Bruits et chu­cho­te­ments

Le Temps (Tunisia) - - Arts & Culture -

Dé­cou­verte d'un site ar­chéo­lo­gique qui re­monte à l'époque "Ala­trah" à Nef­ta Tu­nis,14 sept 2016(TAP)- Des fouilles ar­chéo­lo­giques ont per­mis de por­ter à jour dans la zone ouest de la ville de Nef­ta (Gou­ver­no­rat de To­zeur) un site dont la date re­monte entre 80 à 100 mille ans avant JC, ré­vèlent les ré­sul­tats pré­li­mi­naires aux­quels ont abou­ti les ex­perts. Ces fouilles ont été me­nées par un groupe d'ar­chéo­logues de l'ins­ti­tut na­tio­nal du pa­tri­moine (INP) en co­opé­ra­tion avec des cher­cheurs des Uni­ver­si­tés d'ox­ford et de Londres (royaume uni) ain­sique de l'uni­ver­si­té de Sousse. Ces fouilles ont eté en­ta­mées de­puis 2012 et se sont pour­sui­vies jus­qu'au mois de sep­tembre 2016. Dans une dé­cla­ra­tion à l'agence TAP, Ne­bil Kas­mi pro­fes­seur uni­ver­si­taire à l'uni­ver­si­té de Sousse a pré­ci­sé que le site re­monte à l'époque "Ala­trah" où l'on a re­trou­vé des fos­siles de plu­sieurs ani­maux comme le che­val sau­vage, le rhi­no­cé­ros, l'au­truche géante, le lynx, le lion, les bo­vins ain­si que des ou­tils en pierre, re­monte à l'époque "Ala­trah".

Se­lon ces pre­mières don­nées, il s'avère que ce site qui s'étale sur une su­per­fi­cie de sept hec­tares consti­tue le plus an­cien des sites ar­chéo­lo­giques de la pré­his­toire en Tu­ni­sie se­lon les pro­pos de Mou­rad Che­toui, re­pré­sen­tant de L'INP à To­zeur. A la lu­mière de l'im­por­tance de cette dé­cou­verte, le spé­cia­liste en ar­chéo­lo­gie et membre de l'as­so­cia­tion de sau­ve­garde de mé­di­na de To­zeur, Dha­ker Si­la a sou­li­gné la né­ces­si­té de pro­té­ger ce site et d'oeu­vrer à le faire connaitre et à le mettre en va­leur dans les plus brefs dé­lais dès lors que la ma­jo­ri­té des sites ar­chéo­lo­giques dans la ré­gion du Djé­rid souffrent d'aban­don et de manque de pro­tec­tion ce qui fait d'eux des sites ex­po­sés au sac­cage et au vol.

L'al­bum blanc des Beatles, le plus cher de tous les temps Sur­nom­mé l'al­bum blanc en rai­son de sa po­chette im­ma­cu­lée, The Beatles, le neu­vième opus du groupe sor­ti en 1968 et sur le­quel fi­gure no­tam­ment « Back in the USSR », est de­ve­nu l'al­bum le plus cher de tous les temps, se­lon l'édi­tion 2017 du Gui­ness des re­cords. Ven­du 620 000 eu­ros aux en­chères, le pre­mier exem­plaire du my­thique White Al­bum ap­par­te­nant à Rin­go Starr et por­tant le nu­mé­ro de sé­rie 0000001 a été ad­ju­gé pour la somme co­los­sale de 790 000 dol­lars, soit 620 000 eu­ros. Un re­cord ab­so­lu pour ce double al­bum qui est aus­si l'un des plus grands suc­cès mu­si­caux mon­diaux. Le bat­teur du groupe avait conser­vé le pré­cieux vi­nyle du­rant trente-cinq ans.

Un ob­jet rare puisque les quatre pre­mières ga­lettes étaient re­mises à cha­cun des Beatles. La vente a eu lieu en dé­cembre der­nier par la firme Ju­lien's Auc­tions de Be­ver­ly Hills. En 2008, un col­lec­tion­neur au­tri­chien s'était pro­cu­ré sur ebay le vi­nyle n° 0000005 pour 30 000 dol­lars. Le prix de cette vente aux en­chères sur­passe ain­si le re­cord pré­cé­dent, dé­te­nu par l'acé­tate du pre­mier disque d'el­vis Pres­ley. Le chan­teur Jack White l'avait ache­té en 2015 pour la somme de 305 000 dol­lars. L'heu­reux ac­qué­reur, fan in­con­tes­té du groupe bri­tan­nique, a te­nu à conser­ver l'ano­ny­mat. Les fonds vont être re­ver­sés à l'as­so­cia­tion fon­dée par Rin­go Starr qui vient en aide aux sans do­mi­cile fixe et aux femmes bat­tues. En août, on ap­pre­nait que l'autre grande fi­gure Paul Mc­cart­ney tra­vaillait à un nou­vel al­bum en stu­dio. Âgé de 74 ans, le chan­teur-com­po­si­teur semble en grande forme et fait en­core de très longues tour­nées en so­lo. Preuve que les Beatles ont en­core le vent en poupe.

