ILS ONT DIT

Le Temps (Tunisia) - - Proximité -

«Alors que l’ad­mi­nis­tra­tion se mor­fond dans l’in­com­pé­tence, l’on parle de cor­rup­tion, d’in­ef­fi­ca­ci­té, de dé­li­ques­cence de l’etat. Non je m’in­surge contre cette fa­ta­li­té. Au­jourd’hui, il suf­fit d’un rien pour faire re­dé­mar­rer la ma­chine Tu­ni­sie .... Pla­cer les gens qu’il faut à la place qu’il faut sans faire de cal­cul po­li­ti­cien .... contre pro­duc­tif. C’est en tous les cas ce qu’a es­sayé de faire notre jeune pré­sident de gou­ver­ne­ment. J’ose es­pé­rer que ce n’est qu’un dé­but, un vrai pa­triote ne peut que l’en­cou­ra­ger dans cette voie. Sah­bi Bas­ly (Chef du par­ti Al-mous­tak­bal)

«Les chiffres parlent de presque cent mille élèves qui quittent l’école chaque an­née. C’est énorme et in­quié­tant. Où vont fi­nir tous ces jeunes, ces Tu­ni­siens de de­main? Dans l’oi­si­ve­té du chô­mage, la dé­lin­quance, l’émi­gra­tion clan­des­tine et mou­rir bê­te­ment en pleine Mé­di­ter­ra­née, la vio­lence et sur­tout de­ve­nir une proie fa­cile à ma­ni­pu­ler par les ter­ro­ristes. Plu­sieurs jeunes Tu­ni­siens et Tu­ni­siennes vont noyer leurs échecs en Sy­rie, en Ly­bie, en France et même ici. Dans leur propre pays. Quel déses­poir !

De plus en plus d’élèves quittent l’école pu­blique pour l’école pri­vée (on parle pour cette an­née d’une aug­men­ta­tion de 25% d’élèves dans le pri­vé). Pour­quoi ? Ce­la prouve que l’école pu­blique, l’école de la jus­tice et de l’éga­li­té, n’at­tire plus et donc qu’elle a un grave pro­blème à ré­soudre.» Na­bil Ben Azouz (Pro­fes­seur et mi­li­tant in­dé­pen­dant)

«Le par­ti Ha­rak Tounes el Ira­da se­ra par­mi les 5 à 6 par­tis qui gou­ver­ne­ront pro­chai­ne­ment la Tu­ni­sie. Le par­ti est en cours de cons­ti­tu­tion et d’or­ga­ni­sa­tion de sa base et la Tu­ni­sie se­ra dans les pro­chaines an­nées comme l’al­le­magne avec 5 à 6 grands par­tis. Concer­nant une éven­tuelle al­liance avec En­nahd­ha, il faut dire que ce­la se­ra dé­ter­mi­né par les cir­cons­tances. Mais de toutes les fa­çons il faut dé­pas­ser la phase de per­son­na­li­sa­tion des dif­fé­rends po­li­tiques.» Mon­cef Mar­zou­ki (Ex-pré­sident de la Ré­pu­blique)

«Ce se­rait une fo­lie de ne pas soutenir la Tu­ni­sie. Le plan de dé­ve­lop­pe­ment éla­bo­ré par les éco­no­mistes tu­ni­siens et qui né­ces­site une contri­bu­tion in­ter­na­tio­nale de l’ordre de 20 mil­liards d’eu­ros sur cinq ans, soit le tiers du bud­get pré­vu pour la réa­li­sa­tion du plan quin­quen­nal, pa­raît tout à fait rai­son­nable. La jeune dé­mo­cra­tie tu­ni­sienne est en­ga­gée dans une course contre la montre et doit avoir des ré­sul­tats et c’est pour ce­la qu’il faut l’ai­der.» Jean Pierre Raf­fa­rin (Ex-pre­mier mi­nistre fran­çais) Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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