la main.

«Par­fai­te­ment im­par­faite»

Plus ma­ture mais tou­jours fra­gile, Brid­get, qui croit main­te­nant mieux maî­tri­ser sa vie, va se re­trou­ver à nou­veau prise dans une sé­rie de pé­ri­pé­ties amou­reuses. Après avoir pas­sé une nuit avec un bel et ri­chis­sime Amé­ri­cain, Jack, cam­pé par l’ac­teur Pa­trick Demp­sey, et une autre avec son ex-amour Mark Dar­cy, tou­jours in­ter­pré­té par Co­lin Firth, elle se re­trouve en­ceinte, igno­rant qui est le père de son fu­tur en­fant. Vont s’en­suivre moult re­bon­dis­se­ments et qui­pro­quos. Coé­crit par He­len Fiel­ding, l’ac­trice Em­ma Thomp­son (qui joue éga­le­ment la gy­né­co­logue du film) et le scé­na­riste Dan Ma­zer («Bo­rat»), le troi­sième vo­let de la sé­rie, qui sort quinze ans après son dé­but, voit le re­tour de Re­née Zell­we­ger dans son rôle le plus cé­lèbre. «J’adore son hu­ma­ni­té», ex­plique l’ac­trice texane de 47 ans, à l’ac­cent an­glais qua­si par­fait dans le film. «Brid­get est éter­nel­le­ment op­ti­miste, mo­deste et fait preuve d’hu­mour dans l’ad­ver­si­té», ajoute-t-elle dans le dos­sier de presse du film. «Elle est par­fai­te­ment im­par­faite, et c’est en ce­la que les gens s’iden­ti­fient à elle», es­time l’ac­trice, os­ca­ri­sée en 2004 pour son rôle dans Re­tour à Cold Moun­tain. Pour la réa­li­sa­trice Sha­ron Ma­guire, «on ne peut pas ima­gi­ner Brid­get sans Re­née». «Re­née a la ca­pa­ci­té d’ha­bi­ter to­ta­le­ment Brid­get», ajoute la ci­néaste, pour qui le suc­cès du pre­mier film de la sé­rie s’ex­plique no­tam­ment «parce que les gens s’iden­ti­fiaient à la peur de la so­li­tude de Brid­get». «C’est une peur uni­ver­selle, et l’un des thèmes prin­ci­paux du par­cours de ce per­son­nage», sou­ligne-t-elle.

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