Petrofac n’est pas un bal­lon d’es­sai…

Le Temps (Tunisia) - - LA UNE - Sa­mia HARRAR

Hé­las! En ar­rive à le re­gret­ter… Ce­la a as­sez du­ré, pour que ce­la dure da­van­tage. Bas­ta! Huit mois de trac­ta­tions, voire plus, et d’in­ces­sants va- et- viens, as­sez hou­leux, consi­dé­ra­ble­ment même, entre les pro­ta­go­nistes d’une triste his­toire, qui en ar­rive à sa fin, et qui au­ra fait mal plus qu’à son compte, sa­chant qu’elle fe­ra mal da­van­tage, si un trait est ti­ré dé­fi­ni­ti­ve­ment, -et il est dé­jà mar­qué en poin­tillés- sur la so­cié­té pé­tro­lière, au­jourd’hui sur le dé­part, tous les re­cours ayant échoué, pour que le site, ins­tal­lé de­puis dix ans sur l’île de Ker­ken­nah, re­prenne en­fin ses ac­ti­vi­tés, après un ar­rêt qui s’est as­sez pro­lon­gé, pour que le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de la so­cié­té bri­tan­nique, dé­cide d’ar­rê­ter les frais : dé­fi­ni­ti­ve­ment cette fois-ci, en pliant ba­gage. Pu­re­ment et sim­ple­ment.

Car, lorsque la mau­vaise foi, et la ma­ni­pu­la­tion, tous azi­mut, pointent leur sale mu­seau dans une af­faire, il est à craindre que toute ten­ta­tive de ré­ha­bi­li­ta­tion, de quelque ordre qu’elle soit, tourne court, plom­bée par trop de dé­pas­se­ments, consé­cu­tifs à une si­tua­tion d’anar­chie, sa­vam­ment or­ches­trée ce­la est in­dé­niable, pour faire ca­po­ter tout es­poir de ré­con­ci­lia­tion. Le vin est ti­ré, il fau­dra donc le boire. Jus­qu’à la lie. Re­gret­table? Ir­res­pon­sable sur­tout, dans la ma­nière de gé­rer un dos­sier aus­si épi­neux que ce­lui de Petrofac, qui com­mande de s’avan­cer pru­dem­ment, tout en ayant la main sûre, sèche et brû­lante aus­si, afin de pro­cé­der au « dé­mi­nage ». Trop fa­cile après coup de se ren­voyer la balle d’un camp l’autre. De je­ter le dis­cré­dit sur la Cen­trale syn­di­cale aus­si, qui fait des pieds et des mains pour sau­ver la mise. Et pour ar­ri­ver à un com­pro­mis qui soit sol­vable, afin de mé­na­ger une sor­tie qui soit ho­no­rable. Plier ba­gage équi­vaut à un constat d’échec. Pour la­dite so­cié­té. Et pour l’etat tu­ni­sien: un re­vers. Un ca­mou­flet qui se ra­joute à tant d’autres. Le pays n’en n’a pas be­soin. Il est à es­pé­rer qu’un mi­racle ait lieu…

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