Ils Out Dip:

Le Temps (Tunisia) - - Proximite - Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

«Il y avait des ca­tas­trophes de cor­rup­tion au sein de l’as­sem­blée. Je pré­cise que je ne peux pas tout dé­voi­ler et il faut que la jus­tice ait la com­pé­tence pour ac­cé­der aux comptes ban­caires de chaque dé­pu­té. Les lob­bys de la cor­rup­tion agissent dans leurs in­té­rêts, ils in­fluencent les dé­ci­sions de l’as­sem­blée, achètent les voix et les par­tis po­li­tiques. Dans le même contexte je sou­ligne que je n’ai pas de pro­blème avec les Rc­distes mais plu­tôt avec la ra­caille des Rc­distes.» Sa­mia Ab­bou (Dé­pu­tée du Cou­rant Dé­mo­cra­tique)

«Le (Mou­ve­ment du Pro­jet Tu­ni­sie) a pro­po­sé de choi­sir, et le plus tôt se­rait le mieux, 4 ou 5 per­son­na­li­tés jouis­sant d’une bonne presse pour al­ler dans les ré­gions en dif­fi­cul­té, faire un diag­nos­tic de la si­tua­tion sur place, iden­ti­fier les par­ties qui at­tisent les agi­ta­tions so­ciales, écou­ter les ha­bi­tants et tra­cer une feuille de route lui per­met­tant de tra­vailler sur du concret.

Il ne faut pas se conten­ter de ren­con­trer les re­pré­sen­tants syn­di­caux. Il faut ren­con­trer éga­le­ment les par­ties qui ne sont af­fi­liées à au­cune struc­ture syn­di­cale et qui sont dans les rues en train de ma­ni­fes­ter. Ces per­son­na­li­tés en­voyées dans les ré­gions doivent faire l’état des lieux et tra­cer une feuille de route avec les so­lu­tions efficaces à mettre en route d’ur­gence. Il faut oser prendre des dé­ci­sions et mettre en place des pro­jets mar­quants.» Moh­sen Mar­zouk (Se­cré­taire gé­né­ral de Ha­ra­kat Ma­chrou Tounes)

«La prio­ri­té pour vous, Mon­sieur le Pre­mier mi­nistre, est de ré­ta­blir la confiance et d’ap­pe­ler un chat un chat. Les Tu­ni­siens qui n’ont pas confiance hé­si­te­ront à payer leurs im­pôts. Pour­quoi le fe­raient-ils, pour que les autres en pro­fitent ? Les Tu­ni­siens qui n’ont pas confiance trichent. Pour­quoi pas, sa­chant que s’ils ne le font pas, d’autres le fe­ront. Les Tu­ni­siens qui n’ont pas confiance ne ba­laie­ront pas de­vant leur porte, c’est le tra­vail des autres. Et c’est ain­si que la cor­rup­tion a fran­chi les portes de nos écoles et uni­ver­si­tés! Pour ré­ta­blir cette confiance, il suf­fit d’avoir quelques scandales. Un ou deux fe­ront l’af­faire. Dé­mas­quez ceux-là qui sont der­rière les actes de cor­rup­tion. Pra­ti­quez ce que vous prê­chez, com­bat­tez la cor­rup­tion de front, comme d’autres ailleurs l’ont fait avec la ma­fia, ré­créez une an­ti­ma­fia tu­ni­sienne.» Mo­ha­med Loua­di (Pro­fes­seur de l’enseignement Su­pé­rieur)

«Le prêt de 645 mil­lions de di­nars ac­cor­dé par la Banque afri­caine de dé­ve­lop­pe­ment à la Tu­ni­sie ser­vi­ra es­sen­tiel­le­ment à ré­duire le dé­fi­cit bud­gé­taire de l’état. Le prêt a été ac­cor­dé à la Tu­ni­sie le 14 juillet 2016 et de­vait ser­vir à mettre en place des ré­formes dans le sec­teur fi­nan­cier.

L’etat tu­ni­sien a be­soin de 2.3 mil­liards de di­nars de fonds ex­ternes pour cou­vrir ses dé­penses pour les der­niers mois de l’an­née 2016. Ce type de prêt est gé­né­ra­le­ment orien­té vers le ren­for­ce­ment du bud­get, les fi­nan­ceurs ne pré­cisent pas les do­maines d’uti­li­sa­tion des prêts mais re­com­mandent for­te­ment de les orien­ter vers l’in­ves­tis­se­ment.» La­mia Zri­bi (Mi­nistre des Fi­nances)

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