Vio­lents bom­bar­de­ments à Alep

Le Temps (Tunisia) - - LA UNE -

De vio­lents bom­bar­de­ments ont de nou­veau frap­pé Alep, l’épi­centre du conflit sy­rien, très loin de New York où les dis­cus­sions sur une re­lance de la trêve sont em­poi­son­nées par les désac­cords entre Russes et Amé­ri­cains. Le Conseil de sé­cu­ri­té de L’ONU de­vait y dé­battre, hier, de l’échec de cet énième ces­sez-le-feu en Sy­rie, dé­cré­té le 9 sep­tembre. Mais le cli­mat de bonne vo­lon­té af­fi­ché il y a en­core une se­maine semble s’être éva­po­ré avec la reprise des raids et des com­bats sur plu­sieurs fronts de la guerre. Ain­si, vingt-quatre heures aprè­sun raid meur­trier contre un convoi hu­ma­ni­taire de L’ONU, des bombes ont dé­vas­té dans la nuit de mar­di à mer­cre­di un centre mé­di­cal, tuant au moins quatre in­fir­miers et am­bu­lan­ciers sy­riens, au sud d’alep. Les bâ­ti­ments mé­di­caux se « sont ef­fon­drés et sont com­plè­te­ment dé­truits », a in­di­qué l’union des or­ga­ni­sa­tions de se­cours et de soins mé­di­caux, qui gère le centre. Cette ONG ins­tal­lée en­france ras­semble des mé­de­cins de la dia­spo­ra sy­rienne qui opèrent dans les zones re­belles.

La na­tio­na­li­té des avions ayant me­né ce raid n’a pas été dé­ter­mi­née dans l’im­mé­diat, mais les avia­tions du ré­gime et de son al­lié russe frappent fré­quem­ment dans la pro­vince d’alep. Se­lon l’or­ga­ni­sa­tion mon­diale de la san­té, la Sy­rie est le pays le plus dan­ge­reux pour les per­son­nels soi­gnants avec 135 at­taques contre des centres mé­di­caux en 2015.

A Alep, ville di­vi­sée entre loya­listes et re­belles et prin­ci­pal front du conflit, des di­zaines de bom­bar­de­ments ont vi­sé la mé­tro­pole et ses en­vi­rons dans la nuit, deux jours après l’an­nonce par l’ar­méede la fin de la trêve dans le pays.

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