Gad El­ma­leh bra­queur de banque !

Le Temps (Tunisia) - - Magazine -

C'est un très sur­pre­nant fait-di­vers que nous rap­porte L'est Ré­pu­bli­cain: un homme est pas­sé de­vant le tri­bu­nal de Nan­cy, ac­cu­sé d'avoir bra­qué une banque en juin 2013. Jus­qu'ici, rien de très éton­nant. Mais ce qui a amu­sé les po­li­ciers, c'est qu'au mo­ment des faits, le mal­frat était dé­gui­sé en femme. Et d'après eux, il res­sem­blait à s'y mé­prendre à Gad El­ma­leh dans un de ses plus cé­lèbres films: «On avait ap­pe­lé ce dos­sier Chou­chou, a lan­cé un des po­li­ciers lors de l'au­dience. En plus, c'était le jour de la Gay Pride…» Une ob­ser­va­tion to­ta­le­ment va­li­dée par la pré­si­dente de la cour d'as­sises, Ma­rie­cé­cile Thou­zau: «C'est vrai que sur les pho­tos, on di­rait Gad El­ma­leh dans le film…», a-t-elle re­con­nu. Dans une ver­sion bien plus si­nistre, tou­te­fois. L'homme dé­gui­sé en Chou­chou, ar­mé, est en­tré dans une agence ban­caire du centre com­mer­cial des Na­tions, à Van­doeuvre-lès-nan­cy. En seule­ment deux mi­nutes, il est re­par­ti avec un bu­tin de 21 795 eu­ros. L'em­ployée de la banque, bra­quée 17 ans plus tôt par le même homme, a ra­con­té le mo­ment d'an­goisse qu'elle a vé­cu de­vant la cour. L'est Ré­pu­bli­cain rap­porte ses pro­pos: «J'ai eu peur, c'était comme dans un cau­che­mar. Je me suis dit que ce n'était pas pos­sible, a-t-elle ra­con­té. En­core une fois. J'ai cru que j'al­lais mou­rir.» Quelques jours plus tard, le bra­queur a été ar­rê­té après avoir été iden­ti­fié par les en­quê­teurs. Il a es­sayé de se dé­fendre en di­sant qu'il y avait er­reur sur la per­sonne: «Je suis vic­time d'un so­sie…», au­rait-il as­su­ré aux po­li­ciers, avant de tout avouer cinq mois plus tard. En­det­té à cause de la drogue, c'est bien lui qui a bra­qué cette banque. «C'est parce que je te­nais à ma com­pagne que je suis pas­sé à l'acte. C'est pour sa sé­cu­ri­té, en fait. On m'avait me­na­cé. Moi et elle, a-t-il ex­pli­qué lors de son au­dience. Et je ne vou­lais pas qu'elle soit au cou­rant de ce que je fai­sais.» Dé­jà condam­né aux as­sises en 1996 pour sept bra­quages à main ar­mée, il en­court la per­pé­tui­té. Il se­ra fixé sur son sort très pro­chai­ne­ment. Reste une in­ter­ro­ga­tion: pour­quoi était-il ha­billé en Chou­chou?

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