«Grâce aux balles ar­rê­tées» «Il n’y a pas pé­ril en la de­meure !»

Anis Jer­bi (En­tr.adj.css) : Ah­med La­biedh (En­tr ESZ) :

Le Temps (Tunisia) - - Sports - Ameur KERKENNI

Pâle vi­sage que ce­lui af­fi­ché par le CSS contre une for­ma­tion Zar­zis­sienne qui a pa­ru, elle aus­si, mal au point. Ré­sul­tat de course : un match terne de part et d’autre, s’étant sol­dé par une vic­toire lo­gique des lo­caux. Certes, les ca­ma­rades de Ra­mi Jri­di ont réa­li­sé le plus im­por­tant en par­ve­nant à em­po­cher les trois points qui leur valent de conso­li­der leur pre­mière place. Mais la ma­nière n’y était pas pour au­tant, sur­tout en se­conde mi-temps. Les re­ma­nie­ments ef­fec­tués, trois en tout, au sein de la for­ma­tion sfaxienne ne sau­raient ex­pli­quer les mal­adresses que celle-ci a en­re­gis­tré à tous les ni­veaux du jeu en ce sens que Meth­lou­thi et Ben Ali ont pa­ru bien in­té­grés au jeu de l’équipe. Seul Kor­bi a don­né l’im­pres­sion qu’il est en­core à la re­cherche de ses repères.

L’en­semble sfaxien, pas en­core au point

Si l’équipe a dé­plo­ré de nom­breuses ca­rences dans son jeu, c’est plu­tôt parce elle n’a pas fait l’ob­jet d’une pré­pa­ra­tion adé­quate tant sur le plan tac­tique que men­tal. Ce qui ex­plique les rares fois où l’équipe a réus­si à dé­ve­lop­per un football co­hé­rent et ce en dé­pit de la fai­blesse de l’op­po­si­tion. Le CSS au­rait pu car­ton­ner son ad­ver­saire s’il n’a pas ver­sé dans la fa­ci­li­té et n’a pas cé­dé au jeu fan­tai­siste qui lui ont fait ra­ter plu­sieurs oc­ca­sions de buts fa­ciles. L’en­traî­neur Chi­heb El­li­li qui a brillé par son ab­sence lors du tra­di­tion­nel point de presse d’avant match où il fut sup­pléé par son as­sis­tant, a pré­fé­ré de nou­veau gar­der le si­lence dans les ves­tiaires. Et c’est en­core son as­sis­tant, Anis Jer­bi, qui se prê­ta de nou­veau aux questions de la presse, à l’is­sue de la ren­contre. L’en­traî­neur ad­joint sfaxien de­vait no­tam­ment sou­li­gner que « la vic­toire des siens est bien mé­ri­tée et que le score fi­nal de (2-1) ne re­flète nul­le­ment la phy­sio­no­mie des dé­bats qui furent dans leur qua­si-to­ta­li­té contrô­lés par nos joueurs. Nous avons ins­crit deux buts sur balles ar­rê­tées ce qui prouve, si be­soin est, que l’équipe est ca­pable de bien ex­ploi­ter cette arme. Je dois aus­si re­mar­quer que nous ve­nions de ra­ter, de nou­veau, de nom­breuses oc­ca­sions et c’est pour­quoi nous tra­vaillons dur à l’en­traî­ne­ment pour amé­lio­rer l’efficacité of­fen­sive de­vant les bois ad­verses. A propos de Ali Kor­bi, je di­rai que, pour un nou­veau joueur dans l’équipe, il a su ti­rer conve­na­ble­ment son épingle du jeu ».

L’ESZ, des cor­rec­tifs s’im­posent Cô­té zar­zis­sien, rien n’a tour­né rond. C’est ain­si que la dé­fense, fé­brile, a bat­tu des ailes à cha­cune des ac­cé­lé­ra­tions sfaxiennes. D’autre part, l’ani­ma­tion of­fen­sive s’avé­ra des plus quel­conques. Rares ont été les fois où les vi­si­teurs ont pu por­ter le dan­ger de­vant les bois de leur ad­ver­saire. Aus­si et à la lu­mière de sa sor­tie au Mhi­ri, l’en­trai­neur de l’es­pé­rance du sud au­ra beau­coup de pain sur la planche afin de re­mé­dier aux in­suf­fi­sances consta­tées dans le jeu de son équipe. L’en­traî­neur Ah­med La­biedh ne pense pas qu’il y a pé­ril en la de­meure « les miens n’ont pas à rou­gir de la dé­faite, su­bie en dé­pla­ce­ment de­vant une équipe de la va­leur du CSS. Il est vrai que du­rant la pre­mière pé­riode nous n’avons pas car­bu­ré de la ma­nière es­comp­tée, mais après le re­prise nous avons en­re­gis­tré un mieux évident au ni­veau de la construc­tion du jeu ce qui nous a per­mis de créer plu­sieurs oc­ca­sions de buts. Mal­gré notre faux dé­part, nous al­lons re­trou­ver, bien­tôt, de meilleures sen­sa­tions et je pense que nous sau­rons rec­ti­fier le tir à temps.»

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