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Le Temps (Tunisia) - - PROXIMITE -

«Le mi­nis­tère de l’in­té­rieur re­pré­sente la plus im­por­tante au­to­ri­té dans le pays, et il est dans l’ordre des choses qu’il re­pré­sente une proie et une cible pour les dif­fé­rentes forces po­li­tiques, cha­cun ai­me­rait de­ve­nir pro­prié­taire au sein du MI. Chaque par­tie est consciente que plus il s’ap­proche du MI plus il s’ap­proche du pou­voir. C’est d’ailleurs pour cette rai­son qu’à un cer­tain mo­ment on a com­men­cé à par­ler de sé­cu­ri­té pa­ral­lèle et d’in­fil­tra­tion.

Ces in­fil­tra­tions ne re­lèvent en au­cun cas des ren­sei­gne­ments. Il est tou­te­fois im­pos­sible d’évi­ter un cadre sé­cu­ri­taire proche d’un par­ti, et ce­ci s’ex­plique par le chan­ge­ment des cadres sé­cu­ri­taires à chaque fois qu’il y a chan­ge­ment de gou­ver­ne­ment ou du mi­nistre de l’in­té­rieur.» Hé­di Ma­j­doub (Mi­nistre de l’in­té­rieur)

«Le di­rec­teur exé­cu­tif de Ni­daa Tounes, Ha­fedh Caïd Es­seb­si, y est pour beau­coup dans l’écar­te­ment de Ha­bib Es­sid et la no­mi­na­tion de Yous­sef Cha­hed en tant que chef du gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale.

Le fils du pré­sident de la Ré­pu­blique, est aus­si der­rière la no­mi­na­tion de cer­tains mi­nistres. Ha­fedh Caïd Es­seb­si veut ten­ter de ren­ver­ser les struc­tures du par­ti et d’écar­ter les membres qui le gênent. Il sou­haite, pour ce faire, y in­tro­duire des membres du gou­ver­ne­ment et nom­mer Yous­sef Cha­hed en tant que pré­sident du co­mi­té. Le chef du gou­ver­ne­ment qui tra­vaille près de 14h par jour n’au­ra sû­re­ment pas le temps de gé­rer les af­faires du par­ti et Ha­fedh Caïd Es­seb­si pour­ra ain­si faire main basse sur Ni­daa Tounes.» Rid­ha Bel­haj (Membre du co­mi­té po­li­tique de Ni­daa Tounes)

«Le pré­sident d’afek Tounes, Yas­sine Bra­him, avait té­moi­gné, à plu­sieurs re­prises, de son en­vie de se re­ti­rer du Gou­ver­ne­ment pour se consa­crer à ses res­pon­sa­bi­li­tés au sein du par­ti. Même si le chef du Gou­ver­ne­ment ac­tuel, Yous­sef Cha­hed, avait pro­po­sé à Yas­sine Bra­him de faire par­tie du Gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale, ce der­nier au­rait cer­tai­ne­ment re­fu­sé étant don­né que des voix au sein du par­ti lui avaient de­man­dé de­puis 6 mois de dé­mis­sion­ner.

Il faut pré­ci­ser aus­si que les échéances qui se pré­sentent au par­ti, à l’ins­tar des élec­tions municipales, sont cru­ciales et en tant que pré­sident du par­ti, il ac­corde beau­coup d’im­por­tance à ces ren­dez-vous élec­tifs..» Ha­jer Ben Cheikh Ah­med (Dé­pu­tée d’afek Tounes)

«La Tu­ni­sie est, pour nous, une prio­ri­té de pre­mier ordre. Quand Car­thage pleure, Rome a le blues. Nos des­tins sont liés, la crise éco­no­mique que vit la Tu­ni­sie, nous la vi­vons aus­si. Entre la Tu­ni­sie et l’ita­lie, c’est l’his­toire de liens forts d’ami­tié, de culture et de fra­ter­ni­té. La sta­bi­li­té de la Tu­ni­sie au­jourd’hui c’est aus­si la sta­bi­li­té de l’eu­rope.

Pour ai­der les en­tre­pre­neurs, ar­tistes, étu­diants, et cher­cheurs tu­ni­siens, une fa­ci­li­ta­tion pro­chaine des pro­cé­dures de sé­jour en Eu­rope est mise à la dis­po­si­tion des Tu­ni­siens en plus de l’abo­li­tion com­plète du vi­sa rè­gle­men­taire dans un ave­nir proche. Le vote qua­si una­nime des par­le­men­taires eu­ro­péens pour l’adop­tion de la ré­so­lu­tion qui oc­troie à la Tu­ni­sie une aide fi­nan­cière de 500 mil­lions d’eu­ros est un si­gnal fort de l’ap­pui de l’union Eu­ro­péenne pour par­ache­ver la réus­site de la tran­si­tion dé­mo­cra­tique tu­ni­sienne. L’ave­nir de l’eu­rope en dé­pend.» Fa­bio Mas­si­mo Cas­tal­do (Dé­pu­té ita­lien au par­le­ment eu­ro­péen) Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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