Les cendres de Da­vid Bo­wie dis­per­sées au fes­ti­val Bur­ning Man ?

« Ashes to ashes » [« des cendres aux cendres » en fran­çais, NDLR], chan­tait Da­vid Bo­wie, dis­pa­ru le 10 jan­vier der­nier. C'est jus­te­ment là qu'ont peu­têtre fi­ni les siennes : au mi­lieu d'un large tas de cendres, dans le dé­sert du Ne­va­da, aux États-unis. D'après les in­for­ma­tions du site amé­ri­cain E! News, Iman Bo­wie, la veuve de la star, au­rait confié une par­tie de ses cendres à l'un des filleuls du Thin White Duke, qui se ren­dait au Bur­ning Man, le fes­ti­val néo-hip­pie amé­ri­cain ins­tal­lé du 28 août au 5 sep­tembre dans le dé­sert de Black Rock. Une cé­ré­mo­nie au­rait été or­ga­ni­sée dans l'un des temples éphé­mères du Bur­ning Man, réunis­sant 70 per­sonnes, dont la ma­jo­ri­té ar­bo­rait sur le vi­sage l'éclair ren­du cé­lèbre par Bo­wie avec son al­bum de 1973, Alad­din Sane. « Nous avons écou­té la mu­sique de Da­vid pen­dant toute la du­rée du tra­jet entre notre camp et le temple, ain­si qu'au re­tour », pré­cise une per­sonne qui au­rait as­sis­té à la cé­ré­mo­nie. « La plu­part d'entre nous por­taient le ma­quillage de Da­vid en son hon­neur. » Le temple a en­suite été brû­lé à la fin du Bur­ning Man, comme le veut la tra­di­tion de cet évé­ne­ment res­pec­tueux de l'en­vi­ron­ne­ment, et sou­cieux de ne pas lais­ser de trace du pas­sage de ses fes­ti­va­liers dans le dé­sert. Pour­quoi le choix du Bur­ning Man, et pas d'un fes­ti­val an­glais, pa­trie de Zig­gy Star­dust ? Si l'on en croit la source du mé­dia amé­ri­cain, Da­vid Bo­wie était sen­sible à l'idéo­lo­gie por­tée par le fes­ti­val du Ne­va­da. « Da­vid et son filleul ont eu de longues dis­cus­sions à pro­pos du Bur­ning Man et de ses idéaux, et Da­vid ado­rait le mes­sage por­té par le fes­ti­val », pré­cise la source de E! News. Des dis­cus­sions dont n'a semble-t-il pas eu vent Dun­can Jones, le fils de Da­vid Bo­wie. Il a ré­agi lun­di ma­tin à la soi-di­sant cé­ré­mo­nie du Bur­ning Man en l'hon­neur de son père, où au­raient été dis­per­sées une par­tie de ses cendres. « L'his­toire du Bur­ning Man ? Ce que les gens sont ca­pables de dire et de faire pour at­ti­rer l'at­ten­tion ne ces­se­ra ja­mais de m'im­pres­sion­ner. Ce n'est pas vrai », a-t-il ré­agi surt­wit­ter, avant d'ajou­ter : « Nous sa­vons tous que si mon père avait vou­lu que ses cendres soient dis­per­sées de­vant des in­con­nus, ça au­rait été au Ske­gness But­lins ;) [une chaîne de vil­lages-va­cances au Royaume-uni, NDLR] ».

Le Bur­ning Man est dé­dié à la créa­tion ar­tis­tique. Ins­tal­lé au mi­lieu du dé­sert de Black Rock dans le Ne­va­da, il réunit chaque an­née près de 50 000 per­sonnes. Le fes­ti­val étant axé sur l'éco­lo­gie, toutes les créa­tions ar­tis­tiques sont faites à par­tir de ma­té­riaux de ré­cu­pé­ra­tion, et les fes­ti­va­liers sont in­vi­tés à ne lais­ser au­cune trace de leur pré­sence une fois par­tis. Les in­fra­struc­tures, sou­vent faites de bois, sont donc brû­lées à la fin de l'évé­ne­ment. Le fes­ti­val a fê­té cette an­née son tren­tième an­ni­ver­saire.

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